Rosetta : sur la comète Tchouri, le robot Philae s’est réveillé


C’est surprenant, moi-même, je n’aurais pas cru que Philae se serait réveillée pour transmettre des données. Même si ce ne fut qu’un bref instant, on peut espérer qu’il communiquera encore avec Rosetta
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Rosetta : sur la comète Tchouri, le robot Philae s’est réveillé

 

Par Joël Ignasse

Le robot Philae s’est réveillé ! ESA

Après sept mois d’hibernation, le robot Philae a donné un signe de vie dans la nuit de samedi à dimanche. Une nouvelle que les scientifiques n’espéraient plus.

 

DARMSTADT. C’est au Centre opérationnel de l’Agence spatial européenne (ESA) à 22h28 dans la nuit de samedi à dimanche que le signal émis par le robot Philae a été reçu. Il s’agit d’une transmission d’environ deux minutes avec 40 seconde et 300 paquets de données qui laissent penser que le robot pourrait reprendre ses activités scientifiques dans quelques jours. Une formidable surprise pour toute la communauté spatiale.

Le réveil d’un condamné

Après dix ans de voyage à bord de la sonde européenne Rosetta, le robot Philae a connu son heure de gloire en novembre dernier quand il s’est posé sur sa cible, la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko  (« Tchouri » pour les intimes). Malheureusement, Philae a atterri, après deux rebonds, entre des falaises dans un lieu peu éclairé. Ses panneaux solaires ne recevaient pas assez de lumière pour recharger ses batteries et le robot s’était mis en veille depuis le 15 novembre.

Après avoir pensé qu’il pourrait se réveiller vers le mois de mars, quand la comète Tchouri se rapprochant du Soleil recevait plus de lumière, les scientifiques de l’ESA avaient peu à peu perdu espoir de voir leur robot reprendre vie. Ils maintenaient tout de même une veille attentive qui vient d’être récompensée.

OPERATIONNEL.

« L’atterrisseur est prêt à reprendre ses opérations », a déclaré Stefan Ulamec, responsable du robot, dans un communiqué de l’agence spatiale allemande DLR.

Philae a retrouvé un peu de chaleur puisqu’il a atteint sa température opérationnelle de -35°c et a rechargé ses batteries avec 24 watts disponibles. Pour pouvoir entrer en contact avec la sonde et recevoir ses télécommandes, Philae a aussi besoin de 12 watts au minimum. Et pour pouvoir répondre et envoyer des données, il lui faut 19 watts au minimum.

L’analyse des données envoyées par Philae a révélé que le robot s’est sans doute réveillé quelques jours avant samedi mais qu’il n’était pas en mesure d’établir un contact plus tôt. Les scientifiques espèrent qu’il réussira un nouveau contact prochainement, il y a encore 8000 paquets de données non transmises dans la mémoire de l’atterrisseur. Ils sont en train de d’améliorer la communication entre Philae et Rosetta, la sonde qui est en orbite autour de la comète Tchouri et qui sert de relai vers la Terre.

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Mission Rosetta : l’atterrisseur Philae a été retrouvé !


Il semble que Philae ne soit pas disparue. Bon, il faut encore quelques vérifications, mais selon les indices, il serait toujours sur la comète Tchouri qui se dirige vers le soleil. On croit qu’il serait impossible qu’une communication s’établisse entre la Terre et Tchouri dû au manque d’ensoleillement pour recharger les batteries. En tout cas, la mission du robot Tchouri a quand même donné de bons résultats et des renseignements inestimables
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Mission Rosetta : l’atterrisseur Philae a été retrouvé !

 

Un montage réalisé pour montrer la position, plutôt inconfortable, de Philae, posé sur la comète. Une des trois jambes ne touche pas le sol. © Esa/DLR

Un montage réalisé pour montrer la position, plutôt inconfortable, de Philae, posé sur la comète. Une des trois jambes ne touche pas le sol. © Esa/DLR

Caché dans le relief tourmenté de la comète 67P/Churyumov-GerasimenkoTchouri, l’atterrisseur Philae, au terme de sa course folle du 12 novembre 2014, semblait avoir échappé aux caméras de Rosetta. L’analyse des données de l’instrument Consert a permis de cerner la zone où il devrait se trouver et un examen attentif des images prises par la caméra Osiris en décembre dernier a finalement montré quelque chose qui ressemble fort au petit robot.

Il y a un peu plus d’un mois, le 8 mai, débutait une nouvelle période de dix jours pour tenter d’établir le contact avec Philae, le petit atterrisseur de la mission Rosetta. Les équipes de l’Esa et celle de mécanique spatiale du SONC (Cnes) se sont relayées pour tenter de capter un signal de l’engin qui s’est posé le 12 novembre 2014 quelque part sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. Depuis le 15 novembre, il reste silencieux et sourd à toutes les tentatives d’entrer en contact avec lui et les caméras de la sonde Rosetta ne sont toujours pas parvenues à le voir.

Mais, très bonne nouvelle, Philae a été retrouvé. Non pas lors de cette nouvelle campagne d’écoute mais en comparant des images acquises le 22 octobre 2014 avec d’autres prises les 12 et 13 décembre 2014. Une découverte remarquable, qu’explique le Cnes sur son site Internet, que l’on doit à Guillaume Faury, d’Akka Technologies, une entreprises qui travaille sous contrat pour le Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM) et l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP).

Entre l'image de gauche, prise par la caméra Osiris, à bord de Rosetta, le 22 octobre et celles de droite, saisies avec le même instrument les 12 et 13 décembre 2014, une tache blanche apparaît. Sa forme en trèfle correspond à celle de l'atterrisseur Philae, avec deux de ses pattes. © Esa/Rosetta/MPS for Osiris Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

Entre l’image de gauche, prise par la caméra Osiris, à bord de Rosetta, le 22 octobre et celles de droite, saisies avec le même instrument les 12 et 13 décembre 2014, une tache blanche apparaît. Sa forme en trèfle correspond à celle de l’atterrisseur Philae, avec deux de ses pattes. © Esa/Rosetta/MPS for Osiris Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

Philae retrouvé mais dans une position bien inconfortable

La première piste est venue de l’instrument Consert, qui a fonctionné dès l’atterrissage de Philae. Grâce à un échange radar avec Rosetta, il a réalisé à travers la comète une sorte de scanner pour mieux comprendre la structure interne. L’analyse fine des signaux reçus a permis de situer Philae dans une ellipse de 16 x 160 m. La comparaison des images entre octobre et décembre a ainsi pu être réduite à une petite zone.

Toutefois, s’il ne fait guère de doute que les pixels blanchâtres repérés sont bien ceux de Philae, le conditionnel reste de mise tant que la sonde Rosetta ne l’a pas vu. En supposant qu’il s’agit bien de Philae, seules de nouvelles images à haute résolution de la zone avec un bon éclairage permettraient de trancher, mais les survols rapprochés du noyau sont à présent proscrits à cause de l’accroissement de l’activité de la comète à l’approche du Soleil. Il faudra donc attendre l’automne et la baisse de cette activité pour revenir à proximité et avoir la certitude qu’il s’agit bien de Philae et non pas d’un morceau de glace sale réfléchissant la lumière solaire. D’ici là, on espère que les modifications locales de la surface n’auront pas de facto mis un terme aux recherches en enfouissant Philae ou en le catapultant dans l’espace !

Les rebonds (non prévus) qu'a effectués Philae lors de son atterrissage sur la comète Tchouri. © Esa/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA
Les rebonds (non prévus) qu’a effectués Philae lors de son atterrissage sur la comète Tchouri. © Esa/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

Philae se réveillera-t-il ? La question reste posée…

Cette découverte est évidemment une bonne nouvelle. Certes, cela ne va ramener Philae à la vie. Les conditions d’ensoleillement restent nettement insuffisantes pour qu’il recharge ses batteries et enclenche un cercle vertueux lui permettant de fonctionner normalement. Mais pour l’équipe scientifique le fait de connaître sa position avec exactitude est primordial pour exploiter pleinement les données récoltées par ses instruments, notamment celles de Consert.

Le repérage de Philae permettra aussi de déterminer la période à partir de laquelle l’évolution des conditions d’ensoleillement à l’approche du Soleil favorisera le réveil de l’atterrisseur et sa reprise de contact avec l’orbiteur. Mais cela, c’est une autre histoire…

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Les six secrets de la comète Tchouri


C’est une belle aventure spatiale que nous pouvons suivre tout au long de son périple vers le soleil. Grâce à Philae, nous avons pu apprendre un peu plus sur ce gros caillou. J’espère que Philae va se réveiller à temps s’il est toujours fonctionnel pour nous donner les derniers moments de Tchouri
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Les six secrets de la comète Tchouri

Carte des régions de la comète 67P Tchuriomov Gerassimenko ESA

Carte des régions de la comète 67P Tchuriomov Gerassimenko ESA

Cet article est extrait de Sciences et Avenir n°817, disponible via l’encadré en bas d’article.

Par Audrey Boehly

C’est un surprenant portrait de l’astre glacé Tchourioumov-Guérassimenko que dévoile la sonde Rosetta, six mois après sa mise en orbite autour de la comète.

1 Des plaines et des falaises

Révélée par les images de la caméra Osiris, la diversité des paysages de Tchourioumov-Guérassimenko, alias Tchouri, a surpris les astronomes : vastes plaines, falaises abruptes, failles, puits mystérieux d’où s’échappent des nuages de gaz… et même des dunes, quand bien même il n’y a pas d’atmosphère et donc pas de vent sur la comète. Certaines de ces structures résultent de l’érosion de l’astre, dont la surface est remodelée à chaque passage près du Soleil (sous l’effet de la chaleur, la glace se sublime perdant plusieurs mètres d’épaisseur). D’autres datent probablement de sa formation il y a 4,5 milliards d’années, lors de la naissance du système solaire.

2 L’eau diffère de celle de la Terre

L’analyse des gaz éjectés par la comète par le spectromètre Rosina révèle que la teneur en deutérium des molécules d’eau y est trois fois plus importante que celle de nos océans. Conséquence : contrairement à ce que l’on pensait, les comètes ne seraient peut-être pas la source principale de l’eau terrestre.

LIRE L’eau de Tchouri est différente de celle de la Terre

Pour trouver l’origine de celle-ci, les chercheurs se tournent désormais vers les astéroïdes, dont l’eau présente un rapport deutérium/hydrogène similaire à celui de notre planète.

3 Une surface plus noire que du charbon

Les comètes sont majoritairement composées de glace, et pourtant… cette dernière est presque inexistante à la surface de Tchouri ! Elle se cache probablement sous sa croûte, plus noire que du charbon (elle ne reflète que 6 % de la lumière du Soleil) et riche en matière organique si l’on en croit les données du spectromètre infrarouge Virtis. Mieux, l’instrument a aussi recueilli des indices indiquant la présence possible d’acides aminés, ces petites briques indispensables à la vie.

4 Aussi légère que du liège

D’une densité comparable à celle du liège (470 kg/m3), Tchouri pourrait… flotter ! Aussi étonnant que cela paraisse, le phénomène s’expliquerait par la structure interne du noyau cométaire. Lors de son atterrissage, en novembre, le robot Philae a traversé une couche molle de quelques dizaines de centimètres (certainement de la poussière) avant de heurter un matériau très dur ressemblant à de la glace. En dessous, les chercheurs estiment que le cœur de la comète est constitué d’un mélange des deux, présentant une porosité de 70 % à 80 %.

5 Un  bouclier magnétique protecteur

Contrairement à la Terre, les comètes ne possèdent pas de magnétosphère – ce rempart qui nous protège des particules du vent solaire – mais en développent une lorsqu’elles approchent de notre étoile. Un phénomène spectaculaire observé par l’analyseur de composition ionique RPC-ICA. Sous l’effet de la chaleur du Soleil, des éléments volatils du noyau (de l’eau principalement) passent de l’état solide à l’état gazeux, formant un nuage en expansion, la coma, aussi appelée « chevelure ».

LIRE UN véritable bouclier magnétique naît sur la comète Tchouri

Exposées aux rayons ultraviolets, ces molécules gazeuses sont dissociées et ionisées, produisant des ions et des électrons. Progressivement, la coma devient si dense et si chargée électriquement qu’elle forme un écran qui dévie les particules solaires.

6 Il y a des saisons sur la comète

En raison de son angle de rotation incliné par rapport au Soleil, Tchouri connaît une alternance saisonnière. L’hiver règne actuellement dans son hémisphère sud – là où s’est posé l’explorateur Philae. Mais dès le mois de mai, cette région entamera une période estivale qui durera 10 mois, coïncidant avec le passage de la comète au plus près du Soleil. Sous l’effet du rayonnement intense, les chercheurs estiment que la zone pourrait perdre jusqu’à 20 mètres d’épaisseur.

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Mission Rosetta : Philae reste introuvable


Après avoir fait la Une  des journaux Philae s’est endormi, mais il semble qu’il ne soit pas visible pour Rosetta. A-t-il quitté Tchouri où s’il s’est bien caché pour hiverner ? Espérons quand la comète arrivera près du soleil, il sortira de sa léthargie.
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Mission Rosetta : Philae reste introuvable

 

Rosetta Philae comète

Malgré les efforts déployés pour le localiser à la surface de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, le robot Philae reste introuvable. Crédits : ESA

Par Maxime Vaïl

Le robot Philae, qui a atterri le 13 décembre 2014 sur le noyau de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, reste introuvable malgré les efforts des scientifiques de la mission Rosetta pour le retrouver.

Où est Philae ? A l’heure actuelle, nul ne le sait. Et ce malgré les efforts des scientifiques de la mission Rosetta, qui le recherchent inlassablement depuis son atterrissage sur le noyau de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, le 13 décembre 2014.

Et pourtant, ce n’est pas faute d’essayer. En effet, les chercheurs de l’ESA épluchent depuis deux mois tous les clichés en haute résolution de la surface du noyau de la comète, pris par Rosetta qui orbite toujours autour de ce dernier. Mais en vain : jusqu’ici, il n’a pas été possible de localiser le robot Philae sur les clichés obtenus par Rosetta, même si les chercheurs connaissent la région du noyau à l’intérieur duquel Philae se trouve.

Selon les responsables scientifiques du robot Philae, il est très probable que ce dernier, après ses rebonds successifs sur le noyau, ait finalement atterri dans un cratère sombre, mal éclairé par la lumière du soleil. Ce qui expliquerait aussi pourquoi il n’a pas pu recharger ses batteries à l’aide de ses panneaux solaires.

En attendant, il n’en reste pas moins que les scientifiques de la mission Rosetta ont bon espoir que Philae se réveille au cours des prochains mois, lorsque la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko se sera rapprochée du soleil. Un réveil qui pourrait avoir lieu en mars (lire sur Sciences et Avenir « Rosetta : ça se confirme, Philae devrait se réveiller en mars 2015 »).

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Rétrospective : 12 événements qui ont marqué la science en 2014


Rétrospective : 12 événements qui ont marqué la science en 2014

 

L’humanité atterrit sur une comète, la cigarette électronique gagne en popularité et le plastique envahit le Saint-Laurent. Notre rétrospective scientifique de l’année 2014.


MISSION ACCOMPLIE POUR ROSETTA

La mission Rosetta est sans conteste la prouesse scientifique de l’année. Maintenue en hibernation depuis son lancement il y a 10 ans, la sonde se réveille en janvier afin de s’approcher de la comète Tchouri, où elle larguera en novembre le robot Philae. Celui-ci ne réussira toutefois pas à s’ancrer dans le sol de l’astre. Philae mènera quand même pendant deux jours une série d’expériences destinées à mieux comprendre la formation du système solaire.

Photo : ESA/Impression artistique


COMMOTIONS : JEUNES CERVEAUX EN PÉRIL

Le football est la passion de milliers de jeunes Québécois. C’est aussi un sport où le risque de commotions cérébrales est très élevé, autant sinon plus que le hockey. L’émission Enquête révèle en janvier que ni le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) ni Football Québec – les deux organismes chargés d’encadrer les jeunes – n’ont la moindre idée du nombre de commotions que les joueurs subissent. L’émission montre également que même si les écoles sont censées les déclarer, le RSEQ n’emploie aucun responsable de la sécurité. – ICI.radio-canada.ca/commotions


DIRECTION MARS (ORION ET MARS ONE)

L’intérêt de l’humanité pour la planète voisine de la Terre ne se dément pas. Le début de l’année marque aussi le lancement de Mars One, un projet dont l’objectif est d’envoyer un équipage de quatre personnes tous les deux ans vers Mars, le premier groupe devant arriver en 2025. Quatre Québécois participent au projet, qui se voudra aussi une téléréalité. Plus sérieusement, la NASA réussit en décembre le premier test de la capsule Orion, qui devrait envoyer des humains sur Mars en 2030

Photo : NASA/Impression artistique


LA NOUVELLE COQUELUCHE DES FUMEURS

En 2014, la cigarette électronique fait un tabac au Québec et au Canada. Au-delà de sa popularité grandissante, un débat s’amorce sur l’innocuité et l’efficacité de cette nouvelle façon de réduire la dépendance aux produits du tabac.

Photo : iStockphoto


LE BIG BANG RETRACÉ

Des physiciens américains révèlent en mars la première détection directe des ondes gravitationnelles primordiales, c’est-à-dire les toutes premières secousses du big bang qui a marqué la naissance de l’Univers. Cette découverte est considérée comme une avancée majeure en physique.

Photo : iStockphoto


DU SANG JEUNE POUR RAJEUNIR

En mai, des chercheurs ont démontré que du sang de jeunes souris, ou même juste un facteur de ce sang connu sous le nom de GDF11, peut rajeunir les muscles et le cerveau de souris âgées. Cette découverte a conduit à un essai clinique dans lequel des patients atteints de la maladie d’Alzheimer reçoivent du plasma de jeunes donneurs. Photo: iStockphoto


DES MINIROBOTS QUI AGISSENT COMME DES FOURMIS

En août, des chercheurs américains de l’Institut Wyss de l’Université Harvard annoncent la création des Kilobots, des minirobots inspirés des abeilles et des fourmis capables de s’auto-organiser. Les minuscules engins sont en mesure de communiquer entre eux et de se rassembler pour créer des formes particulières, comme des étoiles de mer.

Photo : Science/Mike Rubenstein


MANIPULER LA MÉMOIRE

En utilisant l’optogénétique, une technique qui manipule l’activité des neurones à l’aide de rayons lumineux, des chercheurs ont montré en août qu’ils pouvaient manipuler spécifiquement des souvenirs chez la souris. Dans leurs expériences où ils effaçaient des souvenirs existants et en implantaient d’autres faux, ils sont allés jusqu’à changer le contenu émotionnel d’un souvenir chez la souris de bon en mauvais et vice-versa.

Photo : iStockphoto


LA MALADIE DE LYME GAGNE DU TERRAIN AU QUÉBEC

Présente dans plus de 65 pays, la maladie de Lyme fait son entrée au Québec depuis quelques années. En octobre, l’émission Découverte dresse un portrait de la situation et montre que la maladie gagne sans cesse du terrain grâce à une tique et à une souris. ICI.Radio-Canada.ca/lyme


LE PLASTIQUE ENVAHIT LE SAINT-LAURENT

Une équipe de chercheurs de l’Université McGill a découvert une nouvelle source de pollution dans le fleuve Saint-Laurent : des microbilles de plastique. Les chercheurs en ont trouvé en grande concentration dans les sédiments du grand fleuve. L’émission Les Années lumière consacre un reportage à cette réalité en octobre. 


LA PEUR EBOLA

Encore inconnue du public il y a peu de temps, la maladie ou la fièvre d’Ebola devient, en 2014, « le » grand sujet de santé, déclenchant l’inquiétude, sinon la panique quand on la voit sortir d’Afrique, où elle avait toujours été confinée depuis sa découverte, au Congo, en 1976. La communauté scientifique est interpellée et accélère des essais de médicaments prometteurs, comme le ZMapp, et de vaccins, dont l’un a été mis au point au Canada. – ICI.Radio-Canada.ca/ebola


LE CLIMAT À L’HEURE DE LIMA

La 20e conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, réunie à Lima au Pérou en décembre, approuve les éléments de base d’un futur traité mondial sur le climat, qui devra être conclu à la conférence de Paris fin 2015. En novembre, les États-Unis et la Chine avaient annoncé leur intention de mener conjointement un projet sans précédent de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

Photo : iStockphoto ICI.Radio-Canada.ca/climat

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La tentative de forage du robot Philae sur la comète Tchouri a échoué


Le robot Philae n’a pas pu faire tout ce qui était prévu, comme le forage, mais quand même, il a pu dévoiler certaines informations, qui dans d’autres articles sur le web, on croit que l’eau sur Terre, ne viendrait pas des comètes mais des astéroïdes. Maintenant, il reste à attendre que Philae soit en mesure de faire recharger ses batteries pour en savoir un peu plus
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La tentative de forage du robot Philae sur la comète Tchouri a échoué

 

Le robot européen Philae qui s'est posé en novembre sur la comète... (Photo Reuters)

 

Photo Reuters

Agence France-Presse
WASHINGTON

Le robot européen Philae qui s’est posé en novembre sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko, une première, n’est semble-t-il pas parvenu à effectuer un forage dans le sol, a indiqué mercredi un scientifique du Centre national d’études spatiales (CNES).

«Le robot Philae a malheureusement foré dans le vide et il va falloir attendre le printemps pour qu’il puisse recharger ses batteries et compléter sa mission arrêtée le 15 novembre», à savoir prélever des échantillons du noyau pour en analyser la composition, a expliqué à l’AFP Francis Rocard, responsable du programme Rosetta au CNES.

«Le responsable de l’expérience COSAC (chargé d’analyser les échantillons du noyau cométaire prélevés, ndlr) nous a dit n’avoir à deux reprises enregistré aucun signal et une troisième fois seulement un signal indiquant que le processus progressait…. donc c’est presque sûr» qu’aucun prélèvement de matériaux n’a eu lieu, a-t-il dit.

«Une possibilité (pour expliquer le troisième signal, ndlr) serait qu’un grain du sol soit tombé dans le four à pyrolyse qui aurait pu être analysé par COSAC, mais un grain c’est très peu», a encore dit le scientifique du CNES.

La foreuse devait se déplacer de 560 mm par rapport à son point de référence, collecter un échantillon, revenir à son point de départ et déposer sa collecte dans le four en forme de godet permettant à COSAC de l’analyser.

COSAC est équipé notamment d’un spectromètre de masse destiné à identifier et à quantifier des composés cométaires volatils, dont des molécules organiques complexes présentes dans les échantillons prélevés en surface et chauffés jusqu’à 600 degrés Celsius dans les fours à usage unique.

COSAC a déjà donné des résultats puisque, selon lui. Les analyses réalisées sur les gaz «reniflés» après le premier contact avec la surface ont permis de détecter des molécules organiques complexes avec au moins trois atomes de carbone, a-t-il dit.

«La composition du matériau cométaire (dur) n’est pas aujourd’hui connue. On pense qu’il s’agit d’un matériau organique», a dit Francis Rocard.

Les comètes, objets les plus primitifs du système solaire riches en carbone, ont pu apporter des molécules sur notre planète ayant contribué à l’émergence de la vie, estiment les scientifiques. Ils relèvent que le carbone est la charpente de base de la vie.

Philae a atterri le 12 novembre sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko rebondissant avant de se stabiliser à la surface sur une pente, coincé contre une espèce de falaise, une de ses trois pattes ne touchant pas le sol.

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Philae va prendre un repos bien mérité sur la comète


L’ESA a dû passer par diverses émotions avec leur robot Philae, surtout quand ils ont cru qu’il ne pourrait émettre les données à cause de sa pile qui ne pouvait pas vraiment être rechargée par les panneaux solaires dû à sa position qui n’est pas idéale, sans parler qu’il n’a pu s’ancrer sur la comète. Mais cela à été au-delà des espérances.
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Philae va prendre un repos bien mérité sur la comète

 

 

Photo ESA / Reuters

La comète Tchourioumov-Guérassimenko, sur laquelle s’est posé le robot Philae.

Véronique Martinache / AFP

 

PARIS – Le robot Philae est désormais en veille sur la comète Tchouri, en attendant des jours meilleurs, mais avant de s’endormir, il a pu transmettre toutes les données scientifiques récoltées depuis son atterrissage historique.

Trois jours après son atterrissage très médiatisé – et quelque peu mouvementé – sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko, à plus de 500 millions de km de la Terre, la batterie de Philae s’est déchargée, comme prévu.

Mais Philae a eu le temps de transmettre les données du forage réalisé la veille sur la comète.

«On a tout reçu. Tout s’est déroulé exactement comme prévu», a déclaré samedi à l’AFP le responsable scientifique de l’atterrisseur, Jean-Pierre Bibring.

«On a même pu faire la rotation pour optimiser la réception de la lumière sur les panneaux solaires», a ajouté M. Bibring dans un entretien téléphonique depuis le centre de contrôle de Philae à Cologne (Allemagne).

Cette manoeuvre vise à préparer l’avenir : Philae, qui s’est posé à l’ombre entre des rochers, peut espérer sortir de son hibernation lorsque la comète s’approchera du soleil dans quelques mois, permettant à ses batteries de se recharger.

«L’atterrisseur de Rosetta a achevé sa première mission scientifique après 57 heures sur la comète», a indiqué l’Agence spatiale européenne (ESA) dans un communiqué.

«C’est un énorme succès. Toute l’équipe est ravie», a déclaré Stephan Ulamec, responsable de l’atterrisseur au DLR, l’agence spatiale allemande.

Les premiers résultats scientifiques pourraient être publiés dans les prochaines semaines.

Philae est maintenant «en mode veille», en attendant que son second système de fourniture d’énergie, des batteries rechargeables grâce à de petits panneaux solaires, puisse éventuellement prendre la relève.

Il est aujourd’hui un peu dans la situation d’un téléphone portable dont la batterie serait déchargée: il ne fonctionne plus, mais il n’est pas mort.

«L’important c’est qu’on puisse survivre jusqu’à des moments meilleurs», a souligné M. Bibring.

«Différent de ce qu’on imaginait»

Rosetta va continuer de tenter de renouer le contact à chaque fenêtre de communication avec Philae.

«Les communications radio avec Philae sont possibles jusqu’à environ 60 à 100 km et peut-être au-delà», a précisé Andrea Accomazzo, directeur de vol de la mission Rosetta, dans un échange de mails avec l’AFP.

Les scientifiques sont en tout cas déjà extrêmement satisfaits.

«On a terminé cette première phase absolument fabuleuse et rien ne ressemble à ce qu’on avait prévu. Ca nous donne très envie de continuer à l’explorer», a déclaré Jean-Pierre Bibring.

«On travaille, on n’arrête pas, c’est fabuleux. Un seul mot, c’est fabuleux», s’est-il enthousiasmé.

«On s’aperçoit que c’est de plus en plus différent de ce qu’on imaginait, c’est fantastique», a-t-il encore dit, refusant cependant d’en dévoiler plus.

«Les résultats de Philae sont extraordinaires», avait estimé vendredi Marc Pircher, le directeur du CNES, l’agence spatiale française, à Toulouse. «80% du travail du robot a été fait», avait-il assuré.

Sa feuille de route était notamment de trouver dans le sol cométaire des molécules organiques ayant pu jouer un rôle dans l’apparition de la vie sur Terre, les comètes étant les objets les plus primitifs du système solaire.

Mais Philae a aussi radiographié l’intérieur de la comète, étudié son magnétisme, fait des images du sol, analysé les molécules complexes dégagées.

Quant à Rosetta, plus de 6,5 milliards de km au compteur depuis son lancement en 2004 dans l’espace, elle est repartie sur une orbite à 30 km autour de la comète. Elle devrait revenir à une orbite à 20 km le 6 décembre et continuer à étudier la comète au fur et à mesure qu’elle devient plus active en se rapprochant du soleil.

Dans les prochains mois, Rosetta prendra ses distances vis-à-vis de Tchouri, mais réalisera une série de survols qui la mèneront jusqu’à 8 km du centre du noyau. 80% du programme scientifique de la mission reposent sur ses épaules, contre 20% pour le robot Philae.

Tchouri sera au plus près du soleil le 13 août prochain, mais la mission Rosetta est programmée jusqu’à fin décembre 2015.

L’histoire des deux aventuriers mise en scène par l’ESA a d’ores et déjà conquis le public: Rosetta compte 264 000 abonnés sur son compte Twitter, et Philae 350 000 fidèles.

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