Dix personnes toxiques à éviter à tout prix


Reconnaitre les personnes toxiques qui vous empêchent d’avancer, qui nous paralysent dans notre cheminement est important pour éviter de tomber dans leur jeu et si possible les éviter
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Dix personnes toxiques à éviter à tout prix

 

Dr. Travis Bradberry

Auteur du best-seller Emotional Intelligence 2.0 et président de TalentSmart, premier fournisseur mondial d’intelligence émotionnelle

Les personnes toxiques défient toute logique. Certaines ne se rendent pas du tout compte de l’impact négatif qu’elles ont sur les gens qui les entourent, et d’autres ont l’air de trouver du plaisir à semer le chaos et à nous pousser à bout.

Il est important d’apprendre à gérer les différents types de personnes toxiques, mais souvenez-vous qu’elles ne valent pas la peine de perdre du temps et de l’énergie – et Dieu sait si elles en prennent. Les personnes toxiques sont source de difficulté, de conflit, et, pire que tout, de stress.

« Les gens vous inspirent ou vous aspirent… Choisissez-les bien ! «  – Hans F. Hansen

La capacité à gérer nos émotions et à rester calme sous la pression a un lien direct avec nos performances. TalentSmart a fait une étude sur plus d’un million de personnes et a constaté que 90% des personnes les plus performantes savaient bien gérer leurs émotions en période de stress ; elles gardent leur calme et maîtrisent la situation. Leur plus grand don, c’est leur capacité à utiliser l’intelligence émotionnelle pour identifier les personnes toxiques et les maintenir à l’écart.

On dit souvent que l’on est le produit des cinq personnes avec qui l’on passe le plus de temps. Si l’une de ces cinq personnes est toxique, vous découvrirez tôt ou tard à quel point cette personne vous empêche d’avancer.

Vous ne pouvez pas espérer prendre vos distances avec les personnes toxiques avant de les avoir identifiées. Le plus difficile, c’est de faire la part entre ceux qui sont juste embêtants ou compliqués de ceux qui sont vraiment toxiques. Voici les dix types de personnes toxiques qu’il faut éviter à tout prix pour ne pas devenir soi-même toxique.

1. La commère

Les commères trouvent leur bonheur dans le malheur des autres. C’est sans doute amusant de chercher le moindre défaut dans la vie personnelle ou professionnelle de quelqu’un, au début, mais avec le temps, cela devient fatigant, on commence à se sentir irrespectueux et méchant. Il y a trop de choses positives dans la vie et tellement à apprendre des personnes intéressantes pour perdre son temps à parler du malheur des autres.

2. Le caractériel

Certaines personnes ne maîtrisent absolument pas leurs émotions. Elles s’en prennent à vous et projettent leurs émotions sur vous, tout en pensant que c’est vous qui êtes responsable de leur mal-être.

Les personnes caractérielles sont difficiles à repousser parce que leur manque de contrôle vous fait culpabiliser. Quand la situation se complique, les personnes caractérielles déversent leurs émotions sur vous ; il faut absolument les éviter.

3. La victime

Les victimes sont difficiles à identifier parce qu’on commence toujours par avoir de la compassion pour elles. Mais plus le temps passe, et plus l’on comprend qu’elles ont besoin de nous tout le temps. Les victimes refusent toute responsabilité en faisant du moindre obstacle une montagne impossible à franchir. Elles ne pensent pas que les périodes difficiles sont des occasions d’apprendre et d’évoluer. Un vieux dicton dit :

« La douleur est inévitable mais souffrir est optionnel. »

Cela illustre tout à fait le côté toxique de la victime, qui choisit de souffrir tout le temps.

4. L’égocentrique

Les personnes égocentriques vous dépriment parce qu’elles sont distantes et froides. On se rend rapidement compte que l’on sort avec des personnes égocentriques : elles nous font nous sentir terriblement seul. Cela s’explique parce qu’elles n’ont aucun intérêt à entretenir un vrai lien avec quiconque. Nous ne sommes qu’un outil destiné à accroître leur estime d’elles-mêmes.

5. Le jaloux

Chez les personnes jalouses, l’herbe est toujours plus verte ailleurs. Même quand il leur arrive quelque chose de bien, elles n’en tirent aucun plaisir. C’est parce qu’elles comparent leur bonheur à celui du monde au lieu de simplement trouver une satisfaction dans ce qui leur arrive. Et, soyons honnête, il y aura toujours quelqu’un qui réussit mieux, quelque part. Passer du temps avec des personnes jalouses est dangereux parce qu’elles vous apprennent à dévaloriser vos propres réussites.

6. Le manipulateur

Les manipulateurs pompent tout votre temps et votre énergie sous la façade de l’amitié. Ils ne sont pas toujours faciles à gérer, parce qu’ils vous traitent en ami. Ils savent ce que vous aimez, ce qui vous rend heureux et ce qui vous fait rire, mais le problème, c’est qu’ils utilisent ces informations. Ils ne font rien sans arrière-pensée. Les manipulateurs cherchent toujours à obtenir quelque chose de vous, et si vous prenez du recul sur votre relation avec eux, ils ne font que prendre, prendre, prendre, sans jamais donner en retour, ou très peu. Ils font tout pour vous convaincre afin de mieux vous détruire.

7. Le Détraqueur

Dans la saga « Harry Potter » de J.K. Rowling, les Détraqueurs sont des créatures maléfiques qui aspirent l’âme du corps et laissent les gens dans un état inhumain. Quand un Détraqueur entre dans une pièce, tout devient sombre, il se met à faire froid et les gens se souviennent de leurs pires souvenirs. Rowling explique qu’elle a développé le concept des Détraqueurs à partir de personnes très nocives – le genre de personnes qui ont la capacité d’arriver dans une pièce et d’aspirer toute la vie.

Les Détraqueurs aspirent la vie en imposant leur négativité et leur pessimisme à toutes les personnes qu’ils rencontrent. Ils voient toujours le verre à moitié vide, et ils arrivent à instiller la peur dans n’importe quelle situation. Une étude de l’université Notre-Dame montre que les étudiants qui partagent leur chambre avec des colocataires pessimistes ont beaucoup plus tendance à développer des pensées négatives et même à déprimer.

8. Le pervers

Certaines personnes toxiques ont de mauvaises intentions ; elles trouvent du plaisir dans la souffrance et le malheur des autres. Elles sont là soit pour vous faire du mal, soit pour vous faire sentir mal, soit pour obtenir quelque chose de vous ; sinon, elles n’ont aucun intérêt à vous cotoyer. Le seul point positif avec ce genre de personnes, c’est que l’on peut comprendre leurs intentions assez rapidement, ce qui permet de s’en débarrasser plus facilement.

9. Les critiques

Les personnes critiques vous disent rapidement ce qui est bien et ce qui n’est pas bien. Elles sont très fortes pour trouver la chose qui vous passionne et vous la faire dénigrer. Au lieu d’apprendre des gens qui sont différents d’eux, les personnes critiques méprisent les autres. Elles étouffent vos passions et vos désirs d’expression, alors mieux vaut s’en éloigner et être vous-même.

10. L’arrogant

Les personnes arrogantes sont une perte de temps parce qu’elles prennent tout ce que vous faites pour un défi personnel. L’arrogance, c’est de la fausse confiance en soi : cela masque toujours une grande part de doute. Une étude de l’université d’Akron montre que les personnes arrogantes ont souvent des tas de problèmes au travail. Elles sont moins efficaces, plus désagréables et ont plus de problèmes cognitifs que la moyenne.

Comment se protéger une fois qu’on les a repérées

Les personnes toxiques nous rendent folles parce que leur comportement est irrationnel. Ne vous méprenez pas : leur comportement défie toute logique, donc pourquoi essayer de leur répondre et de se prendre à leur jeu ?

Plus une personne est irrationnelle, plus il devrait être facile d’éviter leurs pièges. N’essayez plus de les battre à leur propre jeu. Prenez vos distances et envisagez vos interactions avec eux comme des expériences scientifiques (ou alors, vous êtes leur psy, si vous préférez cette comparaison). Vous n’avez pas à réagir au chaos émotionnel – juste aux faits.

Garder ses distances nécessite d’être vigilant. Vous ne pouvez pas empêcher quelqu’un de vous pousser à bout si vous ne reconnaissez pas les faits quand ils se produisent. Parfois, vous vous retrouvez dans des situations où vous devez vous ressaisir pour choisir le meilleur moyen de vous en sortir. Pas de panique, vous avez le droit de prendre le temps pour le faire.

La plupart des gens pensent que, comme ils vivent ou travaillent avec quelqu’un, ils n’ont aucun moyen de contrôler ce chaos. C’est tout à fait le contraire. Une fois que la personne toxique est identifiée, son comportement devient prévisible et plus facile à comprendre. Cela vous permet de réfléchir de manière rationnelle pour savoir quand vous devez les supporter et quand vous n’avez pas à le faire. Vous pouvez poser des limites, mais il faut le faire consciemment et activement. Si vous laissez faire, vous allez vous retrouver dans des situations compliquées. Si vous posez des limites et que vous décidez quand et où gérer une personne compliquée, vous pouvez gérer le chaos. Le plus difficile reste de camper sur vos positions et de garder vos limites quand la personne essaie de les dépasser, ce qu’elle fait toujours.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Psychopathes et pervers narcissiques, où est la différence?


Il se peut que nous connaissions un pervers narcissique ou un psychopathe sans pour autant qu’il soit un tueur en série. La différence entre eux ? L’un serait inné l’autre acquis
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Psychopathes et pervers narcissiques, où est la différence?

Hidden | Underclassrising.net via Flickr CC License by

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Xanthé Mallett

Maître de conférences en criminologie à l’université de Nouvelle-Angleterre

Les psychopathes sont nés psychopathes et les pervers narcissiques se sont fabriqués eux-mêmes.

Psychopathes et pervers narcissiques (pour ce dernier qualificatif, les Anglo-saxons préfèrent le mot «sociopath») sont des termes psychologiques populaires servant à décrire des monstres violents nés de nos pires cauchemars. Pensez à Hannibal Lecter dansLe Silence des agneaux (1991), à Norman Bates dans Psychose (1960) et Annie Wilkes dans Misery (1990). En rendant célèbres ces personnages, la culture populaire a également gravé dans notre conscience collective les mots utilisés pour les représenter.

La plupart d’entre nous, fort heureusement, ne vont jamais rencontrer un Hannibal Lecter, mais les psychopathes et les pervers narcissiques existent réellement. Et ils se cachent parmi nous. Parfois parmi les personnes ayant le mieux réussi dans la société parce qu’ils sont souvent impitoyables, durs et dotés d’un charme superficiel alors qu’ils sont dépourvus de toute considération envers les sentiments ou les besoins des autres.

Ils sont connus comme des psychopathes «à succès» à cause de leur tendance à commettre des délits qu’ils ont prémédités en calculant les risques. Ou bien ils sont capables d’inciter quelqu’un d’autre à enfreindre la loi pendant qu’eux-mêmes se tiennent à distance, en toute sécurité. Ils sont passés maîtres dans la manipulation des sentiments d’autrui, tandis qu’eux-mêmes se montrent incapables d’éprouver des émotions. Cela vous rappelle-t-il une personne de votre connaissance? Et bien, nous y voilà: vous en connaissez un, au moins un. Le taux de prévalence se situerait entre 0,2% et 3,3% de la population.

Si vous vous faites du souci en ce qui vous concerne, vous pouvez vous soumettre à un test pour obtenir la réponse. Mais avant de cliquer sur ce lien, laissez-moi vous faire gagner du temps: vous n’êtes ni un psychopathe ni un pervers narcissique. Si vous en étiez un, vous n’auriez vraisemblablement pas envie de vous soumettre à ce test de personnalité. Vous ne seriez pas du tout conscient ou préoccupé par vos défauts individuels. C’est pourquoi aussi bien la psychopathie que la perversion narcissique sont répertoriées comme des désordres antisociaux de la personnalité qui sont des troubles mentaux de long terme.

Quelle est la différence ?

Psychopathes et pervers narcissiques partagent nombre de traits communs, y compris un manque de remords ou d’empathie envers autrui, une absence de culpabilité ou de capacité à assumer la responsabilité de leurs actions, un mépris des lois et des conventions sociales ainsi qu’un penchant à la violence. Et aussi, pour l’une et l’autre catégorie, une caractéristique fondamentale: leur nature fourbe et manipulatrice. Mais comment peut-on les distinguer?

Les pervers narcissiques sont en général moins stables sur le plan des émotions et davantage super-impulsifs. Leur conduite tend à être plus erratique que celle des psychopathes. En commettant des délits –violents ou non–, les pervers narcissiques agiront davantage par compulsion. Et ils manqueront de patience, en se livrant plus facilement à une action impulsive, péchant ainsi par absence de préparation.

Les psychopathes, eux, vont planifier leur délit dans le moindre détail, en prenant des risques calculés pour éviter d’être repérés. Les malins laisseront peu d’indices risquant de conduire à leur découverte. Les psychopathes ne se laissent pas emporter par le moment immédiat et, par conséquent, commettent peu de fautes.

Inné et acquis

Les deux catégories agissent selon un continuum de conduite et de nombreux psychologues débattent encore sur ce point: faut-il les distinguer l’une de l’autre? Mais pour ceux qui les différencient, un élément recueille une large unanimité: les psychiatres utilisent le terme psychopathie pour affirmer que l’hérédité est à l’origine de ce désordre antisocial de la personnalité. La perversion narcissique, elle, inclut des comportements qui peuvent résulter d’une atteinte cérébrale tout comme d’un abandon et/ou de sévices subis pendant l’enfance.

Les psychopathes sont nés psychopathes et les pervers narcissiques se sont fabriqués eux-mêmes. Par essence, leur différence reflète le débat entre l’inné et l’acquis.

Il existe un lien particulièrement intéressant entre les tueurs en série et les psychopathes ou les pervers narcissiques –même si, bien sûr, les uns et les autres ne deviennent pas tous des tueurs en série. Pas plus que tous les tueurs en série ne sont psychopathes ou sociopathes.

Mais le Bureau fédéral américain d’investigation (FBI) a relevé certaines similitudes entre tueurs en série notoires et ces désordres antisociaux de la personnalité. À savoir une conduite prédatrice (ainsi Ivan Milat, qui a pourchassé et assassiné sept victimes); ou bien une recherche de sensations (pensez à des tueurs hédonistes qui assassinent pour la seule excitation ou pour l’échauffement sexuel, tel Thomas Hemming, 21 ans, meurtrier de deux personnes juste pour savoir l’effet que cela lui ferait; ainsi que l’absence de remords, l’impulsivité et le besoin de contrôler ou d’imposer son pouvoir sur les autres (par exemple Dennis Rader, un tueur en série américain qui assassiné dix personnes entre 1974 et 1991 et reste connu comme le tueur «BTK» («ligotage, torture, meurtre»).

Une étude de cas

Le meurtre à Sydney de Morgan Huxley par Jack Kelsall, 22 ans, montre toutes les caractéristiques d’un psychopathe et souligne les différences entre psychopathes et pervers narcissiques. En 2013, Kelsall a suivi Huxley chez lui et a assailli sa victime, 31 ans, avant de le poignarder vingt-huit fois. Kersall n’a montré aucun remords pour son crime extrêmement violent et prémédité.

Il n’y a aucun doute dans mon esprit: il est psychopathe plutôt que pervers narcissique car même si le meurtre était frénétique, Kersall a fait preuve de patience et de planification. Il avait, dès avant le meurtre, suivi des victimes potentielles. Et, un an avant de tuer Huxley, prétendument «par pur plaisir», il avait déjà fait part à son psychiatre de fantasmes concernant l’assassinat d’un étranger à l’arme blanche.

Quel que soit le mobile de Kelsall, et indépendamment de savoir si son dysfonctionnement provenait de l’inné ou de l’acquis, ce cas s’offre comme l’exemple du pire aboutissement de ce que produire un désordre anti-social de la personnalité: de la violence aveugle contre une victime prise au hasard, et cela dans un but de gratification de soi. Pendant son procès et lors du verdict, Kersall n’a montré aucun signe de remords ni de culpabilité et il n’a présenté aucune excuse.

Véritable cas d’école dans le domaine de la psychopathie, il aurait, je pense, tué à nouveau. Selon moi, et selon la police qui l’a arrêté, Kersall était un tueur en série en devenir.

Finalement, la distinction entre un psychopathe et un pervers narcissique a-t-elle un sens? Ils peuvent tous les deux se montrer dangereux et même meurtriers, commettant les pires ravages dans la vie des autres. Ou bien, ils peuvent passer leur vie parmi des gens qui n’en ont aucun soupçon.

http://www.slate.fr/

Le pervers narcissique: un «serial killer» psychologique


On juge souvent des gens de narcissisme, mais le sont-ils vraiment ? Les manipulateurs ? On a tous une personne manipulatrice sous la main, mais un pervers narcissisme sont particulier et malheureusement, ces personnes peuvent détruire toutes personnes qui sont proches de lui
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Le pervers narcissique: un «serial killer» psychologique

 

Jocelyne Robert

Auteure, sexologue et sexosophe

Est-ce le témoignage récent et public d’Ingrid Falaise sur sa descente en enfer aux mains d’un furieux manipulateur qui m’a donné envie d’écrire ce billet sur la perversion narcissique? Ou le second procès, largement médiatisé, de Guy Turcotte? Ou cet échange auquel j’ai récemment participé avec des jeunes femmes au prise avec des gars qu’elles qualifient ainsi? Peut-être une combinaison des trois, et plus encore le fait que ce triste phénomène se répand au point que des psys le qualifient désormais de «mal du siècle».

Un jardin où fleurissent les Narcisses

Dans la mythologie grecque, Narcisse était le fils du dieu-fleuve Céphise et de la nymphe* Liriope. Célèbre pour sa beauté et pour sa vanité, il ne s’intéressait qu’à sa sublime personne. On en a tiré le mot narcissisme, si galvaudé de nos jours: Qu’est-ce qu’elle est narcissique celle-là ! … Ah, un vrai pervers narcissique ce mec !

Dans le langage courant, lorsqu’on parle de cultures ou de personnes narcissiques, on fait habituellement référence à nos univers individualistes et centrés sur soi plutôt qu’au réel trouble psychologique, voire psychiatrique, que la perversion narcissique représente.

Bon, il est certain que nos sociétés actuelles, jardins de l’égo, fleurissent et foisonnent de Narcisses. Mais quand même, nous n’avons pas tous le nombril à la place du cœur et du cerveau. On appelle «pervers narcissique» ou «narcissique à tendance perverse» la personne dont l’ego souffre d’obésité morbide.

Celle-ci a la vue si obstruée par son moi hypertrophié, par les contours de sa propre personne, que pour examiner une question, elle part de son nombril, fait un petit tour autour d’elle-même et revient à son point de départ, son nombril.

Elle joue les victimes avec brio alors qu’elle est le bourreau qui enchaîne ses victimes. Elle les amène à se sentir coupables et responsables de tout ce qui ne va pas. Si la perversion narcissique atteint les deux sexes, la littérature psychiatrique indique qu’elle touche plus fréquemment les hommes.

Le pervers narcissique est le plus dangereux des manipulateurs. Incapable d’identifier et d’accepter sa propre souffrance, il trouve son équilibre en faisant payer et souffrir les autres. Comment le distinguer du «simple» manipulateur égocentrique? Ce dernier, placé devant la réalité de ses attitudes et comportements ainsi que de leurs répercussions, pourra reconnaître les faits et mettre en place des mécanismes de changements. Ce que ne fera pas le pervers narcissique.

Simplifions en disant que le manipulateur égocentrique est plus délinquant que pervers. En revanche, le pervers narcissique semble incapable de changer. Son problème est si bien ancré dans la structure profonde de sa personnalité qu’il ne le reconnaît pas: tous les autres ont un problème, pas lui.

Quelques caractéristiques du pervers narcissique

– Il est séducteur

– Intelligent

– Égocentrique

– Incapable d’empathie

– Affiche un sentiment de grandeur et de puissance

– Reproche à l’autre la discorde que lui-même s’évertue à semer

– Est en quête fébrile d’admiration

– Accepte mal que ses «victimes» soient dans la lumière et applaudies

Il peut se montrer paranoïaque. Convaincu de sa supériorité, le pervers narcissique n’a aucune intention de se faire du mal à lui-même. Il ne peut pas imaginer renoncer à son identité, à sa liberté, à ses prérogatives. Ainsi, autodestruction et pensées suicidaires ne sont pas sont lot. Il se comporte en serial killer psychologique.

En fait, tant que le pervers narcissique exerce son pouvoir sans être inquiété, tout baigne. Les choses se gâtent et il souffre lorsque ses plans et sa vision sont contrariés. Si tant est qu’on puisse dire qu’il souffre, car si un proche est au prise avec un ennui ou une difficulté, le pervers narcissique est envahi d’une tristesse toute égocentrique. En fait, il a de la peine pour lui-même. Il insupporte que la faiblesse de l’autre éclabousse et altère son image dorée.

Dynamique du pervers narcissique dans la relation intime

– Je suis génial, fort, au dessus du lot et les autres sont des quantités négligeables

– On ne peut pas ne pas m’aimer

– Elle ne peut m’en vouloir et n’a aucun désir d’indépendance

– Je n’y suis pour rien si les autres sont stupides

– Elle devrait me remercier pour ce que je fais pour elle

– Sans moi, il ne serait rien

– C’est un honneur pour elle d’être avec moi.

Bref, le pervers narcissique est au dessus de la mêlée. Inatteignable dans sa superbe, il excelle dans l’art de pousser l’autre à se dévaloriser et à s’autodétruire. Il pourra le mener jusqu’aux idées suicidaires.Vous vous êtes aventuré dans la bulle d’un ou d’une pervers narcissique? Il n’y a rien à tenter ou à espérer. Sauvez votre peau : fuyez !

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* Les nymphes étaient des esprits féminins, réputés pour leur ardeur érotique. C’est ce qui a donné le terme nymphomanie** Je me suis en partie inspirée des données du DSM 4, la bible psychiatrique, pour écrire ce billet.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Non à l’ironie


Nous voulions soulignez ici ceux qui cherchent l’âme soeur mais ne trouve pas, malgré les premiers pas, malgré un air de promesse rien n’aboutit, nous voulions aussi souligner l’amitié, certains sont sincères d’autres pas .. alors fermons la porte aux éphémères a ceux qui jugent pour tout et pour rien et ouvrons la porte aux gens qui sont meilleurs
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Non à l’ironie

 

 

 

J’ai rêvé au grand amour
Mais jamais, il n’est venu
Me rencontré au carrefour
Parmi tous ces inconnus

J’ai osé le provoquer
Malgré les mauvais regards
De moi, on s’est bien moqué
Ils m’ont donné le cafard

J’ai erré de cœur en cœur
Solitude en solitude
Trouvé l’amitié en chœur
Dès lors avec certitude
J’ai pu trouvé des âmes sœurs
Échangé en toute quiétude

Puis le vent soudain se lève
Transportant les murmures
Des cachoteries se soulèvent
Des fausses rumeurs d’imposture

Moi qui ne veux pas blesser
Moi qui cherche la bonne entente
Moi qui ne veut offensé
Moi qui veut que la détente

Vous jugez par ignorance
Comme des ânes très entêtés
A semer votre médisance
Cueillir l’animosité

Pourquoi ne voir que le mal ?
Quand je veux seulement le bien
Oui, pourquoi me faire si mal ?
Quand doit dominer le bien

Vous fouillez dans mes abîmes
Disloquer les lettres des vers
Éplucher les synonymes
Narrer l’histoire à l’envers
Pour récolter tout votre dîme
De votre verbiage pervers

Par une haine ou jalousie 
Vous tombez dans les méandres
De ragots de fantaisies
N’est à mon cœur que des cendres
De votre baratin roussi

J’aimerais tant déchiffrer
Quand je vois mes nerfs se tordre 
Devant le mépris filtrer
De vos regards en désordre

Pourtant, vous cherchez la joie
Chez moi, vous la refusez
Pour conquérir votre voie
D’un simple coup d’oeil vous rusez

Je dois fermer ma fenêtre
Conserver ma poésie
Vivre seulement pour le bien-être
Loin de toute hypocrisie
Partageant avec des êtres
Dans mon ciel que j’ai choisi

Tous ceux qui veulent bien me suivre
Mes bras ouverts sans limites
Les autres mon cœur n’est que givre
De leurs pensées qui s’effritent
La belle parole, j’en suis ivre
Frère et soeur, je vous invite

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
25 Janvier 2004

L’adolescent abuseur


Nous voyons de plus en plus d’abuseurs sexuels, c’est devenu une vraie plaie dans notre société. Cependant il est important pour toute famille de voir si des enfants n’auraient pas une certaines tendances a devenir abuseurs pour quelques raisons que ce soit .. Il ne faut pas croire que cela n’arrive pas dans sa famille, ainsi ouvrir l’oeil et les oreilles peut aider aux jeunes d’orienté plus sainement leur vie sexuelle avec de l’aide de professionnelle. Ainsi prévenir l’irréparable
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L’adolescent abuseur

L’adolescent abuseur

© Shutterstock

Il existe des situations dans la vie qui jettent par terre n’importe quel individu normalement constitué, mais aussi des situations qui rendent des parents fous d’inquiétude: l’abus sexuel.

Par Julie Pelletier – Collaboration spéciale

Et réaliser que son propre enfant est peut-être un abuseur sexuel est certainement aussi traumatisant que d’apprendre que son enfant a été abusé.

Apportons un peu d’éclairage sur une situation qui, malheureusement, se produit encore trop souvent dans les foyers québécois. Qui sont ces jeunes abuseurs sexuels, qui sont leurs victimes, que doit-on faire?

Rien ne paraissait… et pourtant…

C’est bien connu, les parents d’adolescents savent que cette période de la vie (l’adolescence) est loin d’être une sinécure!

Leurs jeunes ne leur parlent plus, deviennent arrogants, essaient des choses qui, même s’ils le savent, pourraient leur porter un grave préjudice. Bref, ils ne reconnaissent plus leurs enfants. Les hauts et les bas de la vie d’un adolescent ou d’une adolescente sont modulés par leurs humeurs, leurs états d’être et… leurs hormones! Pas facile de les suivre! Mais avec une bonne communication, on devrait être capable, mais ça ne fonctionne pas toujours aussi facilement que certains professionnels le prétendent.

Parfois, la vie bascule. C’est notamment le cas de Jeanne-Mance, mère biologique de quatre garçons et maman à temps partiel de la petite fille de son chum.

«J’ai rencontré Pierre alors que mes garçons avaient respectivement 8, 5, 3 ans et 18 mois. Le bébé a maintenant 14 ans, ce n’est pas peu dire! Sa fille était encore au berceau quand Pierre et sa femme se sont séparés et, au début, il en avait la garde exclusive. La maman s’est fait soigner et, aujourd’hui, les tâches sont partagées! Elle est maintenant une grande fille de 12 ans! Je croyais avoir la plus belle famille du monde jusqu’à ce que j’apprenne que mon avant-dernier avait fait des attouchements à sa demi-soeur pendant plus d’un an. C’est elle qui est venue m’en parler. Je pensais qu’elle mentait tellement ça n’avait pas de bon sens. Le sol s’est dérobé sous mes pieds. Je ne savais plus quoi faire. J’avais une peur bleue d’affronter toutes les conséquences: la société, sa mère, mon chum…Ouf! Et les séquelles! Quand a-t-il trouvé le temps de faire ça et ça dure depuis combien de temps? Colère, tristesse, inquiétude, tout se bouscule à une vitesse folle. Bref, j’ai choisi d’en parler à Pierre même si la petite m’avait fait jurer de n’en parler à personne. Ensemble, on a pris des mesures pour que mon gars se fasse évaluer et suivre en thérapie. Même chose pour la petite.»

La plupart du temps, ces événements surviennent alors que les parents sont absents ou dans des moments où ils sont très occupés. Il n’est donc pas étonnant d’apprendre que les parents ne sont pas nécessairement au courant de ce qui se passe de mal dans leur propre maison.

Comment un enfant peut-il être abuseur?

Les raisons qui conduisent un(e) adolescent(e) à commettre de l’abus (bien souvent de l’inceste, car cela se produit avec un membre de sa famille) sont nombreuses et assez complexes. Il existe plusieurs types d’abuseurs chez les enfants et les adolescents, mais deux retiennent l’attention: les pervers et les mésadaptés.

Les adolescents qui ont des perversions verront leurs gestes propulsés par un schème de pensées tout à fait dysfonctionnel. De l’aide professionnelle est requise, car c’est essentiellement la seule chose qui contribuera à faire prendre conscience au jeune de ce qui se passe. Et les autres sont typiquement entrés dans un cycle de conduite abusive de façon«accidentelle» – à titre d’exploration, d’énergie mal canalisée, de besoin de vérifier son orientation sexuelle.

Mais ces comportements sexuels inappropriés et mal adaptés traduisent parfois une déficience au niveau des valeurs familiales ou morales (où le bien et le mal sont confondus) ou encore le cumul d’expériences difficiles. Le parcours et les séquelles n’en sont pas moins dramatiques (et pour l’abuseur et pour la victime) pour autant. Il faut donc agir dans ce cas aussi, c’est-à-dire inciter à la consultation thérapeutique. Jeanne-Mance et Pierre ont fait le bon choix en donnant la chance aux deux enfants de se refaire une santé morale. Une thérapie familiale a aussi suivi le cheminement de ces gens puisque la dynamique s’était vue totalement transformée à la suite des révélations, il a donc aussi fallu aider tous les membres de la famille.

Chose certaine: il faut agir et empêcher que cela ne survienne. Aidons nos jeunes victimes à divulguer et nos jeunes abuseurs à aller chercher de l’aide pour arrêter ce comportement déviant.

http://fr.canoe.ca