Le Saviez-Vous ► 25 symptômes de maladies à ne jamais ignorer


Il arrive souvent que le corps lance des alertes de possibilité de maladie. Certains symptômes sont plus évidents que d’autres, et il faut agir immédiatement. Seul une visite médicale, ou à l’urgence au besoin peut diagnostiquer un problème de santé et non les réseaux sociaux
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25 symptômes de maladies à ne jamais ignorer

Une altération de la voix peut être une symptômes du cancer de la gorge.DEJAN DUNDJERSKI/SHUTTERSTOCK

Trouble d’élocution, vision brouillée ou douleur dans le cou : ces sensations étranges, voire dérangeantes, peuvent être les symptômes d’un trouble de santé grave. Voici 25 symptômes de maladie que vous devez connaître.

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Trouble d’élocution

Tenir soudain des propos inintelligibles signale peut-être un accident vasculaire cérébral (AVC).

« Le sujet déforme ou confond des mots ou est incapable de comprendre ce qui est dit », précise la Dre Leanna K. Casaubon, neurologue à l’hôpital Toronto Western.

L’affaissement d’un côté du visage en est un autre symptôme. Si vous pensez être victime d’un AVC, appelez rapidement les urgences.

Éclairs de lumière ou augmentation des corps flottants

En vieillissant, il n’est pas rare que la vision soit gênée par des corps flottants et des éclairs de lumière. Ces symptômes souvent inoffensifs suivent la transformation du vitré dans l’œil. Mais si le changement est brutal, les éblouissements et l’augmentation du nombre de corps flottants traduisent peut-être une déchirure de la rétine. Cette urgence oculaire exige une prise en charge dans les 24 à 48 heures.

« Sinon, le liquide risque de s’infiltrer sous les larmes et d’entraîner un décollement de la rétine pouvant mener à la cécité », prévient le Dr Lorne Bellan, chef du département d’ophtalmologie de l’Université du Manitoba, à Winnipeg.

Modification de l’état mental

Si vous notez un changement brusque dans le comportement ou les fonctions intellectuelles d’un proche – même si un diagnostic de démence a déjà été établi – il faut vite consulter.

« Être soudain très confus n’est pas normal », indique le Dr Paul Pageau, ancien président de l’Association canadienne des urgentistes.

Le symptôme peut être causé par un problème de santé qu’il faut traiter. Il peut également résulter d’une glycémie faible (chez les diabétiques), d’un déséquilibre électrolytique ou de médicaments.

Ne vous inquiétez pas d'un mal de têteGPOINTSTUDIO/SHUTTERSTOCK

Vision brouillée

Une vision double ou trouble, ou qui disparaît dans un œil, ou encore la perte du champ visuel d’un seul côté sont des signes possibles d’AVC. Si les causes d’un changement brutal de la vision sont parfois mineures – une migraine avec aura, par exemple –, elles peuvent aussi être beaucoup plus graves.

« Cela peut être un anévrisme cérébral qui appuie sur le nerf responsable du mouvement de l’œil, explique le Dr Bellan. Cela se manifeste généralement par un dédoublement soudain de la vision. Il faut traiter de toute urgence pour prévenir la rupture d’anévrisme. »

Pression au niveau de la mâchoire, du cou ou des bras

Les victimes d’un infarctus n’éprouvent pas toutes la douleur classique à la poitrine, selon la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada, et c’est particulièrement vrai des femmes. On peut en fait ne ressentir qu’une pression, un inconfort ou une douleur dans un bras, au cou, à la mâchoire ou dans le dos. Mais ces sensations peuvent aussi avoir d’autres causes, précise le Dr Peter Bogaty de la Clinique de cardiologie de Montréal.

« Le cœur, l’œsophage et les organes logés dans le thorax partagent un réseau nerveux avec la mâchoire et les bras ; il ne s’agit donc pas forcément d’un symptôme cardiaque. »

Mais si la sensation est nouvelle, si elle vous paraît étrange et si elle ne disparaît pas après quelques minutes, appelez à l’aide.

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Raideur dans le cou et symptômes pseudo-grippaux

Aux premiers stades de la méningite, les maux de tête et la forte fièvre font penser à des symptômes de grippe saisonnière. Mais ceux qui sont atteints d’une infection des membranes entourant le cerveau et la moelle épinière éprouvent une raideur dans le cou, douloureuse quand ils essaient d’appuyer le menton sur la poitrine. Une certaine confusion et une gêne à la lumière s’ajoutent parfois au tableau clinique.

« La méningite bactérienne peut être mortelle si elle n’est pas rapidement soignée, dit le Dr Pageau. Chaque heure de retard dans l’administration d’un antibiotique approprié augmente le risque de handicap – et de mortalité. »

Douleur thoracique

C’est le symptôme le plus courant de l’infarctus, qu’on ignore pourtant souvent, déplore le Dr Bogaty. L’indigestion, le reflux acide et l’anxiété sont certes responsables de douleurs thoraciques, mais pour être fixé, il faut se rendre aux urgences où différents examens pourront être entrepris.

« Si c’est un infarctus grave, il sera aussitôt traité. Cela pourrait prévenir une mort subite », ajoute le médecin.

Perte de poids

Prévenez votre médecin si vous avez perdu plus de 5 % de votre masse corporelle en 6 à 12 mois, sans que ce soit volontaire. Et prenez rendez-vous plus rapidement si à cela s’ajoutent d’autres symptômes comme une douleur, un gonflement abdominal ou une nausée. La perte de poids est souvent associée à d’autres affections, notamment gastro-intestinales, comme l’ulcère ou la maladie cœliaque, ou à une infection, à un problème de thyroïde, à un trouble psychiatrique ou à l’effet secondaire d’un médicament. Le cancer n’est pas à écarter non plus.

« Retarder le diagnostic d’un cancer, c’est risquer de le voir évoluer à un stade où il est plus difficile à contenir », prévient Monica Behl, médecin-chef et oncologue pour l’Agence du cancer de la Saskatchewan.

Rougeurs sous la peau

Quand des bactéries de surface comme les streptocoques ou les staphylocoques traversent la barrière cutanée – souvent par une coupure, une fissure ou une piqûre d’insecte – et contaminent les tissus plus profonds, l’infection peut se diffuser et entraîner des complications graves, voire la mort. « 

Les diabétiques sont particulièrement à risque », explique le Dr Pageau.

Il faudra sans doute recourir aux antibiotiques si une tache rouge et chaude s’étend après une journée ou deux ou fait des traits sur le corps.

« Si vous ne vous sentez pas bien ou si votre condition s’aggrave rapidement, rendez-vous aux urgences », suggère-t-il.

Vertiges ou évanouissements

Un étourdissement passager quand on se relève est souvent dû à une chute de la tension artérielle. Simple réaction physiologique chez les uns, c’est parfois le signe d’un problème plus grave chez les autres. S’il s’agit d’une déshydratation ou de l’effet secondaire à un médicament, il est facile à corriger.

Mais « les problèmes cardiaques, les infections et les troubles neurologiques peuvent aussi entraîner une baisse de tension », souligne le Dr Brett Belchetz, médecin urgentiste de Toronto.

Un étourdissement signale parfois une anémie causée par des règles abondantes ou un saignement gastro–intestinal. Les vertiges sont le plus souvent associés à un problème d’oreille moyenne. Prenez rendez-vous avec un médecin – mais consultez aussitôt si la sensation demeure, même quand vous n’êtes pas debout, ou si l’intensité du vertige est telle que vous ne pouvez pas marcher droit.

Sang dans les urines ou les selles

Certains médicaments et aliments colorent les selles ou l’urine ; c’est aussi vrai d’affections bénignes comme les hémorroïdes. Mais il faut consulter si on saigne sans raison connue dans la cuvette des toilettes. Il peut s’agir d’un cancer, ou de bien d’autres problèmes de santé – infection de la vessie, calcul rénal, fissure anale, maladie inflammatoire de l’intestin…

La leucémie peut être caractérisée par un essoufflement important.SHUTTERSTOCK

Essoufflement

Si on est essoufflé au point de ne pouvoir faire plus de quelques pas ou terminer une phrase, il faut appeler les urgences sans tarder, dit le Dr Belchetz.

« Les causes possibles sont nombreuses et toutes assez graves. Elles doivent faire l’objet d’une prise en charge rapide pour éviter une évolution négative au point d’être fatale. »

Il peut s’agir d’un infarctus, de pneumonie, d’asthme, d’emphysème ou d’un caillot dans les poumons. Un essoufflement qui ne compromet pas les activités quotidiennes n’est pas une urgence, mais le médecin voudra examiner votre cœur et vos poumons, et s’assurer qu’il n’y a pas d’autres causes.

Voix rauque ou toux

Le tabagisme, la pollution, l’air sec ou une fatigue vocale peuvent causer une laryngite ou une irritation persistante de la gorge. Il peut aussi s’agir de reflux gastro-œsophagien. Le problème se manifeste plus souvent avec l’âge et, faute d’être diagnostiqué, il peut entraîner des saignements et des lésions de l’œsophage. Consultez un médecin qui verra si un traitement est nécessaire et s’assurera qu’il n’y a pas de tumeur pulmonaire ou dans la gorge.

Ronflements bruyants

Si vous ronflez très fort, vous souffrez peut-être d’apnée obstructive du sommeil – les muscles du fond de la gorge se détendent quand vous dormez, ce qui obstrue vos voies respiratoires. Plus d’un quart des Canadiens non diagnostiqués ont un profil à haut risque, qui tient compte d’au moins trois facteurs, dont l’obésité et l’hypertension. Et quand l’apnée du sommeil fait chuter le niveau d’oxygène dans le sang, d’autres problèmes surviennent, comme l’arythmie cardiaque, sans compter que l’insuffisance coronarienne est susceptible de s’aggraver.

« Heureusement, il existe des traitements, comme la ventilation en pression positive continue, les interventions chirurgicales et au laser ainsi que des appareils buccaux qui maintiennent les voies respiratoires ouvertes », rassure le Dr Belchetz.

Symptôme de cancer chez l'homme : surveillez vos grains de beauté.WAVEBREAKMEDIA/SHUTTERSTOCK

Grains de beauté qui se modifient

En 2017 seulement, quelque 7200 nouveaux cas de mélanome ont été diagnostiqués. Examinez votre peau une fois par mois et surveillez toute grosseur qui augmente, change d’aspect ou saigne, insiste la Dre Behl.

« Placez une règle à côté du grain de beauté et photographiez-le. Il sera plus facile de noter un changement. »

https://www.selection.ca/

Produits de santé naturels: coup de semonce du Bureau de la concurrence


Si le Bureau de la concurrence du Canada surveille l’industrie de santé naturel, comme il le prétend, ce sera une bonne chose. Tous ces produits dont on promet une de perte de poids, santé et tout le tralala, ne pourront plus faire des profits sur le dos des consommateur, car la facture de l’amende sera vraiment salée..
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Produits de santé naturels: coup de semonce du Bureau de la concurrence

 

 

CHARDAY PENN VIA GETTY IMAGES

«Ce thé fera fondre vos kilos en trop», «Perdez 10 livres en 2 jours», «Un corps de rêve pour l’été».

OTTAWA — «Ce thé fera fondre vos kilos en trop», «Perdez 10 livres en 2 jours», «Un corps de rêve pour l’été»: face à de telles promesses de perte de poids de l’industrie des produits de santé naturels, le Bureau de la concurrence du Canada donne un coup de semonce.

Le sous-commissaire adjoint par intérim à la direction des pratiques commerciales trompeuses, Jean-Pierre Bornais, fait état de plusieurs plaintes concernant cette industrie «de plus en plus profitable». Le Bureau de la concurrence a donc cru bon rappeler cette semaine qu’il la tient à l’oeil.

Et les produits dotés d’une licence de Santé Canada ne sont pas à l’abri, souligne M. Bornais, alors que l’impression générale qu’ils créent va parfois au-delà de ce qui a été approuvé.

En vertu de la Loi sur la concurrence, les indications relatives au rendement ou à l’efficacité d’un produit doivent déjà avoir été mises à l’épreuve de manière «suffisante et appropriée».

En d’autres termes, les vendeurs et promoteurs ne peuvent pas évoquer des vertus qu’ils ne sont pas en mesure de démontrer, résume M. Bornais, car l’amende peut s’avérer salée.

Pour une première offense, certaines pratiques trompeuses sont passibles d’une sanction maximale de 750 000 $ pour un individu et de 10 millions $ pour une entreprise. En cas de récidive, ces sommes grimpent respectivement à 1 million et 15 millions $.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Perte de poids: attention aux promesses miracles


Nous sommes pollué par les produits naturels miracles pour perdre du poids, et ce, rapidement. Et pourtant, cela n’existe pas. Méfiez-vous de toutes publicités qui propose une solution sans effort.
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Perte de poids: attention aux promesses miracles

 

Une publicité vantant les mérites de pilules contenant... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

Une publicité vantant les mérites de pilules contenant du Garcinia cambogia a été diffusée à la radio à la fin du mois d’août.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

ISABELLE AUDET
La Presse

Entre deux aubaines pour la rentrée, à la fin d’août, un message publicitaire radiophonique mettait en vedette une femme enthousiaste devant la perte de poids d’une copine. Après s’être fait prier, l’amie en question explique alors comment elle a perdu «10 livres» aussi facilement. Son secret: la prise de comprimés contenant du Garcinia cambogia, un fruit censé couper l’appétit.

La campagne publicitaire, diffusée sous plusieurs formes et dans plusieurs médias, s’est ajoutée à celles de nombreux fabricants de produits naturels destinés à la perte de poids.

«Il y en a vraiment beaucoup, note Paul Boisvert, docteur en kinésiologie impliqué auprès d’une clientèle en quête d’un poids santé. Par contre, il faut vraiment le dire: les produits naturels miracles pour la perte de poids, ça n’existe pas.»

Si certaines études tendent à démontrer que le Garcinia cambogia semble en effet diminuer les fringales, il reste encore à mener d’autres analyses pour conclure à une efficacité hors de tout doute, précise pour sa part Yves Jalbert, spécialiste de contenu à l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ). Le docteur en santé publique s’intéresse de près aux produits de gestion du poids.

Il se montre toutefois préoccupé par la publicité soulignant de façon spectaculaire les avantages de ces produits naturels. Il dénonce d’ailleurs régulièrement des campagnes publicitaires « trompeuses » auprès de Santé Canada et d’organisations de protection du consommateur.

«Ce que beaucoup de fabricants annoncent, c’est « perdez du poids naturellement », ce qui revient à dire que peu importe l’activité que vous allez faire et ce que vous mangez, vous allez perdre du poids. C’est faux.»

M. Jalbert cite au passage de nombreuses publicités où des clients satisfaits vantent les mérites d’un comprimé ou d’une méthode «qui n’a pas encore fait ses preuves».

Il ajoute que, malgré tout, les promesses atteignent leur cible.

«C’est normal: on voit ces publicités dans des médias crédibles et ces produits-là, vous les retrouvez en pharmacie. Ce n’est pas le pharmacien qui les vend, mais les gens ne font pas la différence. Ils se disent que ça va fonctionner, car c’est approuvé par Santé Canada.»

Une question de perception

La publicité diffusée sur plusieurs chaînes montréalaises à la fin du mois d’août annonçait un produit de la gamme MetaSlim, de Webber Naturals. Dans la description de son produit, sur son site web, le fabricant précise que la prise de Garcinia cambogia s’avère «idéal[e] dans le cadre d’un programme de gestion du poids, en association avec une alimentation saine et de l’exercice régulier». Cet avis mesuré tranche avec la facilité annoncée dans les publicités.

«C’est sûr qu’après, c’est toujours une question d’interprétation, de comment on comprend la pub. Il y a du deuxième et du troisième degré», indique André Gauthier, expert en marketing pour l’agence GDK, mandatée par Webber Naturals.

«L’objectif en soi est d’informer les gens qu’il existe un produit qui peut aider à la perte de poids.»

M. Gauthier assure que «les gens vont s’informer sur le produit».

«Ce n’est pas écrit « mangez de la pizza et ne faites aucun exercice, vous allez perdre du poids », soutient-il. C’est pas ça qu’on a mentionné. En aucun temps.»

Homologués… et après?

Les capsules de Garcinia cambogia ont aussi beaucoup de concurrence au rayon des aliments naturels. D’après des chiffres colligés par l’ASPQ, 1114 produits destinés à la perte de poids ont été homologués au Canada de 2010 à 2016.

Publicité ou non, il vaut mieux s’informer avant de consommer un de ces produits dans le cadre d’un programme de gestion du poids, prévient Yves Jalbert.

«Santé Canada va regarder l’innocuité du produit. Là-bas, ils vont s’assurer qu’il n’y aura pas d’effets dommageables sur la santé. Ils ne regardent pas l’efficacité», prévient-il, avant de faire remarquer que le taux d’obésité a augmenté au pays pendant la même période.

Il existe toutefois un pare-feu pour protéger les consommateurs des publicités qui pourraient les induire en erreur. En 2017, Santé Canada a traité plus d’une centaine de plaintes au sujet de la publicité sur des produits de santé. Sur le lot, une dizaine concernaient des techniques ou des produits pour perdre du poids. Certaines publicités réussissent tout de même à se faufiler et à atteindre les consommateurs, soutient M. Jalbert.

«Chaque plainte est évaluée et classée par ordre de priorité en vue de déterminer s’il y a eu non-conformité, et des mesures sont prises en fonction du risque pour le grand public», assure Santé Canada, qui invite le public à signaler les publicités qu’il considère comme mensongères.

Un effet sur la confiance

Et si le produit choisi n’amène pas les résultats escomptés?

«Les gens vont se dire: ce n’est pas le produit qui fait que ça ne fonctionne pas, c’est moi. Ça a des conséquences au niveau de la santé physique et mentale, et le développement d’une relation malsaine avec le corps. Ça entretient des attentes irréalistes, croit Karah Stanworth-Belleville, agente de développement pour ÉquiLibre, un organisme qui souhaite prévenir les problèmes liés au poids et à l’image corporelle. On veut sensibiliser les gens à cette réalité et on souhaite les aider à développer un jugement plus critique face à certaines croyances.»

ÉquiLibre affirme qu’au Québec, trois femmes sur quatre souhaitent perdre du poids.

«La recherche d’une solution miracle fait en sorte qu’on simplifie beaucoup le problème, résume Marie-Josée Leblanc, coordonnatrice d’Extenso, le centre de référence en nutrition de l’Université de Montréal. La saine gestion du poids devrait se faire de façon beaucoup plus large. L’exercice, la méditation, le bon sommeil, l’alimentation plus saine en général… c’est un ensemble de facteurs qui vont faire une différence. Ce n’est pas en mangeant un supplément qu’on va avoir des résultats.»

Gare aux produits sur l’internet

Si des centaines de produits pour la gestion du poids font tout de même l’objet d’un certain contrôle de sécurité au Canada, de nombreux produits vendus sur l’internet échappent au contrôle des grandes agences gouvernementales. Sur les réseaux sociaux, les publicités pour ce type de solutions miraculeuses abondent.

«N’achetez pas ces produits par l’internet, répète Paul Boisvert. Soyez très vigilants. Surtout si on vous promet une perte de poids rapide, sans effort. Ce sont des mots-clés pour lesquels on doit sonner une alerte: il y a anguille sous roche. Il y a énormément de fraudes sur l’internet.»

http://www.lapresse.ca

Weight Watchers veut proposer des adhésions aux enfants dès l’âge de 13 ans


Weight Watchers veut augmenter ses revenus, bon toutes compagnies ont ce but, mais vouloir offrir des adhésions a des enfants et adolescents ??? Bien que l’obésité est un problème sérieux autant chez les jeunes que les plus vieux, suivre un régime m’apparaît grotesque. C’est tout un mode de vie alimentaire qu’il faut changer
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Weight Watchers veut proposer des adhésions aux enfants dès l’âge de 13 ans

 

Une jeune fille se pèse sur la balance, elle a l'air inquiète à propos de son poids.

Un adolescent canadien sur cinq suit déjà un régime. Photo : Getty Images/PenelopeB

 

Le chef de file mondial des programmes d’aide à la perte de poids Weight Watchers fait face à une controverse. La célèbre entreprise a annoncé qu’elle offrirait aux enfants et adolescents de 13 à 17 ans des adhésions gratuites. Cette stratégie vise à doubler les revenus et adhésions de l’entreprise dans un contexte d’obésité infantile en constante augmentation.

RADIO-CANADA AVEC CBC NEWS

« Ils [les enfants] accompagnés d’un adulte bénéficieront d’un accès gratuit à Weight Watchers, ce qui les aidera à développer des habitudes saines à un stade critique de la vie », a déclaré la nouvelle PDG Mindy Grossman, lors d’un événement réunissant les employés de la marque, à New York, le 7 février dernier.

D’ici la fin de 2020, Weight Watchers a prévu de doubler ses revenus et ses adhésions. L’entreprise souhaite atteindre son but en visant un public plus jeune.

Le Centre d’information national des troubles de l’alimentation (NEDIC) et la National Eating Disorders Association des États-Unis ont tous deux condamné l’offre.

La porte-parole du NEDIC, Kelsey Johnston, a déclaré que le régime chez les jeunes est un facteur de risque important pour le développement des troubles de l’alimentation. Selon l’organisation, environ un adolescent canadien sur cinq suit déjà un régime.

[Weight Watchers] a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’un programme de diététique, mais avec un nom comme Weight Watchers… nous pensons que le souci de l’image corporelle est problématique pour les jeunesKelsey Johnston, porte-parole du NEDIC

Une campagne sur les médias sociaux #WakeUpWeightWatchers ainsi qu’une pétition en ligne exhortent la firme à annuler son offre destinée aux adolescents.

L’obésité chez les jeunes cache souvent un problème plus profond

Rosie Schwartz, diététicienne de Toronto, compte parmi ses clients des jeunes en surpoids ou atteints d’obésité. Selon elle, l’épidémie d’obésité chez l’enfant est le symptôme d’un problème bien plus profond qui n’est souvent pas abordé lors d’un régime alimentaire.

« Nous devons changer l’environnement alimentaire des enfants », dit-elle.

Les familles doivent apprendre à manger mieux ensemble. Les familles doivent savoir cuisiner. Les parents doivent savoir cuisiner et les enfants doivent y participer. Rosie Schwartz, diététicienne

Pour chaque patient atteint de surpoids, relate-t-elle, il faut tenir compte des facteurs de risque tels que l’indice de masse corporelle, les antécédents familiaux, l’origine ethnique et aussi l’âge.

Le docteur Tom Warshawski, pédiatre à Kelowna, en Colombie-Britannique, est plus mesuré à propos de l’annonce de Weight Watchers. Il reconnaît qu’un régime alimentaire peut entraîner des troubles de l’alimentation, mais le problème du surpoids est encore plus important.

 L’ampleur du problème ne se compare pas tout à fait à l’épidémie de surpoids et d’obésité.  Dr Tom Warshawski, pédiatre

Il insiste sur la période charnière que représente l’adolescence dans le processus de croissance.

« En grandissant, il faut augmenter sa masse musculaire. Il faut devenir plus lourd. Alors, la perte de poids n’est pas toujours ce que nous recherchons chez les adolescents. Nous cherchons à maintenir le poids et à faire grossir le corps », explique-t-il.

Depuis 1975, le Canada possède un taux d’obésité supérieur à la moyenne mondiale et l’écart ne cesse de se creuser avec les années.

En 2015, Oprah Winfrey, ancienne animatrice d’un talk-show télévisé, est devenue l’un des principaux actionnaires de Weight Watchers. L’entreprise a depuis augmenté ses revenus et ses adhésions, tout en essayant de revaloriser son image en tant que partenaire dans la promotion de modes de vie sains.

Avec Vik Adhopia de CBC

http://ici.radio-canada.ca/

Le sens de l’odorat fait-il grossir ?


Si les souris qui auraient une perte de l’odorat peuvent maigrir plus vite est-ce la même chose pour l’homme. ? Et pourtant sans odorat quel serait le plaisir de manger ?
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Le sens de l’odorat fait-il grossir ?

 

Marie-Céline Jacquier
Journaliste

 

Le sens de l’odorat qui nous permet d’apprécier les bons petits plats serait en partie responsable de nos kilos en trop. C’est ce que suggère une étude américaine qui montre que des souris sans odorat grossissent moins et brûlent plus de graisses.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des souris sans odorat grossissent moins.
  • Ce serait lié à une activation du système sympathique et à une augmentation de la dépense énergétique au niveau des graisses.
  • Une perte temporaire d’odorat pourrait aider à lutter contre les fringales qui font grossir.

Qui n’a pas craqué à la simple odeur des croissants de la boulangerie, du gâteau au chocolat dans la cuisine ou de la viande grillée au barbecue ? L’odorat, en plus d’aider les animaux à reconnaître un danger ou un partenaire sexuel, joue un rôle essentiel dans l’alimentation. Au point qu’on peut se demander si l’odorat fait grossir.

Dans un article paru dans la revue Cell metabolism, des chercheurs de l’université de Californie à Berkeley ont travaillé sur un modèle animal avec des souris. Dans une première expérience, ils ont inactivé les cellules olfactives du cerveau chez celles qui avaient grossi à cause d’un régime riche en graisses. L’effet a été net : elles perdaient du poids, surtout des graisses, et leur résistance à l’insuline diminuait. De même, des souris sans odorat et de poids normal, soumises à un régime très gras, grossissaient moins que celles qui gardaient ce sens intact. La perte des neuronesolfactifs semble donc protéger de l’obésité.

Les souris sans odorat ne mangeaient pourtant pas moins et n’étaient pas plus actives physiquement. En revanche, le sens de l’odorat semblait lié à des fonctions métaboliques : les sujets qui en sont privés brûlaient plus de graisses, à cause d’une activité nerveuse sympathique accrue, et augmentaient leur thermogenèse à partir de graisse brune.

Dans une autre expérience, les chercheurs ont augmenté le sens de l’odorat des souris en inactivant des récepteurs du système olfactif. Celles qui en avaient un plus développé gagnaient en graisses et devenaient résistantes à l’insuline.

Chez l’Homme, le sens de l’odorat varie en fonction des circonstances : il est particulièrement aiguisé quand nous n’avons pas mangé depuis longtemps. © alphaspirit, fotolia

Chez l’Homme, le sens de l’odorat varie en fonction des circonstances : il est particulièrement aiguisé quand nous n’avons pas mangé depuis longtemps. © alphaspirit, fotolia

Inactiver temporairement le sens de l’odorat pour maigrir

Cette recherche suggère donc qu’il pourrait être possible de jouer sur l’odorat pour perdre du poids. Les auteurs notent que « même une perte d’odorat relativement courte améliore la santé métabolique et la perte de poids, malgré les conséquences négatives d’un régime alimentaire riche en matières grasses ».

Même une perte d’odorat relativement courte améliore la santé métabolique et la perte de poids

Dans un communiqué, Celine Riera, principale auteur de l’article, a expliqué : « les personnes souffrant de troubles de l’alimentation ont parfois du mal à contrôler la quantité de nourriture qu’elles mangent et ont beaucoup de fringales. Elle ajoute : « nous pensons que les neurones olfactifs sont très importants pour contrôler le plaisir de la nourriture et si nous avons un moyen de moduler cette voie, nous pourrions bloquer les fringales chez ces personnes et les aider à gérer leur consommation alimentaire ».

Chez l’Homme, le sens de l’odorat varie en fonction des circonstances : il est particulièrement aiguisé quand nous n’avons pas mangé depuis longtemps, et réduit si nous avons le ventre plein. Avec l’âge, ou après un AVC, certaines personnes perdent ce sens et avec lui, leur appétit. Certes, sans l’odorat,  très important pour apprécier le goût des aliments, nous mangerions probablement moins…

Le saviez-vous ?

Chez l’Homme, une augmentation de l’activité sympathique et des niveaux de noradrénaline élevés peuvent être nocifs et favoriser des crises cardiaques.

La plus grande fleur du monde est aussi celle qui sent le plus mauvais L’Arum titan, aussi baptisée « phallus de titan », n’est pas seulement la plus grande fleur du monde, c’est aussi celle qui a le parfum le plus nauséabond.

http://www.futura-sciences.com

Entraînement: des efforts sans résultats


Quoi de plus frustrant que de voir des gens qui se donnent a l’exercice dans le but de se mettre en forme et de trouver un poids santé alors que certains sont sédentaires, en forme et peuvent faire des efforts sans problème. Pourquoi ? Nos gènes ? Ou bien de changer tout simplement d’exercice ? Ou peut-être les deux ? Comprendre ce mécanisme serait un atout pour une meilleur santé
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Entraînement: des efforts sans résultats

 

Vous vous entraînez régulièrement, mais vous améliorez à peine vos résultats au... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

CATHERINE HANDFIELD
La Presse

Vous vous entraînez régulièrement, mais vous améliorez à peine vos résultats au 5 km? Pire: votre beau-frère, sédentaire assumé, vous dame le pion lors de sa sortie annuelle de vélo? Vous êtes possiblement un «faible répondant» à l’entraînement, peut-être même un «non-répondant». Et vos gènes sont à blâmer.

L’homme qui cherchait des gènes

Dans les années 60 et 70, Claude Bouchard, alors jeune chercheur à l’Université Laval, avait déjà participé à plusieurs projets de recherche, dont certains impliquant des personnes très sédentaires.

Une observation l’intriguait, le fascinait même.

«Il y avait des gens sédentaires qui avaient de très bonnes capacités de travail même s’ils ne faisaient jamais d’exercice. Et d’autres qui faisaient de l’exercice et qui n’arrivaient jamais au niveau de certaines personnes sédentaires», raconte Claude Bouchard, que nous avons joint au Pennington Biomedical Research Center, à Baton Rouge, en Louisiane, où il est titulaire de la chaire John Barton en génétique et nutrition.

Ces différences individuelles dépendent-elles des gènes? se demandait-il. Si oui, quels sont-ils?

«Ça fait presque 50 ans que je travaille sur ces questions-là, et je les trouve toujours aussi fascinantes aujourd’hui qu’elles l’étaient autrefois», confie Claude Bouchard, 77 ans et toujours actif en recherche.

Et après 50 ans, le professeur-chercheur de renommée mondiale a des réponses tout aussi fascinantes à fournir.

Attribuable aux gènes à 50 %

Dans les années 80, Claude Bouchard et ses étudiants à la maîtrise et au doctorat, à l’Université Laval, ont réalisé plusieurs études sur les paires de jumeaux identiques. Leur but: comprendre les différences individuelles dans la réponse à l’entraînement et dans la réponse aux régimes alimentaires.

«Un certain nombre de jumeaux identiques étaient soumis à un entraînement en endurance. D’autres, à un entraînement de type haute intensité par intervalles, explique Claude Bouchard. Dans d’autres cas, on a fait des études de perte de poids ou encore de suralimentation.»

Les chercheurs, dont les études étaient «très contrôlées», en sont venus à la conclusion qu’environ 50 % des différences individuelles étaient compatibles avec une influence des gènes.

Un homme court sur un tapis roulant pour... (Photo Martin Chamberland, La Presse) - image 2.0

Un homme court sur un tapis roulant pour mesurer son VO2 max, ou consommation maximale d’oxygène, c’est-à-dire le volume maximal d’oxygène qu’il peut consommer par minute alors qu’il fournit un effort maximal.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

HERITAGE

Claude Bouchard voulait pousser la recherche plus loin. Et pour ce faire, il lui fallait des familles, plusieurs familles.

Le professeur-chercheur natif de Lévis est donc allé cogner à la porte des National Institutes of Health, les institutions gouvernementales aux États-Unis qui s’occupent de la recherche médicale et biomédicale. C’était le début de l’étude HERITAGE, qui a réuni 200 familles et duré une vingtaine d’années.

«On reproduisait essentiellement ce qu’on avait vu dans nos études plus petites chez les jumeaux, mais cette fois avec une population qui nous permettait de poser des questions plus proches des gènes», raconte-t-il.

«Environ la moitié de la variance qu’on avait dans la réponse à l’entraînement était causée par les différences individuelles dans des gènes des participants.»

«Le reste était dû à toutes sortes d’autres choses», explique le chercheur.

Parmi les autres facteurs, il y avait l’âge (2 % de la variance), le sexe (2 %), l’origine ethnique (2 %) et la capacité intrinsèque de travail (VO2 max lorsque sédentaire) (1 %), notamment.

Plusieurs gènes

Il restait une question (et non la moindre) à élucider: quels sont les gènes responsables?

Au départ, indique Claude Bouchard, les recherches n’ont pas été très productives. Au début des années 2000, la technologie de génotypage était incapable de distinguer les petits effets des gènes. Contrairement aux traits déterminés par un seul gène (comme le groupe sanguin), la capacité de travail est déterminée par un très grand nombre de gènes ayant chacun de petits effets.

Il s’est toutefois développé un nouveau type d’analyse plus efficace, qui permet d’identifier des gènes qui contribuent à une petite fraction des différences individuelles. Le hic : pour y parvenir, il faut faire des études sur un très grand nombre de personnes. Et la plus grande étude qui existe dans le domaine est HERITAGE, avec 750 sujets ayant complété le programme.

«On a fait des études avec le peu de sujets qu’on avait. On a quand même fait un criblage du génome et on a retrouvé des indices», explique Claude Bouchard, qui souligne que son équipe pouvait aussi compter sur des biopsies musculaires d’un sous-échantillon de participants à l’étude HERITAGE.

Des gènes différents

Premier constat: les gènes qui expliqueraient les différences individuelles sur le plan de la capacité intrinsèque de travail (VO2 max chez les gens sédentaires) sont différents de ceux qui sont impliqués dans la réponse à l’entraînement (la capacité d’améliorer ses capacités).

Dans le cas de la capacité intrinsèque de travail, ce sont surtout des gènes qui ont trait aux structures et à la masse cardiaque, à la capacité de transport de l’oxygène dans le sang et à la diffusion de l’oxygène du sang vers les cellules musculaires actives, explique Claude Bouchard. Dans le cas de la réponse à l’entraînement, de nouveaux gènes jouent un rôle critique, dit-il. Les sentiers métaboliques impliqués déterminent la qualité de la capacité d’adaptation à l’entraînement physique: régulation de la mort et de la survie cellulaire, réponse immunitaire, régulation de la croissance du muscle cardiaque et des muscles squelettiques, angiogenèse, etc.

«Quand on les aura fermement identifiés, ça pourrait avoir des implications pour la prévention des maladies, peut-être même le traitement de plusieurs types de maladies, souligne Claude Bouchard. Parce que c’est une vraie biologie de survie qui semble être à l’origine de l’adaptation à l’entraînement.»

Qu’est-ce que le VO2 max?

Le VO2 max, ou consommation maximale d’oxygène, est le volume maximal d’oxygène qu’une personne peut consommer par minute lors d’un effort maximal. Il s’agit de la mesure le plus souvent considérée pour déterminer la capacité de travail physique d’un individu.

Vous vous entraînez régulièrement, mais... (Photo André Pichette, La Presse) - image 3.0

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Qu’est-ce qu’un «non-répondant»?

Bien qu’elles respectent les recommandations en matière d’activité physique, certaines personnes améliorent peu ou pas du tout leur VO2 max ou d’autres caractéristiques cardiométaboliques.

Explications.

8 à 10 % de «non répondants»

Certains engraissent plus facilement que d’autres, d’autres répondent moins bien à certains médicaments.

«Ce n’est donc vraiment pas étonnant que certains répondent plus et d’autres moins à l’exercice physique», souligne Jean-Marc Lavoie, professeur titulaire au département de kinésiologie de l’Université de Montréal.

Les scientifiques ne s’entendent pas sur la définition de «faibles répondants» ou de «non-répondants». «Si on les définit comme ceux qui augmentent leur VO2 max de moins de 5 %, ça va se situer entre 8 et 10 % des gens» qui suivent la recommandation de 150 minutes d’activité physique par semaine, explique Claude Bouchard, titulaire de la chaire John Barton en génétique et nutrition au Pennington Biomedical Research Center.

Plusieurs facteurs

Il existe aussi des gens qui n’arriveront pas à améliorer d’autres caractéristiques cardiométaboliques en faisant de l’exercice: la tension artérielle, le bon cholestérol, les triglycérides sanguins, etc. Mais attention:

«La réponse d’une caractéristique particulière à une dose d’exercice donnée ne signifie pas que ce sera la même chose pour une autre caractéristique», précise Robert Ross, professeur à l’École de kinésiologie et d’études de santé de l’Université Queen’s.

Dans l’étude HERITAGE, seuls 2 des 750 sujets étaient de mauvais répondants pour quatre caractéristiques cardiométaboliques, souligne Claude Bouchard.

«L’exercice touche presque 100 variables; c’est presque impossible qu’une personne ne réponde à rien», souligne Antony Karelis, professeur au département des sciences de l’activité physique à l’UQAM.

Essayer un autre exercice

Aux yeux de Jean-Marc Lavoie, on ne peut pas vraiment affirmer qu’une personne ne répond pas à l’exercice physique.

«C’est plus long, c’est plus faible comme réponse, mais ça répond», dit-il. «En fait, indique Robert Ross, tout ce que ça dit, c’est que peut-être que pour vous, pour améliorer cette caractéristique en particulier, il faudrait essayer une autre dose d’exercice.»

Dans une étude publiée en 2015 dans la revue médicale Mayo Clinic Proceedings, Robert Ross et ses collègues ont montré qu’en augmentant l’intensité de l’exercice, on pouvait diminuer, même éliminer les non-répondants.

«Si tous les Canadiens respectaient les recommandations en matière d’activité physique, on serait en bien plus grande forme, économiquement, physiquement et mentalement, dit-il d’emblée. Mais on commence à voir qu’un seul programme ne peut convenir à tous.»

Vers une médecine sportive personnalisée

On en est encore loin, bien loin, estime Robert Ross, mais peut-être pourra-t-on un jour prescrire un programme d’entraînement physique personnalisé en fonction des prédispositions génétiques de chaque personne.

«Nous serons peut-être un jour capables de mesurer des biomarqueurs qui signaleront si une personne est susceptible ou non de répondre à certaines stratégies relatives au mode de vie», dit-il. «Ceux dont on prédit qu’ils seront de mauvais répondants, on les suivrait de près. Et si, de fait, ils sont de mauvais répondants, on tenterait de compenser par d’autres approches», illustre Claude Bouchard.

Un immense projet de recherche

Lancé en janvier par l’ensemble des National Institutes of Health (NIH) aux États-Unis, le MOTRPAC est le plus gros projet de recherche réalisé dans le domaine de l’exercice. Le projet va coûter 200 millions US, durer 8 ans et impliquer 3000 participants.

«Ça va nous donner un compendium détaillé de toutes les molécules qui bougent lorsqu’on fait de l’exercice et lorsqu’on fait de l’entraînement en endurance ou en résistance, explique Claude Bouchard. L’activité physique est l’un des comportements les plus salutaires pour prévenir les morbidités, les maladies et la mort prématurée. Si on connaît les mécanismes en cause, peut-être qu’on va pouvoir en faire bénéficier encore plus de gens.»

http://www.lapresse.ca

Les lève-tôt et les couche-tard ont une alimentation différente toute la journée


On dit que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, il semble que dans l’alimentation, c’est aussi le cas.
Nuage

 

Les lève-tôt et les couche-tard ont une alimentation différente toute la journée

 

Des chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue Obesity, ont vérifié si chronotype d’une personne (tendance à être lève-tôt ou couche-tard) a un effet sur ses habitudes alimentaires.

Mirkka Maukonen du National Institute for Health and Welfare finlandais et ses collègues ont analysé des données concernant 1 854 personnes âgées de 25 à 74 ans sélectionnées au hasard parmi les participants enrôlés dans une étude nationale en 2007.

Les personnes ayant un chronotype matinal mangeaient plus tôt tout au cours de la journée et avaient tendance à faire des choix alimentaires plus sains.

Celles ayant un chronotype tardif avaient tendance à consommer davantage de sucre le matin et moins de protéines au cours de la journée. Dans la soirée, elles avaient tendance à consommer plus de sucre et plus de gras, dont plus de gras saturés. Dans l’ensemble, elles consommaient plus de calories dans une journée.

« Des études précédentes ont montré que manger plus tôt dans la journée peut aider à la perte de poids et à réduire le risque de diabète et de maladies cardiaques. Ce que cette nouvelle étude montre est que nos horloges biologiques affectent non seulement notre métabolisme mais aussi ce que nous choisissons de manger », souligne la chercheuse.

La différence était encore plus marquée le week-end, les personnes du soir ayant des horaires de repas plus irréguliers et mangeant plus souvent. Les personnes du soir dormaient également moins bien et étaient moins actives physiquement.

http://www.psychomedia.qc.ca