Des citadins transforment leur jardin en vraie jungle sauvage


C’est exactement ce que je rêve de faire  depuis quelques années, si j’avais une maison. Pas de pelouse qui ne sert pas à grand chose. Il semble d’après certaines études que des terrains beaucoup plus naturel, des espaces non utilisés avec des arbres et des plantes permet aux oiseaux, pollinisateurs et certains animaux de s’épanouir. De plus, cela a des bienfaits insoupçonnés chez les êtres humains, comme une baisse de criminalité et une meilleure santé mentale.
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Des citadins transforment leur jardin en vraie jungle sauvage

Anna Burger a cultivé cette propriété en mettant... (PHOTO ANNA GASSOT, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

Anna Burger a cultivé cette propriété en mettant l’accent sur les espèces indigènes qui fournissent un espace de nidification et une nourriture à la faune locale.

PHOTO ANNA GASSOT, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE


ISSAM AHMED, ARIELA NAVARRO
Agence France-Presse
Washington

Les pelouses en gazon, minutieusement entretenues, sont depuis longtemps une des images associées au rêve américain, mais un mouvement cherche désormais à reconquérir les jardins de manière écolo-responsable, pour laisser libre cours à la nature.

« Nous savons que mettre des produits chimiques sur l’herbe pour essayer de la garder verte était un procédé futile qui n’était bon ni pour les enfants qui jouent ni pour l’environnement », raconte Anna Burger à l’AFP. 

Cette retraitée vit à une minute d’une station de métro de Washington, la capitale des États-Unis, mais se réveille chaque matin, aux chants des nombreux oiseaux qui habitent son jardin, que viennent également visiter papillons, écureuils et même chevreuils. 

Elle a cultivé cette propriété en mettant l’accent sur les espèces indigènes qui fournissent un espace de nidification et une nourriture à la faune locale

À quelques pâtés de maisons de chez elle, Jim Nichols, un infirmier et massothérapeute, pointe la petite pancarte obtenue auprès d’une association locale qui certifie que son jardin est un lieu où la faune et la flore peuvent proliférer de manière sauvage.

Il évite d’utiliser des pesticides dans sa cour, dispose de sources d’eau et d’espaces de nidification :

 « Nous avons beaucoup d’insectes et j’essaie de travailler avec eux », indique-t-il, particulièrement fier des abeilles mellifères qui viennent lui rendre visite.

Irving et Gail, deux enseignantes à la retraite, âgées de soixante-dix ans et originaires du même quartier, ont une cour remplie de sous-bois et de douzaines d’arbres, attirant cardinalidés, geais bleus et merles, mais aussi de nombreux moustiques.

« Les gens viennent et soit ils aiment, soit ils pensent que c’est ingouvernable », raconte Gail en rigolant.

Les critiques sont souvent les mêmes :

« Ça a l’air désordonné, ça a l’air mal rangé… » décrypte Chris Swan, un écologiste de l’Université du Maryland Baltimore County.

« Je ne pense pas que cela dérange les gens d’avoir quelque chose qui ressemble à… un endroit sauvage ou une prairie, mais ils n’aiment que ça soit trop haut. Tout ce qui dépasse un mètre commence à les rendre mal à l’aise », remarque-t-il.

Réhabiliter les centres-villes

Au-delà des banlieues relativement riches, M. Swan soutient que les efforts de reverdissement peuvent être encore plus positifs dans les centres-villes.

De 2014 à 2018, il a supervisé une expérience dans la ville de Baltimore, à 48 kilomètres au nord-est de Washington, où des décennies de déclin démographique ont laissé environ 17 000 immeubles et 14 000 lots vacants.

La plupart de ces terrains avaient un sol de très mauvaise qualité et étaient recouverts de débris, mais M. Swan et ses collègues ont montré qu’ils pouvaient transformer ces lieux en prairies urbaines en plantant des espèces indigènes qui ont prospéré au-delà de leurs attentes. 

Selon le Service des forêts du ministère de l’Agriculture des États-Unis, environ 15 % des terrains des villes américaines sont vacants, soit quasiment la taille de la Suisse. 

Et lorsque les jungles urbaines prennent vie, « la qualité de l’habitat change, il attire la faune, les oiseaux deviennent fous, et au printemps, nous constatons une augmentation du nombre de pollinisateurs », dit M. Swan à propos du projet de prairie urbaine.

Et elles semblent avoir des bienfaits sur les hommes : une étude publiée l’an dernier par l’Académie Nationale de Sciences a remarqué une baisse de près de 30 % de la violence par arme à feu autour des terrains vacants reverdis dans la ville de Philadelphie. 

Un autre article publié en 2018 par l’Association Médicale Américaine qui s’est également penché sur la ville de Philadelphie, a révélé que la mauvaise santé mentale autodiagnostiquée avait chuté de plus de 60 % comparée à un groupe témoin.

https://www.lapresse.ca/

Il faut cesser de lutter contre les pissenlits, disent des experts


Si j’avais une maison, je ne voudrais plus de pelouse, mais quelque chose de plus naturel. Une pelouse demande beaucoup de soin, de l’eau, et souvent les gens vont mettre des produits chimiques tels que les herbicides pour se débarrasser des pissenlits. C’est un combat à faire à chaque été. Est-ce que cela vaut vraiment la peine ? De plus, les pissenlits sont là pour rester, et s’avèrent utiles pour les insectes pollinisateurs, de plus les feuilles peuvent se servir en salade …
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Il faut cesser de lutter contre les pissenlits, disent des experts


Une abeille butine un pissenlit.

Une abeille butine un pissenlit. Photo: Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Charles D’Amboise

Souvent considéré comme un intrus, le pissenlit est essentiel aux écosystèmes de la ville ou de la campagne. Il faut cesser de le combattre et laisser la nature suivre son cours, affirment des experts en biologie et en apiculture.

Pour le biologiste Claude Villeneuve, les compagnies d’engrais et d’herbicides entretiennent depuis des lunes le mythe « que le pissenlit est une plante envahissante à éliminer ».

« Ça ne date pas d’hier. Si vous regardez les publicités pour l’aménagement paysager, on voit toujours que pour les hommes, la pelouse, c’est comme une bête à maîtriser. C’est jaune et c’est la plante parfaite pour les vendeurs de pesticides. Il n’y a jamais moyen de s’en débarrasser. C’est des ventes à répétition. »

Selon l’expert, le marketing entretient « le désir d’avoir une pelouse verte », alors qu’en fait, « avoir une pelouse verte est très nuisible pour l’environnement ».

Maintenir des pelouses vertes, ça demande énormément d’énergie. Ça demande du pétrole, des engrais qui sont des polluants, ça demande énormément d’eau. Claude Villeneuve, biologiste

M. Villeneuve ajoute que la guerre aux pissenlits est inutile parce que son éradication est pratiquement impossible, ajoute le biologiste.

« Pour des façons difficiles à comprendre, les gens se font une obsession de la lutte aux pissenlits. C’est une lutte perpétuelle à recommencer avec des résultats discutables. »

Et les abeilles!

Au printemps, la plante est aussi activement prisée par les insectes pollinisateurs.

« C’est vraiment une ressource florale attirante entre autres pour les abeilles », indique Valérie Fournier, professeure titulaire au Centre de recherche et innovation sur les végétaux de l’Université Laval.

« Au printemps, on a souvent un manque de fleurs alors que les abeilles refont leur colonie. Le pissenlit tombe à point pour les nourrir de manière bien nutritive », affirme-t-elle.

La chercheuse ajoute qu’avec l’engouement grandissant pour les ruches en milieu urbain, les pissenlits ont leur place dans les espaces verts.

« Quand on ajoute des ruches en milieu urbain, c’est qu’on ajoute des grandes quantités d’abeilles. Si on n’ajoute pas de fleurs, à un moment donné, on va saturer l’environnement. Avec le pissenlit, c’est facile, on n’a pas à le planter et c’est une source de nourriture abondante », poursuit-elle.

« On veut une diversité florale. Le pissenlit ne va pas devenir une plante dominante. Il faut laisser la nature faire un équilibre », dit-elle.

https://ici.radio-canada.ca/

JE JARDINE SANS PESTICIDE


À la belle saison, nous avons envie de profiter du beau temps et tout ce qui l’entoure. Le jardinage est une belle activité estivale. Mais pour en profiter au maximum, mieux vaut s’éloigner des produits chimiques toxiques et renouer avec la nature pour un meilleur rendement
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JE JARDINE SANS PESTICIDE

 

 

    Les pesticides sont des substances chimiques toxiques largement utilisées pour protéger les cultures des insectes, des champignons et autres mauvaises herbes.

    Les agriculteurs en déversent à gogo dans les champs, mais nous aussi, dans notre propre jardin…

    Comment remplacer les pesticides domestiques et jardiner au naturel?

    Une belle pelouse sans pesticides, sans mousse ni herbes folles

  • Favorisez le désherbage manuel (binette, couteau à désherber…).

  • Contre la mousse, utilisez un scarificateur.

  • Ne disséminez pas les graines des plantes indésirables: fauchez les plantes annuelles avant l’apparition des fleurs ou au moment de leur floraison.

  • Lors de l’ensemencement de votre pelouse, choisissez un gazon approprié à la situation (type de sol, conditions d’humidité…) et à son utilisation (terrain de jeu, pelouse d’agrément…).

  • Utilisez des plantes couvre-sol sur les surfaces à l’ombre et couvertes de mousse.

  • Aérez le sol pour améliorer la rétention de l’eau et la circulation de l’air (l’asphyxie favorise la prolifération des mousses).

  • Lorsque vous tondez (à une hauteur d’environ 5-10 cm), laissez l’herbe coupée sur le sol.

  • Faites une analyse de sol en automne. Un amendement calcique (chaux…) peut être nécessaire pour rétablir le pH et ainsi limiter le développement des mousses et des herbes folles.

    Mon potager bio

    • Les paillis (organiques ou plastiques) sont indispensables pour:

      • éviter les herbes indésirables et donc la concurrence avec vos plantations,

      • conserver l’humidité (1 paillage = 2 arrosages),

      • maintenir un peu de matière, ce qui favorise la vie biologique du sol et limite le tassement.

    • Comme pour la pelouse, utilisez des plantes couvre-sol sur les surfaces à l’ombre et couvertes de mousse.

    • Plantez des variétés connues pour mieux résister que d’autres aux maladies les plus courantes: mildiou, rouille, cloque…

    • Utilisez des engrais verts réservés pour le potager. Ce sont desplantes qui, après la récolte, occuperont rapidement la terre restée nue, l’entretiennent et la protègent.

    • Compostez vous-même vos déchets pour obtenir un engrais naturel, complet, gratuit, qui favorise la vie du sol et limite d’un tiers la poubelle de déchets ménagers.

    • Pour vous débarrasser des insectes nuisibles, installez des abris pour animaux dits auxiliaires, coccinelles, perce-oreilles, hérissons, ménages…

    • Installez également des haies fleuries afin d’accueillir et nourrir des animaux et insectes auxiliaires (oiseaux, coccinelles, carabes…) et de détourner les indésirables de vos plantations.

    • Utilisez des pièges ou des barrières contre les animaux nuisibles (pièges à taupes, à limaces, voile anti-insectes, filet de protection contre les oiseaux…).

    Mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé
    Créé initialement par Isabelle Eustache, journaliste Santé

    Sources : Maison de la consommation et de l’environnement, http://www.mce-info.org/pesticides.php.

     

    http://www.e-sante.be/

    Une année record pour la punaise velue


    Il semble que la malheur des humains et des animaux fasse le bonheur de certains insectes … La sècheresse qui a frappé le Québec cet été a rendu notre environnement sèche .. et un parasite en a profité pour se multiplier .. Ceux qui ne peuvent arroser il  est préférable de laisser l’herbe plus haute, d’ailleurs un jardinier connu avait déjà dit il y a quelques années que nous devions changer certaines de nos habitudes sur la tonte de pelouse
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    Une année record pour la punaise velue

     

     

    La punaise velue prolifère cette année au Québec.

    Photo : IQDHO

    La punaise velue prolifère cette année au Québec.

    Les conditions estivales favorisent la prolifération de cet insecte s’attaquant au gazon

     

    La canicule et la sècheresse qui ont prévalu ces dernières semaines favorisent l’éclosion de la punaise velue, un insecte qui s’attaque aux pelouses et les fait jaunir. Plusieurs régions du Québec sont durement touchées, et déjà on parle d’une année record pour ce parasite.

    La punaise velue, également appelée punaise des céréales, est connue au Québec depuis quelques décennies déjà. Mais cette année, elle frappe beaucoup plus fort que par les années précédentes.

    « C’est vraiment une année marquante pour les punaises, elle est plus dramatique que les autres », constate Bruno Fortin, de l’Association des services en horticulture ornementale du Québec.

    « Tous nos membres, un peu partout au Québec, nous communiquent le fait qu’il y a des punaises sur leur terrain. Des avis phytosanitaires, envoyés par le Centre d’expertise en horticulture ornementale du Québec [IQDHO] il y a un mois déjà, faisaient état de la présence de la punaise dans toutes les régions du Québec et prévoyaient beaucoup de dommages. Et ça se concrétise. Depuis les derniers mois, on voit beaucoup de dommages un peu partout. »

    Les régions les plus sévèrement touchées sont, selon l’association, les grandes régions de Montréal, Québec et Trois-Rivières, l’Estrie, la Montérégie, la Haute-Côte-Nord et le Saguenay. Mais, dans l’ensemble, ce sont toutes les régions qui sont plus touchées que d’habitude, note le spécialiste des pelouses.

    Plusieurs éléments ont permis cette prolifération record. Dans un premier temps, les températures clémentes de l’hiver ont permis aux punaises velues de survivre en plus grand nombre, terrées dans le sol qui n’a pas gelé en profondeur. Davantage d’oeufs ont donc été pondus au printemps et, depuis, le temps chaud et sec a permis à l’insecte de subsister. La punaise velue suce la sève du gazon, provoquant la mort de la plante.

    « Le premier signe d’une infestation de punaises est le jaunissement de la pelouse par petites plaques inconstantes, constate Bruno Fortin. Mais cette année, avec la sècheresse qui fait des dommages, il est plus difficile pour les gens de faire la différence entre les dommages causés par la sècheresse et ceux causés par la punaise velue. »

    D’autant plus que ces insectes adorent le soleil. Ils s’attaquent donc aux pelouses exposées au soleil, ce qui augmente la confusion pour les propriétaires de pelouses, qui attribuent souvent les ravages de l’insecte au manque d’eau. D’où l’importance de faire du dépistage, selon Bruno Fortin.

    « Si l’on voit des plaques jaunes, il faut aller voir le pourtour, là où c’est vert et jaune, et fouiller le terrain avec les mains, comme si on voulait aller voir le fond de la tête d’un individu. On va voir si ça se met à fourmiller. »

    La forme de l’insecte évolue au fil de l’été. Les nymphes ne sont pas plus grosses qu’une tête d’aiguille. Elles sont rouge orangé avec des bandes sur l’abdomen. Les ailes apparaissent par la suite et la couleur passe du brun au noir jusqu’à ce que l’insecte atteigne la taille d’une fourmi noire.

    « On ne peut pas se tromper. Quand on en voit, c’est toujours beaucoup en même temps. On parle de centaines ou de milliers de punaises, selon l’infestation. »

    Pour prévenir et éloigner les parasites, mieux vaut arroser sa pelouse régulièrement, car la punaise velue déteste les sols humides. Une bonne hydratation aide également le gazon à récupérer de ces attaques. Dans le cas où la règlementation municipale interdit l’arrosage des pelouses par temps sec, Bruno Fortin recommande de garder la pelouse haute pour garder l’humidité au sol.

    « Plus une pelouse est en santé, mieux elle va résister et récupérer », conclut-il.

    http://www.ledevoir.com