Le Saviez-Vous ► Science décalée : des physiciens établissent la recette de la parfaite pizza


L’Italie est reconnu pour ses pizzas. Il y a même des compétitions à chaque année, mais ce n’est pas toujours des Italiens qui remporte la victoire. Chacun a sa méthode pour la meilleure pizza. Ceci dit, même la science s’est intéressée à la pizza parfaite. Que ce soit la pâte, le fromage, le temps de cuisson. Pour y répondre, il y a eu la mathématique, la physique, et même l’anthropologie
Nuage


Science décalée : des physiciens établissent la recette de la parfaite pizza

Nathalie Mayer
Journaliste

Pour déguster une pizza parfaite, vous avez le choix. Prenez l’avion pour l’Italie et dénichez un pizzaiolo qui travaille sa pâte et sa garniture avec simplicité et amour, puis qui passe le tout au four à brique réfractaire. L’autre solution est de suivre les conseils de deux physiciens. Ils ont établi une équation qui garantit la cuisson parfaite de votre pizza, même dans un four électrique.

Saviez-vous qu’il existe un championnat du monde de pizza ? Il se tient chaque année… en Italie, bien sûr ! Des centaines pizzaiolos d’une quarantaine de pays s’y affrontent pour décrocher le titre suprême et ce, dans différentes catégories. Et ce ne sont pas toujours des Italiens qui sont récompensés.

Ainsi, en 2016, c’est un français qui a été sacré dans la catégorie « classique » avec une pizza façon bouillabaisse. Audacieux ! En 2018, un autre français se distingue au palmarès, en catégorie « in teglia », comprenez « pizza rectangulaire », préparée dans un moule. Pour lui, le secret de la pizza parfaite, c’est la simplicité. Et beaucoup d’amour Rien que ça…

Pour d’autres, le secret de la pizza parfaite repose dans la pâte. Il semblerait, par exemple, que la qualité de l’eau utilisée pour la confectionner ait toute son importance. Une eau dure entraverait le processus de fermentation qui permet à la pâte de lever. Une eau douce donnerait une pâte molle et collante. En cas de doute, des chefs conseillent même d’employer plutôt du lait.

Selon des physiciens italiens, cette équation complexe donne le temps de cuisson parfait pour une pizza préparée au four classique. Ils préviennent qu’il est indispensable d’avoir une idée précise de la teneur en eau de la garniture. En effet, une pizza couverte de légumes aura besoin d’un temps de cuisson plus important, car elle retournera plus de chaleur par évaporation. © Andrey Varlamov et Andreas Glatz

    Selon des physiciens italiens, cette équation complexe donne le temps de cuisson parfait pour une pizza préparée au four classique. Ils préviennent qu’il est indispensable d’avoir une idée précise de la teneur en eau de la garniture. En effet, une pizza couverte de légumes aura besoin d’un temps de cuisson plus important, car elle retournera plus de chaleur par évaporation. © Andrey Varlamov et Andreas Glatz

    Les chercheurs s’intéressent de près à la pizza

    En 2014, des chercheurs s’étaient de leur côté posé une question qui semble tout aussi capitale : celle du fromage. Mozzarella, cheddar, colby, édam, emmental et provolone ont été passés au crible. Parmi les critères retenus par les chercheurs : l’élasticité, le goût, mais aussi la couleur après cuisson. Vous ne serez peut-être pas surpris d’apprendre que la mozzarella apparaît comme étant idéale. Mélangée avec du cheddar, le résultat est encore meilleur, le petit plus du second critère étant une affaire de goût.

    L’année précédente, une chaîne de pizzerias avait demandé à une mathématicienne d’étudier le rapport entre l’épaisseur de la pâte et la garniture. Elle avait pu établir une formule permettant de trouver la quantité idéale de garniture en fonction du diamètre de la pizza. Une formule qui attirait l’attention sur les risques d’une surcharge de garniture, susceptible de détremper la pâte.

    Aujourd’hui, ce sont deux physiciens et un anthropologue qui prennent la question de la pizza parfaite par le bout de la cuisson. Leur étalon : la pizza Margherita, telle qu’elle est préparée par les pizzaiolos italiens, dans un four en briques réfractaires. Car ce mode de cuisson, semble-t-il, permet une cuisson uniforme de la pizza. Dans l’idéal, pendant 2 minutes à 330 °C. Mais dans un four électrique, la donne change bien sûr. La conductivité thermique de nos plats en métal est en effet bien supérieure à celle des briques. Lois de la thermodynamique à l’appui, les chercheurs montrent toutefois qu’une pizza de qualité tout à fait satisfaisante peut être obtenue après une cuisson de 170 secondes à 230 °C.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les champions du monde de pizza ne sont pas tous italiens.

  • La mozzarella est le meilleur des fromages à pizza. Le cheddar aussi ! 

  • En fonction du diamètre de la pizza, il existe une quantité idéale de garniture à prévoir.

  • Dans un four électrique, les pizzas doivent cuire un peu plus longtemps et à une température inférieure à celle d’un four à briques réfractaires.


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On a enfin trouvé la technique pour casser un spaghetti en deux


Des fois, la science tente de résoudre des problèmes qui paraissent vraiment futiles. Par exemple, ils ont réussi en laboratoire de briser un spaghetti en deux et non en 3 ou plus. Il semble que cette recherche futile puisse servir des applications plus importantes.
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On a enfin trouvé la technique pour casser un spaghetti en deux

 

Carbohydrates close up | John Jones via Flickr CC License by

Carbohydrates close up | John Jones via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

Et pas en trois, ni en quatre. C’est important.

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur NewScientist

Il ne faut pas jouer avec la nourriture, mais vous devriez néanmoins tenter l’expérience: si vous tentez de casser un spaghetti cru en le tordant, il se brisera immanquablement en au moins trois morceaux. Un phénomène qui intéresse la physique depuis de nombreuses années: en 2005, rappelle le NewScientist, une équipe française a publié un article visant à en expliquer les raisons.

Pour résumer, au moment où le spaghetti rompt pour la première fois, les deux morceaux formés se tordent dans l’autre sens pour finir par se briser à leur tour, d’où un spaghetti coupé en au moins trois parties, voire quatre dans un grand nombre de cas.

Les sciences n’allaient évidemment pas en rester là: une fois établie la cause de la brisure multiple, il fallait tenter de trouver un procédé visant à la contourner. Et c’est finalement une équipe de recherche en mathématiques du MIT qui a mis le doigt sur une solution efficace.

Le MIT, c’est l’Institut de Technologie du Massachusetts, l’une des universités les plus reconnues du monde. Cela n’empêche pas ses chercheurs et ses chercheuses de passer parfois du temps sur des sujets de recherche dont la finalité semble relativement incertaine.

Jörn Dunkel, qui a dirigé l’étude sur les spaghetti, le reconnaît lui-même: «nous travaillons sur beaucoup de sujets, mais il faut que 10% d’entre eux soient amusants».

Mais sous cette prétendue futilité se cachent de possibles applications concrètes, que ce soit sur les tiges d’acier utilisées dans le bâtiment ou sur certaines fractures.

Une histoire de torsion

Pour parvenir à ses fins, l’équipe de Jörn Dunkel propose le protocole suivant: placer une pince à chaque extrémité du spaghetti, puis lui faire exercer une rotation de près de 360 degrés sur lui-même (dans un mouvement qui rappelle celui de l’essorage d’un tissu), avant d’imprimer le mouvement inverse. Le spaghetti finit alors par se briser, mais une seule et unique fois. L’effet principal de la torsion choisie est de réduire et déplacer les forces qui, auparavant, s’exerçaient sur les deux moitiés du spaghetti après la première rupture.

Sur son site, le MIT propose deux gifs extrêmement parlants:

le premier montre ce qui se produit lorsqu’on brise un spaghetti sans cette technique spéciale, et le second ce qui se passe lorsqu’on imprime le mouvement proposé par l’équipe Dunkel. Reste à savoir s’il est possible d’utiliser cette méthode dans sa cuisine ou s’il est obligatoire d’avoir recours à des ustensiles impossibles à trouver hors des laboratoires de recherche.

Enfin, parce qu’il n’est vraiment pas tolérable de gâcher de bonnes pâtes, nous vous rappelons qu’il est possible de préparer une délicieuse carbonara, même avec des spaghettis cassés. Un pot de crème fraîche, de bons lardons, et bonne régalade.

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Et si d’autres formes de vie se trouvaient dans un univers parallèle?


Comment prouver qu’il y a des formes extraterrestre qui existent quelque part dans ce grand univers. Pour ma part, il y a sûrement des mondes ailleurs dans ce vaste univers. Il y a bien des théories, dont une que de plus en plus de scientifiques trouvent plausibles, qu’il y aura des univers parallèles … C’est peut-être possible, mais il reste à le prouver, ce qui sera sans doute difficile.
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Et si d’autres formes de vie se trouvaient dans un univers parallèle?

 

Repéré par Aurélie Rodrigues — 29 mai 2018 à 18h57 — mis à jour le 29 mai 2018 à 18h57

Cette théorie vient s’ajouter aux nombreuses hypothèses concernant l’existence d’une forme de vie extraterrestre.

 

Repéré sur NBC News

«Sommes nous seuls dans l’univers?». Une question existentielle que nous sommes nombreux et nombreuses à se poser. Mais il est possible que ce ne soit pas la bonne. Un article universitaire publié le mois dernier soulève une nouvelle théorie: et si d’autres formes de vie se trouvaient dans un univers parallèle?

Depuis de nombreuses années, certains physiciens théoriciens soutiennent l’existence d’univers parallèles ou de mondes multiples. Introduit en 1957 par Hugh Everett, la théorie du multivers suggère que ces autres mondes possèdent leurs propres lois physiques et leur propre réalité. Le Big Bang ne serait donc pas un événement unique: Andrei Linge et Vitaly Vanchurin, tous deux physiciens à l’université de Stanford, estimentle nombre d’univers parallèles à plus de dix-mille billions (c’est beaucoup).

Ce qui augmenterait considérablement la possibilité de l’émergence de formes de vie dans l’un de ces univers.

La cosmologie n’en finit pas de se remettre en question

NBC rappelle que même s’il existe une infinité de mondes parallèles, ça ne veut pas dire pour autant que la vie y serait répandue. La manière dont s’est constitué le nôtre est un très heureux hasard et notre existence ne tient qu’à un fil, ou plutôt à quelques atomes. Une autre composition de notre cosmos et toute forme de vie serait alors impossible (imaginez un univers uniquement composé d’hydrogène).

Si l’existence d’une forme de vie extraterrestre, tout comme celle d’univers parallèles, n’ont toujours pas été prouvées, cette théorie des multivers semble convenir à de nombreux scientifiques qui peuvent ainsi expliquer pourquoi notre univers repose sur des constantes permettant l’apparition de la vie: un tirage gagnant à la grande loterie des multivers.

Et comme le fait remarquer le Dr Eleanor Arroway –interprétée par Jodie Foster dans le film Contact (1997)–

«si notre cosmos était le seul à abriter la vie, ce serait un sacré gaspillage d’univers».

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Nous nous approchons des limites biologiques de l’espèce humaine


Depuis le début de l’homme, l’humain n’a pas cessé de progresser physiquement, biologiquement, mais somme-nous rendue au bout de notre limite ? La longévité grâce à la médecine a fait plusieurs centenaires, mais ensuite ? Avec les changements climatiques, l’air et l’eau pollués, les sécheresses, la famine pour garder ce que nous avons acquis, il faudrait vivre dans des sociétés beaucoup plus respectueuses de l’environnement
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Nous nous approchons des limites biologiques de l’espèce humaine

 

Quel horizon pour l'humanité? | RDexter via Flickr CC License by

Quel horizon pour l’humanité? | RDexter via Flickr CC License by

Adrien Marck et Jean-François Toussaint

Le débat sur nos capacités est passionné et ses enjeux sont considérables: l’être humain continue-t-il de progresser, repoussant sans cesse ses limites, ou les a-t-il déjà en grande partie atteintes?

Demain, serons-nous plus grands? Plus puissants? Plus vieux?

Deux conceptions s’affrontent: la première s’ancre dans le XIXe siècle et ses promesses d’éternel progrès, dont la quête de l’«homme augmenté»prolonge la tradition. Elle imagine l’humain s’affranchissant de toutes ses limites, dépassant sa propre définition, voire se recréant ex nihilo. La seconde s’appuie sur les données établies, biologiques, physiques et environnementales, et suggère un progrès désormais restreint. Elle démontre qu’une croissance ne peut être infinie.

En analysant les tendances historiques de trois indicateurs majeurs –les records mondiaux (performances physiologiques maximales), la taille adulte et et la durée de vie maximale– nous montrons un plafonnement depuis plus de vingt ans, suggérant l’atteinte des limites biologiques de notre espèce.

L’humain est conditionné par deux forces: son évolution passée et son environnement présent. Elles se combinent pour créer des structures corporelles et un cadre de vie dotés de limites. Au premier niveau, moléculaire, l’information génétique humaine se déploie sur 2,85 milliards de nucléotides; à une échelle plus macroscopique, celle du corps, on compte 640 muscles et 206 os; on repère également des limites dans l’organisation des milieux au sein desquels l’humain se développe.

Haut potentiel

Les progrès énergétiques, technologiques, médicaux, politiques et sociaux du XXe siècle lui ont permis d’atteindre un haut potentiel: il est plus grand, plus athlétique et vit plus longtemps. Entre 1896 et 1997, année de décès de Jeanne Calment, la durée de vie maximale est ainsi passée de 110 à 122 ans. Sur la même période, la taille moyenne à l’âge adulte a progressé de 8 cm sur l’ensemble des pays du monde, tandis que les performances sportives n’ont cessé de battre des records (de 11 secondes à 9,58 secondes sur le 100 mètres).

Taille moyenne des femmes sur la période. Un plateau semble s’installer à partir des années 1980. Front. Physiol., 24 October 2017, CC BY

Les tendances les plus récentes ne laissent entrevoir que des marges étroites pour notre progression future. Depuis deux décennies, personne ne s’est approché du maximum établi de longévité et les dernières données montrent des valeurs comprises entre 115 et 120 ans. Les Néerlandais, actuellement les plus grands, n’enregistrent plus de progression de leur taille (1m82 pour les hommes, 1m68 pour les femmes, depuis 20 ans). Et les deux tiers des épreuves d’athlétisme ne progressent plus depuis les années 1980 –ces performances ne devraient pas être améliorées de plus de 0,5% dans les décennies à venir.

Instabilités

Les activités humaines, toujours plus intenses sur une planète aux ressources finies, commencent à générer des effets délétères sur notre santé et notre cadre de vie: le réchauffement climatique, les reculs de la biodiversité, la raréfaction des ressources et l’acidification et la montée des océans pourraient n’être que des préludes. L’instabilité engendrée par ces bouleversements est clairement perceptible: baisse de la taille dans les pays concernés par les émeutes de la faim (Égypte), diminution de l’espérance de vie pour certains groupes (femmes euro-américaines aux États-Unis, hommes en Russie), progression de la sédentarité et recul des capacités d’endurance des enfants dans la plupart des pays développés. Leurs conséquences sociales et politiques se font déjà ressentir.

L’avenir sera à celles et ceux qui, conscients des risques, seront capables de propositions de nature à réduire nos impacts environnementaux tout en maintenant une santé, une longévité et des capacités humaines optimisées. Pour éviter l’incompréhension de nos concitoyens, ou le rejet trop rapide des options proposées, les politiques publiques doivent intégrer dès à présent ces enjeux. Elles devraient contribuer plus fermement à l’esquisse d’un projet tourné vers une société plus respectueuse de son environnement, proposant un cadre pour le développement (mobilité active, renoncement aux énergies carbonées, sécurité alimentaire, agrodiversité, dépollution, exploitation durable des ressources, minérales et vivantes) pour préserver un avenir commun. Saurons-nous agir à temps et préserver l’essentiel?

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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Le Saviez-Vous ► Comment ne pas renverser son café en marchant ?


Une situation que vous avez sans doute vécue, amener son café en marchant, il y a un risque que du liquide tombe sur le sol.. La science, c’est intéressé à ce problème. Il semble que le meilleur moyen soit d’amener le café dans un sac de plastique, ce qui n’est pas vraiment aisé
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Comment ne pas renverser son café en marchant ?

 

Tout le monde l’a déjà vécu, pourtant personne n’avait cherché à en comprendre le pourquoi. Pourquoi le café se renverse quand on marche la tasse à la main ? Une histoire de fréquences, de jambes, de mouvements et de contenant. Voici les conseils pour rejoindre son bureau depuis la machine à café sans passer par la case serpillière !

La pause café relève de la tradition. S’aérer l’esprit, se changer les idées, souffler un peu et absorber un peu de caféine, ce stimulant cérébral. Mais voilà, bien souvent, le liquide déborde de sa tasse et on noircit le couloir, ou pire, la moquette. Heureusement, la science vient en aide à tous les maladroits qui sont condamnés à boire seulement la moitié de leur café.

Le contexte : peu importe le flacon, pourvu qu’on ait la caféine

Le café est l’une des denrées les plus échangées dans le commerce mondial. Cette substance psychoactive est consommée sur toute la surface de la Planète, mais surtout dans les pays développés. Ce qu’on recherche : la caféine (ou plutôt la 1,3,7-triméthylxanthine, pour les puristes), aux propriétés psychotropes. Les Scandinaves sont les champions de sa consommation, puisque chacun d’eux en ingurgite en moyenne une dizaine de kilogrammes chaque année.

Au fil du temps, le café a acquis des vertus sociales. La plupart des entreprises ne peuvent se passer de leur traditionnelle pause café, moment pendant lequel chacun se retrouve autour d’une boisson chaude, oublie quelques minutes la charge de travail qui l’attend en discutant de la pluie et du beau temps (ou d’autres choses) avec ses collègues.

Le café est extrait des graines du caféier, un arbuste qui pousse dans les régions tropicales. © public-domain-image.com

Le café est extrait des graines du caféier, un arbuste qui pousse dans les régions tropicales. © public-domain-image.com

Dans le lot, il y en a toujours un qui, se laissant emporter par son discours ou voulant perdre le moins de temps possible, déverse la moitié de sa tasse sur le sol. Chacun de nous doit s’y reconnaître plus ou moins… Pourquoi sommes-nous si maladroit ? Enfin la réponse nous est parvenue de l’université de Californie, à Santa Barbara plus précisément, quand deux spécialistes de la physique des fluides ont traité le problème. Leur solution est exposée dans la revue Physical Review E.

L’étude : des réservoirs des missiles aux tasses de café

Que les choses soient claires : il s’agit d’un complot international fomenté par nos jambes, nos mouvements, et surtout le contenant ! Les deux auteurs ont comparé la fréquence de nos foulées avec celle de l’oscillation du café dans sa tasse. Elles sont très proches, mais légèrement différentes. À chaque pas, le balancement du café s’amplifie. En moyenne, la catastrophe se produit entre la septième et la dixième de nos foulées.

En étudiant des récipients de formats différents et des démarches à vitesses variables, un modèle mathématique a pu être établi. Et pour celles et ceux qui en ont assez de renverser leur précieux liquide, l’étude fournit également son lot de conseils pratiques. Enfin, pratiques, cela reste à vérifier.

 

Espresso, cappuccino, au lait... le café se prépare de différentes façons. Mais la moins bonne d'entre toutes, c'est quand il est renversé. © Mark Prince, Wikipédia, DP

Espresso, cappuccino, au lait… le café se prépare de différentes façons. Mais la moins bonne d’entre toutes, c’est quand il est renversé. © Mark Prince, Wikipédia, DP

    Les erreurs à ne pas commettre :

  • marcher vite, car ceux qui croient que ce phénomène est dépendant du temps et qu’en raccourcissant la durée du parcours on se prémunira d’une chute de café, courent au devant de déconvenues certaines. Les oscillations dans la tasse sont amplifiées et quelques pas suffisent à perdre tout le contenu ;

  • regarder devant soi. Lorsqu’on focalise son attention sur sa tasse, on avance d’une part moins vite car on ne sait pas où on va (il faut tout de même veiller à éviter les chocs frontaux avec un collègue), mais nos poignets compensent automatiquement les balancements du café dans son bol ;

  • vouloir accélérer trop vite. Passer de 0 à 30 km/h en 2,6 s impressionne peut-être certains de vos collègues, mais n’est guère compatible avec un liquide chaud qui doit rester dans sa tasse. Une accélération progressive est cependant conseillée pour les plus pressés ;

  • ne pas faire ses lacets. Cela relève de l’évidence, mais lorsqu’on trébuche, on entraîne inéluctablement dans sa chute sa boisson chaude. NB : ce conseil pourrait ne pas valoir en apesanteur.

Enfin, pour limiter davantage les risques, nos deux auteurs, qui comptent probablement passer leur doctorat de serveur, préconisent des solutions nouvelles en s’inspirant des recherches de la mécanique des fluides menées pour mieux comprendre les mouvements des carburants dans les missiles. Selon eux, il faudrait probablement changer de contenant. Au lieu de tasses, de mugs ou de gobelets, un récipient souple absorberait bien mieux les oscillations. Un sac plastique devrait faire l’affaire… Reste à trouver la solution à un nouveau problème qui risque de se poser : comment boire sans en mettre la moitié sur sa chemise ? Mais ceci est une autre question !

L’œil extérieur : une étude qui tombe à l’eau ?

Effectivement, rares sont ceux qui ont échappé au supplice de la serpillière pour avoir renversé leur boisson par terre. Le bon sens et l’expérience ne suffisaient-ils pas à maîtriser les techniques de base pour éviter que ce genre de mésaventure ne se produise trop souvent ? Sûrement. Cela est ouvert au débat, mais ne peut-on pas considérer que tout savoir est bon à prendre ?

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Ig Nobel 2017 : un chat et du fromage qui pue


A chaque année le Ig Nobel attire les scientifiques avec leurs expériences et conclusions qui peuvent être assez étranges, car le IgNobel a pour objectif de  récompenser les réalisations qui font d’abord rire les gens, puis les font réfléchir. Les prix sont également utilisés pour souligner que même les recherches paraissant absurdes peuvent apporter des connaissances utiles.
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Ig Nobel 2017 : un chat et du fromage qui pue

 

Nathalie Mayer

Journaliste

 

Deux des dix prix Ig Nobel 2017, qui récompensent la science insolite, sont attribués à des chercheurs français. Il s’agit du prix Ig Nobel de physique, pour une étude sur les chats, et du prix Ig Nobel de médecine, pour des travaux portant sur l’aversion pour les fromages qui puent.

Les chats sont-ils solides ou liquides ? C’est la question qui a valu à un physicien de l’ENS de Lyon le dernier prix Ig Nobel de physique, remis le 14 septembre au Harvard’s Sanders Theatre (États-Unis). Car il a remarqué que, comme les liquides, les chats semblent parfois ne plus avoir de forme propre et être capables d’adopter celle du récipient qui les contient.

D’ailleurs, les principes de la dynamique des fluides que ce chercheur a mis en œuvre ne lui ont pas permis de répondre de manière définitive !

Le physicien assure tout de même que son travail permet d’éclairer « certaines des questions réelles que se pose la rhéologie [l’étude de la déformation et de l’écoulement de la matière sous l’effet d’une contrainte appliquée, NDLR] ».

Des chercheurs français se sont vu attribuer l’Ig Nobel de médecine pour leurs travaux sur l’aversion au fromage. © Philipimage, Fotolia

Des chercheurs français se sont vu attribuer l’Ig Nobel de médecine pour leurs travaux sur l’aversion au fromage. © Philipimage, Fotolia

    Le dégoût du fromage et les Français

    Des neuroscientifiques du Centre de recherche en neuroscience de Lyon et du Laboratoire de neuroscience Paris Seine ont, quant à eux, été récompensés pour leurs travaux sur le fromage qui pue. Un sujet bien français, diront les mauvaises langues, mais peu importe, puisqu’il leur aura valu un Ig Nobel de médecine.

    Car l’aversion au fromage est un phénomène très répandu. Et l’aversion constitue l’un des éléments clés de notre défense vis-à-vis d’un objet d’agression, d’où l’intérêt de l’étudier. Leur conclusion : sur le plan neurofonctionnel, le dégoût du fromage serait à associer à une modification de l’activité du circuit de la récompense.

    Parmi les autres sujets récompensés :

  • une étude portant sur la taille des oreilles des hommes âgés ;

  • une autre portant sur le lien entre un contact avec un crocodile vivant et l’envie de miser gros ;

  • une autre encore portant sur la pratique d’un instrument à vent pour lutter contre le ronflement

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POUR EN SAVOIR PLUS

Ig Nobel 2013 : des Français médaillés pour une découverte sur l’ébriété

Article de Jean-Luc Goudet paru le 13/09/2013

On se croit attirant quand on est soûl, selon une étude grenobloise. Il est difficile de savoir quand une vache va se relever. Les airs d’opéra ont un effet positif sur les souris cardiaques, et il est possible d’évacuer des pirates de l’air en plein vol. Le cru 2013 des prix « anti-Nobel » est assez croustillant.

Le comité réuni par l’honorable association Improbable Research, chargé de récompenser les – véritables – études scientifiques « qui font rire puis réfléchir », a rendu jeudi 12 septembre au soir son verdict tant attendu. La cérémonie de remise des Ig Nobel 2013, qui s’est tenue pour la 23e fois depuis 1991 dans le théâtre Sanders, sur le campus de l’université Harvard (Cambridge, États-Unis), n’a pas déçu.

La science française s’enorgueillit de figurer au palmarès avec un très bel Ig Nobel de psychologiepour un travail sur l’autosatisfaction ressentie en état d’ébriété. Terminée en 2012 et publiée en 2013 dans le British Journal of Psychology, l’étude de l’équipe menée par Laurent Bègue(université Pierre Mendès-France, Grenoble) était intitulée « Beauty is in the eye of the beer holder : People who think they are drunk also think they are attractive ». Il faut être anglophone pour comprendre le jeu de mots, facétie assez rare dans la littérature scientifique. L’adage « beauty is in the eye of the beholder », soit « la beauté est chez celui qui regarde », veut signifier que la notion de beauté est subjective. Ici, il s’agit des buveurs de bière (beer) et la suite du titre clarifie la pensée des auteurs : « les gens qui pensent qu’ils sont soûls pensent aussi qu’ils sont attirants ». La conclusion de l’étude, donc sur des personnes pensant qu’elles ont trop bu, était que ce phénomène s’explique par un effet placebo (et qu’il n’affecte que la personne concernée, son entourage y restant insensible).

Laurent Bègue, du Laboratoire interuniversitaire de psychologie, personnalité, cognition, changement social (LIP-PCS, UPMF de Grenoble) a fait le voyage à Cambridge (Massachusetts) pour assister à la cérémonie de remise des prix Ig Nobel et recevoir celui décerné à son équipe. © DR

Laurent Bègue, du Laboratoire interuniversitaire de psychologie, personnalité, cognition, changement social (LIP-PCS, UPMF de Grenoble) a fait le voyage à Cambridge (Massachusetts) pour assister à la cérémonie de remise des prix Ig Nobel et recevoir celui décerné à son équipe. © DR

Cru 2013 des Ig Nobel : la boussole du bousier et des maths assez vaches

Le reste de la sélection vaut le détour. Dans l’improbable catégorie Biologie et astronomie, la récompense est accordée à un travail international qui avait déjà eu les honneurs de notre rubrique Science décalée. L’étude démontre que le bousier s’oriente la nuit en s’aidant de la Voie lactée. Un argument de plus pour s’inquiéter de la pollution lumineuse du ciel…

L’Ig Nobel de physique revient à une étrange recherche sur l’effet de la faible gravité qui permettrait à certains de courir sur une surface d’eau à condition qu’elle soit sur la Lune. Peut-être une expérience intéressante à réaliser dans l’Airbus Zéro G de Novespace, organisant des vols paraboliques simulant une gravité nulle, lunaire ou martienne.

Le prix de la Probabilité (car l’Ig Nobel, contrairement au Nobel, s’intéresse aussi aux mathématiques) revient à une équipe qui s’est focalisée sur les mouvements verticaux des ruminants, découvrant deux résultats importants en matière de statistiques. Premièrement, plus une vache est restée longtemps couchée, plus est grande la probabilité de la voir se relever l’instant suivant. Deuxièmement, considérant une vache debout, il est très difficile de savoir quand elle va se coucher.

Le dispositif anti-pirates de l'air, brevet du Bureau américain des brevets et des marques de commerce numéro 3.811.643, 21 mai 1974. © DR

Le dispositif anti-pirates de l’air, brevet du Bureau américain des brevets et des marques de commerce numéro 3.811.643, 21 mai 1974. © DR

L’opéra a du cœur mais pourra-t-on applaudir ?

En médecine, il faut sans doute souligner l’importance de cette étude japonaise selon laquelle écouter des airs d’opéra augmente les chances de survie après une transplantation cardiaque, du moins chez la souris. L’Ig Nobel de chimie quant à lui ne va pas à une découverte, mais à une constatation : on ignore pourquoi les oignons font pleurer et mais on sait désormais que la réponse est complexe.

Dans le domaine de la sécurité, le jury a déterré une demande de brevet datant de 1974 décrivant un système d’encapsulation automatique de pirates de l’air (voir illustration). Piégés par un système composé d’une trappe invisible et d’un filet, les détourneurs d’avion peuvent ensuite être évacués sous parachute sur une zone où la police les attend.

Enfin, signalons le très mérité Ig Nobel de la paix décerné à Alexandre Lukashenko, président de la république de Biélorussie, pour avoir interdit les applaudissements en public. Cet intéressant progrès de la démocratie avait fait le buzz durant l’été 2011 quand, au nom de cette prohibition, une amende avait été infligée à un manchot.

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Comment les chats peuvent-ils parfois survivre à de terribles chutes?


Les chats en cas de chute ont une capacité de survivre. D’après des calculs en physique, un chat qui tombe de 6 étages seraient un gros risque pour lui, mais plus haut, il a des chances de survivre
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Comment les chats peuvent-ils parfois survivre à de terribles chutes?

 

Chat | via Maxpixel CC License by

Chat | via Maxpixel CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur WIRED

Les chats sont décidément bien fascinants, et paradoxaux. En effet, il est acquis qu’ils peuvent survivre à des chutes depuis des fenêtres ou des balcons, à condition que ces derniers ne tombent pas du cinquième étage. Mais saviez-vous que les félins peuvent également espérer survivre à des chutes depuis des étages très élevés, par exemple du neuvième ou du dixième étage?

Sur Wired, un spécialiste de la physique a étudié cet étrange phénomène et explique que tout dépend de la résistance à l’air et du poids apparent lié à la force de gravité.

«Quand un objet tombe, note Wired, il y a essentiellement deux forces qui agissent dessus. Il y a la force de gravité qui dépend du champ gravitationnel (9,8 N/kg sur Terre) et de la masse de l’objet. L’autre force est la force de résistance de l’air.»

Cette dernière augmente avec la vitesse de l’objet car elle pousse dans la direction inverse du déplacement de l’objet.

Dix-huit mètres, la hauteur de la mort

Le spécialiste de Wired a alors utilisé un calcul numérique pour appliquer ces règles de physique à la chute d’un chat et faire dans un premier temps une estimation de sa vitesse à plusieurs étapes du déplacement.

 «Durant chacune de ces étapes, les forces sont plus ou moins constantes, donc le mouvement peut-être calculé. Plus l’écart entre chaque étape sera petit, et meilleur sera le calcul. Néanmoins, plus il y a d’étapes et plus vous aurez besoin de faire des calculs.»

D’où l’importance de l’ordinateur pour analyser une chute de chat et nous apprendre qu’il lui faudrait un peu plus de cinq secondes pour faire une chute de cent mètres.

Après avoir détaillé ses calculs, il a défini deux critères importants pour savoir quand est-ce qu’un chat peut espérer survivre ou non à ces longues chutes.

«D’abord, la vitesse d’impact. Les vitesses d’impact élevées sont mauvaises parce que le chat va arriver plus vite au sol. Ensuite, il y a le poids apparent à l’impact. Les poids apparents moins élevés sont mauvais parce que le chat sera en position d’atterrir sur ses pattes au lieu de s’étendre et de se détendre.»

Pour qu’un chat puisse éventuellement survive à une chute, il faut donc trouver la hauteur à laquelle la vitesse d’impact sera la plus faible et le poids apparent le plus élevé. Grâce à des calculs, Wired a donc mis en place un taux de survie en fonction de la hauteur de la chute. Résultat, le risque le plus élevé se situe à 18 mètres de hauteur, soit six étages environ. Au-delà, il est intéressant de noter que les chances de survie repartent à la hausse. En théorie en tout cas. 

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