Les labradors chocolat ont une santé plus fragile que les noirs et les jaunes


La couleur du poil du Labrador peut avoir une incidence sur sa santé. Il semble que les labradors couleur chocolat vivent en moyenne 2 ans de moins et éprouvent des problèmes aux oreilles et de peau.
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Les labradors chocolat ont une santé plus fragile que les noirs et les jaunes

 

labradors

Les labradors chocolat vivent en moyenne moins longtemps que les autres.

© ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Une étude menée au Royaume-Uni révèle que les labradors chocolat ont une espérance de vie réduite par rapport à leurs congénères de couleur noire ou jaune.

Comme la plupart des races de chiens, les labradors ont des prédispositions pour certaines maladies. 67 en tout dont certaines sont liées à l’obésité qui guette tout particulièrement ces animaux. Des chercheurs britanniques et australiens ont également découvert que les labradors chocolat sont malheureusement encore plus enclins que ceux de couleur noire ou jaune, à développer certaines pathologies. .

Une cohorte de 33.320 labradors

Les scientifiques ont utilisé le VetCompass, un programme qui permet de recueillir des données sur les chiens suivis par les vétérinaires au Royaume-Uni. Grâce à ces informations, les auteurs de l’étude parue le 22 octobre 2018 dans la revue spécialisée Canine Genetics and Epidemiology, se sont intéressés à 3 types de données : la démographie, la mortalité et les maladies qui affectent les labradors.

« Les analyses démographiques couvrent les 33.320 labradors de la base de données du VetCompass suivis par un vétérinaire en 2013 alors que les informations sur les problèmes de santé et sur la mortalité ont été extraites d’un échantillon aléatoire comprenant 2074 (6,2%) de ces chiens », précise l’étude.

Au Royaume-Uni, la plupart des labradors sont noirs (44,6%), 27,8% sont jaunes et 23,8% sont chocolat (les auteurs n’expliquent pas dans leur étude pourquoi l’ensemble n’atteint pas 100%).

Les labradors chocolat ont la peau et les oreilles fragiles

Selon les résultats obtenus, l’espérance de vie moyenne des labradors est de 12 ans…mais pas pour ceux qui possèdent une robe chocolat. En effet, ces derniers ont une vie raccourcie de pratiquement 2 ans (ils ont une espérance de vie moyenne de 10,7 ans exactement) selon l’étude.

« La prévalence de l’otite externe (inflammation du conduit auditif externe, NDLR) est de 12,8% chez les chiens noirs, de 17% chez les chiens jaunes mais chez les chiens chocolats, elle atteint les 23,4% », s’inquiètent les chercheurs. « De même, la prévalence de la dermatite pyotraumatique (inflammation cutanée, NDLR) chez les chiens noirs est de 1,1%, chez les jaunes de 1,6% mais chez les chiens chocolat elle atteint les 4% ».

Pour cette race, la pigmentation des poils est donc clairement liée à des problèmes auriculaires et dermatologiques. Comment est-ce possible ? Tout d’abord, il faut savoir que la couleur chocolat est récessive chez les labradors : elle ne peut se manifester que si l’animal a reçu de son père et de sa mère la portion ADN qui la confère.

« Donc si une couleur chocolat est désirée pour la portée, les éleveurs peuvent utiliser seulement certaines lignées ce qui peut involontairement augmenter la prédisposition des chiots à développer des maladies particulières », poursuivent les auteurs.

La lignée des labradors chocolat, de part sa population restreinte et donc son pool génique limité, serait plus encline à développer des problèmes dermatologiques ou auriculaires. Cette découverte pourrait permettre aux éleveurs et aux vétérinaires de cibler plus facilement les examens à faire sur ces animaux.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Baleines bleues, panthères noires et tigres blancs, existent-ils vraiment?


La baleine bleue, le panthère noire (animal emblématique qui trônait dans le sous-sol dans ma jeunesse) et le tigre blanc n’existe pas. Et ne sont pas non plus des espèces particulières. Sauf que …
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Baleines bleues, panthères noires et tigres blancs, existent-ils vraiment?

 

GETTY IMAGES/IMAGE SOURCE

Saviez-vous que la baleine bleue n’existe pas ? Pour être exact, il existe bien une espèce qui porte ce nom, mais elle n’est pas… bleue ! Et que dire de la panthère noire et du tigre blanc ?

Le Détecteur de rumeurs explore ces trois cas… insolites !

Des baleines bleues pas si bleues

« Elle est plutôt grise en surface, explique le chercheur et directeur de la station de recherche des Îles Mingan, Richard Sears, qui étudie les baleines bleues depuis 40 ans. Il y a très peu de pigments bleus dans la nature, chez les mammifères », précise-t-il.

D’où vient alors le « bleu » des baleines bleues ? Une question de soleil… et d’eau !

« La baleine bleue apparaît bleue à cause du jeu de lumière sous l’eau… Sur une journée très claire, elle peut même apparaître turquoise sous l’eau », explique le Dr Sears.

Le professeur en géographie à l’Université du Québec à Rimouski, Simon Bélanger, ajoute que l’eau absorbe le rayonnement solaire, mais de manière inégale. Dans les premiers mètres, les longueurs d’onde responsables du rouge et de l’orange sont totalement absorbées par l’eau. Alors que « la lumière bleue peut pénétrer jusqu’à des centaines de mètres » dans les eaux claires, précise le professeur qui s’est justement spécialisé dans la pénétration du rayonnement solaire en milieu aquatique.

C’est pour cette raison que tout objet ou animal situé à plus de 4-5 mètres de profondeur apparaîtra bleu depuis la surface.

Ça dépend aussi de la pigmentation de l’animal, ajoutent les différents intervenants. La couleur de la peau des baleines bleues est une mosaïque de taches gris foncé et clair. Selon Richard Sears, les individus dont la couleur est plutôt claire, apparaîtront plus bleus sous l’eau que ceux dont la couleur est plutôt foncée.

Et enfin, ça dépend de la couleur… de l’eau !

« La perception qu’on risque d’avoir sera différente dans un milieu très riche en phytoplancton, où l’eau est verte, versus un milieu pauvre en phytoplancton, où l’eau est bleue, » explique le Prof. Bélanger.

Les panthères noires n’existent pas

« Une ombre tomba au milieu du cercle. C’était Bagheera, la panthère noire. Sa robe est toute entière noire comme l’encre », cette image, que l’on doit au Livre de la jungle de l’écrivain britannique Rudyard Kipling, continue d’attiser l’imaginaire collectif.

Mais en réalité, le terme « panthère noire » fait presque toujours référence… « aux léopards, qui se trouvent en Asie et en Afrique », explique le professeur de génétique et de biologie évolutive de l’Université pontificale catholique du Rio Grande do Sul (Brésil), Eduardo Eizirik. « Parfois, ici, en Amérique du Sud, les jaguars noirs sont aussi appelés panthères noires. C’est un nom populaire. Si c’est un grand chat et qu’il est noir, il va être nommé panthère noire. »

La couleur de la fourrure de ces grands chats sauvages est programmée génétiquement, comme la couleur de nos cheveux. Mais différentes mutations responsables du jaune orangé du pelage engendrent une production excessive de pigments foncés. Résultat : les zones du pelage jaune orangé deviennent presque noires et se confondent avec les lignes ou taches noires. Ces individus, que l’on appelle mélanistiques, autrement dit ayant un excès de pigments appelés mélanine, ont été observés chez 13 des 41 espèces connues de félins sauvages, énonce le professeur Eizirik.

« Chaque espèce a sa propre mutation », poursuit l’expert.

Mais le résultat est le même : ils ont tous l’air noirs ! C’est seulement avec un éclairage particulier qu’on peut distinguer les taches.

« L’incidence du mélanisme chez les léopards semble corrélée avec les habitats caractérisés par une forêt tropicale dense, où les niveaux de lumière sont très faibles », explique le biologiste anglais Laurie Hedges, qui a consacré ses recherches aux léopards de Malaisie.

Selon lui, cette noirceur leur permettrait de passer inaperçus lors de la chasse.

Le tigre blanc n’est pas une espèce

Dernier exemple : le tigre blanc, qui arbore une robe blanche rayée de noir, fascine depuis longtemps. Dès le XVIe siècle, il apparaît sur des peintures mongoles. Aujourd’hui, on le retrouve dans les livres, les films et les jeux vidéo dont Warcraftou encore dans l’univers dessiné de Marvel.

Pourtant, le tigre blanc, comme la panthère noire, n’est pas une espèce non plus. Sa robe blanche rayée de noir résulte d’une anomalie génétique présente chez une sous-espèce appelée tigre du Bengale dont la robe est orangée rayée de noir. L’origine génétique du tigre blanc a été identifiée en 2013 par une équipe de scientifiques chinois de l’université de Pékin.

Cette mutation génétique, appelée leucistisme, engendre une sous-production de mélanine dans les zones du pelage qui sont normalement orangées. Résultat : celles-ci deviennent blanches.

Verdict

La panthère noire et le tigre blanc ne sont pas des espèces, mais des variantes génétiques d’une ou plusieurs espèces. Et la baleine bleue est… grise

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https://quebec.huffingtonpost.ca/

La couleur des guerriers chinois de terre cuite passée aux rayons X


L’armée en argile qui est conservée depuis des millénaires présents des pigmentations de couleur, qui n’est pas d’origine animale ou végétale, mais synthétisées. Un procédé connu par les Égyptiens et les Chinois avant notre ère
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La couleur des guerriers chinois de terre cuite passée aux rayons X

Le mausolée de l’empereur Qin, daté du IIIe siècle av. J.-C., s’étend sur environ 56 km², à proximité de la ville de Xi’an. Le tombeau de l’empereur proprement dit est entouré de fosses où se cachait une armée enterrée formée par des milliers de soldats de terre cuite. © Wikipédia, DP

Par Laurent Sacco

L’archéologie dispose aujourd’hui de puissants moyens techniques dans les domaines de la physique et de la chimie pour percer certaines énigmes. Les rayons X émis par des accélérateurs de particules en sont un. On s’en sert depuis quelques années pour déterminer l’origine de certains pigments utilisés par les Égyptiens, les Mayas et les Chinois. Un bon exemple est celui du pourpre de Han.

La découverte en 1974 des soldats en terre cuite gardant la tombe du premier empereur de la dynastie Qin, Shi Huang Di, a été un événement archéologique exceptionnel. C’est à l’occasion du forage d’un puits d’irrigation dans la province chinoise du Shaanxi qu’un groupe d’agriculteurs a commencé à sortir de terre toute une armée comportant environ 8.000 soldats en taille réelle, des chevaux, des armes et des chars de combat. Chacune de ces statues à la forme parfaitement conservée est unique.

On y a trouvé les traces d’un pigment qui intrigue les archéologues depuis de longues années. Il s’agit du pourpre de Han qui, contrairement aux colorants analogues tirés de plantes et d’animaux pendant l’Antiquité gréco-romaine, est d’origine synthétique, et beaucoup plus résistant à la lumière. Il doit son nom à l’usage courant qui en était fait en Chine du temps de la dynastie Han entre 206 av. J.-C. et 220 apr. J.-C. En fait, il était déjà en usage bien avant, du temps de la dynastie Zhou, de 1046 à 771 av. J.-C.

Entrez la légende de la vidéo ici

Cette vidéo est consacrée à l’armée d’argile du fondateur de l’empire du Milieu, comme on appelle parfois cet ensemble de soldats en terre cuite enterré autour de son tombeau. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle avec deux barres horizontales en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite et vous devriez voir l’expression « Traduire les sous-titres ». Cliquez pour faire apparaître le menu du choix de la langue, choisissez « français », puis cliquez sur « OK ». © YouTube, National Geographic

Les premières analyses avaient montré que le pourpre de Han était semblable à un autre pigment de synthèse plus ancien, le bleu égyptien. Il se trouve que le lapis-lazuli des pharaons s’est révélé provenir de mines situées en Afghanistan septentrional, à Badakshan. Les archéologues s’étaient donc demandé si la technique de fabrication du pourpre de Han n’était pas une transmission du savoir des anciens Égyptiens aux anciens Chinois, bien avant que ne s’ouvre la route de la Soie.

Le pourpre de Han, une découverte des alchimistes taoïstes ?

Il y a quelques années, le physicien Zhi Liu s’est rendu compte que la source de rayons X disponible au SLAC National Accelerator Laboratory, où il effectuait un postdoc au milieu des années 2000, à savoir la Stanford Synchrotron Radiation Lightsource, devait lui permettre de déterminer très précisément la composition chimique et la structure aussi bien du pourpre de Chine que du bleu égyptien. Il a effectué sa recherche avec des collègues en utilisant les techniques de microdiffraction et de microfluorescence.

Les soldats de l'armée d'argile sont presque tous individualisés et selon leur fonction, ils étaient aussi couverts de pigments colorés différents. Le plus célèbre est le pourpre de Han.

Les soldats de l’armée d’argile sont presque tous individualisés et, selon leur fonction, ils étaient couverts de pigments colorés différents, dont le plus célèbre est le pourpre de Han. © DP

Il est sorti de ces travaux que le pourpre de Han était à base d’un silicate de cuivre et de baryum (BaCuSi2O6) alors que le bleu égyptien était à base d’un silicate de cuivre et de calcium. Les chercheurs en ont déduit que les Chinois avaient donc fait la découverte de la synthèse de ce pigment indépendamment des Égyptiens.

Selon les chercheurs, le pourpre de Han s’obtiendrait en chauffant à des températures très élevées (850-1000 °C) du sable en présence de cuivre et de baryum selon un processus étroitement lié à la technique de vernissage des céramiques. Ils avancent comme hypothèse que ce mode de fabrication a été découvert par les alchimistes taoïstes cherchant à produire du jade de synthèse à partir d’un verre. Le jade est en effet un minéral considéré comme sacré dans le tao.

http://www.futura-sciences.com