Les autistes ont-ils contribué aux succès évolutifs des humains?


Une hypothèse intéressante qui serait détectable sur des peintures rupestres à propos des autistes. Ces personnes auraient été un tremplin pour des spécialisations techniques et sciences pour le développement de notre espèce. Ce serait grâce par leur capacité et leur différence
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Les autistes ont-ils contribué aux succès évolutifs des humains?

 

Une œuvre d'autiste préhistorique? | GOC53 via Flickr CC License by

Une œuvre d’autiste préhistorique? | GOC53 via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

D’après de nouvelles recherches, l’humanité a progressé grâce à sa diversité et les capacités spéciales de certains.

Voici à peu près 100.000 ans, l’espèce humaine voyait émerger la moralité collaborative –le fait pour une communauté de s’investir dans le bien-être de tous ses membres, à chacun selon ses besoins et ses moyens–, ce qui allait permettre aux autistes, individus «différents» d’un point de vue cognitif et comportemental, de jouir d’une intégration totale à la société. Et en voyant leur spécificité non seulement tolérée, mais respectée et valorisée, les autistes ont pu être l’un des moteurs de la prospérité évolutive de notre espèce.

Telle est l’hypothèse d’une passionnante étude menée par trois chercheurs de l’université d’York, au Royaume-Uni. Selon Penny Spikins, Barry Wright et Derek Hodgson, œuvrant en archéologie et en sciences de la santé, les autistes possédant souvent des capacités de mémorisation exceptionnelles, des perceptions olfactives ou gustatives supérieures à la moyenne ou encore une meilleure compréhension «innée» de certains systèmes naturels, comme les comportements des animaux, ce sont autant d’aptitudes que les groupes ont eu tout intérêt à agréger afin d’en tirer profit.

Des traces dans les peintures rupestres

Pour les chercheurs, il est même assez probable que les autistes aient été à l’origine du processus de spécialisation des activités, des techniques et des sciences, qui aura été d’une importance cruciale pour le développement de notre espèce.

«Nous avançons que la diversité et les variations inter-individuelles ont probablement été plus essentielles aux succès évolutionnaires humains que telle ou telle caractéristique particulière, résume Penny Spikins. C’est la diversité entre les individus qui aura permis le succès humain, en permettant notamment d’offrir à certains des rôles spécialisés. Et avec l’essor de l’éthique collaborative, la diversité de la personnalité humaine a pu s’élargir.»

Ces recherches s’intègrent dans tout un corpus retraçant l’histoire évolutive et génétiquede l’autisme, et qui estime que l’autisme sans déficience intellectuelle –comme le syndrome d’Asperger– a pu être sélectionné par l’évolution voici un peu moins de 200.000 ans, ce qui lui aura permis de se maintenir dans la population humaine à une fréquence certes peu élevée, mais relativement stable. Certains traits autistiques seraient même détectables dans des peintures rupestres.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Comment les daltoniens voient le monde?


Notez qu’il y a une erreur a 4 minutes 54 secondes dans la vidéo. Si vous n’êtes pas daltoniens vous allez comprendre. Êtes-vous déjà demandé comment voient les daltoniens ? Il y a plusieurs formes de daltonisme et heureusement, il existe maintenant des lunettes qui permettent de voir les couleurs telles qu’elles sont. Enfin, tout déprend du prix ….
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Comment les daltoniens voient le monde?

 

La maladie qui vous cache la moitié du monde


Une maladie bien étrange que la négligence spatiale unilatérale. Je l’avais déjà vue dans une télé-série, mais c’est beaucoup plus complexe que je pensais. Le cerveau fonctionne bien dans l’analyse de qui se passe à gauche des personnes qui sont atteintes, mais il est incapable de donner l’information à la conscience. Les exemples de la petite maison sont vraiment étonnants
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La maladie qui vous cache la moitié du monde

 

Presence | Ben Seidelman via Flickr CC License by

Presence | Ben Seidelman via Flickr CC License by

Repéré par Aude Lorriaux

La «négligence spatiale unilatérale» prive tout patient qui en est atteint de la conscience de ce qui se passe du côté gauche de son champ de vision. Cette maladie nous apprend plein de choses passionnantes sur le fonctionnement de notre conscience.

M. X allait en apparence tout à fait bien: il pouvait marcher, parler, et avait gardé son attitude joviale. Il avait récemment fait un accident vasculaire cérébral (AVC), aussi le médecin lui fit faire un petit test. Sur une feuille de papier, il traça plusieurs lignes horizontales d’environ 2,5 cm. Ensuite, il donna à son patient un stylo, et lui demanda de dessiner sur chaque trait horizontal un trait vertical. M. X éclata d’un grand rire: «Encore cela!».

Mais ce qui lui semblait dérisoire ne l’était pas du tout. Et comme Michael Graziano, psychologue à l’université de Princeton, s’y attendait, il recouvrit tout le côté droit de la page de petits traits, mais manqua toute la partie gauche de la feuille.

M. X n’a pas de problème de vue. Il est atteint d’un syndrome appelé «négligence spatiale unilatérale», ou «héminégligence».

Proche et lointain

Ce syndrome est vraiment étrange. Demandez à M. X de faire un trait sur des lignes horizontales, mais cette fois sur un mur distant. Et avec un laser. Et bien, il en est parfaitement capable. Remplacez cependant le laser par un bâton: le trouble revient.

Voici qui démontre, selon le psychologue qui raconte le résultat de ses recherches dans le magazine The Atlantic, que le cerveau divise l’espace en deux: ce qui se trouve à portée de main, ou que l’on peut atteindre avec un objet, d’une part; et de l’autre, le lointain, trop distant pour être touché. Certains patients atteints de «négligence spatiale unilatérale»perdent la conscience du côté gauche uniquement pour les objets proches. D’autres ont malheureusement perdu aussi cette conscience pour ce qui est lointain.

Perception inconsciente

Le plus bizarre, c’est que le cerveau des personnes atteintes de ce syndrome a bien quelque part reçu l’information de ce qui se passe du côté gauche. Mais cette information ne se transforme tout simplement pas en conscience, comme le démontre une autre étude rapportée par The Atlantic.

Les chercheurs ont montré à des patients atteints de négligence spatiale unilatérale un dessin d’une jolie petite maison. Ils leur ont posé des questions sur cette maison, leur demandant à la fois de la décrire et ce qu’ils ressentaient en la voyant. Comme les scientifiques pouvaient s’y attendre, les patients n’ont pas pu décrire les fenêtres ou les arbres à gauche. Les réponses concernant les émotions et sentiments étaient globalement positives. Oui la maison est jolie, et oui, on s’y verrait bien y vivre.

Prenez la même maison, et ajoutez des flammes, ou d’autres choses effrayantes, du côté qu’ils ne voient pas. Le patient décrira de la même manière qu’avec le premier dessin tout le côté droit de la maison et sera incapable de vous dire qu’il y a un incendie à gauche. Mais si vous lui demandez alors ce qu’il ressent, et s’il trouve la maison jolie, alors ses réponses seront tout à fait différentes. Il vous répondra sans hésiter qu’il n’aime pas cette maison. Il aura perçu inconsciemment ce que sa conscience est incapable de lui faire dire.

«Il reçoit bien l’information visuelle, écrit Michael Graziano. Le cortex visuel, quand on l’observe avec les techniques d’imagerie cérébrale, est parfaitement en éveil. Le cerveau analyse donc bien ce qui se passe à gauche. Il ne peut simplement plus transformer cela en conscience.»

Un mythe s’effondre

Ce qui est passionnant avec ces recherches, c’est que la «négligence spatiale unilatérale»détruit un mythe forgé par notre perception. Nous pensons d’habitude que notre conscience est une entité unique, et unifiée. Nous vivons notre perception comme un tout, indivisé.

Mais en réalité, la conscience que nous avons du monde est très ancrée dans l’espace. Elle est à l’image de la croûte terrestre, fragmentée en plaques tectoniques. Avec principalement quatre continents: droite, gauche, lointain et proche. Heureusement pour nous, l’illusion d’un monde unifié est parfaite.

http://www.slate.fr/

L’image que votre chat a de vous n’est pas très flatteuse…


Je suis loin de dire comme le New York Times que le chat est débile, mais plutôt indépendant surtout ceux qui peuvent sortir de la maison. Il est vrai qu’à comparer à un chien, on ne peut pas faire tout ce que l’on veut avec un chat, mais malgré tout, nous en tirons aussi des effets très positifs
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L’image que votre chat a de vous n’est pas très flatteuse…

 

Comment votre chat vous perçoit-il ? John Bradshaw, zoobiologiste à l’université de Bristol, en Angleterre, s’est penché sur la question.

Dans son ouvrage Cat Sense, le scientifique explique que le chat n’a été domestiqué par l’homme que par loisir.

Contrairement au chien (qui peut être chien de chasse, chien de garde, chien de troupeau, etc.), il n’a pas de fonction précise. De ce fait, alors que le chien ne pense qu’à faire plaisir à son maître, le chat, lui, attend plutôt qu’on lui fasse plaisir à lui…

Ne croyez donc pas qu’il vous fait un cadeau lorsqu’il vous rapporte une proie fraîchement chassée ! Le New York Times décrypte les propos du scientifiques :

« Quand les chats rapportent leur proie à la maison, dit [John Bradshaw], c’est un effet secondaire de leur stratégie de chasse […]. Il vaut mieux déposer les proies dans un endroit sûr où elles peuvent être mangées en paix. Mais une fois leur prise ramenée à la maison, ils se rappellent alors que la nourriture pour chat est bien meilleure, de telle sorte que le rongeur fraîchement tué se retrouve abandonné au sol (…) »

Un outil

En bref, le chat voit son propriétaire comme une sorte d’outil qui lui permet d’obtenir ce qu’il veut : de la chaleur, du confort et de la nourriture.

d’après l’auteur de Cat Sense, le félin aurait tendance à mettre tous les humains dans le même sac : tous les Hommes seraient pour lui un même personnage-type, une « combinaison des mères de substitution et plus largement, de chats non hostiles », comme le rapporte le rapporte le New York Times. « Un chat un peu plus gros et débile », en somme, comme le résume si bien le site Cnet.

Par Elisa Gorins

Crédits photo : Shutterstock / TungCheung

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Un chat peut-il avoir peur devant un film d’horreur ?


Une spécialiste du comportement des chats, doute que les chats puissent avoir peur des films d’horreur, comme il est montré sur la vidéo. Ce petit chat, n’a pas les caractéristiques d’un chat qui a peur
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Un chat peut-il avoir peur devant un film d’horreur ?

 

Par Johanne-Eva Desvages

Des vidéos de chats devant un écran, on en trouve partout sur internet. Le regard éveillé et attentif, les chats semblent parfois captivés par un programme diffusé à la télévision. Une attitude décryptée par la comportementaliste Charlotte de Mouzon.

CHAT. Dans une vidéo mise en ligne sur Youtube en mai 2016, un chat semble captivé par un film d’horreur, qu’il suit avec attention. Au début, il paraît étonné. Ensuite ses pupilles se dilatent et le chat semble avoir toujours plus d’intérêt pour la vidéo…

« La perception des images n’est pas la même que dans la réalité. Il y a bien sûr une perception visuelle et auditive, mais pas de stimulations tactiles ni olfactives à la télévision, or la perception olfactive est particulièrement importante chez le chat », explique l’éthologue Charlotte de Mouzon, spécialiste du comportement félin.

D’après la comportementaliste, « il s’agit d’un jeune chat sur le qui-vive. Il peut être étonné qu’un personnage entre brusquement dans son champ de vision ou qu’il se passe une action brusque mais ne va pas avoir peur comme un humain » puisque l’animal, ne comprenant pas le scénario du film d’horreur, ne peut déceler la dimension oppressante de celui-ci. Il se contenterait d’avoir peur de ce qu’il ne connaît pas, comme certains bruits.

Les chats étant très sensibles au son, celui se dégageant du film d’horreur (de toute évidence Psychose en ce qui concerne cette séquence) peut être inquiétant pour l’animal. Mais s’il était réellement effrayé, il aurait le poil hérissé et les pupilles dilatées beaucoup plus longtemps.

Quand à sa réaction à la toute fin de la vidéo, qui pourrait s’apparenter à de la peur, « il faut connaître le contexte pour la juger. Si ça se trouve, il y a une mouche à côté de l’écran où un laser que les maîtres pointent pour inciter le chat à sauter », indique à Sciences et Avenir Charlotte de Mouzon, « mais dire qu’un chat peut avoir peur d’un film d’horreur ce serait juste de l’interprétation humaine, de l’anthropomorphisme »  conclut la spécialiste des félins. 

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Quatre histoires de coïncidences extraordinaires


Cela vous est arrivé des trucs bizarres, improbables et pourtant, ce fut la réalité. Peut-on parler de hasard, de destin ou de probabilité ?
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Quatre histoires de coïncidences extraordinaires

 

Les coups de bol uniques en leur genre défient toutes les lois statistiques | Ρanayotis via Flickr CC License by

Les coups de bol uniques en leur genre défient toutes les lois statistiques | Ρanayotis via Flickr CC License by

Joseph Mazur

Traduit par Peggy Sastre

Rien de tel qu’une bonne histoire de coïncidence. Un spécialiste du phénomène nous raconte ses coups de bol préférés.

Notre perception biaisée du monde nous trompe volontiers. En concevoir l’étendue est une entreprise impossible, si ce n’est terrifiante. Et, pourtant, il semble que ses habitants tombent très fréquemment les uns sur les autres, si souvent que cela en rétrécit le monde jusqu’à lui faire prendre une dimension rassurante. Si nous ignorons l’ensemble des raisons objectives qui rendent la fréquence des coïncidences mathématiquement prévisible, les raconter traduit un sens très fort des rapports humains et de leur inclusivité, justifie la signification que nous accordons à l’existence et légitime notre désir d’individualité.

En mars, j’ai publié un livre au sujet des coïncidences extraordinaires – Fluke (coup de bol, NDT). Dans les deux mois qui ont suivi, mes lecteurs m’ont envoyé des tas d’anecdotes personnelles. La grande majorité concerne des voisins ou des amis sur lesquels on tombe lors d’un voyage dans un pays éloigné. Quelques-unes sont de véritables coups de bol, qui mettent notre superstition à l’épreuve. Des rêves devenus réalité, des coïncidences où des objets familiers apparaissent dans des lieux incongrus ou des hasards heureux ou malheureux à l’extrême. Quasiment toutes semblent improbables, sauf que, d’un point de vue mathématique, elles n’ont rien de réellement impossible.

Et puis il y a les coups de bol uniques en leur genre, ceux qui défient toutes les lois statistiques. Certains sont rigolos, d’autres tristes, certains troublants, d’autres tellement rocambolesques qu’ils en deviennent douteux. Tous génèrent en nous des pensées contradictoires où le hasard le dispute à la destinée.

Voici quatre histoires extraordinaires, classées selon leur degré de probabilité, avec des chances qui diminuent jusqu’à rendre le monde plus petit.

«Eh bien ça alors!»

Lors d’une lecture de mon livre dans une librairie, un monsieur du public prénommé Ted m’a raconté cette histoire de coïncidence: en 1989, Ted part de Philadelphie vers le sud des États-Unis, avec un changement prévu à l’aéroport national Ronald-Reagan, près de Washington. L’heure d’embarquement de son deuxième vol est retardé de trente minutes. Puis d’encore une heure, annonce la compagnie aérienne, à cause d’un problème de maintenance –un moteur des volets doit être changé. Ted se tourne alors vers son voisin, quelqu’un qu’il n’a jamais vu, et lui fait part de ses craintes. Il explique à cet inconnu que leur avion va décoller avec un nouveau moteur qui n’aura pas été testé en conditions réelles de vol et que son entreprise, DuPont, n’aurait pas toléré une telle procédure –jamais ils n’auraient fait ce genre réparation avant l’embarquement des passagers.

L’homme s’étonne.

 «Oh, vous travaillez chez DuPont? dit-il en désignant les cabines téléphoniques. Je viens justement d’essayer de rappeler un de vos collègues qui m’a laissé un message, peut-être que vous le connaissez?»

À l’époque, DuPont avait 140.000 employés, Ted doute fort de pouvoir aider son voisin, mais demande poliment le nom de la personne recherchée. Lorsque que l’inconnu lui répond et lui donne son propre patronyme, Ted est ébaubi.

«Eh bien ça alors, figurez-vous que c’est moi!»

* * *

Peu après la sortie de Fluke, je reçois un courrier manuscrit en provenance de la prison fédérale de Petersburg. Il est signé d’un détenu et admirateur qui, entre autres documents, m’envoie une longue lettre adressée au procureur général adjoint du département de la Justice des États-Unis.

Ce fan est le propriétaire et fondateur d’une entreprise spécialisée dans le community management basée à Washington. L’homme est en prison pour trente mois parce qu’il a omis de payer une grosse part de ses cotisations sociales à l’administration fiscale. Ayant plaidé coupable, on aurait pu estimer l’affaire close. Sauf que oui, mais non. Dans sa lettre, le monsieur précise qu’en deux ans et sur 37.400 entreprises comparables à la sienne situées dans la région de Washington, les seules deux qui ont été poursuivies par la justice étaient très haut placées dans la techosphère républicaine. Est-ce un hasard? écrit-il, en me demandant de jeter un œil à l’analyse mathématique jointe. Il espérait que j’allais corroborer son hypothèse: selon lui, il avait été victime d’une «chasse à l’homme» parce qu’il avait «embarrassé le président».

* * *

Pendant une interview radiophonique, un auditeur me raconte un hasard du calendrier particulièrement troublant. Près de sa maison d’enfance d’Omaha, dans le Nebraska, il y avait un grand chêne avec une grosse branche quasi perpendiculaire au tronc. Pendant des années, une balançoire avait été attachée à cette branche. Un soir, qu’il s’amuse avec une amie sur la balançoire, il entend un gros craquement et redoute la chute prochaine de la branche. Elle ne tombe pas, mais plus jamais il n’utilisera la balançoire.

Quarante ans plus tard, lors d’un après-midi particulièrement venteux où il revient sur les lieux de son enfance, l’homme passe à côté du chêne. La balançoire a disparu depuis longtemps, il n’en reste plus qu’un bout de corde élimé. Et là, il lève les yeux, juste avant de voir la grosse branche s’écraser au sol.

«Je l’ai regardée, je ne l’ai pas touchée. Je parie que vous ne pouvez pas me dire quelles chances j’avais que cela m’arrive», me dira-t-il à l’antenne.

* * *

Une anecdote aurait pu avoir sa place dans Fluke, si on ne me l’avait pas rappelée trop tard. Il y a trente ans, j’avais invité à dîner dans ma maison du Vermont deux personnes que je n’avais encore jamais rencontrées –un étudiant d’Italie et un professeur de littérature d’Inde. Ce soir-là, un ancien camarade de fac, dont je n’avais pas eu de nouvelles depuis des années, avait sonné à ma porte à l’improviste. Je lui avais dit de rester pour dîner. À un moment, dans la conversation, on en vient à parler de nos amis communs et on cite la rue de Brooklyn, où l’un d’entre eux habite. À la mention des numéros de la rue et de l’appartement, l’étudiant annonce, sans être visiblement surpris pour autant.

«C’est aussi l’adresse d’un de mes amis, j’y étais pas plus tard qu’hier!»

Hautement improbable

Est-il possible d’estimer les probabilités de ces coïncidences?

À première vue, l’histoire de Ted relève d’1 chance sur 140.000. À n’en pas douter, c’est extraordinaire. Reste que l’ampleur de la masse salariale de DuPont est un biais insidieux. Comme avec d’autres coïncidences, les chances augmentent à mesure que l’on connaît tous les détails de l’affaire. DuPont collaborait avec ChemDesign, l’employeur de l’inconnu. Plus tard, Ted me dira qu’il prenait l’avion «en moyenne un ou deux jours par semaine, trois semaines par mois». Ce qui signifie, grosso modo, un jour entier de présence dans un aéroport tous les mois. Oui, les chances augmentent avec ces informations, mais sans estimation spéculative, impossible d’assigner une probabilité réaliste au fait que Ted se retrouve à côté de l’inconnu dans la salle d’embarquement.

La seconde histoire avait a priori 1 chance sur 18.660 d’advenir, sauf qu’il faut, pour atteindre ce chiffre impressionnant, considérer la théorie complotiste du prisonnier comme correcte. Si cette histoire est exacte, il ne s’agit pas du tout d’une coïncidence: elle a une cause apparente, qui ne relève pas uniquement du hasard. Beaucoup d’éléments ont contribué à la nécessaire survenue du phénomène. Ce qui n’empêche pas que l’évasion fiscale soit illégale.

Avec la troisième histoire, il faudrait calculer tous les laps de temps où, en quarante ans, le narrateur n’a pas rendu visite à l’arbre et où la branche n’est pas tombée. Estimons que la branche est tombée dix minutes après son passage. Il y a 2.102.400 périodes de dix minutes dans quarante ans. La cote est donc de 2.102.399 contre 1. Soit la probabilité d’une quinte flush royale à pique au poker. Un événement hautement improbable.

La dernière histoire est impossible à déconstruire sans rien connaître des variables cachées qui relient l’étudiant à l’ami de Brooklyn. Ses probabilités semblent extrêmement minces, c’est un véritable casse-tête. Mais toutes les histoires ne peuvent être réduites à des probabilités. C’est même le cas des meilleures anecdotes, et ce grâce aux merveilles des variables cachées que recèle le monde.

Ces événements des plus improbables a priori surviennent à cause des innombrables possibilités de l’expérience. Arrivent-ils par hasard? Ou s’en remet-on au hasard pour excuser notre ignorance? Le monde, si fabuleusement vaste, est rétréci par ces coups de chance qui élargissent nos environs familiers et nous interrogent sur la nature de ces télescopages –hasard ou destin?

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Seulement 1 personne sur 10 peut voir tous les visages dans ces images. Pouvez-vous les voir?


Vous aimez les illusions d’optique ? S’auriez-vous trouver combien de visages sur cette peinture ?
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Seulement 1 personne sur 10 peut voir tous les visages dans ces images. Pouvez-vous les voir?

 

illusion 1


Davaar

Nos cerveaux choisissent de filtrer les distractions et de se concentrer sur certaines choses, ce qui est très utiles dans plusieurs situations. Imaginez quand vous êtes dans un restaurant, si vous entendrez tout ce que les gens autour de vous disent… Cela serait un peu fatiguant, donc nos cerveaux le bruit.

Les illusions d’optiques trompent notre perception en jouant avec notre vision et notre cerveau. Alors nous devons nous concentrer pour comprendre ce qui se passe.

Les illusions d’optiques sont fascinantes, et nous pouvons découvrir les limitations du système visuel humaines.

illusion 1

Cette illusion s’appelle ”La famille du général.” Le grand visage au milieu est le profil d’un général, mais en plus, il y a neuf visages humains cachés dans la peinture. Pouvez-vous les trouver?

 

Plusieurs gens pensent que la peinture est de l’artiste surréaliste Salvador Dali, mais ce n’est pas correct.

illusion 2


Famous People

En réalité, c’est une peinture de l’artiste Mexicain Octavio Ocampo.

illusion 3


Wikiart

Combien de visages avez-vous trouvé? Nous les avons tous trouvé mais ça nous a pris un bon moment. Vous pouvez voir les visages cachés dans l’image ci-dessous mais essayez par vous-même d’abord.

illusion 4


Davaar

http://incroyable.co/

Schizophrénie : pourquoi certains ont des hallucinations et pas d’autres


Tous les schizophrènes ne sont pas égaux dans leurs symptômes. Cependant, les scientifiques ont pu constater les causes des hallucinations auditives ou visuelles. Je présume, que cela sera une avenue intéressante pour des traitements dans ce genre de phénomène hallucinatoire
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Schizophrénie : pourquoi certains ont des hallucinations et pas d’autres

 

Tous les schizophrènes n'hallucinent pas. Patricia Schwimm/SUPERSTOCK/SIPA

Tous les schizophrènes n’hallucinent pas. Patricia Schwimm/SUPERSTOCK/SIPA

Par Hervé Ratel

L’apparition d’hallucinations chez les schizophrènes dépend d’une structure cérébrale particulière élucidée par une équipe de chercheurs britanniques.

PERCEPTIONS. Toutes les schizophrénies ne se valent pas. Maladie plurielle (voir Sciences et Avenir n°818, avril 2015), elle agrège énormément de symptômes, plus d’une vingtaine, allant de la perte de mémoire aux délires de toutes sortes, en passant par les hallucinations visuelles comme auditives. Mais alors que certains malades n’ont de cesse d’être envahis par ces perceptions sensorielles parasites, d’autres n’en expérimentent jamais. Pourquoi ?

La taille du gyrus cingulaire varie

La réponse est à chercher dans le cerveau. Des chercheurs de l’université de Cambridge (Angleterre) viennent d’analyser les images IRM de 153 personnes souffrant de cette maladie. Ils ont été en mesure d’isoler la source des hallucinations : une région du cerveau, le gyrus cingulaire dont la taille varie en fonction des phénomènes hallucinatoires. Plus cette zone est petite, plus le patient a des hallucinations. Les chercheurs ont mesuré précisément la concordance : un centimètre de réduction chez les patients souffrant de ce trouble, correspond à 20% d’expériences hallucinatoires supplémentaires, qu’elles soient de nature visuelle ou auditive.

D’où l’intuition des chercheurs que cette zone nous servirait à discriminer les informations provenant de l’extérieur de celles que nous produisons nous même. Les malades avec un gyrus cingulaire réduit semblent ainsi incapables d’opérer un tel distinguo et prennent pour vrai des stimulis qui ne sont que le fruit de leur imagination.

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Quand le culte du corps tourne au cauchemar


Le culte du corps ne concerne pas juste les filles, les hommes aussi sont touchés et c’est important de ne pas prendre cela à la légère
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Quand le culte du corps tourne au cauchemar

 

Égoportrait d’Hugo Gauthier Photo : Hugo Gauthier

L’obsession du corps parfait chez les jeunes hommes intéresse de plus en plus les psychiatres. Ce trouble de santé mentale, connu sous le nom de bigorexie, incite les gens qui en sont atteints à s’entraîner de longues heures, à se sous-alimenter et à utiliser des suppléments alimentaires. Ce décalage entre la réalité et la perception de son corps touche majoritairement les hommes.

Hugo Gauthier souffre de bigorexie. En mars dernier, le jeune homme de 18 ans a traversé une période de profonde tristesse après une rupture amoureuse.

Pour y remédier, il a décidé de se mettre en forme et de sculpter son corps.

L’étudiant du Cégep de Victoriaville s’adonne alors à la course à pied de façon intensive et modifie son alimentation. Le plaisir de l’entraînement devient petit à petit une fixation.

La transformation de son corps n’a pas l’effet escompté sur son estime de lui-même.

« Quand j’ai remarqué mes abdos, les fameux abdos, j’en voulais plus. Là, j’ai réduit mes portions et je courais tous les jours et c’est devenu l’enfer. » – Hugo Gauthier

Hugo avant d’entamer une psychothérapie.

Changement d’attitude

En six mois, Hugo passe de 68 à 54 kg (150 à 120 lb). Il ne mange plus que du blanc de poulet et des légumes. Son corps lui plaît, il se sent valorisé par ses muscles, mais ne se trouve pas encore assez « découpé ». Le pèse-personne est son meilleur ami, mais aussi son pire ennemi.

« Je ne faisais plus rien, je ne voyais plus d’amis, ma famille. J’étais vraiment faible, j’avais de la difficulté à marcher après l’entraînement. » – Hugo Gauthier

La mère d’Hugo observe les changements dans la vie de son fils. Celui-ci ne veut plus voir ses amis et s’isole. En août, les démarches de sa mère permettent d’établir un diagnostic de bigorexie.

Un trouble mental dans la mire

Récemment ajouté dans l’ouvrage de référence de l’Association américaine de psychiatrie, le « dysmorphisme musculaire », ou bigorexie, se manifeste plus tard que l’anorexie, vers le début de la vingtaine.

La psychologue Nathalie Saint-Amour de Lévis se spécialise dans le traitement de cette maladie. Hugo Gauthier l’a consultée pour obtenir de l’aide, même s’il habite à Victoriaville, à plus de 100 kilomètres de la clinique.

La psychothérapeute observe que les gens touchés sont souvent des perfectionnistes, animés d’un désir de plaire.

« Dans notre société, la perfection par rapport au corps est très importante. Les idéaux de beauté masculine rattrapent ceux des filles. »

Mme Saint-Amour ajoute que l’utilisation du corps masculin dans les publicités n’est pas étrangère à la recrudescence des cas de bigorexie.

Il ne faut pas se laisser berner par l’apparence de santé de ces jeunes hommes, affirme la spécialiste.

« Si on ne traite pas, il peut y avoir de graves conséquences sur le foie, les reins et le système cardiovasculaire. »

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Être triste peut modifier notre perception des couleurs


Vous connaissez les expressions « broyez du noir » ou « Voir tout en gris » et bien il semble que scientifiquement parlant c’est vrai et c’est une hormone en soit la cause .. Et oui encore une histoire d’hormone qui jouerait sur la perception des couleurs selon nos émotions
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Être triste peut modifier notre perception des couleurs

Dans le film d'animation "Vice-versa" de Pixar, chaque personnage représente une émotion. © Pixar/AP/SIPA

Dans le film d’animation « Vice-versa » de Pixar, chaque personnage représente une émotion. © Pixar/AP/SIPA

Par Lise Loumé

Avoir le « blues » peut rendre l’identification de certaines couleurs plus difficiles, révèlent des chercheurs américains.

Quand nous sommes tristes, le monde qui nous entoure peut paraître terne et sombre. On dit que même que nous « broyons du noir ». Ou que l’on voit tout en gris ! Autant d’expressions qui sont scientifiquement valables, comme le révèlent des chercheurs américains. Selon leur étude publiée dans Psychological Science, le sentiment de tristesse peut en effet changer la manière dont nous percevons certaines couleurs.

La tristesse rend l’identification du bleu et du jaune difficile

Pour cette étude, les chercheurs ont recruté 127 personnes. La moitié (répartie au hasard) a été invitée à regarder une scène de film censée induire la tristesse (extraite du film d’animation « Le Roi lion »), le reste des volontaires a visionné un spectacle comique, censé divertir. Les participants ont ensuite rempli un questionnaire sur leur état émotif.

Les chercheurs ont donc pu confirmer que chaque vidéo avait induit à tous les participants l’effet escompté. Ces derniers ont ensuite reçu 48 patchs de couleurs dont la saturation avait été abaissée jusqu’à ressembler quasiment au gris. Ils ont été invités à indiquer si chaque patch était rouge, jaune, vert ou bleu.

Verdict : les participants les plus tristes ont été moins précis dans l’identification des couleurs que les participants qui ont regardé le spectacle divertissant. Même chose lorsque le spectacle divertissant est remplacé par une vidéo « induisant des émotions neutres » : les volontaires tristes ont là encore eu davantage de difficultés que les autres à distinguer le spectre de couleurs allant du bleu au jaune. De manière étonnante, leur difficulté ne concernait que les nuances de bleu et de jaune, et aucunement celles de rouge et de vert.

« Ces résultats ne sont pas liés à des différences au niveau de l’effort, de l’attention ou de l’engagement des participants à accomplir cette tâche », précisent les chercheurs. » Nos travaux suggèrent donc que la tristesse est spécifiquement responsable de différences dans la perception des couleurs ». 

Un phénomène lié à la sécrétion d’une hormone

Quel mécanisme cérébral est à l’origine de phénomène ?

« Des travaux antérieurs ont mis en évidence le fait que la perception des nuances de bleu et de jaune est liée à la sécrétion d’un neurotransmetteur, la dopamine », ajoutent les auteurs de l’étude.

Surnommée « hormone du bien-être », celle-ci est peu sécrétée lorsque nous sommes tristes.

« La tristesse affecte ainsi spécifiquement des processus visuels cérébraux qui sont impliqués dans la perception de certaines couleurs. » 

Des études antérieures ont démontré que l’état d’esprit d’une personne peut modifier la perception de l’espace et des formes.

« Notre humeur et nos émotions peuvent affecter la façon dont nous voyons le monde autour de nous », souligne dans un communiqué Christopher Thorstenson de l’université de Rochester aux États-Unis et co-auteur de l’étude.

Mais comme il le souligne, des études ultérieures menées sur des cohortes plus importantes seront nécessaires pour prouver que ce phénomène est généralisable.

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