Le Saviez-vous ► Pourquoi les chiens grattent le sol après leurs besoins?


Les chiens comme les chats grattent le sol après leurs besoins, mais la raison de ce rituel n’a pas du tout la même signification pour le chien
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Pourquoi les chiens grattent le sol après leurs besoins?

 

Pourquoi les chiens grattent le sol après leurs besoins?

Le chien gratte ses pattes arrière sur le sol.Capture d’écran Gentside Découverte

Les propriétaires de chiens pourront en témoigner: le quotidien de leur fidèle compagnon est parsemé de petites manies. Aussi étranges soient-elles, celles-ci ont pourtant une explication logique et rationnelle qu’il convient de connaitre pour mieux respecter.

C’est le cas par exemple du rituel autour des besoins. Beaucoup d’entre vous auront peut-être remarqué que la plupart des chiens grattent le sol avec leurs pattes arrière après s’être soulagé. Ce comportement ne se limite d’ailleurs pas au gazon puisqu’on l’observe également sur des étendues de gravier et même sur les trottoirs en béton.

UN MOYEN DE MARQUER LE TERRITOIRE

En répétant systématiquement ce geste, le chien ne cherche pas à couvrir ses besoins, comme certains pourraient le penser. Contrairement au chat, celui-ci ne s’importe pas de les enfouir, au contraire. Les fèces et l’urine sont un moyen de marquer son passage et le geste instinctif qu’il fait avec ses pattes ne fait que renforcer ce marquage.

Tous les chiens possèdent en effet des glandes situées au niveau de leurs coussinets arrière. Lorsqu’ils frottent leurs pattes sur le sol, les animaux laissent non seulement une trace visuelle sous la forme de sillons dans le sol mais libèrent également des phéromones, substances chimiques qui agissent comme une sorte de signature olfactive.

De cette façon, le chien signale à ses congénères mais aussi aux autres animaux qu’il est passé par là.

UN COMPORTEMENT PRIMITIF

D’après les spécialistes, ce comportement pourrait remonter à une époque plus primitive où les loups et les chiens non domestiqués tentaient de mettre en garde les autres animaux et éventuels concurrents en laissant leur odeur pour marquer leur territoire.

Encore aujourd’hui, leurs descendants ont le sens de l’odorat extrêmement sensible. Le nez de nos compagnons à quatre pattes contient jusqu’à 300 récepteurs qui leur permet d’identifier tout ce qu’ils doivent savoir sur leur homologue simplement à partir de ces signaux olfactifs.

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Le chat, les chaussettes, les chaussons et les chaussures : mais pourquoi les aime-t


Les odeurs ! Pour nous, animaux sur deux pattes, nous cachons nos odeurs par des parfums sur le corps, dans l’air, sur les vêtements bref partout, mais pour nos boules de poils, l’odeur humaine sont très intéressantes pour eux, cela leur permet de savoir des choses sur nos faits et gestes
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Le chat, les chaussettes, les chaussons et les chaussures : mais pourquoi les aime-t-il tant ?

 

Crédits photo : Vladimir Agafonkin – Flickr

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat

Vous êtes l’heureux humain d’un chat ? Alors vous n’ignorez pas la passion des félins pour les chaussettes et les chaussures. Mais pourquoi les chats les aiment-ils tant ? Qu’y trouvent-ils d’intéressant ?

Rassurez-vous, votre chat est normal !

Le récit de votre journée… sur vos pieds !

Les chats raffolent de nos pieds et de ce qui les approche. Non pas que les odeurs de transpiration les attirent, ils sont plutôt intéressés par les phéromones qui résident dans ces zones de notre corps ! En fait, ils lisent « le journal de votre journée » en inspectant vos pieds et ce qui s’y rapporte.

L’odorat et les phéromones sont à la base de la communication entre chats. Il s’agit d’un transfert de phéromones volatiles dans l’air.

Des études ont démontrés que 90 à 95% des phéromones félines sont identiques aux phéromones humaines.

Les phéromones humaines ne nous servent plus à grand-chose aujourd’hui. Nous ne savons plus les décrypter. Toutefois notre cerveau continue de nous les faire émettre à chaque mot ou chaque pensée. Quelles parties du corps diffusent ces phéromones ? Le cou, les aisselles, les paumes des mains et des voûtes plantaires !

chat chaussure
© Flickr – Gerard McGovern

Nos chaussures et chaussettes sont des mines d’informations

Nos pieds sont plus accessibles pour les chats, mais surtout, le port de chaussures, chaussettes et autres chaussons permet de conserver les phéromones de la journée au même endroit. En effet, lorsque nous nous lavons les mains, les phéromones sont évacuées. Nos aisselles ou notre cou, où les chats aiment tant se blottir, sont moins faciles d’accès, sauf lorsque nous sommes au lit.

Mais, parce qu’il y a un mais, notre cou à l’air libre ne stocke pas ces précieuses molécules, et celles de nos aisselles sont souvent perturbées par les déodorants que nous utilisons.

chat chaussure
© Flickr – debra

Les phéromones de nos pieds sont plus « lisibles » pour nos compagnons qui tentent de rassasier leur légendaire curiosité ! Ils vont donc tenter d’interpréter toute notre journée, et parfois il faut chercher les phéromones du début de journée recouvertes par les dernières, en se frottant ou en léchant cela devient plus facilement interprétable pour nos chats préférés.

chat chaussette
© Flickr – jeffreyw

Je me souviens d’un chat qui volait les chaussures du voisin sur le rebord de fenêtre pour les décrypter à son rythme dans son panier, et d’un maitre très ennuyé de devoir les rapporter à leur propriétaire !

Et voilà pourquoi votre chat se roule dans les chaussures de votre mari, pendant que Minet mâchouille vos chaussettes ! Un mystère de plus résolu !

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Le chemin de l’amour élucidé chez un papillon de nuit


L’étude des papillons de nuit pourraient aider à mieux engager une lutte contre les insectes ravageurs en contrôlant leurs comportements sexuels ainsi que les appareils pour mieux détecter tout produits toxiques
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Le chemin de l’amour élucidé chez un papillon de nuit

 

À l’état domestique où le bombyx de mûrier a été réduit, le mâle, plus petit que la femelle, est pourvu d’ailes grises qu’il agite continuellement et d’antennes très développées pour déceler l’odeur émise par la femelle (une phéromone nommée bombykol). Trois jours après la fécondation, la femelle pond entre 300 et 700 œufs. © CSIRO, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

L’énigme de la rencontre amoureuse entre le mâle et la femelle chez le papillon de nuit vient d’être résolue à l’aide des mathématiques. L’explication réside dans la trajectoire des particules odorantes émises par la reine du soir et la sensibilité olfactive de ses prétendants.

Du nez, du flair… le bombyx du mûrier (Bombyx mori) mâle n’en manque pas pour trouver une partenaire. Il est en effet apte à sentir dans l’air le séduisant parfum de la dame grâce à des antennes sur lesquelles sont placées de nombreuses sensilles, des brins micrométriques directement reliés à ses neurones sensoriels.

Des naturalistes français avaient rapporté ce comportement il y a plus d’un siècle, mais la communauté scientifique planche encore pour comprendre comment ces lépidoptères détectent, parfois à des centaines de mètres de distance et dans des conditions atmosphériques variables, les hormones sexuelles (ou phéromones) émises par les femelles en période de reproduction. Quand le vent se lève, le signal olfactif peut devenir sporadique, il peut même disparaître pendant de longues périodes de temps.

Une équipe de chercheurs annonce avoir élucidé le mystère, dans un article de la revue Physical Review X. Massimo Vergassola, biophysicien à l’université de Californie à San Diego, aux États-Unis, et ses collaborateurs ont commencé par déterminer l’intensité et la durée des signaux de phéromone. Ils ont ensuite validé les résultats à l’aide de données de terrain, de simulations numériques et d’expériences de contrôle en laboratoire.

Espèce originaire du nord de la Chine, la forme larvaire du bombyx du mûrier se nourrit de feuilles de mûrier blanc ou noir, d'où son nom. Appelée ver à soie, la chenille est élevée depuis des siècles pour la précieuse fibre qu'elle sécrète en une bave abondante (sériciculture). En durcissant, cette matière se transforme en un fil unique de soie brute, pouvant atteindre 1.500 m de long, avec lequel la chenille se fabrique un cocon. © Gorkaazk, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0
Espèce originaire du nord de la Chine, la forme larvaire du bombyx du mûrier se nourrit de feuilles de mûrier blanc ou noir, d’où son nom. Appelée ver à soie, la chenille est élevée depuis des siècles pour la précieuse fibre qu’elle sécrète en une bave abondante (sériciculture). En durcissant, cette matière se transforme en un fil unique de soie brute, pouvant atteindre 1.500 m de long, avec lequel la chenille se fabrique un cocon. © Gorkaazk, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

Des résultats utiles en agriculture et en robotique

Bilan : les phéromones peuvent être perçues par les mâles s’ils se trouvent dans un cône de détection s’étalant jusqu’à 1.000 mètres en aval de la source d’émission. Les signaux seraient le plus souvent détectés par bouffées intermittentes de quelques millisecondes, en dehors desquelles les insectes ne les détecteraient point.

Ces découvertes permettraient des applications dans l’agriculture : en contrôlant le comportement des insectes exposés à des phéromones, la capacité reproductive des ravageurs envahissants ou des porteurs de maladies pourrait être limitée.

Ces travaux « pourraient aussi aider les ingénieurs à améliorer la conception des renifleurs, ces robots olfactifs guidés par les parfums chimiques pour détecter des bombes, des produits chimiques toxiques et des fuites inflammables », ajoute Massimo Vergassola. Pendant que le bombyx du mûrier continuera, lui, à chercher l’amour.

http://www.futura-sciences.com

Les fourmis cherchent la nourriture aussi efficacement qu’un algorithme de Google


Quel est le lien entre le moteur de recherche Google et les fourmis ? Le traitement d’information pour arriver à leur fin. Ces petites bêtes, en groupe réussissent à trouver leur nourriture mieux que si nous cherchons des réponses grâce à Google. Elles sont très futées
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Les fourmis cherchent la nourriture aussi efficacement qu’un algorithme de Google

 

Par Lucie de la Héronnière

Internet et les fourmis fonctionnent de la même manière. En 2012, une étude réalisée par des chercheurs de Stanford mettait en évidence un point commun entre les deux. Le protocole de collecte de nourriture des insectes est comparable au Transmission Control Protocol sur internet (TCP).

Gizmodo expliquait alors que de la même façon que «TCP ralentira la transmission de données si les paquets initiaux indiquent que le débit est faible, les fourmis moissonneuses enverront moins de foreuses à la recherche de nourriture si celles qui sont parties en premier mettent trop de temps à revenir avec quelque chose.»

Il s’agissait donc de gestion des flux. Une récente étude publiée sur Proceedings of the National Academy of Science of the United States of America s’est penchée sur cette même thématique, en étudiant plus particulièrement les méthodes de recherche et d’organisation des fourmis.

Voilà comment ça se passe: elles avancent suivant des chemins, qui peuvent sembler aléatoires, en allant un peu dans tous les sens, pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent.

Selon les chercheurs de l’Institut pour la recherche sur l’impact climatique de Potsdam, quand une des fourmis trouve une source de nourriture intéressante, elle en rapporte une petite quantité au nid, en laissant derrière elle une traînée de phéromones, pour marquer son chemin. Ses copines tenteront ensuite de suivre ce chemin pour retrouver la source de nourriture.

Petit à petit, les fourmis optimisent le plus court chemin entre la nourriture et le nid. En passant plus nombreuses sur ce chemin, elles laissent plus de phéromones, attirent en même temps de plus en plus de fourmis avec leurs propres phéromones, et créent un «effet d’auto-renforcement de l’efficacité». Le trajet devient précis et organisé, les fourmis travaillent comme un seul homme et fabriquent un réseau de distribution très efficace.

Jurgen Kurths, un des co-auteur, explique dans un communiqué rapporté par Time:

«Une fourmi seule n’est certainement pas intelligente. Mais le collectif des fourmis agit d’une manière que je suis tenté d’appeler intelligente.»

Du coup, les chercheurs comparent cette organisation au moteur de recherche de Google. Ce dernier utilise ce qu’on appelle des robots d’indexation pour parcourir Internet, lien après lien, dans le but de les ranger selon des algorithmes précis. Comme peut le lire sur Time:

«Les algorithmes de recherche de Google utilisent des centaines de signaux pour trouver la réponse la plus efficace et précise à toute requête, comme la colonie de fourmis s’organise rapidement pour trouver le chemin le plus efficace pour aller à une source de nourriture, une fois qu’elle a été découverte.»

Kurths explique à The Independant:

«Cette transition entre le chaos et l’ordre est un important mécanisme. J’irai même jusqu’à dire que la stratégie d’apprentissage impliquée dans tout ça est plus précise et complexe que la recherche Google. Ces insectes sont, sans doute, plus efficaces que Google dans le traitement des informations sur leur environnement.»

Selon lui, «le modèle mathématique utilisé dans cette étude – qui convertit un schéma de comportement bien connu en équations et algorithmes – est tout aussi applicable à d’autres animaux qui partagent des instincts de retour, comme les albatros», rapporte The Independant.

Les chercheurs ont aussi découvert que chaque fourmi a sa propre capacité à dénicher de quoi manger. Les plus vieilles (enfin, façon de parler, la durée de vie moyenne des ouvrières se situe entre 6 mois et 2 ans) ont plus d’expérience sur leur environnement, elle trouvent donc à se sustenter plus facilement. 

http://www.slate.fr

Les reines des abeilles ne cachent rien de leurs amours


 

Chez les abeilles, la reine a besoin de beaucoup de mâles pour une bonne qualité génétique de ses rejetons et c’est pour cela qu’elle avertit ses sujets de ses rapports avec les mâles. Ce qui aurait pour effet que les ouvrières préparent le terrain pour les nouveaux venus
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Les reines des abeilles ne cachent rien de leurs amours

Crédits photo : Jean-Baptiste Strobel/AFP ImageForum

Via leurs phéromones, les reines disent aux ouvrières si elles ont été correctement fécondées.

Les reines des abeilles ne sont pas menteuses. Elles narrent leurs amours, sans fard ni pudeur, à toute la ruche.

C’est la conclusion d’une équipe internationale d’entomologistes des universités d’État de Pennsylvanie et de Caroline du Nord, et de l’université de Tel Aviv (Israël).

«Les abeilles sont les insectes les mieux étudiés en terme de phéromones », explique Yves Le Conte, directeur de l’unité de recherches «Abeilles et environnement » à l‘Institut national de la recherche agronomique (Inra).

Chez les reines, deux glandes principales produisent des phéromones : la glande de Dufour, dont le rôle n’est pas totalement connu, et la glande mandibulaire dont cinq des composants actifs ont déjà été identifiés. Les ouvrières lèchent la reine ou touchent ses antennes pour, ensuite, répandre ses phéromones dans toute la ruche. Ces phéromones influent sur tout le comportement social de la ruche  ; en particulier, elles inhibent la production ovarienne des ouvrières, la construction d’alvéoles royales, et l’élevage de nouvelles reines.

L’une des questions qui intrigue les entomologistes est de savoir si les reines émettent des phéromones dans le but de dominer leurs filles ouvrières, ou si elles cherchent à envoyer des signaux pertinents quant à leurs qualités de souveraines.

«Deux hypothèses qui ne s’excluent pas forcément », précise Yves Le Conte.

Dans leur étude, publiée dans PlosOne , les entomologistes ont partagé des reines d’Apis mellifera en quatre groupes : deux groupes étaient inséminés avec peu ou beaucoup de sperme, deux autres avec peu ou beaucoup de liquide physiologique. Un cinquième groupe, non manipulé, servait de témoin. Après avoir extrait les phéromones émises par ces reines et les avoir présentées aux ouvrières, ils ont observé le comportement de ces dernières.

Conclusion: non seulement les reines émettent un profil phéromonal différent selon qu’elles ont ou non été fécondées, mais elles indiquent également si leurs amants ont été nombreux et de bonne qualité.

Les abeilles ouvrières mises en présence de ces phéromones «ont un comportement différent. Ces différences ne sont pas toujours importantes, mais c’est néanmoins une brique à l’édifice », précise Yves Le Conte.

L’équipe de l’entomologiste français avait déjà montré, dans une étude parue en 2010 dans le Journal of invertebrate pathology(Alaux et al.), que «le Nosema ceranae, un parasite intestinal de la colonie, pouvait modifier les phéromones de la reine. Nous faisons l’hypothèse que cela peut engendrer son remplacement », explique Yves Le Conte.

Car lorsqu’une reine n’est plus performante, les ouvrières en changent. Une bonne souveraine a, en un accouplement, entre dix et vingt amants qui lui permettront de constituer une «spermathèque », grâce à laquelle elle pondra des œufs tout au long de sa vie.

Plus nombreux auront été les mâles, «plus la reine conservera une diversité génétique dans sa spermathèque, ce qui est bon pour la colonie », notamment en lui permettant de mieux résister aux maladies.

«Si les ouvrières sont capables de détecter les reines qui sont peu inséminées et prennent des mesures pour les remplacer, cela peut expliquer l’important turnover de reines », indique Elina L. Niño, auteur principal de l’étude.

Les apiculteurs, en effet, ont tout intérêt à éviter que les reines de leurs ruches ne soient trop souvent remplacées : le temps d’élever une nouvelle reine, il peut s’écouler jusqu’à trois semaines, et c’est autant de perdu en production de miel. Cette étude est d’autant plus pertinente que les apiculteurs se plaignent actuellement d’une mortalité précoce des reines d’abeilles, sans que l’on puisse vraiment en connaître les causes.

L’étude, signalent ses auteurs, doit encore être validée avec des reines inséminées naturellement. Pour la suite, les entomologistes américains et israéliens veulent étudier les effets de pesticides, des virus et de la dénutrition sur la composition des phéromones émises. Afin de savoir si les reines sont aussi sincères sur leur santé que sur leurs amours…

http://www.lefigaro.fr/

La fourmi « parle » dès le stade de nymphe


Les fourmis sont petites mais complexe .. Elles sont vraiment extraordinaires et ce qui est surprenant est bien leur mode de communications exceptionnelles
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La fourmi « parle » dès le stade de nymphe

 

La communication commence tôt chez la fourmi. Des entomologistes italiens et britanniques ont montré que les nymphes de fourmis de l’espèce Myrmica scabrinodisémettent des sons pour communiquer avec leurs gardiennes, comme les fourmis adultes.

Ce stade intermédiaire se situe entre l’état de larve et celui d’imago au cours de leur métamorphose. Les chercheurs pensent que cette capacité de communication permet aux bébés d’avertir leurs nourrices lorsqu’ils ont trop chaud ou que l’air est trop humide, ce qui est essentiel à leur survie.

Contexte

La science sait depuis des décennies que les fourmis adultes communiquent entre elles en émettant des substances chimiques appelées phéromones. Elles en émettent le long d’un sentier pour avertir celles qui suivent d’un bon filon ou encore pour établir leur statut social et identifier les fourmilières.

Les chercheurs pensaient jusqu’à tout récemment que cette communication chimique complexe était le seul instrument de partage de l’information chez cet insecte.

Elles ont depuis découvert que les adultes de certaines espèces faisaient du bruit avec leurs pattes ou en se frottant certaines parties striées du corps.

Selon les chercheurs, ces bruits servent généralement d’appel à l’aide ou pour avertir de la présence d’un prédateur chez l’adulte.

Comme la nymphe n’est pas encore assez évoluée pour émettre des phéromones, les bruits qu’elle produit seraient le moyen de communication avec le reste de la colonie.

Les présents travaux montrent aussi que les sons produits par une fourmi au stade de nymphe et ceux d’une adulte sont semblables dans leurs fréquences et dans leurs intensités, mais qu’ils diffèrent dans leurs rythmes en raison de l’énergie qu’elles doivent déployer pour se faire entendre.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Current biology.

Le saviez-vous?   Plus de 13 000 espèces de fourmis ont été décrites à ce jour.

http://www.radio-canada.ca

Le saviez-vous ► Le jeu de séduction des animaux


La séduction, pour conquérir l’âme soeur pour le temps d’accouplement ou le temps d’une vie. Chacun a sa façon de séduire mais cela viens a peu près la même chose pour l’être humain alors que les animaux, c’est selon leur espèce
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Le  jeu de séduction des animaux

 

 

Il y a presque autant de méthodes pour charmer l’être convoité que d’espèces dans le règne animal. L’évolution de la vie et la nécessité de la propager ont fait en sorte que les rituels, pendant les saisons des amours, se manifestent de manières étonnantes. Lors des parades nuptiales, certains animaux utilisent des  techniques qui surprennent par leur originalité, leur beauté et leur aspect parfois étrange. En voici 10 qui se démarquent

1. La danse envoûtante

Le papillon azuré aime bien prendre son temps avec sa parade nuptiale. Cet insecte a mit au point un rituel complexe. La danse du couple de papillons azurés comme au sol. En s’envolant à la verticale, le mâle et la femelle tournent autour l’un de l’autre. Ils atterrissent ensuite au même moment, côte à côte, avant de recommencer inlassablement.

2. L’inspection générale

Chez l’hirondelle, les mâles doivent démontrer qu’ils ont la forme nécessaire pour plaire. Les mâles volent semblant flotter devant le jury de ces dames qui jugent le physique candidats potentiels.

La taille du corps et la longueur des plumes de l’arrière-train du mâle sont les critères de sélection.  Certains vont se pencher aux côtes de la femelle convoitée pour montrer leur atouts d’un peu plus près. Si les becs se touchent, les chances sont élevés qu’un couple se forme.

3. Des voisins bruyants

Le rituel amoureux des hérissons ressemble beaucoup à une chicane de ménage. Le mâle tourne autour de la femelle. Il tente d’attirer son attention en reniflant, s’ébrouant sans conviction

Tout au long de ce rituel qui dure plusieurs heures, les cercles se font de  plus en plus étroits et le hérisson augmente le volume des sons qu’il émet. Si la femelle est réceptive, elle soufflera et reniflera au même rythme que lui.

4. L’âme du bâtisseur

Le petit gravelot mâle effectue une performance digne des plus grands danseurs de ballet. Il vole près du sol et tourne sans arrêt autour de la femelle à coup de battements d’ailes délibérément pour l’occasion.

Le mâle veut lui annoncer qu’il a trouvé l’endroit parfait pour un nid. Il court à l’emplacement et commence à creuser un trou, en souhaitant qu’elle vienne le rejoindre.

5. L’embarras du choix

La baleine prête à se reproduire est rapidement suivi par un petit groupe de mâles. Ceux-ci se défient les uns les autres, provoquant des conflits parfois violents. Ils font des démonstrations de leurs atouts physiques à la femelle, jusqu’au moment, jusqu’au moment où elle est prête à se choisir un partenaire. Le processus peut prendre des jours.

Une fois la sélection effectuée, le mâle et la femelle passent de beaux moments. nageant gracieusement, empruntant des mouvements chorégraphiques et se démontrant mutuellement leur amour.

6. Une relation amour-haine

Durant la saison d’accouplements, le lézard des sables mâle prend une vive couleur verte.  La femelle est attirée par ce changement d’apparence et s’approche de lui. Elle se cambre en une posture bizarre,  montant sur ses pattes arrière pour séduire son compagnon avec une danse.

Or, dès que l’intimité est bien engagée. La femelle semble éprouver des regrets et veut se déprendre de l’étreinte du mâle. Celui-ci est souvent obligé de la maintenir en place en la mordant.

7. Un géant au coeur tendre

Les rituels amoureux de l’éléphant sont paisibles et affectueux. Le mâle entourera la femelle d’attentions soutenues pour la séduire. Pendant des semaines, il lui fera des offrandes de nourriture, l’arrosera légèrement d’eau fraîche, etc.

Son intention est de démontrer à quel point il est gentil et sympathique. Si elle l’aime bien, ils auront des tête-à-tête, se caressant ainsi le visage avec leur trompe, plaçant même celle-ci dans la gueule de l’un et de l’autre

8. Le coeur au ventre

Les demoiselles sont de la famille des libellules. Et comme ces dernières, les mâles et les femelles vont demeurer longtemps en contact intime avant de s’accoupler, ils vont se prendre, se secouer, se mordre, se percer… le tout effectuant des acrobaties aériennes. Mais avant ce rituel amoureux pour le moins gymnastique, la femelle doit être certaine que le mâle est désirable et surtout .. de la bonne espèce. Le candidat va donc voler devant elle, battantes ailes à une fréquence très élevée, lui montrant son abdomen pour l’inspection.

9. Les longues étreintes

Contrairement aux autres créatures, les couleuvres n’ont pas de rituel quand au processus de sélection de leur partenaire pour la reproduction

Lors de la saison des amours, les mâles approchent n’importe quelle autre couleuvre qu’ils rencontrent. Ils utilisent leur longue langue fourchue pour détecter les phéromones de chacune afin de déterminer le sexe, l’espèce  et si le moment est bon pour l’intimité.

Si tous ces critères sont remplis, la couleuvre enlacera sa partenaire et ne la lâchera pas.  Le couple s’enroulera et s’entortillera ainsi durant de longues heures, semblant ne former qu’une seule entité.

10. Le sens de l’humour

Le mâle de la grenouille rieuse sait comment chanter pour attirer sa douce. Il gonfle ses sacs vocaux, qui forment de petites bulles sous sa gorge et produit un croassements et de ricanements nasillards distincts et retentissants qui s’entendent de très  loin. La femelle répond a cette appel et vient le rejoindre.

Geste qu’elle risque de regretter, car il arrive que plusieurs mâles montent sur la même campagne au même moment, tombant maladroitement par manque de place

La Semaine/Tout Connaître/Grand reportage/ Paul Therrien/ Juillet 2012

Les contraires s’attirent…


Une étude intéressante sur la formation des couples, qui je pense il y a toujours des exceptions mais quand on y réfléchit il y a des points qu’on peut y retrouver un certains bons sens quand on regarde dans le côté générale des couples Mais je ne serais pas d’accord pour rencontrer des gens ayant fait des profil génétiques.
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Les contraires s’attirent…

Les contraires s'attirent…

© Shutterstock

Mais ceux qui se ressemblent s’assemblent. De ces deux dictons populaires, lequel dit vrai?

En fait, la science confirme que les deux disent vrai. À la condition de regarder les deux dimensions d’une relation amoureuse: génétique et relationnelle.

La génétique

Le but premier de la sexualité est la reproduction et la sauvegarde de l’espèce. Les êtres humains en ont aussi fait une fonction érotique. Pourquoi sommes-nous passionnément attirés par telle personne et pas par d’autres? Comment expliquer les «coups de foudre»?

Les études du professeur Dr Claus Wedekind à l’université de Berne (Suisse) ont démontré que deux corps mis en présence l’un de l’autre percevaient automatiquement, mais inconsciemment, leurs systèmes immunitaires et «sentaient» s’ils étaient compatibles ou non. Probablement par l’intermédiaire des phéromones que nous dégageons.

Toutefois cette compatibilité est essentiellement basée sur des différences génétiques plutôt que des ressemblances. Le principe étant que deux systèmes génétiques différents qui s’associent se renforcissent mutuellement.

Non seulement les enfants nés de cette compatibilité génétique sont mieux protégés contre un plus grand nombre de maladies, mais elle permet aussi d’identifier la parenté et éviter ainsi les relations consanguines. Aviez-vous remarqué que nous sommes rarement attirés par nos frères ou nos soeurs?

Qui plus est, de nouvelles recherches tendent à démontrer que les couples génétiquement différents vivent une sexualité plus épanouie et augmentent leur probabilité de former des couples heureux à long terme. De là à former des couples à partir de leur profil génétique, il n’y avait qu’un pas à faire. Pas qui a été fait par Tamara Brown et Joelle Apter au sein du GenePartner (http://genepartner.com).

L’amour

L’attirance a toutefois tendance à s’émousser avec le temps et nous pouvons alors être attirés par d’autres corps génétiquement attrayants. La fidélité et l’amour deviennent alors une question de décision rationnelle basée sur les ressemblances. L’amitié en est le plus bel exemple: on s’associe avec des gens qui partagent les mêmes affinités, les mêmes atomes crochus.

Pour que «les contraires s’attirent» se transforme (et se complète) en «qui se ressemble s’assemble», il faut qu’au point de vue psychologique il y ait, non pas un minimum, mais bien un maximum de compatibilités. Contrairement à la dimension génétique, ces compatibilités se doivent d’être semblables afin d’éviter les polarisations conflictuelles insolubles.

C’est pourquoi de nombreuses études ont prouvé que les couples heureux étaient plus souvent qu’autrement formés de deux personnes provenant non seulement d’un même milieu géographique, mais aussi d’un même niveau socio-économique et d’un même niveau éducationnel. Ils ont sensiblement le même âge (différence moyenne de deux ans en faveur de l’homme) et la même grandeur (différence moyenne de 11 cm en faveur de l’homme). Ils ont aussi une libido semblable.

Les couples mixtes ont un taux de divorce plus élevé car, aux sources de conflits insolubles des autres couples, ils sont confrontés à des différences culturelles et religieuses souvent, là aussi, insurmontables. Les couples heureux manifestent une compatibilité caractérielle: il serait plutôt difficile de faire cohabiter une personne intense avec une autre qui recherche surtout la tranquillité, une personne très émotive avec une personne apathique, un hyperactif avec un méditatif…

Les membres des couples heureux manifestent aussi, et surtout, une compatibilité émotive. Chacun prend la responsabilité de ses actions et de ses réactions, et démontre une maturité émotionnelle. Ils ont aussi une même spiritualité (par opposition à matérialité): ils possèdent une même philosophie de vie et un sens élevé des valeurs humaines tels la dignité, le respect, le don de soi, la croissance personnelle. Ils sont devenus amis tout en conservant une certaine attirance physique et sexuelle.

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