Le Pentagone a-t-il testé la maladie de Lyme comme arme bactériologique?


Est-ce que cela fait partie des théories du complot, quoiqu’il en soit une enquête sur le département de la Défense aux États-Unis soit faite suite à un livre et divers dossiers que des chercheurs auraient testés des agents pathogènes sur des tiques pour causer des maladies voir même la mort. Que cela soit vrai ou faux, les armes bactériologiques sont une plaie qui revient en force sans faire de distinction entre le bon et le mauvais
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Le Pentagone a-t-il testé la maladie de Lyme comme arme bactériologique?


Le Pentagone a-t-il testé la maladie de Lyme comme arme

IGORCHUS VIA GETTY IMAGES

300 000 à 430 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.

La maladie de Lyme est-elle une expérience militaire américaine qui a mal tourné? En dépit des connotations complotistes que certaines pourraient voir dans cette question, c’est pourtant exactement celle qu’ont posée les parlementaires de la Chambre des représentants américaine, ainsi que le relaie le Guardian.

La Chambre a approuvé l’amendement d’un élu du New Jersey, Chris Smith, qui demande expressément à ce que soit conduite une enquête au sein du département de la Défense afin de «déterminer si les États-Unis ont testé des armes biologiques et notamment la maladie de Lyme à l’aide de tiques ou d’autres insectes entre 1950 et 1975.

Rappelant que 300 000 à 430 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, l’élu a basé son argumentaire sur plusieurs livres et notamment l’un des derniers ouvrages sur le sujet: Bitten: The Secret History of Lyme Disease and Biological Weapons, écrit par Kris Newby, une scientifique de Stanford et ancienne malade de Lyme.

Ce dernier ouvrage comprend notamment des déclarations du docteur Willy Burgdorfer, le scientifique qui a découvert la maladie de Lyme dans la ville du même nom dans les années 1970. Plusieurs de ses dossiers – il est décédé en 2014 –  sont également examinés. Ils suggèrent, assure l’élu américain, que le scientifique et d’autres ont chargé des tiques en agents pathogènes avec l’objectif de causer de sérieuses maladies, voire la mort. 

D’après le livre, il a été question de lâcher plusieurs de ces insectes dans une zone résidentielle américaine afin de voir comment ils agissaient.

Pour Chris Smith, particulièrement impliqué dans la lutte contre la maladie de Lyme aux États-Unis, il faut vérifier si ce que dit ce livre est vrai. L’amendement a été voté dans le cadre d’une loi sur le budget de la Défense. 

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Devrons-nous bientôt marcher pour déverrouiller notre téléphone?


Cela sera sûrement pratique dans bien des cas… c’est donc à suivre. Même si cela aiderait à diminuer le piratage, rien n’est infaillible.
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Devrons-nous bientôt marcher pour déverrouiller notre téléphone?

 

Dessin d'une main qui tient un téléphone intelligent avec un cadenas sur l'écran.

Protection des données sur un téléphone intelligent Photo: Freepik.com

Le Pentagone conçoit actuellement une technologie permettant d’authentifier une personne à partir de sa façon de marcher, de sortir son téléphone de sa poche ou de taper sur l’écran. Ce système serait plus sécuritaire que les méthodes actuelles.

D’après le Washington Post(Nouvelle fenêtre), qui a révélé cette histoire, la technologie pourrait être déployée en 2020. Le département américain de la Défense travaillerait conjointement avec les fabricants d’appareils et de processeurs pour respecter cette échéance.

Le système serait déjà en train d’être testé par le Pentagone sur une cinquantaine de téléphones.

Plus sécuritaire

Cette technologie fonctionne à l’aide d’un système de pointage. Lorsqu’un utilisateur sort son téléphone de sa poche ou de son sac, qu’il se déplace ou qu’il appuie avec ses doigts sur l’écran, les capteurs comparent son comportement à celui déjà enregistré.

Si les comportements sont assez similaires, le téléphone accorde un pointage élevé à l’utilisateur, reflétant sa certitude qu’il s’agit de la bonne personne. Si le pointage est bas, l’utilisateur doit s’identifier d’une autre façon, par exemple en entrant un mot de passe.

Cette technologie serait plus sécuritaire que les systèmes actuels comme la reconnaissance faciale et les empreintes digitales. En effet, les mesures comportementales, notamment la façon dont une personne bouge, sont beaucoup plus difficiles à falsifier que des mesures biométriques.

Cela devrait rendre les appareils volés plus difficiles à déverrouiller et à revendre, et nuire ainsi durement au marché noir.

La nouvelle technologie serait intégrée directement au matériel, et les mesures effectuées ne seraient pas rendues disponibles aux concepteurs de logiciels et d’applications.

Une question de sécurité nationale

Si les consommateurs y trouveront leur compte, le gouvernement américain y voit aussi des avantages. En sécurisant davantage les téléphones de toute la population, les vastes campagnes de piratage seront plus difficiles à réaliser, ce qui devrait améliorer la sécurité nationale.

De plus, si les fabricants de téléphones adoptent cette technologie, le département de la Défense pourra offrir des appareils plus sécuritaires à ses employés. Actuellement, des téléphones dotés d’une protection comparable coûtent plus de 4500 $US. Les autorités doivent donc se contenter d’en fournir seulement aux hauts gradés.

Malgré cette sécurité améliorée, le système ne sera sans doute pas infaillible, puisque le Pentagone ne compte pas offrir de téléphone de ce genre aux employés qui ont accès à des informations classifiées.

Steven Wallace, l’un des scientifiques affectés à ce projet, a indiqué au Washington Post que cette nouvelle technologie sera probablement intégrée à la plupart des téléphones aux États-Unis. Cela laisse sous-entendre que les grands fabricants comme Apple, Samsung et Google feraient partie des partenaires du Pentagone, bien que M. Wallace ait refusé de le confirmer.

La nouvelle technologie ne devrait pas rendre les appareils plus coûteux, puisqu’elle se sert des capteurs déjà présents dans la plupart des téléphones pour authentifier les utilisateurs, tels que l’écran tactile, le gyroscope, etc.

Avec les informations de The Washington Post

https://ici.radio-canada.ca

Comment l’armée américaine pourrait construire le mur


Donald Trump veut son mur frontalier entre les États-Unis et le Mexique, mais à quel prix. Il devra aller chercher l’argent qui à l’origine est prévu dans d’autres projets de l’armée, plus des fonds destiné à la lutte contre la drogue. Il devra faire face aux mécontentes de bien des gens. Il devra aussi faire face aux démocrates ainsi que les personnes qui risquent de perdre leurs biens en plus des organisations pour la défense de la faune et la flore. Ce qui peut laisser perplexe de cette obsession du Président
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Comment l’armée américaine pourrait construire le mur

 

Des soldats américains déployés à Hidalgo, au Texas,... (Photo ADREES LATIF, archives REUTERS)

Des soldats américains déployés à Hidalgo, au Texas, déroulent du fil barbelé le long de la frontière avec le Mexique, le 8 novembre 2018.

PHOTO ADREES LATIF, ARCHIVES REUTERS

THOMAS WATKINS
Agence France-Presse
Washington

 

Le président Donald Trump a décrété l’« urgence nationale » pour faire face à ce qu’il qualifie d’« invasion » de gangs, de passeurs, de drogues et de migrants clandestins traversant la frontière avec le Mexique.

Grâce à cette procédure exceptionnelle, M. Trump a maintenant accès à des fonds fédéraux pour financer la construction du mur frontalier qu’il a promis en campagne.

Le Pentagone étant de loin la plus grande source de fonds fédéraux d’urgence, voici comment l’armée américaine pourrait aider à cette construction.

Combien ?

Maintenant que l’urgence nationale a été officiellement décrétée, le président va pouvoir puiser dans des fonds du Pentagone ayant déjà été approuvés par le Congrès pour 2019.

Donald Trump voulait que le Congrès approuve l’octroi de 5,7 milliards de dollars pour la construction d’un mur le long de portions de la frontière, mais le Congrès n’a accepté de voter que pour 1,375 milliard. Et pour des barrières, pas spécifiquement un mur.

La Maison-Blanche a donc indiqué que le président allait accéder à 6,1 milliards provenant de deux sources du Pentagone : 3,6 milliards d’un fonds consacré à la construction militaire, et 2,5 milliards de fonds destinés aux activités de lutte contre la drogue du département de la Défense.

Même si cette déclaration d’urgence nationale est évoquée depuis des mois, le Pentagone n’a pas été en mesure de dire dans l’immédiat quels programmes ou projets seraient affectés une fois l’argent redirigé vers le mur.

Pour l’instant, la majeure partie des fonds destinés à la construction devaient servir à des logements pour des militaires, des améliorations de bases militaires et autres projets.

Le département de la Défense pourrait abandonner ou réduire la portée de projets, mais cela provoquerait la colère d’élus dont les circonscriptions seraient affectées.

Le candidat Trump avait plusieurs fois assuré que le Mexique financerait le mur.

Qui le construirait ?

Le Pentagone a déjà positionné près de 4000 soldats le long de la frontière, dans le cadre d’un décret controversé signé par M. Trump l’an dernier avant les élections de mi-mandat.

Environ 2100 Gardes nationaux soutiennent ces opérations frontalières.

Les troupes ont principalement déroulé des kilomètres de fil barbelé le long de postes-frontière très fréquentés ; les soldats ne sont pas nécessairement des experts en construction de murs en dur.

Une telle tâche pourrait revenir au Corps du génie de l’armée de terre, qui a des dizaines d’années d’expérience en termes de projets à grande échelle.

Le Pentagone pourrait déployer davantage d’hommes à la frontière pour aider ou sous-traiter le travail à des entreprises privées.

Sous quelle autorité  ?

Le « National Emergencies Act » autorise le président à déclarer une urgence nationale en fournissant une raison précise.

Il permet ensuite de mobiliser des centaines de pouvoirs d’urgence en sommeil prévus dans d’autres lois, et donne l’accès aux fonds du Pentagone.

En théorie, les pouvoirs liés à l’urgence nationale permettent aussi à la Maison-Blanche de déclarer la loi martiale, de suspendre les libertés civiles, élargir l’armée, saisir des propriétés et restreindre les communications et les transactions commerciales. Mais M. Trump n’a à aucun moment laissé entendre que l’une de ces mesures pourrait être prise.

Quels défis légaux ?

La déclaration d’urgence nationale va certainement être contestée devant laIl faut aussi s’attendre à des plaintes de propriétaires terriens à la frontière, qui risquent de voir certains justice par des élus démocrates.

de leurs biens confisqués par les autorités, et d’organisations de défense de l’environnement inquiètes pour la faune et la flore.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le chef de la minorité au Sénat Chuck Schumer, les leaders des démocrates au Congrès, ont dénoncé l’initiative de M. Trump comme « un coup violent » porté contre la Constitution.

https://www.lapresse.ca

Le Pentagone partage par erreur un message demandant la démission de Trump


Malheureusement, c’est une « erreur » d’un administrateur autorisé du compte Twitter du Département de la défense qui a mit la démission de Donald Trump et d’autres persopnnes. À moins que cela soit un souhait ! Ce message a bien été écrit alors pourquoi !!!
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Le Pentagone partage par erreur un message demandant la démission de Trump

 

ALEX WONG VIA GETTY IMAGES

Oups! Le Pentagone affirme avoir accidentellement partagé un message sur Twitter réclamant la démission du président Donald Trump.

Sans citer le contenu du message d’origine, un porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning, a déclaré que ces propos «ne sont pas approuvés par le Département de la défense».

Le message original a été publié sur Twitter jeudi par le détenteur du compte @ProudResister. Il disait:

«La solution est simple. Roy Moore: Démissionne de la course. Al Franken: Démissionne du congrès. Donald Trump: Démissionne de la présidence. Parti républicain: Arrêtez de traiter les agressions sexuelles comme des enjeux partisans. C’est un crime tout autant que votre hypocrisie.»

Rob Manning a précisé que l’individu qui a partagé le message sur le compte du Pentagone est un administrateur autorisé du compte Twitter du Département de la défense, suivi par 5,2 millions d’utilisateurs.

L’administrateur en question aurait «réalisé son erreur et immédiatement supprimé la publication».

http://quebec.huffingtonpost.ca

Trump peut-il ordonner seul une frappe nucléaire?


Quand j’étais jeune, on se disait que cela suffit qu’un fou pèse sur le bouton pour que la bombe nucléaire soit lancée. On n’est pas si loin de la vérité. Avec ce qui se passe avec la Corée du Nord, et un président tel que Donald Trump qui souvent attise le feu ne rassure pas sur les possibilités d’une telle action
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Trump peut-il ordonner seul une frappe nucléaire?

 

 

Charlie RiedelCharlie Riedel / The Associated Press

Par Robert BurnsThe Associated Press

WASHINGTON — C’est une question à laquelle on ne s’intéressait pas beaucoup avant que Donald Trump soit élu: est-ce que quelqu’un pourrait empêcher le président des États-Unis d’ordonner une attaque nucléaire anticipée?

La réponse est non.

Le Congrès n’y pourrait rien, le secrétaire d’État n’y pourrait rien et, logiquement, les militaires qui auraient la responsabilité de concrétiser cet ordre n’y pourraient rien non plus.

Comme l’explique Bruce Blair, un expert du commandement de l’arsenal nucléaire,

«le protocole d’utilisation des armes nucléaires confère à tout président un pouvoir capable d’anéantir la civilisation».

M. Trump, a-t-il écrit dans une lettre ouverte au Washington Post l’été dernier, «a le pouvoir non contrôlé d’ordonner une frappe nucléaire anticipée contre n’importe quel pays de son choix avec une simple commande verbale au Pentagone».

Ou, comme l’avait expliqué l’ancien vice-président Dick Cheney en décembre 2008, le président «pourrait lancer une attaque dévastatrice comme le monde n’en a jamais vue. Il n’a pas à consulter qui que ce soit. Il n’a pas à appeler le Congrès. Il n’a pas à consulter les tribunaux».

Et le monde a changé depuis dix ans, avec la menace nucléaire nord-coréenne qui se fait plus épeurante que jamais. Le paysage politique américain a lui aussi changé, et les adversaires de M. Trump — même au sein de son parti — se demandent maintenant s’il exerce un trop grand pouvoir sur l’arsenal nucléaire du pays.

Le sénateur républicain Bob Corker, qui compte parmi les principaux détracteurs du président, dit que plusieurs élus remettent en question les pouvoirs du président et le recours aux armes nucléaires.

L’historien Alex Wellerstein, qui a étudié de près l’autorité nucléaire du président, espère que la discussion «jettera un peu plus de lumière sur l’utilisation présidentielle des armes nucléaires, car je pense que nous avons besoin de savoir et d’en parler».

Il ajoute que l’évolution du système américain est plus tributaire de la tradition et des précédents que des lois.

«La technologie de la bombe en elle-même ne nécessite pas une telle façon de faire, a-t-il dit par courriel. C’est le résultat des circonstances. Je crois que les circonstances qui ont accouché de ce système, et le monde dans lequel nous vivons, sont suffisamment différents que nous pourrions, et même que nous devrions, envisager une révision du système.»

Questionné à brûle-pourpoint à ce sujet lundi, le secrétaire à la Défense Jim Mattis a patiné quand on lui a demandé quel rôle il jouerait dans une éventuelle décision du président d’utiliser des armes nucléaires:

«Je suis le principal conseiller du président concernant le recours à la force», a-t-il dit.

Quand on lui demande s’il est confortable avec le système actuel, il répond «Je le suis», sans s’avancer plus.

Certaines facettes de l’autorité nucléaire présidentielle sont secrètes et donc très mal connues du public. Le système favorise une prise de décision rapide, et non des débats interminables, car la rapidité est essentielle face à un adversaire comme la Russie qui — contrairement à la Corée du Nord — dispose de suffisamment d’armes nucléaires pour incinérer les États-Unis en quelques minutes.

Après une attaque lancée depuis un sous-marin nucléaire russe, le président pourrait avoir moins de dix minutes pour décider de sa réplique, selon un rapport publié en décembre 2016 par une spécialiste des armes nucléaires du Congrès.

Un président qui déciderait de lancer une frappe nucléaire — anticipée ou en riposte à une attaque — consulterait tout d’abord le secrétaire à la Défense, le chef d’état-major de l’armée américaine et d’autres conseillers. Le commandant du Commandement stratégique des États-Unis présenterait des options au président, qui prendrait ensuite sa décision.

Le président s’identifierait au Pentagone à l’aide de codes qui lui sont uniques et qui sont inscrits sur une carte qu’il garde sur lui en tout temps. L’ordre d’attaquer serait alors transmis au Pentagone et au Commandement stratégique.

M. Blair prévient qu’il est ensuite impossible d’annuler l’ordre du président, tout comme il est impossible de détruire les missiles une fois qu’ils ont été lancés.

Même si la bombe nucléaire est entre les mains de l’armée, elle est essentiellement une arme politique en raison de sa puissance destructrice inimaginable. Cela explique pourquoi toutes les décisions concernant son utilisation sont concentrées dans le bureau qui détient le pouvoir politique ultime: celui de la présidence.

http://journalmetro.com/

Le Saviez-Vous ► La bombe «gay»: quand le Pentagone pensait utiliser la puissance de l’amour


Des scientifiques ont des idées parfois bizarres … Faites, l’amour, pas la guerre aurait été d’une certaine façon une idée pour une bombe biologique donnant un comportement homosexuel espérant semble-t-il rendre les soldats ennemis moins disciplinés
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La bombe «gay»: quand le Pentagone pensait utiliser la puissance de l’amour

 

Le laboratoire Wright de l’armée de l’air à Dayton (Ohio, nord) réclamait 7,5 millions de dollars pour développer cette bombe contenant un produit chimique au puissant effet aphrodisiaque qui entraînerait «un comportement homosexuel» censé affecter «le moral et la discipline des unités ennemies».

Le document, déniché en décembre 2004 par le Sunshine Project, une association basée au Texas et en Allemagne qui milite contre les armes biologiques, agite depuis quelques jours la blogosphère et des médias américains.

Le Pentagone a confirmé l’existence de cette proposition mais en a minimisé la portée.

«Le ministère de la Défense n’a jamais +creusé+ un tel concept (…) et aucun financement n’a été fourni par le Pentagone», a affirmé un porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Brian Maka.

Il rappelle que l’idée faisait partie d’une série de propositions sur des armes non-mortelles, dont un produit chimique rendant les ennemis très sensibles à la lumière du soleil ou un autre rendant des abeilles agressives et les poussant à attaquer des humains.

Edward Hammond, du Sunshine Project, conteste toutefois les affirmations du Pentagone.

«La proposition n’a pas été rejetée sur le champ. Elle a été examinée par la suite», a-t-il écrit sur le site internet de l’association.

Il affirme ainsi que l’idée a été insérée en 2000 dans un CD-ROM promotionnel sur les armes non-mortelles par un organisme du Pentagone, basé à Quantico (Virginie, est), qui avait à nouveau repris l’idée en 2001 dans une étude soumise à l’Académie nationale des sciences.

Cette histoire de bombe «gay» suscite en tout cas des commentaires moqueurs de bloggeurs.

 «Si nous avions une bombe gay sous la main, pourquoi ne pas la balancer dans les montagnes d’Afghanistan», s’interroge republicoft.com, qui s’identifie comme noir et homosexuel vivant à Washington.

«Les imbéciles qui ont eu cette idée devraient être giflés et contraints à écouter les disques de Judy Garland pour le reste de leur vie», écrit un autre bloggeur, Ed Brayton, sur le site Huffington Post.

Les experts de la question homosexuelle trouvent cela moins drôle.

«Cette histoire montre les idées dépassées du Pentagone sur la sexualité et sur la relation entre la sexualité et la notion d’être un bon soldat», estime Aaron Belkin, professeur à l’Université de Californie (ouest) à Santa Barbara.

«Imaginer que vaporiser un produit chimique sur quelqu’un puisse le rendre homosexuel est grotesque, et imaginer que cet individu transformé en homosexuel devienne alors un mauvais soldat est également grotesque», dit-il.

La polémique intervient alors que le ministre de la Défense, Robert Gates, a décidé de ne pas reconduire à son poste en septembre le chef d’état-major interarmées, le général Peter Pace, en raison de la controverse à Washington sur les opérations américaines en Irak.

En mars, le général Pace avait qualifié l’homosexualité d’«immorale» dans un entretien au quotidien Chicago Tribune, suscitant un véritable tollé et ravivant le débat sur la loi qui autorise les homosexuels à s’engager dans l’armée à condition qu’ils taisent leur orientation sexuelle.

Un projet de loi démocrate propose de réformer cette loi dite «ne demandez pas, ne dites pas» («Don’t Ask, Don’t Tell»), adoptée en 1993 sous le président démocrate Bill Clinton.

http://www.liberation.fr/

Le Pentagone a un plan en cas d’invasion de zombies. Pour de vrai


Au début de janvier, j’ai parlé « Les zombies ne mettraient que 100 jours pour anéantir l’humanité «  qui était un plan en cas d’épidémies d’une maladie épidémique et très virulente. Maintenant, c’est l’armée qui aurait un plan pour sauver l’humanité des morts-vivants. Pourquoi faire une planification militaire sur une invasion de zombies, simplement que prendre un exemple d’un pays, pourrait être préjudiciable.
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Le Pentagone a un plan en cas d’invasion de zombies. Pour de vrai

 

REUTERS/Mike Blake

REUTERS/Mike Blake

Tout ce qu’il faut savoir sur la stratégie de défense de l’armée américaine pour protéger l’humanité des morts-vivants.

L’armée est depuis toujours l’organe du gouvernement américain qui a réponse à tout, constamment prête à parer à toute éventualité et capable de sortir au débotté un projet en réaction à presque n’importe quel événement, aussi inopiné soit-il. Les Russes ont lancé des missiles nucléaires et il vous faut une solution? On a ça. Un ambassadeur américain a été kidnappé par des narcotrafiquants? Pas de problème, on sait quoi faire. Il vous faut une stratégie détaillée pour survivre à une invasion de morts-vivants? Eh bien ça aussi, c’est prévu.

Aussi incroyable que cela paraisse, le département américain de la Défense a prévu l’éventualité d’une attaque de zombies et le cas où les forces armées devraient éliminer des créatures avides de chair humaine afin de «préserver le caractère sacré de la vie humaine (…) des humains non-zombies.»

Au fin fond du réseau informatique secret de l’armée se dissimule un document non classifié que s’est procuré Foreign Policy, appelé «CONOP 8888.» Il s’agit d’un plan de survie à une attaque de zombies, un manuel d’instructions pour les cerveaux militaires chargés d’isoler la menace représentée par un véritable catalogue de morts-vivants—des poules-zombies aux zombies végétariens en passant par les «zombies magiques maléfiques»–afin de les détruire.

«Ce plan établit l’attribution des missions dans le cadre d’une planification de mesures d’urgences fictives afin de permettre au centre de commandement stratégique des États-Unis de mettre au point un (plan) exhaustif de lancement d’opérations militaires visant à préserver les humains «non-zombies» des menaces posées par une horde de zombies», explique le résumé du plan CONOP 8888. «Parce que les zombies représentent une menace pour toute vie humaine non-zombie, (le centre de commandement stratégique) sera préparé à préserver le caractère sacré de la vie humaine et à conduire des opérations d’aide à toute population humaine—y compris à des adversaires traditionnels.»

L’opération CONOP 8888, également appelée «Counter-Zombie Dominance» et datée du 30 avril 2011, n’est absolument pas une blague, même si, évidemment, elle prête à rire

 Comme le soulignent ses auteurs dans la section «Avertissement» du document, «ce plan n’est pas du tout une plaisanterie.»

En 2009 et 2010, les planificateurs militaires affectés au centre de commandement des États-Unis, le U.S. Strategic Command, d’Omaha, dans le Nebraska, cherchaient à imaginer un document original organisant la protection des citoyens dans l’éventualité d’une attaque de quelque nature que ce soit. Les officiers décidèrent que les zombies leur serviraient de muses.

«Les planificateurs … savaient que les exemples d’entraînements utilisés dans ces plans doivent prendre en compte les répercussions politiques qui surviennent lorsque le public croit à tort qu’un scénario fictif est un vrai plan d’action» écrivent les auteurs, qui ajoutent: «Plutôt que de prendre un tel risque en ayant recours, pour former nos troupes d’appoint, aux scénarios fictifs «Tunisie» ou «Nigeria» utilisés à la (Joint Combined Warfighting School), nous avons choisi un scénario totalement impossible que personne ne pourrait prendre par erreur pour un véritable plan.»

Le capitaine de vaisseau Pamela Kunze, porte-parole du centre de commandement stratégique, tout en reconnaissant l’existence de ce document sur un «site Internet sécurisé», s’est efforcée de nous expliquer que le guide de survie aux zombies n’était qu’une idée très créative conçue à des fins d’entraînement.

«Le document est identifié comme un outil d’entraînement utilisé dans le cadre d’un exercice de formation interne dans lequel les étudiants apprennent les concepts de base de la planification militaire et le développement des ordres grâce à un scénario fictif destiné à l’entraînement» écrit-elle dans un mail. «Ce document n’est pas un plan de l’U.S. Strategic Command.»

Ce n’est pas la première fois que les zombies servent d’inspiration aux formateurs ou au public américain. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont déjà élaboré toute une campagne de sensibilisation destinée aux situations d’urgence impliquant des zombies.

«Équipez-vous, soyez prévoyant, soyez prêt» recommande une affiche du CDC sous l’image d’une femme au yeux morts regardant par-dessus une couverture.

Mais il semble que l’armée en ait eu l’idée la première. Et évidemment, si jamais il y avait une invasion de zombies, elle a un plan.

CONOP 8888 est conçu pour «établir et maintenir une situation de vigilance et de défense visant à protéger l’humanité des zombies» à en croire son objectif, et, «si nécessaire, conduire des opérations qui, si elles sont exécutées, éradiqueront la menace que posent les zombies à la sécurité humaine.»

Enfin, le plan fournit des conseils pour «aider les autorités civiles à maintenir la loi et l’ordre et à restaurer les services de base pendant et après une attaque de zombies.»

Le «scénario le plus menaçant», selon le plan, décrit une situation plutôt sinistre: celle d’une attaque de zombies lors de laquelle il y aurait un très haut niveau de «transmissibilité», un tas de zombies qui mangeraient un tas de gens, des zombies qui infecteraient des humains à grande vitesse, peu ou pas d’immunité et peu de contre-mesures efficaces.

Sous le titre «Résumé de la menace zombie», le document souligne les différentes sortes d’adversaires zombies susceptibles de surgir lors d’une attaque de ce genre. Il s’agit non seulement de zombies végétariens («formes de vie zombies issues d’une cause quelconque mais ne présentant aucune menace directe pour les humains car elles ne mangent que des plantes»), des zombies magiques maléfiques («formes de vie zombies créées par des expériences occultes dans le cadre de ce qu’on pourrait également appeler “magie maléfique”»), et puis des poules-zombies.

«Aussi ridicule que cela puisse paraître, c’est en réalité le seul type de zombie qui existe vraiment» explique le plan.

Les «CZ» (pour chicken zombies) apparaissent lorsque de vieilles poules devenues incapables de pondre sont euthanasiées au monoxyde de carbone puis enterrées par leurs éleveurs, et qu’elles parviennent à remonter à la surface en creusant avec leurs griffes.

«Les CZ sont absolument terrifiantes à voir mais le seul risque qu’elles présentent est celui de convertir les gens au végétarisme en protestation à la cruauté envers les animaux» observe CONOP 8888.

L’inventaire des morts-vivants comprend également des zombies venus de l’espace, ceux délibérément créés par des ingénieurs en biotechnologie jouant à Frankenstein et des humains infectés par un agent pathogène qui les transforme en zombies.

Le plan passe en revue de façon exhaustive les diverses phases nécessaires pour sauver le monde du règne des zombies et utilise un vocabulaire évoquant celui d’une campagne contre-insurrectionnelle:

de «mettre en forme» à «dissuader», « prendre l’initiative», « dominer» puis «stabiliser» pour, enfin, dans la phase finale où il s’agit de gagner les confiances, «restaurer l’autorité civile

Cette dernière étape comprend la directive suivante:

«se préparer au redéploiement des forces pour attaquer les poches de zombies survivants.»

Enfin, «selon les ordres de POTUS et SECDEF acronymes utilisés par l’armée pour désigner le président des États-Unis et le secrétaire à la Défense,

«apporter un soutien aux agences fédérales, d’État et tribales afin de restaurer les services de base dans les zones sinistrées par les zombies

Si le mantra de l’armée est «soyez prêt», alors rédiger un guide de survie à une invasion de zombies—même uniquement dans le cadre d’un exercice imaginatif—répond à une certaine logique.

«J’espère juste que nous avons investi le même niveau de rigueur intellectuelle en cas de risque d’éclosion d’œuf de dragon», raille un fonctionnaire de la Défense.

Gordon Lubold

Traduit par Bérengère Viennot

http://www.slate.fr/