Le plus petit singe fossile n’était pas plus gros qu’un hamster


C’est une preuve de patience ! Tamiser 1 tonne de sédiments pour trouver des fossiles, dont une dent. Cette molaire appartenant à un singe qui était vraiment petit, il devait peser environ 200 gramme, et serait âgé de 17 à 19 millions d’années.

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Le plus petit singe fossile n’était pas plus gros qu’un hamster

Rivière sédimentaire Alto Madre de Dios

Le long du fleuve Alto Madre de Dios des sédiments ont livré des dizaines de fossiles permettant de dresser une image de l’Amazonie, il y a 18 millions d’années.

WOUT SALENBIEN, UNIVERSITÉ DUKE

Par Joël Ignasse

Une équipe de scientifiques péruviens et américains a découvert les restes du plus petit singe fossile, âgé de 18 millions d’années.

Une toute petite dent. Grosse comme le double d’une tête d’épingle. C’est l’unique fossile retrouvé par des paléontologues péruviens et américains dans des dépôts sédimentaires issus des bords du fleuve Río Alto Madre de Dios, au Pérou. Elle a suffi à établir l’existence d’une nouvelle espèce de singe qui vivait dans les environs, il y a 17 à 19 millions d’années.

Une dent découverte dans 1 tonne de sédiments

La dent en question a été dénichée, cachée dans presque 1 tonne de sédiments extraits des bords du fleuve et ramenés par les scientifiques. Après avoir laissé trempé le matériau composé de blocs de grès et de graviers, ils ont tamisé l’ensemble à la recherche d’os, de dents et de mâchoires fossiles. Une démarche fructueuse puisqu’ils ont récupéré des centaines de fossiles de rongeurs, de chauves-souris et d’autres animaux. Mais le trésor, c’était cette minuscule dent. Il s’agit d’une molaire supérieure attribuée à une nouvelle espèce de singe baptisée Parvimico materdei.

Scanner 3D de la dent retrouvée. Crédit : 3D scan by Duke SMIF

L’examen de cette dent a permis d’en savoir plus sur son porteur, un animal qui devait peser au plus 200 grammes. C’était sans doute un croqueur d’insectes et de fruits. C’est le plus petit fossile connu de singe mais il devait être un poil plus gros que le ouistiti pygmée, Callithrix pygmaea, un primate qui vit aussi, de nos jours, en Amazonie. Il fait l’objet d’une publication dans la revue Journal of Human Evolution.

Les mystérieux singes du Nouveau Monde

C’est un nouveau représentant des singes du nouveau monde qui a été découvert et qui plus est pour une période où les fossiles sont pratiquement absents. En effet, les fossiles de singes d’Amérique du Sud, âgés de 31 à 13 millions d’années, se comptent sur les doigts de la main. Les singes du Nouveau Monde, ou platyrhiniens, se distinguent des espèces africaines par un certain nombre de caractéristiques dont un pouce moins opposable et une queue préhensible. On compte parmi les espèces actuelles les plus connues : le ouistiti, le tamarin ou le singe hurleur.

Les ancêtres de ces singes sont arrivés en provenance d’Afrique, il y a un peu moins de 40 millions d’années. Probablement à bord de radeaux de végétation, des amas d’arbres et d’herbes sèches qui voguent au gré des courants. Ils se sont rapidement diversifiés pour former près de 150 espèces différentes mais la manière dont cette radiation évolutive s’est produite est encore mystérieuse, en raison notamment de cette lacune de 15 millions d’années dans le registre fossile. La découverte de Parvimico contribuera sans doute à lever une partie des interrogations. Et d’autres nouveaux fossiles sont sans doute à venir, l’équipe est effet repartie pour une nouvelle campagne de fouille. Cette fois dans des sédiments datés de 30 millions d’années.

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Au Pérou, les mystérieux géoglyphes de Nasca livrent de nouveaux secrets


Des chercheurs japonais ont pu identifier 4 oiseaux dans le géoglyphe de Nasca au Pérou. Étrangement, les oiseaux dessinés n’étaient probablement pas présents dans cette région. Ces gens ont préféré dessiner des animaux exotiques. Il reste encore des oiseaux à identifier.
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Au Pérou, les mystérieux géoglyphes de Nasca livrent de nouveaux secrets


Au Pérou, les mystérieux géoglyphes de Nasca livrent de nouveaux secretsLes fascinantes lignes de Nasca, au Pérou.© Christian Haugen / Flickr CC BY 2.0.

Par Léia Santacroce –

Deux pélicans, un jeune perroquet… Des chercheurs japonais affirment avoir identifié avec précision les oiseaux tracés au sol dans les plaines désertiques du bassin du Rio Grande de Nasca, au Pérou.

Géoglyphe, nom masculin : « en archéologie, ensemble de motifs tracés au sol, sur de longues distances, qui ne sont visibles que d’une très grande hauteur », dixit le Larousse.

Tels les quelque 2000 dessins de Nasca, au Pérou, classés au patrimoine mondial en 1994. Les plus célèbres, assurément.

« Situés dans la plaine côtière aride à quelque 400 km au sud de Lima, les géoglyphes de Nazca et de Pampas de Jumana couvrent environ 450 km2, précise l’Unesco. Ces lignes, tracées dans le sol entre 500 av. J.-C. et 500 apr. J.-C., soulèvent l’une des plus grandes énigmes de l’archéologie en raison de leur quantité, de leur nature, de leur taille et de leur continuité. »

bart theeten / Flickr CC BY-NC-ND 2.0.

Des chercheurs japonais de l’université d’Hokkaido, de l’institut d’ornithologie de Yamashina et de l’université de Yamagata viennent de franchir une nouvelle étape dans la résolution de cette énigme. Dans un article paru le 20 juin dans le Journal ofArchaeological Science*, ils se sont penchés sur le cas précis des géoglyphes représentant des oiseaux (d’autres représentent des insectes, des fleurs, des arbres… d’autres encore des figures géométriques).

Ne pas confondre les canards et les perroquets

« Jusqu’à présent, les oiseaux de seize géoglyphes avaient été identifiés sur la base d’impressions générales, en s’appuyant sur quelques traits morphologiques, explique dans un communiquéMasaki Eda, de l’université d’Hokkaido. De notre côté, nous avons analysé les formes et les tailles relatives du bec, de la tête, du cou, du corps, des ailes, des pattes et de la queue des volatiles. Puis nous les avons comparés à ceux des oiseaux que l’on rencontre actuellement au Pérou. »

Résultat, ce que l’on prenait jusque-là pour un colibri appartiendrait en réalité à une sous-famille d’oiseau-mouche. Et ce que l’on pensait être un petit canard serait en fait un jeune perroquet. Deux pélicans ont également été repérés.

« Uniquement des espèces absentes de cette région du Pérou », font remarquer les chercheurs.

Ils estiment que les auteurs de ces géoglyphes ont pu les observer en se rendant sur la côte

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« Identifying the bird figures of the Nasca pampas : An ornithological perspective », un article de Masaki Eda, Takeshi Yamasakib, et Masato Sakaic paru dans le Journal of Archaeological Science le 20 juin 2019.

Leur découverte vient renforcer l’hypothèse selon laquelle les habitants de Nasca – une civilisation pré-Inca – préféraient dessiner des animaux exotiques : des pélicans et des oiseaux-mouches donc, mais également des singes et des araignées, animaux caractéristiques de la forêt amazonienne.

La méthode ornithologique présente cependant des limites : seuls quatre oiseaux sur seize ont pu être identifiés avec certitude. Pour faire avancer l’enquête, les scientifiques comptent désormais comparer les géoglyphes avec des volatiles figurant sur des poteries de la même époque exhumées dans la région.

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Cette civi­li­sa­tion pré-Inca vivait en paix et sans enne­mis grâce à la bière


Avant les Incas, il y avait la civilisation Huari au Pérou. Ils produisaient une boisson fermentée à base de maïs, de riz ou de manioc. Cet alcool s’apparentait à la bière qu’ils partageaient entre eux et leurs rivaux.
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Cette civi­li­sa­tion pré-Inca vivait en paix et sans enne­mis grâce à la bière

 

Crédits : Natio­nal Geogra­phic

par  Laura Boudoux

 

La consom­ma­tion d’al­cool aurait contri­bué à main­te­nir des rela­tions poli­tiques stables dans les socié­tés anciennes, rapportent des cher­cheurs améri­cains dans une étude publiée le 18 avril 2019.

La civi­li­sa­tion Huari, qui précé­dait celle des Incas, aurait ainsi survécu 500 ans notam­ment grâce à un flux constant de bière, parta­gée entre eux mais aussi avec leurs rivaux, rapporte Natio­nal Geogra­phic. Instal­lée au sommet d’un plateau escarpé du Pérou, sans source d’eau natu­relle, cette civi­li­sa­tion était connue pour ses banquets somp­tueux et le bras­sage de la bière, entre 500 et 1050 ap. J.-C.

Ces festins, auxquels étaient conviés les chefs des commu­nau­tés locales, mais aussi leurs poten­tiels enne­mis voisins, leur ont permis de main­te­nir la paix et d’as­seoir leur influence. À Cerro Baúl, alors que l’em­pire Huari commençait à s’ef­fon­drer, la popu­la­tion aurait orga­nisé un dernier rassem­ble­ment, avant de mettre le feu à la bras­se­rie. Des archéo­logues sont parve­nus à exca­ver des vases en céra­mique, et affirment que les Huari pouvaient fabriquer entre 400 et 500 gallons de chicha à la fois. Cette bois­son fermen­tée qui s’ap­pa­rente à de la bière était produite à base de maïs, de riz ou de manioc.

« Nous savons qu’ils essayaient d’in­cor­po­rer les divers groupes qui venaient à Cerro Baúl, et l’un des moyens qu’ils utili­saient proba­ble­ment était ces grands festi­vals, centrés autour de la bière locale », explique l’au­teur prin­ci­pal de l’étude, Ryan Williams, du Field Museum de Chicago.

Grâce aux restes décou­verts sur le site archéo­lo­gique, les scien­ti­fiques ont même réussi à repro­duire de la chicha, en respec­tant les procé­dés ances­traux. Un proces­sus labo­rieux, qui a néces­sité un mois de travail.

Source : Natio­nal Geogra­phic

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Une baleine à quatre pattes de 42,6 millions d’années découverte au Pérou


Un nouveau spécimen découvert au Pérou vieux de 42, 6 millions d’années laisse a penser que les baleines de cette époque pouvaient marcher et nager d’après leur physionomie.
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Une baleine à quatre pattes de 42,6 millions d’années découverte au Pérou

© afp.

Des paléontologues ont déterré sur la côte du Pérou le fossile bien conservé d’un ancêtre amphibie quadrupède des baleines, une découverte qui complète les connaissances sur la transition de ces mammifères de la terre ferme aux océans.

Les ancêtres des baleines et dauphins vivaient sur terre, il y a 50 millions d’années, dans la région de l’Inde et du Pakistan modernes. Des paléontologues avaient aussi découvert en Amérique du Nord des fossiles partiels datant de 41,2 millions d’années, qui laissaient penser qu’à cette époque-là, les cétacés avaient perdu la capacité de se soulever et de marcher sur la terre ferme.

Le nouveau spécimen, décrit dans une étude publiée jeudi dans la revue Current Biology, date de 42,6 millions d’années et complète le tableau de l’évolution des cétacés. Il se trouvait à un kilomètre de la côte Pacifique, à Playa Media Luna, à 250 kilomètres au sud de Lima. Les mandibules affleuraient le sol désertique et, en creusant, les chercheurs ont découvert mâchoire inférieure, dents, vertèbres, côtes, des parties des pattes avant et arrière jusqu’à de longs doigts qui étaient sans doute palmés.

Quatre mètres de long

D’après son anatomie, les chercheurs croient que ce cétacé d’environ quatre mètres de longueur pouvait à la fois marcher et nager.

« Une partie des vertèbres de la queue montrait de bonnes similitudes avec celles de mammifères semi-aquatiques actuels comme les loutres », explique à l’AFP le paléontologue Olivier Lambert, à l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique.

« On aurait donc un animal qui aurait commencé à utiliser de plus en plus la queue pour la nage, ce qui le différencie de formes plus anciennes d’Inde et du Pakistan ».

Des morceaux de baleines quadrupèdes avaient été retrouvés en Egypte, au Sahara occidental, au Sénégal, au Togo et au Nigeria… Mais ces fossiles étaient si fragmentaires qu’on ne pouvait pas conclure si ces animaux pouvaient nager.

« C’est du travail pour au moins les 50 ans à venir »

« Le spécimen est le plus complet pour une baleine quadrupède en dehors de l’Inde et du Pakistan », dit Olivier Lambert.

Si la baleine du Pérou pouvait nager comme une loutre, les chercheurs formulent l’hypothèse qu’elle a sans doute traversé l’Atlantique entre la côte ouest de l’Afrique et l’Amérique du Sud, continents qui étaient deux fois plus rapprochés qu’aujourd’hui, environ 1.300 km; le courant est-ouest de l’époque l’aurait aidée. Cela éliminerait l’hypothèse que les baleines ont atteint l’Amérique par le nord, via le Groenland.

Le bassin de Pisco, sur la côte sud du Pérou, recèle sans doute encore de nombreux fossiles, tant les conditions de préservation sont excellentes.

« C’est du travail pour au moins les 50 ans à venir », relève Olivier Lambert.

 

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37 enfants sacrifiés il y a 500 ans, le cœur arraché


Une triste époque pour des enfants au Pérou qui ont été sacrifiés avec des animaux pour probablement apaiser la colère des dieux. Il semble en effet qu’à cette période El Niño a fait des ravages sur les cultures à cause des pluies ..
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37 enfants sacrifiés il y a 500 ans, le cœur arraché

 

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Deux enfants momifiés dans le sable. Crédits : John Verano

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Un peu moins de 140 enfants et 200 animaux ont été victimes de l’un des plus grands sacrifices jamais enregistrés, il y a environ 500 ans. Les raisons d’un tel geste, cependant, restent inconnues. Mais les chercheurs ont une petite idée.

Nous sommes à quelques kilomètres de la ville de Trujillo, sur les côtes nord de l’actuel Pérou. Il y a entre 500 et 550 ans, probablement pour apaiser la colère des dieux, 137 enfants (sûrement plus) et environ 200 animaux – principalement des lamas – étaient sacrifiés, enterrés les uns à côté des autres dans des linceuls de coton, avec la cache thoracique ouverte. Probablement pour atteindre le cœur et l’arracher de la poitrine, suggèrent les chercheurs.

« La nature sacrificielle de ces morts ne fait aucun doute, explique en effet Nicolas Goepfert, chargé de recherche au CNRS et co-auteur de l’étude. Tous ces enfants sont morts sur une période relativement resserrée. Sans doute moins d’un an, et même peut-être à peine quelques jours ».

Gabriel Prieto, professeur assistant d’archéologie à l’Université nationale de Trujillo (Pérou), avait appris l’existence du site sacrificiel en 2011, après qu’un homme l’ait approché alors qu’il travaillait sur le terrain. Les lieux sont ici déserts, très secs, favorisant ainsi la momification naturelle des corps.  Des cheveux, de la peau, et parfois les pelages de certains animaux ont même été retrouvés sous terre.

Une période marquée par de fortes précipitations

Nous sommes à environ deux kilomètres de l’ancienne cité de Chan Chan, capitale de l’empire des Chimús, qui comptait à l’époque 30 000 habitants en moyenne. Les Chimús ont régné sur ces terres pendant environ 500 ans, avant l’arrivée des Incas vers 1470. Des conflits entre les deux populations pourraient-ils expliquer cet ancien sacrifice ? Il y a peu de chances, notent les chercheurs, qui désignent un autre coupable : le climat. Le sacrifice s’est en effet déroulé à une époque où de fortes pluies s’abattaient sur la région, probablement en raison du phénomène El Niño.

Nous savons que la culture Chimú a prospéré en partie à grâce son agriculture intensive. On arrosait à l’époque les cultures et on abreuvait le bétail avec un réseau sophistiqué de canaux hydrauliques. Il est alors possible qu’un événement extrême d’El Niño – qui se produit lorsque les eaux chaudes s’évaporent du Pacifique sud et tombent sous forme de pluie torrentielle – ait provoqué des ravages dans les cultures, inondant les terres environnantes.

Les membres de la société Chimú pensaient alors probablement qu’un sacrifice humain et animal était le seul moyen d’apaiser la “colère des dieux”. Aujourd’hui encore, certains habitants des hauts plateaux péruviens et de la Bolivie opèrent des sacrifices, et retirent toujours les cœurs des lamas sacrifiés, avant de les brûler.

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Découverte de la chambre funéraire d’un noble inca au Pérou


Les archéologues ont mis à jour une chambre funéraire qui aurait été érigée par des Incas. D’après les objets trouvés, cette chambre aurait appartenu à un personnage important de l’époque
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Découverte de la chambre funéraire d’un noble inca au Pérou

 

Des archéologues péruviens ont découvert une chambre funéraire de l'époque des... (Photo STR, AFP)

PHOTO STR, AFP

 

Agence France-Presse
Lima

Des archéologues péruviens ont découvert une chambre funéraire de l’époque des Incas, où a été enterrée une personnalité faisant visiblement partie de l’élite, a indiqué vendredi un chercheur.

Ce vestige a été mis au jour sur le site archéologique Mata Indio, dans la province de Lambayeque (nord-ouest), a indiqué à l’agence de presse péruvienne Andina l’archéologue Luis Chero, qui dirige le musée Huaca Rajada-Sipan.

La chambre funéraire a « une architecture unique en son genre », selon lui, et l’indice qui montre l’importance du défunt est la présence d’un coquillage de Spondylus (un mollusque marin), offrande de prestige à l’époque inca (XIIe au XVIe siècle).

L’endroit avait déjà été visité par le passé, mais pas par des chercheurs, plutôt par des chercheurs de trésors.

« Ici il y a deux époques de  pillage, l’une dans la période coloniale où les autorités de l’époque accordaient des permis pour piller ou extraire les métaux, et qui fait qu’apparemment on s’est servi dans le balluchon funéraire ; et l’autre, qui remonte à 50 ans, où on a rouvert et démoli ce qui restait », a affirmé l’archéologue.

Malgré tout, les archéologues ont retrouvé quelques objets, comme des vases et cruches typiques des Incas, ainsi que des niches et une alcôve.

PHOTO STR, AFP

Ces découvertes « démontrent la majesté et l’importance du site », a estimé M. Chero. 

Le site est à quelque 2000 km de Cuzco, la capitale de l’empire inca, qui s’étalait sur un vaste territoire depuis le sud de la Colombie jusqu’au centre du Chili.

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Notre surconsommation d’avocats a des conséquences dramatiques


La prochaine fois que vous manger des avocats provenant du Chili, pensez que des enfants de 10 ans n’ont jamais vue de l’eau dans le fleuve, car la plantation d’avocats demande beaucoup d’eau.. Au Mexique pour satisfaire la demande, on est prêt provoquer des incendies pour contourner la loi pour la plantation illégale d’avocats, ce qui a entraîner la déforestation de milliers d’hectares
Sans nécessairement ne plus manger d’avocat, nous serions mieux de diminuer la consommation surtout lors d’évènement spécial qui fait monter en flèche la consommation de ce fruit.
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Notre surconsommation d’avocats a des conséquences dramatiques

 

L’avocat a même été surnommé le nouveau «diamant de sang».

 

Sa couleur verte flashy est partout sur les réseaux sociaux, sa consistance crémeuse fait le bonheur des vegans, et ses propriétés nutritionnelles ne cessent d’être vantées: l’avocat est une star des exportations latino-américaines vers les États-Unis et l’Europe, au risque de conséquences néfastes sur l’environnement.

Car la demande croissante dans ces deux continents est de plus en plus montrée du doigt en raison des répercussions induites par la production en Amérique latine, en particulier au Mexique, au Chili, au Pérou et en Colombie.

Le chef irlandais JP McMahon, une étoile au Michelin, a été le premier à qualifier l’avocat de nouveau « diamant de sang », en référence aux diamants extraits en Afrique qui ont alimenté des conflits meurtriers sur ce continent.

Il a arrêté de proposer ce fruit dans son restaurant de Galway (ouest de l’Irlande). D’autres chefs lui ont emboîté le pas.

« Cela m’a frappé que l’avocat soit associé au changement climatique et à la déforestation parce que c’est un symbole de santé dans le monde occidental », a-t-il déclaré à l’AFP.

Voici la situation au Mexique et Chili.

L »or vert » du Mexique

Le Mexique est le premier producteur au monde d’avocats. La majorité des plantations se trouve dans l’État de Michoacan (centre) sur la côte Pacifique, qui jouit d’un sol volcanique adapté.

Mi-janvier, un camion chargé d’avocats sortait de l’État toutes les six minutes afin de répondre à la demande pour le Super Bowl, la grande finale de football américain aux États-Unis, qui aura lieu le 3 février.

En 2018, plus de 377 000 tonnes, soit 80% de la production, ont été envoyées vers le voisin du nord, soit une hausse de 13% par rapport à l’année précédente.

Plus de 57 000 tonnes sont exportées vers les autres marchés (+ 8%), selon les chiffres de l’Association des producteurs et exportateurs d’avocats du Mexique (APEAM).

Mais des plantations illégales de cet « or vert » ont entraîné la déforestation de milliers d’hectares dans cet État de près de 5 millions d’habitants, selon des chercheurs qui dénoncent des contournements de la loi. La législation locale autorise des plantations sur un terrain forestier quand les arbres ont été coupés ou ravagés par le feu.

« Il y a une pratique très commune chez les propriétaires forestiers qui consiste à semer des avocatiers sous les arbres, et peu à peu, ils coupent les arbres pour laisser les avocatiers à découvert », explique à l’AFP Luis Mario Tapia Vargas, chercheur à l’Institut national de recherches forestières, agricoles et d’élevage (Inifap).

Il y a aussi les incendies. Selon le chercheur, 95% d’entre eux sont intentionnels et peuvent ravager 10 000 hectares les années de sécheresse. Quant aux plantations illégales, elles ont atteint 15 000 hectares en 2018.

« De nouvelles plantations sont autorisées contre des pots-de-vin », souligne-t-il.

Le porte-parole de l’APEAM, Ramon Paz Vega, affirme à l’AFP que la déforestation massive a eu lieu dès 1997, avant que la production d’avocats n’explose.

« Cela ne veut pas dire que la production d’avocats n’a pas de conséquences sur l’environnement, elle en a », reconnaît-il.

Selon l’APEAM, cette production industrielle est une source importante d’emplois, 75 000 directs et 30 000 indirects.

« Sans cette culture, de nombreux petits agriculteurs et travailleurs agricoles seraient des émigrants ou membres de bandes criminelles », explique M. Paz Vega.

La guerre de l’eau au Chili

« Il y a des enfants de 10 ans qui n’ont jamais vu d’eau dans le fleuve », déplore Rodrigo Mundaca, fondateur de Modatima, une organisation pour l’accès à l’eau dans la province de Petorca, dans le centre du Chili.

Dans la localité du même nom, à 150 km au nord de Santiago, sont produits une grande partie des avocats chiliens destinés à l’exportation.

Pour la saison 2017-2018, le pays a produit près de 225 000 tonnes d’avocats, selon l’association des producteurs. Environ 30% étaient destinés à la consommation locale et le reste a été exporté vers les États-Unis, l’Europe, la Chine et l’Argentine.

Mais les habitants accusent la filière d’être à l’origine des graves sécheresses qui frappent la région depuis dix ans.

La culture de l’avocat a besoin d’importante quantités d’eau, environ 100 000 litres par jour et par hectare, selon Rodrigo Mundaca qui s’indigne que les 3 000 habitants de Petorca n’ont même pas d’eau « pour répondre à leurs besoins quotidiens ».

Selon les estimations, la localité compte 9 000 hectares de plantations d’avocatiers — contre 2 000 dans les années 1990 — dont 60% dans des zones qui n’étaient pas initialement dédiées à l’agriculture.

Pour s’assurer l’eau suffisante, l’industrie draine les fleuves et creuse des puits pour capter l’eau souterraine, explique Rodrigo Mundaca. Selon lui, les grandes entreprises productrices reçoivent des certificats de qualité qui leur permettent d’exporter à l’étranger, mais les règles sont « facilement contournables », explique-t-il.

Il en appelle désormais à l’éthique des consommateurs, tout comme JP McMahon.

« Avons-nous réellement besoin d’avocats toute l’année ? Nous devons commencer à réfléchir à la provenance des aliments », estime le chef irlandais.

https://quebec.huffingtonpost.ca/