Sous un terrain de hockey, les traces des premiers assassinats découverts en Espagne


En voulant faire un terrain pour le hockey sur gazon, ils ont découvert plusieurs tombes dont deux étaient probablement assassinée, il y a 6 200 ans. Cela serait les plus vieux meurtres jusqu’à maintenant.
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Sous un terrain de hockey, les traces des premiers assassinats découverts en Espagne

Sous un terrain de hockey, les traces des premiers assassinats découverts en EspagneLes restes des deux hommes préhistoriques probablement assassinés, à San Fernando de Cadix (Espagne)© Eduardo Vijande

Par Sébastien Rouet –

A San Fernando de Cadix, en Espagne, des archéologues annoncent avoir trouvé ce qui pourrait être les deux plus anciens cas de meurtre découverts dans la péninsule ibérique.

L’histoire commence en 2009. Des ouvriers sont à pied d’œuvre sur un chantier qui accueillera un stade pour une équipe de hockey sur gazon. Mais les travaux s’arrêtent vite à la découverte d’une immense nécropole néolithique de 59 tombes et 73 corps. Un véritable trésor vieux de 6200 ans. Un travail d’archéologue commence alors et de nombreuses tombes sont exhumées pour être analysées. Un travail titanesque qui rend compte du fonctionnement de la société à l’époque.

Fouilles sur le site néolithique de San Fernando de Cadix (Espagne) – Eduardo Vijande

Le International Journal of Paleopathology a récemment dévoilé les résultats du travail effectué sur la plus imposante tombe de la nécropole. L’étude, menée par les universités de Cadix, Grenade, Almería et Tübingen (en Allemagne), révèle les cas de deux morts violentes vieilles de plusieurs milliers d’années. Il s’agit de deux hommes, d’environ 30 et 45 ans. Ils ont été enterrés en position fœtale à deux périodes distinctes.

Tombe des deux hommes probablement assassinés – Eduardo Vijande

Des inégalités et de la violence

Les deux corps en question sont les seuls à présenter des blessures « perimortem », avec des entailles au niveau du crâne. A ce stade, on ne sait pas si ces lésions sont accidentelles ou intentionnelles. Mais les premières analyses portent à croire à deux assassinats. Ce seraient les deux plus anciens cas de la péninsule ibérique.

Blessure sur le crâne d’un des deux hommes – Eduardo Vijande

Blessure sur le crâne d’un des deux hommes – Eduardo Vijande

Leur tombe faisait deux mètres de diamètre et contenait les objets les plus précieux de la nécropole. Des éléments qui laissent penser que les deux individus étaient très importants dans cette communauté. Ce sont aussi la preuve de l’existence des premières inégalités dans des sociétés humaines. Lesquelles auraient probablement conduit à des violences dont les deux défunts ont fait l’objet. Les travaux effectués sur ce site ont permis d’étudier en profondeur le peuple insulaire de la période néolithique qui vivait sur ces terres. La plupart  était des agriculteurs, les autres étant des chasseurs-cueilleurs.

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L’ori­gine des bâtis­seurs de Stone­henge révé­lée par des tests ADN : ils venaient de Médi­ter­ra­née


Ils semblent que les bâtisseurs de Stonehenge n’aient pas la même origine que ceux qui ont instaurer l’agriculture en Grande-Bretagne. L’un venait de la Turquie et l’autre de l’Espagne et du Portugal.
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L’ori­gine des bâtis­seurs de Stone­henge révé­lée par des tests ADN : ils venaient de Médi­ter­ra­née

 

par  Laura Boudoux

 

À Londres, des cher­cheurs viennent de lever le voile sur les origines des bâtis­seurs de Stone­henge, le monu­ment méga­li­thique érigé au Royaume-Uni entre –2800 et –1100. Pour cela, ils ont comparé l’ADN prélevé sur les restes humains retrou­vés à proxi­mité des lieux à celui de personnes vivant à la même époque en Europe, raconte la BBC.

D’après leurs résul­tats, publiés le 15 avril 2019, ceux qui ont bâti Stone­henge auraient initia­le­ment voyagé d’Ana­to­lie, la Turquie d’aujourd’­hui, vers la pénin­sule ibérique, avant de traver­ser la France, puis la Manche.

Lorsque les cher­cheurs ont analysé l’ADN des premiers agri­cul­teurs britan­niques, ils ont en effet décou­vert qu’il était plutôt simi­laire à celui des humains qui vivaient dans les zones de l’Es­pagne et du Portu­gal actuels. En plus de l’agri­cul­ture, les migrants néoli­thiques arri­vés en Grande-Bretagne par la France semblent avoir intro­duit la tradi­tion de la construc­tion de monu­ments dans le pays. Ils utili­saient pour cela de grosses pierres appe­lées méga­lithes, et Stone­henge fait partie des œuvres construites par ces personnes d’ori­gine médi­ter­ra­néenne.

Si le Royaume-Uni était avant cela habité par des groupes de chas­seurs-cueilleurs, et il semble­rait que les agri­cul­teurs, arri­vés vers 4000 av. J.-C., aient peu à peu remplacé ces popu­la­tions.

« Nous ne trou­vons aucune preuve de la présence des chas­seurs-cueilleurs occi­den­taux britan­niques chez les agri­cul­teurs du Néoli­thique après leur arri­vée », confirme ainsi Tom Booth, spécia­liste de l’ADN au Muséum d’his­toire natu­relle de Londres. « Cela ne signi­fie pas que les deux groupes ne se mélan­geaient pas du tout, mais que la taille de leur popu­la­tion était peut-être trop petite pour avoir laissé un quel­conque héri­tage géné­tique », explique-t-il.

Source : BBC

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Un crâne de 400.000 ans pour élucider les origines de Neandertal


Un crâne humain découvert au Portugal vient d’être daté de plus de 400 000 ans. Il serait probablement du type Néandertal et déjà, il maniait des outils et se nourrissait d’animaux. Cette découverte pourrait permettre de mieux comprendre les origines néandertaliennes
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Un crâne de 400.000 ans pour élucider les origines de Neandertal

 

Illustration © afp.

La mise au jour au Portugal d’un crâne d’hominidé fossilisé datant de 400.000 ans pourrait aider à élucider l’évolution des ancêtres des humains en Europe dont surtout l’origine des Néandertaliens.

Il s’agit du plus ancien crâne fossilisé d’hominidé trouvé dans la péninsule Ibérique.

Ce « qui marque une contribution importante à la compréhension de l’évolution humaine pendant la période dite du Pléistocène moyen en Europe et notamment sur l’origine des Néandertaliens », estiment les membres d’une équipe internationale de chercheurs. Leur découverte est publiée lundi dans les Comptes rendus de l’académie américaine des sciences (PNAS).

Avant cela, l’histoire de l’évolution des ancêtres des humains en Europe pendant cette période était très controversée en raison de la rareté et de la datation incertaine des fossiles qui allait de 200.000 à plus de 400.000 ans, relèvent ces scientifiques.

L’âge de ce crâne a pu être établi plus précisément grâce à la datation des sédiments et stalagmites dans lesquels il était piégé.

« Ce nouveau fossile est très intéressant car cette région d’Europe est cruciale pour comprendre les origines et l’évolution de l’homme de Neandertal », explique Rolf Quam, professeur adjoint d’anthropologie à l’université Binghamton (New York) et l’un des co-auteurs de cette découverte.

« Le crâne, trouvé en 2014 sur le site d’Aroeira, partage en effet des traits anatomiques avec d’autres fossiles de la même période découverts dans le nord de l’Espagne, dans le sud de la France et en Italie », précise-t-il.

De ce fait, ce crâne « accroît la diversité anatomique de la collection de fossiles d’hominidés de cette période en Europe, suggérant que des populations montraient différentes combinaisons de caractéristiques morphologiques », ajoute l’anthropologue.

Ce crâne ainsi que deux dents montrant des signes d’usure indiquent qu’il s’agissait d’un individu adulte. Ni son sexe, ni son espèce n’ont pu être déterminés.

Il montre des traits morphologiques typiques de ce qui paraît être un ancêtre de l’homme de Neandertal, dont notamment un épaississement osseux prononcé au niveau des sourcils, précisent les chercheurs.

Ce fossile est aussi l’un des plus anciens sur le continent européen à être directement lié à des outils de la culture acheuléenne qui a commencé à s’étendre en Europe il y a 500.000. Celle-ci avait d’abord émergé en Afrique et s’était ensuite propagée sur le continent européen en passant par le Proche-Orient.

Ces outils plus sophistiqués ne sont plus seulement taillés avec une autre pierre mais aussi avec un percuteur tendre comme le bois qui permet une taille plus fine.

Le crâne d’Aroeira a été trouvé à proximité d’un grand nombre de ces outils de pierre dont des bifaces, de petites haches. Les paléontologues ont aussi découvert 209 restes d’animaux, comme des cervidés.

Piégé dans un bloc de pierre, le crâne a été transporté dans le laboratoire du Centre de recherche sur l’évolution et les comportements humains à l’Institut de paléoanthropologie de Madrid, en Espagne, pour les délicates opérations d’extraction qui ont duré deux ans.

« J’étudie ces sites depuis trente ans et nous avons pu récupérer des données archéologiques importantes mais la découverte d’un crâne de la lignée humaine aussi ancien et d’une aussi grande importance est toujours un moment fort », a pointé l’archéologue portugais Joao Zilhao.

Ce nouveau fossile sera au centre d’une exposition sur l’évolution humaine en octobre prochain au Musée National d’Archéologie de Lisbonne au Portugal

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