Les phénomènes hivernaux violents vont se répéter, alors comment s’y adapter?


Alors que nous avons des hivers plus doux (cela n’empêche pas pour autant des journées vraiment froides) au Québec, nous avons des variations de température d’une extrémité à l’autre et souvent en un, deux ou trois jours d’écart. Sur les côtés, les effets sont encore plus significatifs causé par la déglaciation. Il faudra donc, s’adapter et voir d’autres moyens pour protéger la population des zones plus à risque
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Les phénomènes hivernaux violents vont se répéter, alors comment s’y adapter?

 

Des spécialistes estiment que des phénomènes atmosphériques comme ceux qui ravagent l’Est du Québec se reproduiront. Pour y faire face, ils recommandent une vision globale et à long terme, moins de déni et de bricolage, et un retour à des solutions naturelles.

Un texte d’Ahmed Kouaou

Une mer démontée qui envoie des vagues géantes à l’assaut de la côte, détruisant tout sur son passage. L’image de désolation nous parvient de Percé, en Gaspésie, non pas d’une lointaine contrée des Caraïbes dévastée par un ouragan en furie.

Que se passe-t-il donc? Il faut d’abord comprendre qu’il n’y a rien d’anormal que des tempêtes surviennent en décembre ou en janvier. Mais qu’elles fassent autant de dégâts, cela n’est pas étranger au réchauffement climatique à la faveur duquel les hivers sont de plus en plus doux.

Conséquence : « pendant ces périodes de redoux, la glace côtière qui, normalement, est présente et qui, naturellement, protège la côte de l’impact des tempêtes, eh bien, elle n’est plus là ou alors elle arrive plus tardivement. Parfois même au cours de l’hiver, elle est détruite pour se reformer », explique Guillaume Marie, de la chaire de recherche en géoscience côtière de l’Université du Québec à Rimouski.

« Ce qui fait que, durant ces périodes d’interruption où il n’y a plus de protection […] les vagues arrivent directement à la côte pour peu qu’il y ait une grande marée au même moment, poursuit-il. Et vous avez les dégâts qu’on a pu voir hier [mercredi] et le 30 décembre également » dans l’Est du Québec.

« La glace – ce qu’on appelle le pied de glace – qui protège les côtes des vagues, il y en a de moins en moins. En plus, la glace au large n’est pas présente pour réduire aussi l’effet de la houle et la formation des vagues », confirme Philippe Gachon, professeur au département de géographie de l’UQAM et titulaire de la chaire de recherche sur les risques de catastrophes d’origine hydrométéorologique.

C’est que le Québec est « dans un foyer mondial de rehaussement du niveau marin » et « notre continent s’enfonce à cause des effets de la déglaciation », explique pour sa part Ursule Boyer-Villemaire, chercheuse indépendante.

Il faut d’abord rompre avec la culture du déni, suggère Philippe Gachon.

« Il faut arrêter de dire : « Dame Nature, on n’y peut rien. » Ce n’est pas vrai! D’abord, on a un rôle à jouer pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, mais [il faut] aussi essayer de mieux se préparer, développer des stratégies. »

Il faut travailler sur les « facteurs de vulnérabilité » et « dans certains secteurs, il va falloir à un moment donné que, d’un point de vue politique, on dise : « On a une stratégie de repli, on ne reconstruit plus au même endroit, cette zone-là est trop à risque, trop vulnérable. » »

Cela veut dire abandonner des édifices, voire des quartiers entiers, au besoin. M. Gachon cite l’exemple de la France, dont certaines régions, comme la Bretagne, ont connu des phénomènes similaires.

« La France a mis en place des réglementations beaucoup plus strictes et on a commencé à développer dans certains secteurs du littoral des stratégies de repli », note-t-il.

La chercheuse indépendante Ursule Boyer-Villemaire plaide quant à elle pour une vision à long terme sur l’occupation du territoire et précise qu’il n’existe pas de solution unique pour l’ensemble du Québec.

« Il faut vraiment se coller à la réalité locale, à la dynamique locale, un peu à l’image de gestion par bassins versants des rivières », souligne-t-elle.

Le déménagement? « Ça devient inévitable. Il y a des endroits où on voit les taux d’érosion, la transition est claire et nette. Il y a des endroits qui sont trop bas aussi […] Il va falloir surélever probablement certains tronçons. »

Il faut aussi penser au réseau routier dont la force, selon elle, est d’être « robuste face aux événements et, pour ça, ça prend des dédoublements à certains endroits sensibles ».

Mme Boyer-Villemaire pense que la transformation de chemins forestiers en « tronçons alternatifs » serait la solution la moins coûteuse.

«Il faut conserver l’accès au territoire, sinon ça va isoler des résidences. On l’a vu en Gaspésie [où] des personnes âgées par exemple [ont été] isolées du reste du Québec.»Ursule Boyer-Villemaire, chercheuse indépendante

Au lieu de continuer à reconstruire des infrastructures qui vont tomber à la prochaine tempête, Guillaume Marie préconise un retour à des solutions plus « douces », comme des « recharges de plage ». Le procédé consiste à remettre du sable sur la côte pour ralentir l’action des vagues.

«Cette végétation va limiter l’impact des vagues et, du coup, ça va faire moins de dégâts.» Guillaume Marie, chaire de recherche en géoscience côtière de l’UQAR

Il propose également « des replantations de végétaux, de foin de mer ou de rosier sur la côte pour revenir à des conditions un peu plus naturelles qui permettent de soustraire à l’érosion ou à l’inondation des infrastructures ».

Cette végétation va limiter l’impact des vagues et, du coup, ça va faire moins de dégâts. Guillaume Marie, chaire de recherche en géoscience côtière de l’UQAR

Comme les autres scientifiques, le professeur de l’UQAR pense qu’à long terme il faut envisager de déplacer des quartiers et des routes.

http://ici.radio-canada.ca/

Organisation météorologique mondiale La décennie 2001-2011, la plus chaude jamais enregistrée


 On entends souvent aux nouvelles des catastrophes naturelles, telle que des ouragans, tornades, inondations, chaleur extrêmes, tempête de neige hivernale … la température de la Terre change … et change très vite
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Organisation météorologique mondiale

La décennie 2001-2011, la plus chaude jamais enregistrée

 

Organisation météorologique mondiale - La décennie 2001-2011, la plus chaude jamais enregistrée

© Shutterstock / Agence QMI

GENÈVE, Suisse – La décennie 2001-2011 a été «la plus chaude jamais observée sur tous les continents du globe», a indiqué vendredi l’Organisation météorologique mondiale(OMM).

La température moyenne durant cette décennie a été de 14,46 degrés C, contre 14,25 degrés en 1991-2000 et 14,12 degrés pour 1981-1990.

Il s’agit de la température moyenne à la surface du globe, terres et mers confondues.

«Le changement climatique s’est accéléré pendant cette décennie», a poursuivi l’OMM, qui ajoute que le rythme du réchauffement depuis 1971 est «remarquable». Des phénomènes atmosphériques comme La Nina «ont refroidi temporairement le climat certaines années», mais ils n’ont cependant pas interrompu «la tendance générale du réchauffement».

Recul de la banquise de l’Arctique

Selon l’OMM, «le recul spectaculaire et constant de la banquise de l’Arctique» est une des principales caractérisques de l’évolution du climat durant les 10 dernières années.

Ces données font partie d’un rapport dont les premiers éléments ont été publiés vendredi, et qui sera publié dans son intégralité durant 2012.

2010 : L’année la plus chaude

Concernant 2001-2010, l’année 2010 est l’année la plus chaude jamais observée depuis 1850, date des premiers relevés, avec une moyenne de 14,53 degrés suivie de près par 2005 (14,51 degrés).

La décennie a aussi été marquée par des phénomènes météo extrêmes, comme des inondations, des sécheresses, des cyclones, des vagues de froid et de chaleur.

Une vague de chaleur exceptionnelle a frappé l’Europe en 2003 et une autre la Russie en 2010, avec «des conséquences catastrophiques».

«Des milliers de personnes en sont mortes, et les régions concernées ont dû faire face à des incendies de forêt dévastateurs».

Concernant les inondations, l’OMM rappelle celles en Europe de l’Est en 2001 et 2005, celles en Afrique en 2008, et celles au Pakistan et en Australie en 2010.

48 des 102 pays étudiés par l’OMM durant cette décennie ont déclaré que leur record de chaleur absolu avait été battu durant cette période.

Concernant les cyclones, leur activité a été record dans la région de l’Atlantique Nord. L’ouragan Katrina de 2005 a été l’ouragan qui a coûté le plus cher aux Etats-Unis, et avec un bilan humain de 1 800 victimes.

En 2008, le cyclone tropical Nargis a causé la mort de plus de 70 000 personnes, «c’est la pire catastrophe naturelle qu’ait connue la Birmanie et le cyclone tropical le plus meurtrier de toute la décennie».

http://fr.canoe.ca

Jets lumineux géants : de l’ombre à la lumière


Un phénomène atmosphérique impressionnant et pour la première fois filmé . On se croirait dans le film La guerre des mondes .. avec Tom Cruise, Dakota Fanning et Justin Chatwin
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Jets lumineux géants : de l’ombre à la lumière

Un jet géant filmé sur l’île de La Réunion

Par Viviane Thivent

Grâce à des films d’une qualité inédite, une équipe internationale donne la première description précise d’un phénomène atmosphérique mystérieux : les jets géants.

Le 7 mars 2010, sur l’île de La Réunion, un chasseur d’orage filmait cinq jets lumineux géants situés à une cinquantaine de kilomètres de l’endroit où il se trouvait. Une première, car jamais ces phénomènes météorologiques n’avaient été observés d’aussi près.

Découverts en 2001 par des Américains, ces événements restaient très mystérieux. Tout ce que l’on savait d’eux, c’est qu’il s’agissait de connexions électriques très furtives – de quelques millisecondes – entre un nuage d’orage et l’ionosphère – une partie relativement conductrice de l’atmosphère – située à 90 kilomètres d’altitude.

Au cœur des pulses lumineux…

Aujourd’hui, grâce à ces vidéos, aux images satellitaires de Meteosat7 et aux données du réseau mondial de surveillance des éclairs, une équipe internationale a pu décrire ces manifestations électriques (S. Soula et al., J. Geophys. Res., in press).

Les résultats montrent que les jets géants naissent dans la zone convective de l’orage, là où l’activité électrique est la plus élevée. Chaque jet est précédé, au cœur du nuage, de pulses lumineux très intenses. En outre, la charge électrique transportée lors de chaque jet est très importante et représenterait plusieurs centaines de coulombs (unité de charge électrique).

À titre comparatif, la foudre ne transporte que 10 coulombs vers le sol. Les jets géants joueraient donc un rôle majeur dans le circuit électrique planétaire.

http://www.universcience.fr