Les reines des abeilles ne cachent rien de leurs amours


 

Chez les abeilles, la reine a besoin de beaucoup de mâles pour une bonne qualité génétique de ses rejetons et c’est pour cela qu’elle avertit ses sujets de ses rapports avec les mâles. Ce qui aurait pour effet que les ouvrières préparent le terrain pour les nouveaux venus
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Les reines des abeilles ne cachent rien de leurs amours

Crédits photo : Jean-Baptiste Strobel/AFP ImageForum

Via leurs phéromones, les reines disent aux ouvrières si elles ont été correctement fécondées.

Les reines des abeilles ne sont pas menteuses. Elles narrent leurs amours, sans fard ni pudeur, à toute la ruche.

C’est la conclusion d’une équipe internationale d’entomologistes des universités d’État de Pennsylvanie et de Caroline du Nord, et de l’université de Tel Aviv (Israël).

«Les abeilles sont les insectes les mieux étudiés en terme de phéromones », explique Yves Le Conte, directeur de l’unité de recherches «Abeilles et environnement » à l‘Institut national de la recherche agronomique (Inra).

Chez les reines, deux glandes principales produisent des phéromones : la glande de Dufour, dont le rôle n’est pas totalement connu, et la glande mandibulaire dont cinq des composants actifs ont déjà été identifiés. Les ouvrières lèchent la reine ou touchent ses antennes pour, ensuite, répandre ses phéromones dans toute la ruche. Ces phéromones influent sur tout le comportement social de la ruche  ; en particulier, elles inhibent la production ovarienne des ouvrières, la construction d’alvéoles royales, et l’élevage de nouvelles reines.

L’une des questions qui intrigue les entomologistes est de savoir si les reines émettent des phéromones dans le but de dominer leurs filles ouvrières, ou si elles cherchent à envoyer des signaux pertinents quant à leurs qualités de souveraines.

«Deux hypothèses qui ne s’excluent pas forcément », précise Yves Le Conte.

Dans leur étude, publiée dans PlosOne , les entomologistes ont partagé des reines d’Apis mellifera en quatre groupes : deux groupes étaient inséminés avec peu ou beaucoup de sperme, deux autres avec peu ou beaucoup de liquide physiologique. Un cinquième groupe, non manipulé, servait de témoin. Après avoir extrait les phéromones émises par ces reines et les avoir présentées aux ouvrières, ils ont observé le comportement de ces dernières.

Conclusion: non seulement les reines émettent un profil phéromonal différent selon qu’elles ont ou non été fécondées, mais elles indiquent également si leurs amants ont été nombreux et de bonne qualité.

Les abeilles ouvrières mises en présence de ces phéromones «ont un comportement différent. Ces différences ne sont pas toujours importantes, mais c’est néanmoins une brique à l’édifice », précise Yves Le Conte.

L’équipe de l’entomologiste français avait déjà montré, dans une étude parue en 2010 dans le Journal of invertebrate pathology(Alaux et al.), que «le Nosema ceranae, un parasite intestinal de la colonie, pouvait modifier les phéromones de la reine. Nous faisons l’hypothèse que cela peut engendrer son remplacement », explique Yves Le Conte.

Car lorsqu’une reine n’est plus performante, les ouvrières en changent. Une bonne souveraine a, en un accouplement, entre dix et vingt amants qui lui permettront de constituer une «spermathèque », grâce à laquelle elle pondra des œufs tout au long de sa vie.

Plus nombreux auront été les mâles, «plus la reine conservera une diversité génétique dans sa spermathèque, ce qui est bon pour la colonie », notamment en lui permettant de mieux résister aux maladies.

«Si les ouvrières sont capables de détecter les reines qui sont peu inséminées et prennent des mesures pour les remplacer, cela peut expliquer l’important turnover de reines », indique Elina L. Niño, auteur principal de l’étude.

Les apiculteurs, en effet, ont tout intérêt à éviter que les reines de leurs ruches ne soient trop souvent remplacées : le temps d’élever une nouvelle reine, il peut s’écouler jusqu’à trois semaines, et c’est autant de perdu en production de miel. Cette étude est d’autant plus pertinente que les apiculteurs se plaignent actuellement d’une mortalité précoce des reines d’abeilles, sans que l’on puisse vraiment en connaître les causes.

L’étude, signalent ses auteurs, doit encore être validée avec des reines inséminées naturellement. Pour la suite, les entomologistes américains et israéliens veulent étudier les effets de pesticides, des virus et de la dénutrition sur la composition des phéromones émises. Afin de savoir si les reines sont aussi sincères sur leur santé que sur leurs amours…

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La fourmi « parle » dès le stade de nymphe


Les fourmis sont petites mais complexe .. Elles sont vraiment extraordinaires et ce qui est surprenant est bien leur mode de communications exceptionnelles
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La fourmi « parle » dès le stade de nymphe

 

La communication commence tôt chez la fourmi. Des entomologistes italiens et britanniques ont montré que les nymphes de fourmis de l’espèce Myrmica scabrinodisémettent des sons pour communiquer avec leurs gardiennes, comme les fourmis adultes.

Ce stade intermédiaire se situe entre l’état de larve et celui d’imago au cours de leur métamorphose. Les chercheurs pensent que cette capacité de communication permet aux bébés d’avertir leurs nourrices lorsqu’ils ont trop chaud ou que l’air est trop humide, ce qui est essentiel à leur survie.

Contexte

La science sait depuis des décennies que les fourmis adultes communiquent entre elles en émettant des substances chimiques appelées phéromones. Elles en émettent le long d’un sentier pour avertir celles qui suivent d’un bon filon ou encore pour établir leur statut social et identifier les fourmilières.

Les chercheurs pensaient jusqu’à tout récemment que cette communication chimique complexe était le seul instrument de partage de l’information chez cet insecte.

Elles ont depuis découvert que les adultes de certaines espèces faisaient du bruit avec leurs pattes ou en se frottant certaines parties striées du corps.

Selon les chercheurs, ces bruits servent généralement d’appel à l’aide ou pour avertir de la présence d’un prédateur chez l’adulte.

Comme la nymphe n’est pas encore assez évoluée pour émettre des phéromones, les bruits qu’elle produit seraient le moyen de communication avec le reste de la colonie.

Les présents travaux montrent aussi que les sons produits par une fourmi au stade de nymphe et ceux d’une adulte sont semblables dans leurs fréquences et dans leurs intensités, mais qu’ils diffèrent dans leurs rythmes en raison de l’énergie qu’elles doivent déployer pour se faire entendre.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Current biology.

Le saviez-vous?   Plus de 13 000 espèces de fourmis ont été décrites à ce jour.

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Le saviez-vous ► Le jeu de séduction des animaux


La séduction, pour conquérir l’âme soeur pour le temps d’accouplement ou le temps d’une vie. Chacun a sa façon de séduire mais cela viens a peu près la même chose pour l’être humain alors que les animaux, c’est selon leur espèce
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Le  jeu de séduction des animaux

 

 

Il y a presque autant de méthodes pour charmer l’être convoité que d’espèces dans le règne animal. L’évolution de la vie et la nécessité de la propager ont fait en sorte que les rituels, pendant les saisons des amours, se manifestent de manières étonnantes. Lors des parades nuptiales, certains animaux utilisent des  techniques qui surprennent par leur originalité, leur beauté et leur aspect parfois étrange. En voici 10 qui se démarquent

1. La danse envoûtante

Le papillon azuré aime bien prendre son temps avec sa parade nuptiale. Cet insecte a mit au point un rituel complexe. La danse du couple de papillons azurés comme au sol. En s’envolant à la verticale, le mâle et la femelle tournent autour l’un de l’autre. Ils atterrissent ensuite au même moment, côte à côte, avant de recommencer inlassablement.

2. L’inspection générale

Chez l’hirondelle, les mâles doivent démontrer qu’ils ont la forme nécessaire pour plaire. Les mâles volent semblant flotter devant le jury de ces dames qui jugent le physique candidats potentiels.

La taille du corps et la longueur des plumes de l’arrière-train du mâle sont les critères de sélection.  Certains vont se pencher aux côtes de la femelle convoitée pour montrer leur atouts d’un peu plus près. Si les becs se touchent, les chances sont élevés qu’un couple se forme.

3. Des voisins bruyants

Le rituel amoureux des hérissons ressemble beaucoup à une chicane de ménage. Le mâle tourne autour de la femelle. Il tente d’attirer son attention en reniflant, s’ébrouant sans conviction

Tout au long de ce rituel qui dure plusieurs heures, les cercles se font de  plus en plus étroits et le hérisson augmente le volume des sons qu’il émet. Si la femelle est réceptive, elle soufflera et reniflera au même rythme que lui.

4. L’âme du bâtisseur

Le petit gravelot mâle effectue une performance digne des plus grands danseurs de ballet. Il vole près du sol et tourne sans arrêt autour de la femelle à coup de battements d’ailes délibérément pour l’occasion.

Le mâle veut lui annoncer qu’il a trouvé l’endroit parfait pour un nid. Il court à l’emplacement et commence à creuser un trou, en souhaitant qu’elle vienne le rejoindre.

5. L’embarras du choix

La baleine prête à se reproduire est rapidement suivi par un petit groupe de mâles. Ceux-ci se défient les uns les autres, provoquant des conflits parfois violents. Ils font des démonstrations de leurs atouts physiques à la femelle, jusqu’au moment, jusqu’au moment où elle est prête à se choisir un partenaire. Le processus peut prendre des jours.

Une fois la sélection effectuée, le mâle et la femelle passent de beaux moments. nageant gracieusement, empruntant des mouvements chorégraphiques et se démontrant mutuellement leur amour.

6. Une relation amour-haine

Durant la saison d’accouplements, le lézard des sables mâle prend une vive couleur verte.  La femelle est attirée par ce changement d’apparence et s’approche de lui. Elle se cambre en une posture bizarre,  montant sur ses pattes arrière pour séduire son compagnon avec une danse.

Or, dès que l’intimité est bien engagée. La femelle semble éprouver des regrets et veut se déprendre de l’étreinte du mâle. Celui-ci est souvent obligé de la maintenir en place en la mordant.

7. Un géant au coeur tendre

Les rituels amoureux de l’éléphant sont paisibles et affectueux. Le mâle entourera la femelle d’attentions soutenues pour la séduire. Pendant des semaines, il lui fera des offrandes de nourriture, l’arrosera légèrement d’eau fraîche, etc.

Son intention est de démontrer à quel point il est gentil et sympathique. Si elle l’aime bien, ils auront des tête-à-tête, se caressant ainsi le visage avec leur trompe, plaçant même celle-ci dans la gueule de l’un et de l’autre

8. Le coeur au ventre

Les demoiselles sont de la famille des libellules. Et comme ces dernières, les mâles et les femelles vont demeurer longtemps en contact intime avant de s’accoupler, ils vont se prendre, se secouer, se mordre, se percer… le tout effectuant des acrobaties aériennes. Mais avant ce rituel amoureux pour le moins gymnastique, la femelle doit être certaine que le mâle est désirable et surtout .. de la bonne espèce. Le candidat va donc voler devant elle, battantes ailes à une fréquence très élevée, lui montrant son abdomen pour l’inspection.

9. Les longues étreintes

Contrairement aux autres créatures, les couleuvres n’ont pas de rituel quand au processus de sélection de leur partenaire pour la reproduction

Lors de la saison des amours, les mâles approchent n’importe quelle autre couleuvre qu’ils rencontrent. Ils utilisent leur longue langue fourchue pour détecter les phéromones de chacune afin de déterminer le sexe, l’espèce  et si le moment est bon pour l’intimité.

Si tous ces critères sont remplis, la couleuvre enlacera sa partenaire et ne la lâchera pas.  Le couple s’enroulera et s’entortillera ainsi durant de longues heures, semblant ne former qu’une seule entité.

10. Le sens de l’humour

Le mâle de la grenouille rieuse sait comment chanter pour attirer sa douce. Il gonfle ses sacs vocaux, qui forment de petites bulles sous sa gorge et produit un croassements et de ricanements nasillards distincts et retentissants qui s’entendent de très  loin. La femelle répond a cette appel et vient le rejoindre.

Geste qu’elle risque de regretter, car il arrive que plusieurs mâles montent sur la même campagne au même moment, tombant maladroitement par manque de place

La Semaine/Tout Connaître/Grand reportage/ Paul Therrien/ Juillet 2012

Les contraires s’attirent…


Une étude intéressante sur la formation des couples, qui je pense il y a toujours des exceptions mais quand on y réfléchit il y a des points qu’on peut y retrouver un certains bons sens quand on regarde dans le côté générale des couples Mais je ne serais pas d’accord pour rencontrer des gens ayant fait des profil génétiques.
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Les contraires s’attirent…

Les contraires s'attirent…

© Shutterstock

Mais ceux qui se ressemblent s’assemblent. De ces deux dictons populaires, lequel dit vrai?

En fait, la science confirme que les deux disent vrai. À la condition de regarder les deux dimensions d’une relation amoureuse: génétique et relationnelle.

La génétique

Le but premier de la sexualité est la reproduction et la sauvegarde de l’espèce. Les êtres humains en ont aussi fait une fonction érotique. Pourquoi sommes-nous passionnément attirés par telle personne et pas par d’autres? Comment expliquer les «coups de foudre»?

Les études du professeur Dr Claus Wedekind à l’université de Berne (Suisse) ont démontré que deux corps mis en présence l’un de l’autre percevaient automatiquement, mais inconsciemment, leurs systèmes immunitaires et «sentaient» s’ils étaient compatibles ou non. Probablement par l’intermédiaire des phéromones que nous dégageons.

Toutefois cette compatibilité est essentiellement basée sur des différences génétiques plutôt que des ressemblances. Le principe étant que deux systèmes génétiques différents qui s’associent se renforcissent mutuellement.

Non seulement les enfants nés de cette compatibilité génétique sont mieux protégés contre un plus grand nombre de maladies, mais elle permet aussi d’identifier la parenté et éviter ainsi les relations consanguines. Aviez-vous remarqué que nous sommes rarement attirés par nos frères ou nos soeurs?

Qui plus est, de nouvelles recherches tendent à démontrer que les couples génétiquement différents vivent une sexualité plus épanouie et augmentent leur probabilité de former des couples heureux à long terme. De là à former des couples à partir de leur profil génétique, il n’y avait qu’un pas à faire. Pas qui a été fait par Tamara Brown et Joelle Apter au sein du GenePartner (http://genepartner.com).

L’amour

L’attirance a toutefois tendance à s’émousser avec le temps et nous pouvons alors être attirés par d’autres corps génétiquement attrayants. La fidélité et l’amour deviennent alors une question de décision rationnelle basée sur les ressemblances. L’amitié en est le plus bel exemple: on s’associe avec des gens qui partagent les mêmes affinités, les mêmes atomes crochus.

Pour que «les contraires s’attirent» se transforme (et se complète) en «qui se ressemble s’assemble», il faut qu’au point de vue psychologique il y ait, non pas un minimum, mais bien un maximum de compatibilités. Contrairement à la dimension génétique, ces compatibilités se doivent d’être semblables afin d’éviter les polarisations conflictuelles insolubles.

C’est pourquoi de nombreuses études ont prouvé que les couples heureux étaient plus souvent qu’autrement formés de deux personnes provenant non seulement d’un même milieu géographique, mais aussi d’un même niveau socio-économique et d’un même niveau éducationnel. Ils ont sensiblement le même âge (différence moyenne de deux ans en faveur de l’homme) et la même grandeur (différence moyenne de 11 cm en faveur de l’homme). Ils ont aussi une libido semblable.

Les couples mixtes ont un taux de divorce plus élevé car, aux sources de conflits insolubles des autres couples, ils sont confrontés à des différences culturelles et religieuses souvent, là aussi, insurmontables. Les couples heureux manifestent une compatibilité caractérielle: il serait plutôt difficile de faire cohabiter une personne intense avec une autre qui recherche surtout la tranquillité, une personne très émotive avec une personne apathique, un hyperactif avec un méditatif…

Les membres des couples heureux manifestent aussi, et surtout, une compatibilité émotive. Chacun prend la responsabilité de ses actions et de ses réactions, et démontre une maturité émotionnelle. Ils ont aussi une même spiritualité (par opposition à matérialité): ils possèdent une même philosophie de vie et un sens élevé des valeurs humaines tels la dignité, le respect, le don de soi, la croissance personnelle. Ils sont devenus amis tout en conservant une certaine attirance physique et sexuelle.

http://fr.canoe.ca/