Le Saviez-Vous ► La petite invention … des plages !


 

Aller à la plage quand il fait chaud, ce sont de vraies vacances, mais cela n’a pas toujours été ainsi. Autrefois, la plage était un endroit dangereux
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La petite invention … des plages !

 


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Saviez-vous qu’avant le XVIIIe siècle, les plages étaient craintes et pas du tout associées au plaisir et à la villégiature? Profitons de l’été pour plonger brièvement dans l’histoire des plages!

La mer, cet univers inquiétant:


Photo:
Poséidon

De l’Antiquité jusqu’au XVIIIe siècle, les gens avaient peur de la mer, de ses profondeurs remplies de créatures inconnues, dangereuses et inquiétantes. Les Grecs associaient cet univers au dieu Poséidon, qui, armé de son trident, avait la capacité d’agiter les eaux et de mettre en danger les pêcheurs et les marins. Car la mer a aussi été longtemps crainte car bien que nécessaire pour le transport et la pêche, elle pouvait changer d’humeur soudainement et entraîner avec elle les navires et les hommes.


Photo:
« Tempête et naufrage d’un vaisseau » Claude-Joseph Vernet, 1754

En plus des naufrages, qui effrayaient par leur nature meurtrière, mais de surcroît par la tout aussi inquiétante possibilité d’échouer dans un lieu inconnu comme le personnage de Robinson Crusoé, la mer et ses rives étaient synonymes de piraterie et de pillages. En effet, les Vikings, les pirates et de nombreux ennemis arrivaient par la mer et attaquaient par… la plage! Ce qui explique qu’en raison de ces attaques et des ravages possibles des tempêtes, on construisait peu d’habitations importantes sur le bord de la mer.

Les Britanniques et le début de la villégiature:


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Mais les rives océaniques commencèrent à devenir intéressantes lorsqu’à partir du XVIIIe siècle, les Britanniques en découvrirent les beautés dans le cadre de ce qu’on appelait le « Grand Tour ». En effet, chez les aristocrates et les bien nantis, il était de bon ton de faire un long voyage en Europe afin de voir le monde découvert au gré des études. L’intérêt plus marqué pour l’Italie et son histoire ancienne permit aux Britanniques de découvrir les rives méditerranéennes et tout près des côtes italiennes, le sud-est de la France.


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Parallèlement à ces découvertes de nouveaux paysages et de nouveaux climats, les Britanniques développèrent un intérêt pour les bords de mer pour des raisons médicales. En plein cœur de la révolution industrielle, les membres de la haute société anglaise travaillaient peu physiquement, contrairement aux ouvriers des usines, et avaient l’air… chétifs et malades. La mauvaise qualité de l’air des villes industrielles fut également responsable de maladies pulmonaires et la tuberculose était un mal encore difficile à soigner au XIXe siècle.


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Pour toutes ces raisons, les médecins commencèrent à prescrire des voyages hivernaux près de la mer afin que les gens respirent le grand air, prennent des bains d’eau froide lorsque leur condition l’exigeait et fassent de l’exercice en marchant et se baignant. Les Britanniques commencèrent alors à hiverner dans des lieux chauds près de la mer et se mirent ainsi à construire des villas, des hôtels, des restaurants, etc., près de l’eau afin de profiter au maximum des bienfaits de l’air marin.

La Promenades des Anglais de Nice:


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C’est dans ce contexte que des villes comme Nice et Cannes et toute la région de la Côte d’Azur, devinrent des lieux privilégiés pour que les Britanniques puissent profiter de la mer. Au début du XIXe siècle, les riches Anglais habitant Nice l’hiver se plaignirent d’un manque de lieux de marche le long de l’eau. C’est ainsi qu’à partir de 1822 et tout au long du XXe siècle, la promenade dite des Anglais ne cessa d’être allongée et élargie.

Une des premières fois de l’Histoire qu’un lieu était construit et pensé uniquement pour la marche et la villégiature…

Evelyne Ferron, spécialiste en histoire ancienne

http://www.historiatv.com/

Quand les pirates protègent (involontairement) les récifs en péril


Qui aurait cru que le piratage sur mer soit bénéfique pour la faune marine, C’est pourtant bien le cas en Somalie, les récifs coraux sont en santé et des poissons divers en grande quantité
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Quand les pirates protègent (involontairement) les récifs en péril

 

Pirates

Des chercheurs de l’université Curtin, en Australie, et de l’Académie des sciences de Californie ont confirmé la richesse des récifs coralliens du Somaliland. © ANE SINCLAIR-TAYLOR

Au Somaliland, une région du golfe d’Aden, la piraterie contribue à la préservation des récifs.

Hier comme aujourd’hui, les pirates sont craints parce qu’ils se livrent au pillage. Mais, au Somaliland, une région qui a fait sécession de la Somalie, ils contribuent involontairement à préserver la richesse des récifs coralliens. Mon équipe de recherche a prélevé des échantillons d’ADN de poissons des récifs côtiers, près de Berbera. Les premiers résultats ont révélé que les coraux sont sains et abritent à la fois des espèces endémiques de la mer Rouge et du golfe d’Aden, ainsi que d’autres, plus largement répandues. Les récifs ont bénéficié de l’instabilité de la région, car la guerre civile et la piraterie ont découragé l’exploitation des ressources marines.

Les pirates somaliens, principalement basés dans la région voisine du Pount, menacent les gigantesques pétroliers circulant dans le golfe d’Aden et dissuadent les navires étrangers illégaux de piller les stocks de poisson de ces eaux. La protection des récifs découle aussi des préférences alimentaires locales pour la viande (principalement le bœuf, la chèvre et le chameau) plutôt que pour le poisson. Les rares espèces consommées viennent avant tout des zones profondes, situées au-delà des récifs. Certaines organisations non gouvernementales proposent l’introduction du poisson sur les tables du Somilaland. Cette idée pourrait bénéficier à l’économie de la région si les ressources halieutiques étaient gérées de manière durable ; sinon, cela risquerait de dilapider le précieux capital marin. Car, si le Somaliland devenait plus sûr, il pourrait obtenir d’autres sources de revenus grâce au tourisme et à la plongée sous-marine, et partager ses trésors aquatiques avec le reste du monde.

Par Joseph DiBattista

http://www.nationalgeographic.fr/