Un prisonnier canadien en isolement depuis 17 ans


On dirait l’homme au Masque de Fer version Canadienne. Qu’est-ce qui fait qu’une personne peut être en isolation pendant 17 ans ? Les pires crimes qui a été fait au pays, ont une vie meilleure que cette personne que même son nom et son crime est tenu au secret
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Un prisonnier canadien en isolement depuis 17 ans

 

Un prisonnier canadien en isolement depuis 17 ans

Un prisonnier inconnu est confiné à l’isolement.Photo Fotolia

OTTAWA – Quelque part au Canada dans un pénitencier fédéral, un mystérieux prisonnier a maintenant passé près de 17 ans isolé dans une cellule.

Cela donne 6273 jours consécutifs et l’Enquêteur correctionnel du Canada, Howard Sapers, a déclaré jeudi au Ottawa Citizen qu’il était très difficile de justifier à ses yeux une telle période de ségrégation.

Le journal de la capitale nationale a obtenu des informations sur ce mystérieux prisonnier en utilisant la Loi sur l’accès à l’information. Mystérieux, parce que Service correctionnel Canada ne veut pas dire qui est cette personne, ni donner le lieu de sa détention, en se réfugiant derrière le droit à la vie privée.

Il s’agit de la plus longue période durant laquelle un prisonnier est en isolation dans un pénitencier canadien. Concrètement, cela veut dire que le prisonnier est confiné 23 heures par jour dans une cellule.

Selon le journal, il existe deux types de ségrégation dans une prison fédérale. Il y a d’abord la ségrégation disciplinaire, qui est parfois utilisée pour punir ceux qui ne respectent pas les règles. Il y a aussi la ségrégation administrative, dans les cas où un prisonnier pose un danger pour la sécurité des autres prisonniers ou du personnel, ou bien que sa propre sécurité est en danger.

L’Enquêteur correctionnel du Canada, Howard Sapers, demande au gouvernement de limiter à 15 jours consécutifs la ségrégation administrative et de n’autoriser que 60 jours de ségrégation par année.

Selon M. Sapers, chaque jour entre 6 et 8 % des 15 000 prisonniers dans les pénitenciers fédéraux sont en ségrégation et environ un cinquième passera plus de 120 jours en isolation totale.

Et il y a ce mystérieux prisonnier, qui a maintenant passé 17 ans dans une sombre cellule qui fait entre cinq et sept mètres carrés.

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Des détenus fâchés de perdre leur piscine


Service correctionnel Canada

Ils veulent être dédommager pour leur piscine dans une prison fédérale car pour eux c’st un droit acquis vue que ce sont des particuliers qui ont payer … Je me demande si leurs victimes ont été respecté dans leurs droits acquis ???  S’ils sont dans une prison fédérale ce n’est certainement pas pour un petit larcin … mais pour des crimes beaucoup plus important
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Des détenus fâchés de perdre leur piscine

 

 

MONTRÉAL – Les détenus de l’établissement Leclerc, un pénitencier fédéral situé à Laval, sont en colère parce qu’on leur a enlevé leur piscine. Ils souhaitent se faire dédommager.

TVA Nouvelles a appris que la direction du pénitencier a démoli il y a deux mois une piscine creusée que les détenus avaient eux-mêmes payée il y a 28 ans. Service correctionnel Canada leur en avait donné l’autorisation en 1984.

Depuis son installation, les détenus s’occupaient de l’entretenir. Une fresque digne d’un décor des Caraïbes avait même été conçue sur un mur à côté du bassin d’eau. Selon nos sources, la piscine de la discorde était sous le contrôle des Hells Angels et s’y baigner n’était pas un privilège accordé à tous.

Il ne reste plus en lieu et place de la piscine qu’une étendue de terre remuée. Tout au plus, quelques tables de pique-nique laissent penser que la zone servait à la détente.

Le comité des détenus de l’établissement Leclerc était en désaccord avec cette décision et a décidé d’entreprendre une poursuite qui pourrait avoisiner les 100 000 $. Ils plaident que la piscine a été payée et entretenue par eux durant toutes ces années.

L’Office des droits des détenus (ODD) abonde dans leur sens. Pour son président, la propriété de cette piscine était un droit acquis.

«On démolit une piscine qui était tout à fait fonctionnelle et qui permettait un certain nombre d’activités, a regretté Jean-Claude Bernheim, le président de l’ODD. Par quoi va-t-on les remplacer? […] On sait que, lorsque les conditions de détention se dégradent trop, ça provoque des émeutes. On l’a vu dans les années 70.»

M. Bernheim ne comprend pas la décision de Service correctionnel Canada et considère qu’«on a détruit un bien qui ne nous appartient pas. Ce bien appartient à la collectivité des détenus».

Motifs de sécurité

Service correctionnel Canada n’a pas souhaité accorder d’entrevue, mais a précisé que cette décision avait été prise pour des raisons de sécurité. Depuis peu, une directive nationale interdit en effet les piscines dans les pénitenciers fédéraux, d’un bout à l’autre du Canada.

Un autre pénitencier de Laval avait sa propre piscine, également payée par les prisonniers, et elle a aussi été détruite.

L’établissement Leclerc est un établissement à sécurité moyenne qui accueille 470 détenus. Parmi ceux-ci, on trouve des personnes affiliées aux Hells Angels, à la mafia et aux gangs de rue.

En moyenne, 8 % des détenus purgent une peine à perpétuité, selon les données de Service correctionnel Canada.

 

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