Le Saviez-Vous ► Pourquoi les chiens remuent-ils la queue ?


La queue du chien est un moyen de communication de ses émotions. S’il remue la queue, cela ne veut pas nécessairement dire qu’il est heureux .. Et ce qui est surprenant, il fut un temps qu’on coupait la queue des chiens à cause d’une taxe sur la queue du chien, qui n’avait plus moyen de communiquer ses émotions
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Pourquoi les chiens remuent-ils la queue ?

 

© YamaBSM, Pixabay, CC0 Creative Commons

Nathalie Mayer
Journaliste

 

On a coutume de dire qu’un chien qui remue la queue est un chien heureux. Une chose est certaine, c’est que la queue du chien et ses mouvements en disent long sur ses émotions.

Lorsqu’un chien tient sa queue haute, c’est généralement signe de dominance. La position lui permet en effet d’émettre ses phéromones. En revanche, lorsqu’il cache sa queue entre ses pattes pour dissimuler ses glandes anales, il montre son stress ou sa peur. Et lorsqu’un chien remue la queue, il répand aussi son odeur autour de lui. Un geste que nous interprétons classiquement comme une preuve de bonheur. Mais en réalité, les choses ne semblent pas aussi simples.

La queue sert au chien à exprimer de nombreuses émotions, et ce de manière plutôt réflexe. En réponse à des impulsions nerveuses. Ainsi, lorsqu’il est anxieux ou qu’il ressent une émotion négative, le chien peut également remuer la queue. Mais alors, plutôt vers la gauche. Les battements de queue concentrés sur la droite seraient, quant à eux, bien une expression de bonheur et d’émotion positive.

Au XVIIe siècle, l’Angleterre taxait non pas les chiens… mais leur queue ! Ainsi les propriétaires de chiens avaient-ils tendance à la faire couper. Aujourd’hui encore, la queue des dobermans, par exemple, est généralement coupée. Ce qui prive l’animal d’un moyen d’expression.

Des battements de queue à interpréter

En y regardant de plus près, on pourrait même distinguer plusieurs degrés de balancement de la queue. Un balancement lent et rythmé serait signe d’indécision. Le chien qui y a recours hésite quant à l’attitude de la personne — ou du chien — qu’il a face à lui. Lorsque le battement est rapide et désordonné, il traduit une excitation, positive… ou négative. Les chiots peuvent même remuer leur queue lorsqu’elle est entre leurs pattes. On parle alors de balancement de soumission active. Le balancement de domination, enfin, est à peine perceptible et traduit une certaine tension.

Notez que ce comportement que l’on observe chez le chien — et chez le chat, pour lequel il n’est pas nécessairement à interpréter de la même façon — semble exacerbé par sa proximité avec l’Homme. En effet, son ancêtre le loup, lui, ne remue guère la queue… de même qu’il n’aboie pas.

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Étonnant : les araignées auraient chacune leur personnalité


Elles ont beau être petites, enfin tout dépend de la perceptions que nous avons face aux araignées, elles ne sont pas tous fait dans le même moules. Elles ont une personnalité, du genre téméraire ou timide.
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Étonnant : les araignées auraient chacune leur personnalité

 

 

Par Nathalie Mayer, Futura

Publié le 23/03/2017

D’un point de vue neurophysiologique, les araignées sont des animaux plus basiques que les souris ou d’autres vertébrés. Faut-il pour autant en conclure que leurs comportements sont entièrement déterminés par leurs gènes ? Preuves à l’appui, les biologistes américains assurent que non…

Quelle est la première chose qui vient à l’esprit lorsqu’il est question d’araignées ? Sans doute pas que celles-ci puissent se montrer charmeuses. Pourtant, des chercheurs de l’université de Cincinnati(États-Unis) affirment, de multiples observations à l’appui, que ces créatures sont capables de développer une personnalité propre. Une personnalité construite plus sur l’expérience que sur leur patrimoine génétique. Une personnalité qui les mènera soit à se reproduire avec une belle femelle, soit à lui servir de dîner.

George Uetz est professeur en biologie à l’université de Cincinnati. Il a dédié sa carrière entière à l’étude des araignées et publié plus de 120 articles à ce sujet. Un authentique expert. Pourtant il assure n’avoir jamais imaginé qu’une telle variabilité de comportements puisse être observée chez des araignées d’une même famille. Cette famille, c’est celle des araignées loups.

Dans le laboratoire dirigé par George Uetz évoluent simultanément quelque 1.800 araignées. Un véritable cauchemar pour arachnophobe ! D’autant que celles-ci proviennent simplement de la forêt du Cincinnati Nature Center où elles pullulent.

 « Comme dans toutes les arrière-cours », remarque le biologiste.

Une fois ramassées à la lueur d’une lampe à Led qui fait scintiller leurs yeux, elles sont triées par espèce et par sexe.

Les chercheurs de l’université de Cincinnati espèrent faire de l’araignée loup un modèle qui servira à étudier les maladies et les questions environnementales au bénéfice de l’Homme. © Université de Cincinnati

Les chercheurs de l’université de Cincinnati espèrent faire de l’araignée loup un modèle qui servira à étudier les maladies et les questions environnementales au bénéfice de l’Homme. © Université de Cincinnati

La personnalité s’exprime au moment de l’accouplement

Dans une première étude, les chercheurs de l’université de Cincinnati se sont intéressés à la Gladicosa bellamyi. Ils ont observé que les femelles produisent des fils de soie chargés de phéromones. Ces indicateurs chimiques renseignent les mâles quant à l’état d’esprit des femelles. Une manière pour eux d’apprendre si une femelle en particulier est réceptive, si elle s’est déjà accouplée ou si elle a récemment dévoré un ou plusieurs mâles. Dans ce dernier cas, deux options s’offrent aux mâles. Certains choisissent de se cacher. D’autres préfèrent s’agiter jusqu’à brouiller les sens des femelles. Une première divergence dans la personnalité des araignées.

En étudiant à l’aide d’un vibromètre laser et d’une caméra vidéo, la parade nuptiale de la Schizocosa ocreata, les chercheurs de l’Université de Cincinnati en ont appris un peu plus. Notez avant tout que dans quelque 10 % des rencontres, les femelles dévorent les mâles avant même qu’ils n’aient eu le temps de passer à l’acte. Chaque tentation de séduction est donc assez risquée.

C’est le déhanché du mâle — une attitude sans équivoque qui vaut à la Schizocosa ocreata le surnom de twerk-araignée au sein du laboratoire de George Uetz — qui provoque des vibrations au sol et qui attire la femelle. Et plus les vibrations sont marquées, plus les chances de succès sont importantes pour le mâle. Lorsque la femelle s’approche et fait la révérence, la partie semble gagnée. Mais il peut s’agir d’une ruse visant à amadouer le mâle avant, pour la femelle, de passer à l’attaque. Un mâle trop charmeur et sûr de lui risquera de se faire dévorer. Un mâle plus prudent et timide pourra avoir la vie sauve, mais ne se reproduira peut-être jamais. 

« Et tous ces comportements sont appris par expérience », assure George Uetz.

Pour préciser encore un peu plus les choses, les chercheurs de l’université de Cincinnati sont allés jusqu’à créer des araignées chimériques à partir d’images et de vibrations enregistrées lors des expériences précédentes. Des araignées bien réelles ont alors été mises en présence de ces congénères virtuels et se sont laissées prendre au jeu. Une manière originale pour les biologistes américains de déterminer avec précision ce qui, du côté du sexe opposé, engendre une réponse pouvant mener à l’accouplement.

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Le chat et les phéromones : comment il nous comprend ?


Nos chats comprennent nos émotions grâce aux phéromones. Ils savent si un endroit est hostile pour eux en humant les phéromones laissées par les humains, et même par les autres animaux. Le seul hic, c’est que nous n’avons perdu cette forme de communication
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Le chat et les phéromones : comment il nous comprend ?

 

Non, Félix n’est pas extralucide, il déchiffre votre humeur par le biais de vos phéromones, communes avec celles du chat à plus de 80% (entre 80 et 95%).

Je le dis souvent : notre cerveau depuis que nous avons remplacé la communication olfactive par une communication verbale, ne lit plus les phéromones, mais il les émet malgré tout, au cas où… Mais cela reste pour le chat son principal mode de communication ! Il vous comprend quand vous lui parlez, pas par les mots, mais par les phéromones.

Et il ne conçoit pas que quand il vous répond, vous ne réagissiez pas, d’où le développement de certains troubles récurrents.

Les phéromones, des messages à déchiffrer

Votre chat est souvent près de votre cou ? Il se roule dans les chaussures, chaussons, chaussettes et autres collants ? Il renifle pendant des heures des objets venant de l’extérieur ?

En fait, il lit les phéromones laissées par nous, nos congénères, les autres animaux, sur tout ce qu’il trouve. Cela lui permet de savoir si une personne lui veut du mal, si le chien face à lui est un prédateur de chats, mais aussi si les animaux dans la salle d’attente du vétérinaire ont eu peur, mal, etc,.

Notez que si un chien agressif ou un animal agonisant est passé avant vous il sera bien plus angoissé que s’il est le premier de la journée à se rendre dans cette salle ! C’est simple, sorti du kennel, sur la table de consultation, il perd ses poils par paquets, et ses coussinets sont humides… Il stresse, il transpire (eh oui, Félix transpire par les coussinets, entre autres) et on dit qu’il a peur du vétérinaire.

En réalité, plus que du vétérinaire et d’un geste peu agréable mais pas forcément douloureux, il a plutôt peur des messages des autres disant attention « ici danger, on souffre on a mal, on nous laisse à moitié endormis dans une cage sans nos humains, on meurt » etc., qu’il sent grâce aux phéromones.

Bien sûr, un chat qui a souffert a peur du vétérinaire par anticipation de la douleur, mais aussi en raison des odeurs des lieux trop bien connus. Et c’est ce Minet là qui rend le vôtre aussi angoissé, à cause des phéromones !

Nos chats lisent dans nos pensées

L’avantage est que Félix vous comprend, parfois même trop bien, ou, se sentant le centre du monde, il pense qu’une émotion le concerne à tort, et là, on tombe dans les problèmes.

Il faut donc apparendre à doser tout cela, mais comment retenir ses pensées, ses émotions ? S’il lit dans nos pensées comme dans un livre ouvert par le biais de nos phéromones, comment s’empêcher d’être en colère par exemple ? C’est impossible ! Mais on peut atténuer les choses en jouant avec les odeurs que le chat aime ! On sait, par exemple, que la lavande masque certaines phéromones, y compris celles de la salle d’attente du vétérinaire.

Un peu d’eau de lavande (ou hydrolat) frottée sur le chat et il sera plus tranquille, plus détendu (attention jamais d’huile essentielle sur le pelage ou en contact direct avec le chat). Quelques gouttes d’huile essentielle diffusées en fond dans la pièce où il se trouve quand vous rentrez énervé par un collègue, et vous verrez que la communication olfactive peut devenir un plus à votre avantage !

Crédits photo : fofurasfelinas – Flickr

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat

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Le Saviez-vous ► Pourquoi les chiens grattent le sol après leurs besoins?


Les chiens comme les chats grattent le sol après leurs besoins, mais la raison de ce rituel n’a pas du tout la même signification pour le chien
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Pourquoi les chiens grattent le sol après leurs besoins?

 

Pourquoi les chiens grattent le sol après leurs besoins?

Le chien gratte ses pattes arrière sur le sol.Capture d’écran Gentside Découverte

Les propriétaires de chiens pourront en témoigner: le quotidien de leur fidèle compagnon est parsemé de petites manies. Aussi étranges soient-elles, celles-ci ont pourtant une explication logique et rationnelle qu’il convient de connaitre pour mieux respecter.

C’est le cas par exemple du rituel autour des besoins. Beaucoup d’entre vous auront peut-être remarqué que la plupart des chiens grattent le sol avec leurs pattes arrière après s’être soulagé. Ce comportement ne se limite d’ailleurs pas au gazon puisqu’on l’observe également sur des étendues de gravier et même sur les trottoirs en béton.

UN MOYEN DE MARQUER LE TERRITOIRE

En répétant systématiquement ce geste, le chien ne cherche pas à couvrir ses besoins, comme certains pourraient le penser. Contrairement au chat, celui-ci ne s’importe pas de les enfouir, au contraire. Les fèces et l’urine sont un moyen de marquer son passage et le geste instinctif qu’il fait avec ses pattes ne fait que renforcer ce marquage.

Tous les chiens possèdent en effet des glandes situées au niveau de leurs coussinets arrière. Lorsqu’ils frottent leurs pattes sur le sol, les animaux laissent non seulement une trace visuelle sous la forme de sillons dans le sol mais libèrent également des phéromones, substances chimiques qui agissent comme une sorte de signature olfactive.

De cette façon, le chien signale à ses congénères mais aussi aux autres animaux qu’il est passé par là.

UN COMPORTEMENT PRIMITIF

D’après les spécialistes, ce comportement pourrait remonter à une époque plus primitive où les loups et les chiens non domestiqués tentaient de mettre en garde les autres animaux et éventuels concurrents en laissant leur odeur pour marquer leur territoire.

Encore aujourd’hui, leurs descendants ont le sens de l’odorat extrêmement sensible. Le nez de nos compagnons à quatre pattes contient jusqu’à 300 récepteurs qui leur permet d’identifier tout ce qu’ils doivent savoir sur leur homologue simplement à partir de ces signaux olfactifs.

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Le chat, les chaussettes, les chaussons et les chaussures : mais pourquoi les aime-t


Les odeurs ! Pour nous, animaux sur deux pattes, nous cachons nos odeurs par des parfums sur le corps, dans l’air, sur les vêtements bref partout, mais pour nos boules de poils, l’odeur humaine sont très intéressantes pour eux, cela leur permet de savoir des choses sur nos faits et gestes
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Le chat, les chaussettes, les chaussons et les chaussures : mais pourquoi les aime-t-il tant ?

 

Crédits photo : Vladimir Agafonkin – Flickr

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat

Vous êtes l’heureux humain d’un chat ? Alors vous n’ignorez pas la passion des félins pour les chaussettes et les chaussures. Mais pourquoi les chats les aiment-ils tant ? Qu’y trouvent-ils d’intéressant ?

Rassurez-vous, votre chat est normal !

Le récit de votre journée… sur vos pieds !

Les chats raffolent de nos pieds et de ce qui les approche. Non pas que les odeurs de transpiration les attirent, ils sont plutôt intéressés par les phéromones qui résident dans ces zones de notre corps ! En fait, ils lisent « le journal de votre journée » en inspectant vos pieds et ce qui s’y rapporte.

L’odorat et les phéromones sont à la base de la communication entre chats. Il s’agit d’un transfert de phéromones volatiles dans l’air.

Des études ont démontrés que 90 à 95% des phéromones félines sont identiques aux phéromones humaines.

Les phéromones humaines ne nous servent plus à grand-chose aujourd’hui. Nous ne savons plus les décrypter. Toutefois notre cerveau continue de nous les faire émettre à chaque mot ou chaque pensée. Quelles parties du corps diffusent ces phéromones ? Le cou, les aisselles, les paumes des mains et des voûtes plantaires !

chat chaussure
© Flickr – Gerard McGovern

Nos chaussures et chaussettes sont des mines d’informations

Nos pieds sont plus accessibles pour les chats, mais surtout, le port de chaussures, chaussettes et autres chaussons permet de conserver les phéromones de la journée au même endroit. En effet, lorsque nous nous lavons les mains, les phéromones sont évacuées. Nos aisselles ou notre cou, où les chats aiment tant se blottir, sont moins faciles d’accès, sauf lorsque nous sommes au lit.

Mais, parce qu’il y a un mais, notre cou à l’air libre ne stocke pas ces précieuses molécules, et celles de nos aisselles sont souvent perturbées par les déodorants que nous utilisons.

chat chaussure
© Flickr – debra

Les phéromones de nos pieds sont plus « lisibles » pour nos compagnons qui tentent de rassasier leur légendaire curiosité ! Ils vont donc tenter d’interpréter toute notre journée, et parfois il faut chercher les phéromones du début de journée recouvertes par les dernières, en se frottant ou en léchant cela devient plus facilement interprétable pour nos chats préférés.

chat chaussette
© Flickr – jeffreyw

Je me souviens d’un chat qui volait les chaussures du voisin sur le rebord de fenêtre pour les décrypter à son rythme dans son panier, et d’un maitre très ennuyé de devoir les rapporter à leur propriétaire !

Et voilà pourquoi votre chat se roule dans les chaussures de votre mari, pendant que Minet mâchouille vos chaussettes ! Un mystère de plus résolu !

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Le chemin de l’amour élucidé chez un papillon de nuit


L’étude des papillons de nuit pourraient aider à mieux engager une lutte contre les insectes ravageurs en contrôlant leurs comportements sexuels ainsi que les appareils pour mieux détecter tout produits toxiques
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Le chemin de l’amour élucidé chez un papillon de nuit

 

À l’état domestique où le bombyx de mûrier a été réduit, le mâle, plus petit que la femelle, est pourvu d’ailes grises qu’il agite continuellement et d’antennes très développées pour déceler l’odeur émise par la femelle (une phéromone nommée bombykol). Trois jours après la fécondation, la femelle pond entre 300 et 700 œufs. © CSIRO, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

L’énigme de la rencontre amoureuse entre le mâle et la femelle chez le papillon de nuit vient d’être résolue à l’aide des mathématiques. L’explication réside dans la trajectoire des particules odorantes émises par la reine du soir et la sensibilité olfactive de ses prétendants.

Du nez, du flair… le bombyx du mûrier (Bombyx mori) mâle n’en manque pas pour trouver une partenaire. Il est en effet apte à sentir dans l’air le séduisant parfum de la dame grâce à des antennes sur lesquelles sont placées de nombreuses sensilles, des brins micrométriques directement reliés à ses neurones sensoriels.

Des naturalistes français avaient rapporté ce comportement il y a plus d’un siècle, mais la communauté scientifique planche encore pour comprendre comment ces lépidoptères détectent, parfois à des centaines de mètres de distance et dans des conditions atmosphériques variables, les hormones sexuelles (ou phéromones) émises par les femelles en période de reproduction. Quand le vent se lève, le signal olfactif peut devenir sporadique, il peut même disparaître pendant de longues périodes de temps.

Une équipe de chercheurs annonce avoir élucidé le mystère, dans un article de la revue Physical Review X. Massimo Vergassola, biophysicien à l’université de Californie à San Diego, aux États-Unis, et ses collaborateurs ont commencé par déterminer l’intensité et la durée des signaux de phéromone. Ils ont ensuite validé les résultats à l’aide de données de terrain, de simulations numériques et d’expériences de contrôle en laboratoire.

Espèce originaire du nord de la Chine, la forme larvaire du bombyx du mûrier se nourrit de feuilles de mûrier blanc ou noir, d'où son nom. Appelée ver à soie, la chenille est élevée depuis des siècles pour la précieuse fibre qu'elle sécrète en une bave abondante (sériciculture). En durcissant, cette matière se transforme en un fil unique de soie brute, pouvant atteindre 1.500 m de long, avec lequel la chenille se fabrique un cocon. © Gorkaazk, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0
Espèce originaire du nord de la Chine, la forme larvaire du bombyx du mûrier se nourrit de feuilles de mûrier blanc ou noir, d’où son nom. Appelée ver à soie, la chenille est élevée depuis des siècles pour la précieuse fibre qu’elle sécrète en une bave abondante (sériciculture). En durcissant, cette matière se transforme en un fil unique de soie brute, pouvant atteindre 1.500 m de long, avec lequel la chenille se fabrique un cocon. © Gorkaazk, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

Des résultats utiles en agriculture et en robotique

Bilan : les phéromones peuvent être perçues par les mâles s’ils se trouvent dans un cône de détection s’étalant jusqu’à 1.000 mètres en aval de la source d’émission. Les signaux seraient le plus souvent détectés par bouffées intermittentes de quelques millisecondes, en dehors desquelles les insectes ne les détecteraient point.

Ces découvertes permettraient des applications dans l’agriculture : en contrôlant le comportement des insectes exposés à des phéromones, la capacité reproductive des ravageurs envahissants ou des porteurs de maladies pourrait être limitée.

Ces travaux « pourraient aussi aider les ingénieurs à améliorer la conception des renifleurs, ces robots olfactifs guidés par les parfums chimiques pour détecter des bombes, des produits chimiques toxiques et des fuites inflammables », ajoute Massimo Vergassola. Pendant que le bombyx du mûrier continuera, lui, à chercher l’amour.

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Les fourmis cherchent la nourriture aussi efficacement qu’un algorithme de Google


Quel est le lien entre le moteur de recherche Google et les fourmis ? Le traitement d’information pour arriver à leur fin. Ces petites bêtes, en groupe réussissent à trouver leur nourriture mieux que si nous cherchons des réponses grâce à Google. Elles sont très futées
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Les fourmis cherchent la nourriture aussi efficacement qu’un algorithme de Google

 

Par Lucie de la Héronnière

Internet et les fourmis fonctionnent de la même manière. En 2012, une étude réalisée par des chercheurs de Stanford mettait en évidence un point commun entre les deux. Le protocole de collecte de nourriture des insectes est comparable au Transmission Control Protocol sur internet (TCP).

Gizmodo expliquait alors que de la même façon que «TCP ralentira la transmission de données si les paquets initiaux indiquent que le débit est faible, les fourmis moissonneuses enverront moins de foreuses à la recherche de nourriture si celles qui sont parties en premier mettent trop de temps à revenir avec quelque chose.»

Il s’agissait donc de gestion des flux. Une récente étude publiée sur Proceedings of the National Academy of Science of the United States of America s’est penchée sur cette même thématique, en étudiant plus particulièrement les méthodes de recherche et d’organisation des fourmis.

Voilà comment ça se passe: elles avancent suivant des chemins, qui peuvent sembler aléatoires, en allant un peu dans tous les sens, pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent.

Selon les chercheurs de l’Institut pour la recherche sur l’impact climatique de Potsdam, quand une des fourmis trouve une source de nourriture intéressante, elle en rapporte une petite quantité au nid, en laissant derrière elle une traînée de phéromones, pour marquer son chemin. Ses copines tenteront ensuite de suivre ce chemin pour retrouver la source de nourriture.

Petit à petit, les fourmis optimisent le plus court chemin entre la nourriture et le nid. En passant plus nombreuses sur ce chemin, elles laissent plus de phéromones, attirent en même temps de plus en plus de fourmis avec leurs propres phéromones, et créent un «effet d’auto-renforcement de l’efficacité». Le trajet devient précis et organisé, les fourmis travaillent comme un seul homme et fabriquent un réseau de distribution très efficace.

Jurgen Kurths, un des co-auteur, explique dans un communiqué rapporté par Time:

«Une fourmi seule n’est certainement pas intelligente. Mais le collectif des fourmis agit d’une manière que je suis tenté d’appeler intelligente.»

Du coup, les chercheurs comparent cette organisation au moteur de recherche de Google. Ce dernier utilise ce qu’on appelle des robots d’indexation pour parcourir Internet, lien après lien, dans le but de les ranger selon des algorithmes précis. Comme peut le lire sur Time:

«Les algorithmes de recherche de Google utilisent des centaines de signaux pour trouver la réponse la plus efficace et précise à toute requête, comme la colonie de fourmis s’organise rapidement pour trouver le chemin le plus efficace pour aller à une source de nourriture, une fois qu’elle a été découverte.»

Kurths explique à The Independant:

«Cette transition entre le chaos et l’ordre est un important mécanisme. J’irai même jusqu’à dire que la stratégie d’apprentissage impliquée dans tout ça est plus précise et complexe que la recherche Google. Ces insectes sont, sans doute, plus efficaces que Google dans le traitement des informations sur leur environnement.»

Selon lui, «le modèle mathématique utilisé dans cette étude – qui convertit un schéma de comportement bien connu en équations et algorithmes – est tout aussi applicable à d’autres animaux qui partagent des instincts de retour, comme les albatros», rapporte The Independant.

Les chercheurs ont aussi découvert que chaque fourmi a sa propre capacité à dénicher de quoi manger. Les plus vieilles (enfin, façon de parler, la durée de vie moyenne des ouvrières se situe entre 6 mois et 2 ans) ont plus d’expérience sur leur environnement, elle trouvent donc à se sustenter plus facilement. 

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