Ces archéologues ont découvert la première ville Viking de Scandinavie


Les archéologues ont découvert des milliers d’objets de constructions antique, des pièces d’artisanat et autres de la première ville Viking
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Ces archéologues ont découvert la première ville Viking de Scandinavie

 

Crédits : Ribe VikingeCenter

par  Laura Boudoux

Amulettes, peignes, pièces de monnaie, maisons : des milliers d’objets et constructions antiques ont été mises au jour début septembre dans la première ville Viking de Scandinavie, à Ribe au Danemark, dévoile Science Nordic.

Sur le site, les archéologues racontent leurs découvertes matérielles, mais surtout l’enquête qui leur a permis de retracer l’histoire de Ribe.

« Comment la ville s’est-elle établie, dans un endroit du monde où personne n’avait jamais vécu avant ? Voilà la question à laquelle ces fouilles tentent de répondre », détaillent les archéologues de l’université Aarhus et du Musée de l’ouest du Jutland.

Les équipes ont découvert que des maisons solides avaient été construites dans la ville de Ribe dès les années 720, constituant ainsi les premières activités humaines de la région. Or, à l’époque, les villes se bâtissaient proches les unes des autres et avaient toutes leurs propres temples, palais, marchés et remparts. Pourquoi donc Ribe était-elle la seule et unique ville du coin, les plus proches se situant à plusieurs centaines de kilomètres du site ?

La ville était en fait le point de départ idéal pour les bateaux, ce qui a assuré à ses habitants une prospérité rapide et pérenne. Son système maritime a commencé à se développer dès 700, permettant à la civilisation de Ribe de vendre son artisanat jusqu’en Méditerranée. Quand le commerce maritime a pris de l’ampleur en Scandinavie, vers l’an 800, Ribe possédait donc déjà un important réseau, opérationnel depuis bien plus longtemps que la plupart des autres villes vikings.

« Ses bateaux étaient utilisés pour échanger les biens avec les autres villes de la région. En ce sens, Ribe a contribué à créer l’âge Viking tel qu’on le connaît », analysent les archéologues dans leur rapport.

Cette excavation de grande envergure « est loin d’être finie » pour les chercheurs, rentrés avec « des sacs pleins d’échantillons, de données et de découvertes [qu’ils n’ont] pas encore eu le temps d’étudier ». « Beaucoup des résultats les plus importants sont probablement à venir. Nous filons au laboratoire, où nous allons passer des heures à analyser ces éléments pour retracer l’activité dans les premières maisons de la ville », ont confié les archéologues.

Source : Science Nordic

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De très anciens peignes à poux retrouvés au Chili


Au Chili, les archéologues ont trouvé des peignes qui croyaient-on faisait partie des accessoires féminins, mais en regardant de plus près, ils ont découvert qu’en réalité, ces peignes servaient à enlever des poux et des lentes. Ils ne sont pas très différents aux peignes employés aujourd’hui pour cet effet
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De très anciens peignes à poux retrouvés au Chili

 

Ce peigne de 8,3 cm de large possède deux rangées de 61 dents chacune. des traces de poux et de lentes sont logées entre elles. ©Bernardo Arriaza

Ce peigne de 8,3 cm de large possède deux rangées de 61 dents chacune. des traces de poux et de lentes sont logées entre elles. ©Bernardo Arriaza

Lorsque l’on a des poux, les enlever un à un est fastidieux. Depuis des siècles, de nombreuses cultures ont donc imaginé des peignes à dents fines pour accélérer l’opération.

Ces outils en bois, en os ou en ivoire ont été retrouvés sur des sites antiques européens, mais on n’avait pas de preuves fiables de leur existence dans les Amériques jusqu’à une étude récente dans le nord du Chili.

Les recherches se sont concentrées sur la collection d’un musée réunissant des peignes en simple roseau, pourvus de dents des deux côtés. Tous provenaient de groupes culturels ayant prospéré dans les vallées fluviales du désert de l’Atacama, entre environ 500 et 1500 après Jésus-Christ.

Auparavant, les spécialistes avaient émis l’hypothèse que ces peignes servaient à créer des coiffures élaborées. Et, la plupart ayant été retrouvés dans des tombeaux de femmes, qu’ils pouvaient avoir aussi servi à l’activité typiquement féminine du tissage.

Mais en observant les peignes à dix fois leur taille normale, les chercheurs ont compris leur fonction réelle : nombre de ces instruments portaient encore des traces de poux et de lentes. À l’époque précolombienne comme à la nôtre, les gens faisaient tout pour éviter de couper leurs cheveux – la méthode la plus simple pour se débarrasser des insectes.

« la vanité est plus forte que les démangeaisons, explique Bernardo Arriaza, responsable scientifique du projet. Les gens préfèrent être pouilleux plutôt que chauves. »

Par A. R. Williams

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