Se soigner par les plantes, pas anodin


On en devrait jamais négliger les effets des plantes pour se soigner, car même si, c’est un traitement naturel, il peut avoir des contre-indications et des effets secondaires qui peuvent être très dangereux
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Se soigner par les plantes, pas anodin

 

© Kerdkanno/Shutterstock.com

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Les rédacteurs de la dernière livraison de la Revue Prescrire le rappellent :

« Utiliser des plantes pour se soigner n’est pas toujours sans risque et nécessite des précautions ».

Lesquelles ? Eléments de réponse.

Dans la prise en charge de certaines manifestations passagères comme l’insomnie ou les troubles digestifs, les plantes peuvent vous être d’une grande aide. Encore faut-il éviter certaines confusions.

Prenons l’exemple de la verveine. En tisane, la croyance populaire lui attribue des vertus calmantes. Mais pas n’importe quelle verveine. Il s’agit en fait de la verveine odorante « qui n’a rien à voir avec la verveine officinale », avertissent les rédacteurs de la Revue Prescrire.

En clair, deux plantes aux noms très proches mais aux attributions différentes.

Des effets pas vraiment anodins

« Comme pour les médicaments, les effets indésirables des plantes sont mieux connus avec le temps », peut-on lire dans Prescrire. « Ainsi, l’Harpagophytum procumbens, utilisé pour des douleurs articulaires provoque des saignements digestifs. Sans oublier les produits qui modifient l’action de divers médicaments. Le millepertuis est à éviter avec des anticoagulants oraux, les pilules contraceptives… ».

Quelques exemples concrets

Il existe aujourd’hui des situations à risque bien documentées :

  • Chez les enfants, les pommades ou suppositoires contenant des huiles essentielles de pin ou d’eucalyptus peuvent provoquer des convulsions ;
  • En cas de grossesse, certaines plantes sont dangereuses (par exemple, l’huile de ricin à avaler)…

Ne pas diaboliser pour autant

L’objectif de l’article de la Revue Prescrire n’est pas de dire adieu aux plantes. Mais seulement de rappeler que, comme pour tout traitement, chaque cas est particulier.

« Quelques plantes sont utiles pour soigner. Citons l’ispaghul ou le psylium contre la constipation. » Même s’il « est souhaitable de privilégier les traitements courts », concluent les auteurs.

  • Source : La Revue Prescrire, mars 2016
  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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Huiles essentielles, restez prudentes !


Les huiles essentielles sont utilisées pour divers usages. Mais, il faut quand même faire attention, car certaines huiles pourraient être dangereuses si elles sont mal employées
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Huiles essentielles, restez prudentes !

 

Le soir, veillez à ne pas en vaporiser les sprays favorisant l’endormissement pendant plus de 15 minutes avant de vous coucher afin d’éviter les maux de tête. ©Phovoir.

Le soir, veillez à ne pas en vaporiser les sprays favorisant l’endormissement pendant plus de 15 minutes avant de vous coucher afin d’éviter les maux de tête. ©Phovoir.

    Détente, douceur, stimulation : du soin apaisant au geste beauté, les huiles essentielles sont couramment utilisées en aromathérapie et en phytothérapie. Mais attention, à chaque produit sa propriété ! Voici mesdames quelques astuces pour en faire bon usage. Et profiter des bienfaits des huiles essentielles.

    De la relaxation de la peau à la purification de l’air ambiant en passant par l’apaisement du stress, tout est permis avec les huiles essentielles. Tout, ou presque… En effet, ces produits obtenus par distillation de substances végétales ne sont pas dénués de risque. A haute dose ou en contact direct avec les muqueuses fines (comme les paupières), les huiles essentielles peuvent déclencher une réaction cutanée.

    Principes trop actifs ?

    Certains principes actifs riches en phénols – comme le thym, l’origan ou la sarriette – sont en effet connus pour leurs propriétés irritantes à haute concentration. D’autres substances comme la sauge ou le thuya, enrichies en cétone, peuvent favoriser des convulsions de type« épileptogène ».

    • Avant chaque utilisation, agitez le flacon ou le spray afin de bien homogénéiser le produit. Puis diluez une dose d’huile essentielle à dix doses d’huile végétale (amande douce, germe de blé ou avocat) pour réduire ces effets dermocaustiques.

    • Evitez toute utilisation près des yeux ou des zones sensibles de votre peau. Les huiles essentielles doivent également être éloignées des femmes enceintes ou allaitantes. Par leur fort pouvoir pénétrant, les substances actives peuvent franchir les parois du placenta et/ou se retrouver dans le lait maternel.

    • Autres points, pour une action optimale, mieux vaut utiliser des produits issus de l’agriculture biologique purs (non coupés ou mélangés à des molécules de synthèse). Par ailleurs, si vous suivez un traitement homéopathique, attendez une heure après la prise de vos granules avant d’utiliser une huile essentielle, sous peine d’annuler totalement l’efficacité

      Synergie beauté  Grâce à leur solubilité dans les corps gras, les huiles essentielles peuvent aussi faire un très bon liant dans votre crème de jour. Ajoutez-y quelques gouttes et l’action hydratante (ou émolliente pour les masques) n’en sera que renforcer ! Sachez que les extraits à base de rose, de baobab, d’Aloe vera ou d’Ylang-Ylang nourriront en profondeur les peaux sèches. Pour les natures grasses, préférez les huiles à base de jojoba, de bourrache ou de romarin. Enfin, le noyau d’abricot permettra de nourrir les dermes mixtes.

      Petit rappel, les huiles extraites du citron et du genévrier réagissent mal la lumière naturelle du fait de leurs propriétés photo-sensibilisantes. Conséquence, les risques de brûlures ou d’éruptions cutanées augmentent. Evitez donc ces produits en cas d’exposition au soleil

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      • Source : Mes huiles essentielles pour les nuls, Elske Miles. First Editions.
      • Ecrit par : Laura Bourgault – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

       

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