Une pharmacienne instaure un système de pots de pilules réutilisables


Ce ne sont pas tous les contenant de médicaments qui sont recyclables. Ceux qui n’ont pas de chiffres ou porte le chiffre 6 vont à la poubelle, le reste est recyclable. Pour ma part, c’est justement une question que je me posais il y a quelques mois. Pourquoi on ne réutilisaient pas ces contenants … Une pharmacienne a décidé de changer les choses en offrant des contenants réutilisables pour ceux qui veulent baisser leur empreinte environnementale.

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Une pharmacienne instaure un système de pots de pilules réutilisables


Selon la pharmacienne Sarah Fizazi, chaque année, ce sont des centaines de millions de fioles...

SMARTSTOCK VIA GETTY IMAGESSelon la pharmacienne Sarah Fizazi, chaque année, ce sont des centaines de millions de fioles en plastique à usage unique qui sont utilisées, seulement au Canada.

Inspirée par la détermination de la militante suédoise Greta Thunberg, Sarah Fizazi a pris conscience dans les derniers mois qu’elle avait le pouvoir de réduire l’empreinte environnementale de son commerce.

  • Par Camille Laurin-Desjardins

Au lendemain de la marche mondiale pour le climat, qui a attiré des centaines de milliers de personnes dans les rues de Montréal, vendredi, nombreux sont ceux qui se sont demandé: «et maintenant?». Une pharmacienne de Montréal a décidé qu’elle n’attendait plus. Et elle espère que son initiative de contenants de médicaments réutilisables, baptisée «La fiole verte», fera des petits.

«J’ai toujours eu l’impression que ça me dépassait, [les enjeux environnementaux,] que je ne pouvais rien faire, étant donné que je ne fais pas partie du gouvernement», admet Sarah Fizazi.

Inspirée par la détermination de la militante suédoise Greta Thunberg, la pharmacienne a pris conscience dans les derniers mois qu’elle avait le pouvoir de réduire l’empreinte environnementale de son commerce en réduisant le nombre de contenants de pilules qui se retrouvent dans les poubelles. Selon elle, chaque année, ce sont des centaines de millions de fioles en plastique à usage unique qui sont utilisées en pharmacie, seulement au Canada. 

 Des contenants en verre réutilisables

À partir de là, ses objectifs sont devenus clairs: réduire de manière draconienne ce nombre de contenants, et diminuer au maximum la quantité de plastique dans les pots qu’elle mettrait en circulation. La pharmacienne et mère de famille a donc lancé des recherches pour trouver le matériau le plus durable et le moins nocif pour les médicaments qu’il doit contenir

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La pharmacienne Sarah Fizazi offrira à ses clients de leur remettre leurs médicaments dans des contenants...

COURTOISIE/SARAH FIZAZILa pharmacienne Sarah Fizazi offrira à ses clients de leur remettre leurs médicaments dans des contenants réutilisables en verre.

Après plusieurs mois de recherche sur le type de contenant qui pourrait être réutilisé le plus grand nombre de fois, Sarah Fizazi a conclu que le verre était le matériau le plus fiable pour la santé de ses patients et pour l’environnement.

Elle ajoute aussi avoir pris connaissances de données scientifiques qui concluaient que la plupart des produits en plastique, même ceux sans BPA, pouvaient dégager «certains composés à activité estrogénique», ce qui l’a inquiétée.

Certaines sortes de médicaments (plus rares) devront toutefois continuer d’être distribués dans des contenants de plastique, pour des raisons chimiques. .

Le projet, qui verra officiellement le jour le 9 octobre à la pharmacie Sarah Fizazi, située dans Rosemont–La-Petite-Patrie, fonctionnera selon la volonté des clients. Ceux qui souhaiteront adhérer à cette nouvelle façon de faire se verront remettre deux ensembles de contenants réutilisables. Ils devront s’engager à les nettoyer selon un procédé particulier (stériliser les pots dans l’eau bouillante) avant de les rapporter à la pharmacie. Rien de compliqué, assure la pharmacienne. Et si le second ensemble est rapporté à l’avance, on peut même continuer de faire renouveler nos médicaments en ligne, si on a l’habitude de le faire. 

L’autre condition importante, c’est que la personne garde toujours les mêmes pots, pour des raisons de salubrité. 

«On vient de commencer à l’annoncer à la pharmacie, et on a déjà des réactions très positives», assure-t-elle.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

L’annonce de Trump sur les médicaments canadiens, du « théâtre politique »


Les médicaments aux États-Unis ne sont pas réglementés ce qui est la cause des coûts élevés. Contrairement au Canada, les prix sont réglementés autant au fédéral qu’au provincial.Donald Trump a annoncé que les Américains pourraient importer des médicaments du Canada. Sauf qu’ici, étant moins nombreux, les pharmaciens ne peuvent subvenir à leur besoin et puis il y a des règlements qui obligent les grossistes qui vendent a des pharmacies canadiennes. Sans parler qu’un pharmacien ne peut donner une prescription faite par un médecin canadien. Donc Donald Trump a proposé quelque chose qui en vue des élections serait des promesses probablement difficiles a mettre sur pied.
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L’annonce de Trump sur les médicaments canadiens, du « théâtre politique »

Une pharmacienne tient une ordonnance dans une main et une plaquette de médicaments dans l'autre.

Des médicaments vendus dans une pharmacie.

PHOTO : ISTOCK / MJ_PROTOTYPE

Ce n’est pas demain la veille que les Américains vont importer massivement les médicaments canadiens, selon les experts à qui nous avons parlé. Ils croient que l’annonce de Trump est avant tout un geste politique.

Faut-il s’alarmer de l’annonce faite mercredi par l’administration Trump de permettre aux Américains d’importer légalement des médicaments sur ordonnance canadiens? Il ne faut pas s’inquiéter outre mesure, croit le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Bertrand Bolduc, interviewé à l’émission La matinale d’été.

Il rappelle d’abord que, de toute évidence, l’industrie pharmaceutique canadienne n’a pas la capacité d’approvisionner le marché américain et ses 300 millions de consommateurs.

« Ils sont au moins 10 fois plus nombreux que nous. On n’a pas la chaîne de distribution de médicaments nécessaire pour fournir les États-Unis ».

Et puis le marché canadien ne permet pas une telle chose, note Bertrand Bolduc.

« Les filiales canadiennes des sociétés pharmaceutiques ne peuvent vendre qu’au Canada à des grossistes canadiens, qui ne peuvent distribuer qu’au Canada à des pharmacies canadiennes. »

Ça n’a aucun sens pour les Américains de venir chercher leurs médicaments ici, surtout que plusieurs de ces médicaments sont fabriqués aux États-Unis et importés au Canada. Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec

Bertrand Bolduc rappelle que les pharmaciens ont pour rôle de traiter les gens d’ici.

« Dépanner un touriste de temps en temps, un bateau de croisière qui arrête à Québec, aux Îles-de-la-Madeleine, bien sûr on va les dépanner ces gens-là. Mais de leur fournir systématiquement des médicaments pour une longue période, c’est hors de question. »

D’ailleurs, le consommateur doit présenter une ordonnance valide au Canada, donc faite par un médecin canadien. 

Une annonce controversée aux États-Unis

L’administration Trump propose que les pharmacies, les grossistes et les États puissent importer des médicaments moins chers du Canada. L’industrie pharmaceutique américaine est tout à fait contre ce projet. En revanche, plusieurs groupes de défense des consommateurs applaudissent l’annonce.

Un geste politique

La réduction du prix des médicaments sur ordonnance est une promesse phare de Donald Trump, qui est en pleine campagne de réélection. À ce sujet, le candidat Trump a d’ailleurs déjà déclaré que les Américains devraient avoir le droit d’importer les médicaments.

Pour Marc-André Gagnon, professeur de politique publique à l’Université Carleton, il ne fait pas de doute que l’annonce de l’administration Trump est du « théâtre politique » en vue des élections de 2020. Dans une entrevue diffusée à l’émission 24/60, le professeur Gagnon fait d’ailleurs remarquer que cette mesure, si elle se concrétise, ne sera pas appliquée avant un an ou deux.

« On parle de 18 mois avant de mettre en place des projets pilotes dans certains États. Donc, on s’entend que ça ne sera pas demain matin. »

Bertrand Bolduc y voit aussi un geste politique.

« On est dans la campagne préélectorale américaine. M. Sanders [sénateur américain et candidat à l’investiture démocrate] remplit un autobus, va à Windsor, en Ontario, chercher de l’insuline, démontre que les prix sont plus bas au Canada. Évidemment que les prix sont plus bas. Nous contrôlons les prix. Les prix sont réglementés au Canada tant au niveau fédéral que provincial. Alors qu’aux États-Unis, dans un libre marché comme le leur où il n’y a aucune réglementation, les pharmaceutiques en profitent. »

Déjà des pénuries au Canada

Le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec répète qu’il n’est pas très inquiet de l’annonce de l’administration Trump. Du même souffle, il ajoute qu’il faut rester aux aguets.

« Il y a déjà des pénuries au Canada de toutes sortes de médicaments. On jongle avec ça tous les jours, tant au niveau hospitalier que communautaire. On va être vigilants. »

Essayons de régler les problèmes de pénurie actuelle qu’on a déjà, et évitons d’entrer dans un débat politique américain qui ne nous concerne pas. Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec

Pour Bertrand Bolduc, être vigilants, ça veut dire trois choses :

      • « Rappeler aux intervenants de la chaîne, que ce soit les fabricants, les grossistes ou les pharmacies, que leur travail, c’est de s’occuper des gens d’ici.

      • Monitorer les stocks, s’assurer qu’il n’y a pas une baisse soudaine, quelque part, de grandes quantités, qui pourrait indiquer que quelqu’un fait quelque chose qu’il n’est pas supposé faire.

      • Monitorer ce qui se passe aux États-Unis. Présentement, c’est juste des discussions et des arguments. Encore faut-il être sûr que ça ne se met pas en place. »

https://ici.radio-canada.ca/

Faut-il retirer la malbouffe des pharmacies au Canada ?


Au Québec, les pharmacies sont comme des dépanneurs, à part les médicaments, ils vendent de tout, maquillage, cadeaux, objets de tout les jours, produits ménager, et encore bien des choses et aussi de la nourriture dont la malbouffe. Ma pharmacie est affilié a une épicerie et donc n’a pas trop le choix de ce qu’ils mettent sur les tablettes. Pourtant, il y a quelques années les pharmacies on cesser de vendre des cigarettes, ne pourraient-ils pas faire la même chose pour la malbouffe ?
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Faut-il retirer la malbouffe des pharmacies au Canada ?

 

Au Canada, il n’est pas rare de voir des rayons entiers de nourriture peu recommandable pour un préserver une bonne santé. Comment la malbouffe peut-elle encore avoir sa place dans des lieux dédiés à la santé ?

La malbouffe trop présente dans les pharmacies au Canada ?

Quand on rentre dans une pharmacie au Canada, une grande partie des lieux est consacrée à la nourriture. Pourtant, ces produits ne sont pas des aliments naturels, des compléments alimentaires ou des substituts de repas pour les personnes au régime. On parle alors de malbouffe : boissons gazeuses, chips, biscuits sucrés et bonbons en tout genre.

Me Bourassa-Forcier enseigne à l’université de Sherbrooke. Elle explique que de nombreux pharmaciens n’ont pas vraiment le choix d’accepter ou de refuser ces produits. Leur pharmacie est en fait associée à des grandes chaînes, qui exercent des pressions importantes sur le contenu de leurs rayons et ils ne peuvent exercer de pouvoir de décision.

Promouvoir la santé ou le commerce ? 

La double casquette des pharmaciens est paradoxale : comment peut-on à la fois promouvoir la santé du patient et le pousser à la consommation en lui proposant des produits néfastes pour sa santé ? Au Québec, 7 % de la nourriture est achetée dans les pharmacies. Le coût des soins pour les personnes touchées par des maladies engendrées par une mauvaise alimentation est faramineux et commence à interroger l’Ordre des pharmaciens.

« On avait un levier légal pour le tabac ; pour le sucre ou les autres aliments, nous n’en avons pas. On n’a pas de levier légal pour fouiller la boutique du pharmacien et lui interdire des choses, mais on peut très certainement l’encourager à réfléchir à ça », termine Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec.

Maylis Choné

http://www.passeportsante.net

Le Saviez-Vous ► Amusantes et surprenantes, ces statistiques de 1909


Des statistiques prix en 1909 au Canada et aux États-Unis. Le prix de certains produits alimentaires, le nombre d’automobile, meurtre, et taxe et bien d’autres. Nous pouvons constater que les temps ont bien changé
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Amusantes et surprenantes, ces statistiques de 1909

 

Claude Bérubé

Essayiste, conférencier et blogueur

Voici quelques statistiques retrouvées de 1909. Nous sommes en 2016, donc 107 ans se sont écoulés …Je vous les présente sans autre cérémonie. Pour votre simple amusement. Ou pour un haussement d’épaules. Surtout pour se rendre compte comment tout peut évoluer en un siècle avec nostalgie pour les plus vieux et surprise pour les plus jeunes. Je ne peux garantir leur authenticité, mais il y a sûrement beaucoup de véracité. Je les imagine américaines, mais si proches des canadiennes.

  • La moyenne d’âge des hommes était d’environ 47 ans.
  • L’essence pour une Ford 1909 n’était vendue qu’en pharmacie.
  • Seulement 14% des maisons possédaient une baignoire.
  • Seulement 8% des maisons avaient le téléphone.
  • Il n’y avait que 8000 automobiles dans le monde entier et seulement 144 miles de route étaient pavés.
  • Dans presque toutes les villes, la limite de vitesse était de 10 miles à l’heure
  • La plus haute structure au monde était la Tour Eiffel.
  • Le salaire moyen aux États-Unis était de 22 cents l’heure.
  • Le salaire moyen des travailleurs américains était de 200 et 400 $ par année.
  • Un professionnel comptable pouvait gagner 2000 $ par an, un dentiste environ 2500 $, un vétérinaire entre 1500 et 4000 $ et un ingénieur mécanique 5000 $.
  • 95% des femmes accouchaient dans leur demeure.
  • 90% des médecins n’avaient pas d’éducation collégiale. Ils avaient plutôt fréquenté, ce qu’on appelait, une école médicale condamnée par les médias du temps et les gouvernements comme étant sous standardisée.
  • Le sucre se vendait 4 cents la livre.
  • On obtenait une douzaine d’œufs pour 14 cents.
  • La livre de café était à 15 cents.
  • La plupart des femmes ne se lavaient les cheveux qu’une fois par mois, et elles utilisaient soit du Borax ou du jaune d’œuf comme shampoing.
  • Le Canada a passé une loi défendant à toutes personnes pauvres d’entrer au pays.
  • Les cinq principales causes de décès étaient : la pneumonie ou l’influenza, la tuberculose, la diarrhée, maladie du cœur et attaque cardiaque.
  • Le drapeau américain n’avait que 45 étoiles.
  • Il n’y avait que 30 résidents à Las Vegas.
  • Les mots croisés, les canettes de bière et le thé froid n’avaient pas encore été inventés.
  • Il n’y avait pas de Fêtes des mères ni des pères.
  • Deux adultes sur dix ne savaient ni lire ni écrire.
  • Seulement 6% de tous les Américains avaient obtenu leur diplôme de secondaire.
  • La marijuana, l’héroïne et la morphine étaient vendues à la pharmacie du coin comme médicaments.
  • Les pharmaciens disaient que l’héroïne nettoyait la complexion, donnait de l’énergie au cerveau, activait et régulait l’estomac et les intestins et qu’enfin, c’était l’ange gardien de la santé.
  • 18% des domiciles avaient au moins un ou une domestique ou servante à plein temps.
  • Il n’y eut que 230 meurtres rapportés dans tous les États-Unis
  • 95% des taxes que nous payons aujourd’hui n’existaient pas en 1909.

On peut facilement imaginer que dans un siècle, on lira nos statistiques actuelles avec le même amusement.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

 

Vers la fin des ordonnances manuscrites?


Si un pharmacien n’arrive pas à lire une prescription, il essaie de rejoindre le médecin traitant du patient, mais cela n’est pas toujours possible. L’idée de suivre l’exemple de New-York aux États-Unis, semble faire son chemin, mais cela prendra un certain temps
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Vers la fin des ordonnances manuscrites?

 

Prescription

PHOTO : ISTOCKPHOTO

Un texte de Jean François Bouthillette de l’émission Les Années lumière

Depuis la semaine dernière, les médecins de l’État de New York ne peuvent plus prescrire de médicaments que par voie électronique, sauf exception. Chez nous, médecins et pharmaciens sont nombreux à réclamer le même virage, pour la sécurité des patients.

La loi I-STOP est entrée en vigueur le jour des Pâques dans cet État américain. Elle oblige les médecins à transmettre désormais toutes leurs prescriptions directement au pharmacien, par voie électronique – sauf dans certaines situations exceptionnelles. Exit, donc, les bonnes vieilles ordonnances manuscrites sur papier.

Cette initiative vise d’abord à lutter contre l’acquisition frauduleuse d’opiacés, dont l’abus est devenu un fléau, à New York comme ailleurs en Amérique du Nord. L’État espère aussi limiter par là le nombre non négligeable d’erreurs dues à des prescriptions illisibles.

À en perdre son latin

Non, les pattes des mouches du médecin ne sont pas que du folklore. De notre côté de la frontière non plus, d’ailleurs.

« C’est un vrai enjeu, les ordonnances difficiles à lire, confirme Pierre-Marc Gervais, pharmacien propriétaire à Montréal. Ce n’est pas rare, dans ma pratique », dit-il, en montrant des exemples d’ordonnances illisibles récentes, où la calligraphie négligée du prescripteur ne peut que laisser pantois.

Les chiffres et les lettres de certaines pourraient être confondus avec d’autres, ou encore avec des hiéroglyphes.

C’est parfois une menace à la sécurité du patient, explique le pharmacien.

Le risque, c’est un sous-dosage qui n’amène pas les résultats qu’on veut, ou un surdosage, avec des effets secondaires qui peuvent être importants. Pierre-Marc Gervais, pharmacien

M. Gervais dit arriver souvent à déchiffrer le message en se fiant au contexte et à son expérience, ou en communiquant avec le médecin. Or, ce dernier n’est pas toujours accessible, parce qu’il passe d’un milieu à un autre, part en vacances, opère pendant de longues heures.

« Alors, on trouve un plan B, raconte-t-il. On vérifie avec un collège, ici en pharmacie, ou à l’aide des réseaux sociaux. »

Quelques pharmaciens, en effet, ont constitué un groupe privé, sur Facebook, qui n’est accessible qu’aux membres de l’Ordre des pharmaciens du Québec. D’une dizaine de membres, il y a deux ans, le groupe est rapidement passé à plus de 4000 membres – soit plus de la moitié des pharmaciens québécois!

Chaque jour, ce type d’appel à l’aide y circule, photos des prescriptions problématiques à l’appui, dont on a camouflé les informations sur les patients. Et les collègues commentent.

On se montre les prescriptions et on demande aux confrères de confirmer ou d’infirmer notre intuition. Des fois, ça marche, des fois pas. Mais la plupart du temps, avec la force du nombre, on y arrive! Pierre-Marc Gervais

Les opiacés, un fléau

Les détournements de prescriptions aussi sont un problème, au Canada. On estime que plus de 400 000 Canadiens vivent avec une dépendance aux opiacés. La plupart de ces personnes ne sont pas des héroïnomanes fréquentant les piqueries, comme on peut l’imaginer. Il s’agit plutôt, pour la plupart, de patients sans histoire, traités pour la douleur et restés accrochés, après un traitement, faute de vigilance ou d’un suivi adéquat.

Les opiacés comme la morphine, la codéine, l’hydromorphone, l’oxycodone et le fentanyl, des médicaments sur ordonnance, sont prisés sur le marché noir.

« On estime qu’environ 5 % du marché des opiacés sont des médicaments obtenus par des ordonnances falsifiées, raconte le pharmacien Pierre-Marc Gervais. Par exemple, si le médecin prescrit 10 comprimés, le patient peut ajouter un zéro, ou transformer le « 1 » en « 5 »… Des carnets de prescriptions sont volés dans les cliniques ou les hôpitaux, aussi. »

Les pharmaciens interceptent beaucoup de ces ordonnances falsifiées, mais ils ne peuvent pas tout voir, souligne M. Gervais. La prescription électronique, transmise directement au pharmacien par un système sécurisé, compliquerait la tâche aux faussaires, dit-il.

Médecins et pharmaciens impatients

Au Collège des médecins du Québec, on confirme que les erreurs dues aux ordonnances illisibles et les abus d’opiacés sont deux préoccupations importantes.

« Les prescriptions électroniques, ce serait souhaitable tout de suite, aujourd’hui! » affirme sans détour le Dr Charles Bernard, président du Collège, qui dit travailler « très fort » à l’instauration la plus rapide possible des prescriptions électroniques, mais aussi, plus largement, du dossier médical électronique.

Ces outils qui permettraient, dit-il, un plus grand contrôle et un meilleur suivi des prescriptions.

« Malheureusement, ce n’est pas encore réalisable au Québec », déplore-t-il, rappelant que si plusieurs cliniques et l’ensemble des pharmacies ont déjà ces outils informatiques, l’implantation du Dossier santé Québec continue de piétiner dans les hôpitaux.

On doit mettre en relation les établissements de santé, les cliniques et les pharmacies en communauté pour que tout ce monde-là se parle. Le Dr Charles Bernard

Même son de cloche du côté de l’Ordre des pharmaciens du Québec.

« Du côté des pharmacies, on est prêt », dit son président, Bertrand Bolduc. « Mais il faut être deux pour valser », ajoute-t-il, référant lui aussi à la lenteur de l’implantation des outils électroniques dans le réseau de la santé.

Un système sécurisé et des prescriptions électroniques seraient un grand pas dans la bonne direction pour la sécurité du patient, croit-il aussi.

« On va le voir dans l’État de New York, où on va avoir des résultats assez rapidement ».

Pas suffisant pour la lutte à l’abus d’opiacés

Les ordonnances électroniques permettront sans doute de limiter la falsification de prescriptions, croit la Dre Marie-Ève Morin, qui reçoit de nombreux patients toxicomanes dans sa clinique de Montréal. Beaucoup sont dépendants aux opiacés.

« Si on arrêtait les falsifications de prescriptions, pensez-vous qu’il y aurait tout d’un coup moins d’opiomanes? lance-t-elle. Ça n’empêchera pas l’achat illégal d’opioïdes sur Internet, la diversion, le vol de médicaments. »

Ça ne compenserait pas non plus le manque de suivi des patients traités avec des opiacés, pour éviter qu’ils n’en deviennent dépendants, souligne-t-elle.

En Ontario, l’an passé, 1 élève du secondaire sur 10 disait avoir consommé des opiacés pour s’amuser, d’après le Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves.

« Dans 70 % des cas, ce n’est pas d’une ordonnance falsifiée que la drogue venait, dit la Dre Morin : c’était de la pharmacie familiale. »

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Doit-on toujours jeter un médicament périmé?


Peut-on prendre des médicaments prescrits ou non ? Il y a des médicaments qui ne perdent pas leur efficacité plusieurs années après la date de préemption, mais pas tous et certains peuvent même être nocifs en plus tout dépend de l’entreposage du médicament
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Doit-on toujours jeter un médicament périmé?

 

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Photo: Shutterstock

Par Catherine Crépeau

 

La saison froide vient de commencer, vous avez le rhume et tout ce que vous trouvez dans votre pharmacie, c’est une vieille bouteille de sirop. Pouvez-vous en consommer sans crainte?

La durée de vie d’un médicament varie entre trois et cinq ans, mais certains seraient encore efficaces des années après leur date de péremption. En 2012, une étude publiée dans la revue Archives of Internal Medicine montrait que certains médicaments seraient utilisables une quarantaine d’années après la date d’expiration.

Des résultats qui rejoignent ceux d’une étude publiée en 2002 par la Food and Drug Administration (FDA) qui révélait que 84 % des 96 médicaments analysés étaient encore stables 57 mois après la date de péremption, soit presque cinq ans plus tard. Malgré tout, l’Ordre des pharmaciens du Québec recommande de ne pas utiliser de médicaments périmés, même d’un seul jour.

Diminution des principes actifs

La date de péremption indique la fin de la période pendant laquelle le fabricant garantit l’efficacité et la sûreté de son produit. Elle correspond au moment où la quantité de principes actifs du médicament a diminué de 10 %, ce qui lui confère un taux d’efficacité de 90 %. Après cette date, le taux d’efficacité du produit et son risque pour la santé ne sont pas connus.

La plupart des médicaments sont utilisables pendant deux à trois ans. Mais certains doivent être détruits dans les semaines qui suivent leur première utilisation, le produit n’étant plus stérile une fois le contenant ouvert. C’est le cas notamment des gouttes pour les oreilles ainsi que des gouttes et onguents pour les yeux. La date qui figure sur l’emballage du manufacturier peut donc porter à confusion. L’étiquette posée par le pharmacien sur l’emballage des médicaments prescrits vous indique la date précise où vous devriez éliminer ces produits.

Moins efficaces et parfois toxiques

Le principal inconvénient d’un médicament périmé, c’est qu’il perd son efficacité. Lorsqu’il est question d’un sirop pour soulager la toux, les risques sont minces. Par contre, prendre un comprimé de nitroglycérine qui a perdu en efficacité pour traiter son angine de poitrine peut avoir des conséquences graves. Même chose pour l’adrénaline, utilisée en injection dans les cas d’allergies. Ces molécules étant peu stables, il est donc important de respecter la date de péremption et les consignes d’entreposage.

Un médicament périmé peut aussi donner naissance à des produits de dégradation dangereux. C’est le cas, par exemple, de la tétracycline, un antibiotique qui devient nocif à sa date d’expiration.

Les médicaments inutilisés ou périmés doivent être retournés à la pharmacie. Évitez de les jeter dans les poubelles, les toilettes ou le lavabo. Ils pourraient tomber entre des mains mal intentionnées ou polluer les sols et l’eau.

Évitez de les ranger dans la salle de bain

Les médicaments craignent le gel, ainsi que la chaleur et l’humidité, qui accélèrent leur dégradation. La salle de bain n’est donc pas le meilleur endroit pour les entreposer. Pensez plutôt à un endroit sec et frais hors de la portée des enfants… et des adolescents!

Certains médicaments doivent être conservés au froid. Lisez bien les étiquettes décrivant les conditions d’entreposage.

Vous devriez aussi laisser vos médicaments dans leur contenant d’origine qui les protège de la lumière et de l’oxygène. De plus, vous éviterez les erreurs quand viendra le temps de les prendre.

Les médicaments dont la couleur, la forme, la consistance ou l’odeur ont changé devraient être retirés de votre pharmacie lors de votre ménage annuel.

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Le Saviez-Vous ► Les singes — Pharmaciens


La pharmacologie n’est pas juste un art des êtres humains, des animaux savent se servir des plantes pour se soigner tel que les primates
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Les singes — Pharmaciens

Si les grands singes sont dotés de bien des aptitudes les rapprochant de nous, il s’avère que les primates peuvent même jouer aux pharmaciens… Ceux que nous appelons les grands singes – chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans – pourraient même nous en apprendre dans le domaine pharmaceutique grâce à la zoopharmacognosie.

Sabrina Krief, vétérinaire et Maître de conférence au Muséum national d’Histoire naturelle en France, explique que les chimpanzés consomment en effet différentes plantes pour leurs vertus thérapeutiques ou encore pour se guérir.

À travers leurs expéditions pour étudier le phénomène “d’automédication” chez les primates, ils ont notamment observé un singe souffrant de diarrhées qui se nourrissait d’écorces d’un arbre en particulier, l’Albizia Grandibracteata, et guéri au bout de quelques jours. Une fois en laboratoire, les chercheurs ont confirmé les bienfaits de l’écorce.

Autre observation, les chimpanzés peuvent aussi marier différents “ingrédients” pour leurs bienfaits. Si les chercheurs se demandent encore comment ils se transmettent ce savoir, l’homme semble avoir quelques nouvelles leçons à tirer de son lointain cousin.

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