L’entreprise Dela utilise les empreintes digitales des défunts à des fins commerciales


La mort, c’est un vrai commerce. Les compagnies funéraires jouent souvent avec les sentiments de ceux qui restent pour ajouter des dépenses pour des funérailles. Prendre les empreintes sans permission dans le but de faire plus d’argent est vraiment troublant
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L’entreprise Dela utilise les empreintes digitales des défunts à des fins commerciales

© getty.

PAYS-BAS L’entreprise spécialisée en funérailles, qui combine l’organisation et l’assurance d’obsèques, Dela, prélève les empreintes digitales des défunts sans l’autorisation de leurs proches, a découvert la radio néerlandaise, Radio 1. Dela, qui est aussi présente en Belgique, utilise ces empreintes à des fins commerciales.

Dela prend ces empreintes digitales sans qu’un proche du défunt ne soit présent, quelques jours avant les obsèques. Quelques semaines plus tard, les proches reçoivent un e-mail de Dela leur demandant s’ils souhaitent créer une bague ou une chaîne avec l’empreinte digitale du disparu. Pour un prix compris entre 124 et 1.320 euros. (entre 186 et 2 000 $ cad) L’entreprise ne détaille pas dans son courrier comment et pendant combien de temps les empreintes sont conservées.

Dela est également active en Belgique. On ignore si la pratique n’est appliquée qu’aux Pays-Bas.

https://www.7sur7.be/

Pays-Bas: les couches bébé recyclées en… pots de fleurs


Voilà un pas pour diminuer la pollution faite par les couches pour bébés. Les couches, c’est bien pratiques, mais c’est des montagnes qu’une ville doit gérer. Si on peut les recycler alors pourquoi pas
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Pays-Bas: les couches bébé recyclées en… pots de fleurs

 

Face à la montagne de couches pour bébé sales produite chaque année par les foyers néerlandais, une entreprise a entamé mardi la construction de la première usine de recyclage du pays destinée à transformer ces déchets en produits commercialisables.

Grâce à une société près de Nijmegen, au centre des Pays-Bas, le plastique des couches aura une seconde vie en tant qu’article ménager, et pourra par exemple être transformé en meuble de jardin ou en pot de fleurs.

« Au total, nous prévoyons de traiter environ 15.000 tonnes de couches par an », a déclaré Harrie Arends, porte-parole de la société d’énergie ARN qui exploitera l’usine.

Les Pays-Bas s’attaquent ainsi à une source majeure de pollution: des millions de tonnes de couches sont jetées chaque année, ce qui constitue un risque majeur pour la santé selon les organismes de surveillance de l’environnement.

L’usine néerlandaise, qui devrait commencer ses premières opérations de recyclage en décembre, disposera d’un « réacteur » en acier qui utilise de la vapeur à haute pression pour séparer les composés plastiques de l’urine et des fèces.

« Les couches sont chauffées à 250 degrés Celsius sous 40 bars de pression et tout se liquéfie », indique à l’AFP M. Arends.

Une fois refroidies, les granules de composé plastique flottent à la surface avant d’être séparées du reste, qui consiste essentiellement en des eaux usées, poursuit-il.

Le plastique est ensuite passé à travers un granulateur, tandis que les eaux usées, qui génèrent du gaz, sont transformées en engrais et en carburant pour les centrales électriques. Le reste du liquide est acheminé vers une station d’épuration voisine.

Après la mise en fonctionnement du premier réacteur, d’une capacité de 5.000 litres, l’usine prévoit d’en construire deux autres.

La capacité de traitement reste cependant limitée puisque les foyers néerlandais jetent 144.000 tonnes de couches sales chaque année, selon l’organisation environnementale Milieu Centraal.

http://www.lepoint.fr/

À Amsterdam, les touristes partent à la pêche au plastique


C’est une bonne idée. S’offrir une balade en bateau sur les canaux d’Amsterdam tout en pêchant le plastique pendant la croisière. C’est une activité qui fait prendre conscience de la pollution des eaux qui est dommageable pour la flore et faune marine.
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À Amsterdam, les touristes partent à la pêche au plastique

 

Une idée qui permet d’allier tourisme et conscience écologique.

Plutôt que d’offrir une simple balade en bâteau sur les canaux d’Amsterdam, l’entreprise maritime Plastic Whale propose aux touristes d’en profiter pour ramasser les déchets qui flottent à la surface de l’eau. Munis d’une épuisette, les passagers sont invités à pécher les déchets en plastique qu’ils croisent sur leur route.

Lancée il y a maintenant sept ans, l’initiative a permis de sortir plus de 146.000 bouteilles en plastique des canaux de la ville. En mai dernier, l’entreprise s’est même servie du contenu de 2.194 sacs de déchets en tout genre pour construire de nouveaux bâteaux destinés à augmenter sa flotte.

Plastic Whale possède désormais dix navires et ne compte pas s’arrêter là. Au plus les touriste pêcheront du plastique, au plus l’entreprise pourra se développer et continuer à nettoyer les eaux d’Amsterdam.

« Environ 80% des déchets qui flottent dans la mer proviennent des villes aux quatre coins de la planète », avait expliqué Marius Smit, le fondateur de Plastic Whale au Guardian. « Je suis convaincu qu’il y a des millions de personnes qui, comme moi, voulait contribuer à régler ce problème ». 

Pour une expédition de 2 heures, les touristes paient un peu plus de 25 euros – un prix tout à fait correct comparé aux autres croisières proposées sur les canaux d’Amsterdam. Du thé, de l’eau, du chocolat, des couvertures, des filets de pêche et des gants sont fournis à chaque passager. Et un prix spécial est même offert à celui qui pêchera l’objet le plus insolite.

https://www.7sur7.be/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens?


Je me demande, si les indigènes d’Australie ont regretté comme les Amérindiens, tout le changement qu’à apporter l’Europe sur leur environnement. ? Si l’Australie n’a pas été découvert avant c’est avant tout une question d’argent et de commerce. En plus, ce que connaissaient les navigateurs de ce pays était terne.
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Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens?

 

 

La côte nord-ouest de l'Australie prise depuis la station spatiale internationale. Photo NASA/EarthKAM.org

La côte nord-ouest de l’Australie prise depuis la station spatiale internationale. Photo NASA/EarthKAM.org

Quora — Traduit par Iris Engintalay

L’Australie n’a vu son premier Européen qu’un siècle après l’Amérique.

 

Réplique du Duyfken, en 2006. Photo Rupert Gerritsen CC BY-SA via wikicommons

Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens alors que le tour du monde avait été fait en 1522 et que l’Asie du Sud-Est a été une plaque tournante du commerce pendant des siècles?

La réponse de Bernard Doyle, Australien de cinquième génération et fasciné par le reste du monde.

L’explorateur néerlandais Willem Janzoon est le premier Européen à avoir mis le pied en Australie à bord du Duyfken en 1606, soit un peu plus d’un siècle après la découverte du continent américain (si l’on ne tient pas compte de possibles voyages antérieurs de Vikings en Amérique du Nord). Ce délai peut sembler étonnamment long, mais si l’on pense aux dangers que représentait la traversée de l’océan au XVIe siècle et au sous-développement de la navigation à cette époque, ce n’est pas si surprenant. Bien que la péninsule malaise ait été marquée par une forte activité commerciale des Portugais à partir de 1511 et des Néerlandais à Java autour de 1600, ce n’est que lorsque Willem Janzoon débarque dans la région du cap York que les Européens apprennent l’existence de l’Australie. Et jusqu’à la première expédition de James Cook 160 ans plus tard (1768-1770), ils n’auront pas d’idée précise de sa forme ni de ses dimensions.

La première colonie européenne en Australie n’apparaît qu’en 1788, soit 182 ans après sa découverte. Comment l’expliquer?

Des voyages à visée uniquement commerciale

La première et principale raison est que les voyages d’exploration étaient alors uniquement à visée commerciale. Pendant des milliers d’années, le commerce lucratif entre l’Europe et l’Asie s’est effectué par voie terrestre, via la route de la soie ou au travers du golfe Persique. En 1453, Constantinople tombe aux mains des Ottomans, qui commencent à percevoir de lourds impôts sur les marchandises qui passent par leurs territoires. C’est la recherche d’autres routes vers l’Asie qui donne son élan à ce que l’on appelle «l’Âge des découvertes». À l’origine, ces découvertes sont essentiellement axées sur le commerce. Armer des navires est coûteux et les voyages en haute mer sont dangereux. Une fois que les routes maritimes vers l’Inde et les Indes orientales ont été cartographiées, l’accent se porte sur le commerce et la conquête. Les commerçants ne sont guère disposés à envoyer de coûteux navires dans de nouveaux voyages exploratoires alors qu’ils peuvent tirer de vastes profits des terres déjà découvertes. À cette époque, les épices valent littéralement leur pesant d’or.

C’est le commerce qui mène à la cartographie des côtes ouest, sud et nord de l’Australie.

Au début du XVIIe siècle, les Néerlandais commencent à s’impliquer activement dans le commerce en Asie, principalement autour de Java et de la péninsule malaise.

Hendrik Brouwer. | Domaine public via Wikimedia.

Voici Hendrik Brouwer, un navigateur néerlandais qui deviendra plus tard gouverneur des Indes orientales. En 1610, il découvre qu’en naviguant à des latitudes situées entre les 40e et 50e parallèles dans l’hémisphère Sud, la traversée de l’océan Indien est beaucoup plus rapide, passant d’un an à six mois. Cet itinéraire est alors baptisé la route de Brouwer, avant de devenir les Quarantièmes Rugissants.

Un problème de longitude

S’il était facile de connaître sa latitude (position au nord ou au sud de l’Équateur), il était beaucoup plus difficile de déterminer sa longitude (position à l’est ou à l’ouest du méridien de Greenwich) et ce n’est que dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle que le problème est finalement résolu. C’est pourquoi de nombreux navires néerlandais dérivent trop à l’est, se retrouvant sur la côte ouest, nord ou sud de l’Australie, un pays désolé, à la population primitive et sans opportunité de faire du commerce.

Les Néerlandais effectuent quelques voyages d’exploration. On retient surtout le navigateur Abel Tasman, à qui l’on doit la découverte de régions de la Tasmanie et de la Nouvelle-Zélande lors d’une expédition en 1644. Après 1644, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales décourage activement la poursuite de l’exploration du continent australien, considérée comme trop coûteuse et peu susceptible de générer des profits. La carte de l’Australie de 1644 restera donc la même jusqu’au premier voyage de James Cook, 126 ans plus tard.

Un lieu idéal pour déporter des criminels

Les autres nations européennes sont occupées ailleurs. À cette époque, l’Espagne et le Portugal sont en déclin et font du commerce dans des régions d’Asie très éloignées de l’Australie; il n’y a donc aucune chance qu’ils explorent le pays, et encore moins qu’ils s’y installent. La France, quant à elle, est occupée à commercer et explorer en Amérique du Nord et en Inde, et n’a donc aucun intérêt à partir à la découverte de l’Australie.

Melchisedech Thevenot (1620?-1692): Hollandia Nova detecta 1644; Terre Australe decouverte l’an 1644, basé sur la carte du cartographe néerlandais Joan Blaeu. Domaine public via Wikimedia commons.

Du débarquement de Willem Janzoon en 1606 jusqu’à l’exploration de la côte est de l’Australie par James Cook, l’Australie (alors connue sous le nom de Nouvelle-Hollande) est perçue comme un endroit désolé au bout du monde, sans perspectives de commerce ou d’implantation. La visée des voyages de Cook est explicitement scientifique et exploratoire.

Photo DR.

Cook a publié un récit très lu de ses trois voyages, et dans sa description de la côte est de l’Australie, il explique avec enthousiasme comment elle peut être transformée pour l’agriculture. Après la perte des colonies américaines en 1776, l’Angleterre a besoin d’un endroit où envoyer ses prisonniers. À la lecture de la glorieuse description de Cook de la côte est de l’Australie (baptisée Nouvelle-Galles-du-Sud par l’explorateur) et étant donné son isolement, le gouvernement britannique y verra le lieu idéal où déporter ses criminels.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-vous ► Canicule : 10 conséquences inattendues


    Avec les changements climatiques, les experts en environnement peuvent donner un aperçu de ce que l’on doit s’attendre. Il y aussi des conséquences que l’on ne sait pas et voici quelques-unes qui étaient imprévues. C’est surtout en Europe, mais on peut sûrement voir des phénomènes similaires en Amérique.
    Nuage

     

    Canicule : 10 conséquences inattendues

    Céline Deluzarche

    Journaliste

    Les températures relevées ces dernières semaines en Europe et dans plusieurs autres régions du monde battent des records : 33 °C en Laponie norvégienne, 46 °C au Portugal, et même 51,3 °C dans le Sahara australien. Sous l’effet de la chaleur, on observe des phénomènes bien étranges.

    Des températures exceptionnellement élevées sont relevées dans plusieurs pays du monde. Elles ont des conséquences sur la santé humaine mais aussi d’autres, plus inattendues. En voici quelques-unes.

    Les rennes envahissent les tunnels en Norvège

    Avec des températures dépassant les 30 °C dans le nord de la Norvège, les rennes plutôt habitués aux grands froids ont bien du mal à trouver un peu de fraîcheur. Alors, pour se trouver une place à l’ombre, ils se réfugient… dans les tunnels. Les responsables de la sécurité routière appellent donc les automobilistes à la vigilance, même si aucun accident grave n’a encore été signalé. En Finlande voisine, 4.000 accidents impliquant une collision avec un renne sont à déplorer chaque année.

    Pour se protéger de la chaleur, les rennes se mettent à l’ombre dans les tunnels. © Jon, Flickr CC BY 2.0

    Pour se protéger de la chaleur, les rennes se mettent à l’ombre dans les tunnels. © Jon, Flickr CC BY 2.0

    Le plus haut sommet suédois perd son statut de point culminant

    Les chaleurs exceptionnelles enregistrées ces derniers jours en Suède ont fait fondre le glacier recouvrant le sommet sud du massif du Kebnekaise de quatre mètres au cours du seul mois de juillet, rapporte Gunhild Ninis Rosqvist, professeur de géographie à l’université de Stockholm. Son altitude est désormais inférieure à celle du sommet nord (2.096,8 mètres) alors qu’en 2017, il le dépassait de deux mètres. Pour autant, la canicule de cette année ne fait qu’accentuer la tendance, puisque le sommet fond déjà d’un mètre par an depuis les années 1980.

    Le sommet sud du massif Kebnekaise en Suède a perdu quatre mètres de neige au cours du seul mois de juillet 2018. © Lukáš Poláček, Flickr CC BY-NC 2.0

    Le sommet sud du massif Kebnekaise en Suède a perdu quatre mètres de neige au cours du seul mois de juillet 2018. © Lukáš Poláček, Flickr CC BY-NC 2.0

    Une hausse de 15 % des accidents de la route

    Le nombre d’accidents les jours de canicule est 15 % plus élevé que la moyenne, indique l’Institut belge pour la sécurité routière. Plusieurs explications sont avancées : d’abord, les piétons et cyclistes plus nombreux sur les routes ; deuxièmement, la diminution de la concentration des conducteurs et, troisièmement, la fatigue due à des nuits peu reposantes et au report des trajets à des heures plus fraîches. En 2016, une étude avait montré une augmentation de 9 % du nombre d’accidents lorsque les températures dépassent les 27 °C.

    De moins bons résultats aux examens

    La chaleur ramollit-elle le cerveau ? D’après une étude de l’université de Harvard, les étudiants qui passent un examen par des températures supérieures à 32 °C ont 12 % de chances en moins de l’obtenir par rapport à ceux qui passent les mêmes épreuves à 22 °C. Une précédente étude de 2016 avait déjà montré une réduction de 10 % des capacités cognitives chez les personnes habitant des logements sans air conditionné. Faut-il alors relever artificiellement les notes des étudiants n’ayant pas bénéficié de la climatisation, comme le suggèrent les auteurs de la première étude ?

    Le prix des céréales explose

    La situation est « catastrophique », s’affole Andrée Defois, une analyste de Stratégie Grains, un cabinet d’études spécialisé dans les marchés des céréaleset oléagineux.

    La récolte de blé dans l’UE ne dépassera pas les 130 millions de tonnes cette année, soit la production la plus faible depuis six ans, estime le consultant. La sècheresse et la chaleur ont dévasté le blé, l’orge et le colza dans les grands pays producteurs comme l’Allemagne, les pays baltes, la Pologne et la Suède. De quoi provoquer une flambée des prix : le blé a dépassé les 200 euros la tonne fin juillet.

    La récolte de blé européenne est au plus bas depuis six ans. © USDA NRCS South Dakota, Flickr CC BY-SA 2.0

    La récolte de blé européenne est au plus bas depuis six ans. © USDA NRCS South Dakota, Flickr CC BY-SA 2.0

    Les routes et les immeubles fondent

    À Glasgow, en Écosse, les températures ont dépassé les 32 °C ces derniers jours. Trop chaud pour le centre des Sciences, dont les jointures en goudron ont commencé à fondre, laissant des traînées noires sur le dôme. Le centre s’est voulu rassurant, expliquant qu’il n’y avait aucun risque sur la solidité de la structure. Aux Pays-Bas, certaines sections d’autoroutes ont dû être fermées car l’asphalte a commencé à fondre sous le soleil écrasant. Il faut dire qu’en plein soleil, la surface de la route peut facilement s’échauffer jusqu’à 60 °C ou 70 °C.

    À Glasgow en Écosse, les jointures du toit fondent sous l’effet de la chaleur. © BBC Scotland News, Twitter

    À Glasgow en Écosse, les jointures du toit fondent sous l’effet de la chaleur. © BBC Scotland News, Twitter

    Des munitions de la seconde guerre mondiale mises au jour

    Vingt-quatre grenades, des mines et autres engins explosifs ont été retrouvés à plusieurs endroits la semaine dernière sur les rives de l’Elbe, en Saxe-Anhalt (Allemagne). Un arsenal découvert par des promeneurs à des endroits généralement recouverts d’eau, mais mis à nu en raison de la sécheresse qui sévit cette année dans la région : à certains endroits, la hauteur de l’Elbe ne dépasse pas les 46 centimètres. 

    « Même après des décennies passées au fond de l’eau, les munitions peuvent encore être dangereuses », a averti le Bureau de la police technique (TPA).

    Les piscines virent au vert

    Dans de nombreux jardins, l’eau des piscines devient soudainement verte. En cause, la hausse de la température de l’eau. Lorsqu’elle dépasse 28 °C, le pH augmente, ce qui favorise la prolifération d’algues et réduit l’efficacité du chlore, utilisé comme désinfectant contre les micro-organismes. En plus, le chlore libre de l’eau a tendance à s’évaporer sous l’effet des rayons ultraviolets. Mais attention, jeter des dizaines de pastilles de chlore dans la piscine peut provoquer des irritations des yeux et de la peau, mettent en garde les professionnels.

    Sous l’effet de la chaleur et des rayons ultraviolets, les algues prolifèrent dans les piscines. © Laura Thorne, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Sous l’effet de la chaleur et des rayons ultraviolets, les algues prolifèrent dans les piscines. © Laura Thorne, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Les trains arrivent en retard

    En Bretagne, plusieurs trains ont accusé entre cinq et trente minutes de retard ces derniers jours. Et cette fois, ce ne sont ni la grève ni un incendie qui sont responsables, mais la canicule. À partir de 45 °C, les rails se dilatent et se déforment, obligeant la SNCF à réduire la vitesse pour éviter tout risque de déraillement. Les caténaires aussi s’allongent et se détendent. Si les contrepoids chargés de garder le fil bien tendu atteignent le sol, la caténaire risque de toucher le toit du train et d’être arrachée par le pantographe.

    Lors des fortes chaleurs, les rails se dilatent et les trains doivent circuler à vitesse réduite. © Tara R, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Lors des fortes chaleurs, les rails se dilatent et les trains doivent circuler à vitesse réduite. © Tara R, Flickr CC BY-NC-ND 2.0

    Les centrales nucléaires au ralenti

    Malgré les besoins en énergie pour alimenter les climatiseurs, EDF a dû mettre à l’arrêt un réacteur nucléaire et en ralentir deux autres pour respecter les normes environnementales de température de l’eau. Les centrales se servent en effet de l’eau des fleuves pour refroidir les turbines et la rejettent dans l’environnement. Or, avec les fortes chaleurs, l’eau est déjà trop chaude : plus de 28 °C dans le Rhône. Pour autant, EDF assure qu’il n’y aura aucun problème d’approvisionnement, d’autant que la production solaire est elle à son zénith : elle a battu un record en juin, à 1.284 GWh.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Le plus haut sommet de Suède a fondu de quatre mètres en juillet.

  • Les rennes se réfugient dans les tunnels pour se mettre à l’ombre.

  • La sécheresse et la chaleur dévastent les récoltes de céréales.

  • Température de l’eau trop élevée : les piscines virent au vert et des réacteurs nucléaires sont à l’arrêt.

    https://www.futura-sciences.com/

37 cellules de prison à travers le monde


Des prisons à travers le monde pour loger des criminel à court ou à long terme. Il y a des prisons qui sont dignes d’une chambre d’hôtel, propre, colorés, alors que d’autres, sont des prisons bien ordinaires et ailleurs, ce n’est qu’un entassement de prisonniers.
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37 cellules de prison à travers le monde

 

Prison d’Aranjuez, à Aranjuez, en Espagne

Prison de Bastøy, à Horten, en Norvège

Prison de Luzira, à Kampala, en Ouganda

Prison pour femmes à sécurité moyenne de San Diego, à Carthagène, en Colombie

Prison de Halden, à Halden, en Norvège

Prison de Norgerhaven, à Veenhuizen, aux Pays-Bas

Penal De Ciudad Barrios, à Ciudad Barrios, à San Miguel, en El Salvador

HMP Addiewell, à Lothian, en Écosse

Prison Black Dolphin, à Sol-Iletsk, en Russie

Prison d’Onomichi, à Onomichi, au Japon

Prison de Champ-Dollon, à Genève, en Suisse

La prison de Maula, à Lilongwe, en Malawi

Prison civile d’Haïti, à Arcahaie, en Haïti

Prison Skien d’Oslo, à Oslo, en Norvège

Prison Landsberg, à Landsberg Am Lech, en Allemagne

Prison de Quezon City, à Quezon City, aux Philippines

Prison d’Evin, à Téhéran, en Iran

ADX Florence, au Colorado, aux États-Unis

Otago Corrections Facility, à Milburn, en Nouvelle-Zélande

Prison d’État de San Quentin, à San Quentin, en Californie

Quartier pénitentiaire des Nations Unies, à l’extérieur de La Haye, aux Pays-Bas

Prison d’Abashiri, à Abashiri, au Japon

Centre Provincial de Détention et de Réhabilitation de Cebu (CPDRC), à Cebu, dans la province de Cebu, aux Philippines

Neve Tirza, à Ramla, en Israël

Maison d’arrêt de Bois-d’Arcy, à Yvelines, en France

Las Colinas Detention And Reentry Facility, à Santee, en Californie

Prison de San Pedro, à La Paz, en Bolivie

Prison de l’île Petak, à Vologda, en Russie

Rikers Island Prison, à New York, aux États-Unis

Prison d’État de Pelican Bay, à Crescent City, en Californie

HM Prison Dartmoor, à Princetown, en Angleterre

Prison pour femmes El Buen Pastor, à Bogota, en Colombie

Prison de Bordeaux, à Montréal, au Canada

Prison Altiplano, à Almoloya De Juarez, au Mexique

Desembargador Raimundo Pénitencier Vidal Pessoa, à Manaus, au Brésil

Prison centrale de Kashimpur, à Gazipur, au Bangladesh

Federal Correctional Institution, à El Reno, en Oklahoma

https://www.idees-de-genie.fr/

Ces sneakers sont faites en chewing-gum recyclé


Qui aurait eu l’idée de recycler la gomme à mâcher ? Pourtant, au Pays-Bas, ils le font. Avec des gommes ramassées sur les trottoirs d’Amsterdam, ils ont fait des semelles d’espadrilles. Il parait même qu’ils en font des porte-clés, des poubelles, et même des bottes.
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Ces sneakers sont faites en chewing-gum recyclé

 

Crédits : Gumshoe

par  Nicolas Prouillac

Les dessous de tables de classe et les trottoirs des villes sont les cimetières des chewing-gums, c’est bien connu et cela coûte des millions d’euros aux mairies des grandes villes à nettoyer. Que voulez-vous, on adore ça. La fin de vie de la pâte à mâcher est pourtant souvent dégoûtante, irrespectueuse des autres et surtout de l’environnement.

Mais comment recycler ces délicieuses boules gluantes ? La réponse est venue d’une collaboration entre l’organisation néerlandaise Iamsterdam, le designer Explicit Wear et l’entreprise Gumdrop : ils en font des sneakers. Présentée par The Verge ce 24 avril, la semelle de la Gumshoe est intégralement faite en chewing-gum recyclé – et recyclable. Sans coller.

Crédits : Gumshoe

Gumdrop n’en est pas à son premier coup d’essai en matière de recyclage de chewing-gum, c’est même le leitmotiv de la compagnie. Ils ont inventé une technologie baptisée Gum-Tec qui permet de déconstruire les éléments de la pâte à mâcher pour les recomposer en un matériau durable, dont ils ont fait jusqu’ici des bottes, des poubelles ou des porte-clés d’un rose bubble gum du meilleur effet.

« Nous avons découvert que le chewing-gum est constitué de caoutchouc synthétique. En exploitant ses propriétés, nous avons réussi à créer un nouveau type de caoutchouc », explique la designeuse Anna Bullus, directrice de Gumdrop.

Le chewing-gum recyclé qui compose la semelle de la Gumshoe vient directement des trottoirs d’Amsterdam. Les lignes tracées sur le plat de la semelle ? C’est un plan schématique de la ville. Jonathan Van Loon, un membre de l’équipe, a confié à The Verge que tout est parti d’une volonté d’attirer le regard des habitants de Dam sur le problème. 

« C’est comme ça que nous avons eu l’idée de créer un objet auxquels ils tiennent », dit-il.

Quoi de plus populaire auprès des jeunes urbains que des sneakers ?

L’équipe de Gumdrop assure que la semelle de la Gumshoe est intégralement faite en chewing-gum recyclé – le reste étant du cuir. Il paraîtrait même qu’elle en aurait l’odeur, sans la viscosité. Elles seront mises en vente en juin prochain pour 190 € la paire, en rose, noir ou rouge.

Source : The Verge

http://www.ulyces.co/

Dans le cerveau de l’homme qui ne craint pas le froid


J’ai déjà vu un reportage sur Wim Hof, l’homme de glace. Il est capable de résister a des froids intenses alors qu’il n’est qu’en culotte courte. Comment peut-il réussir cet exploit. Les scientifiques ont essayer de comprendre grâce à l’IRM du cerveau. C’est son système nerveux sympathique qui a eu le plus de réaction
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Dans le cerveau de l’homme qui ne craint pas le froid

 

Dans le cerveau de l'homme de glace

Wim Hof est surnommé “Iceman”, “l’homme de glace”, pour son exceptionnelle capacité de résistance au froid.

MERCURY PRESS/CATERS/SIPA

Par Hugo Jalinière

Wim Hof est surnommé “l’homme de glace” pour son exceptionnelle capacité à résister au froid. Des chercheurs ont étudié son cerveau en détail pour tenter d’en percer le mystère.

Pieds nus, vêtu d’un simple short, il a couru un semi-marathon sur le cercle polaire… Plus tard, il a établi un record en passant 72 minutes dans une baignoire remplie de glaçons. Voilà deux des 21 exploits — aussi impressionnants qu’inutiles — revendiqués par Wim Hof. Mieux connu sous le nom d“Iceman” (ou “l’homme de glace” en français), ce Néerlandais de 58 ans a en effet démontré une singulière résistance aux froids extrêmes. Une capacité qu’il attribue à une méthode alliant méditation et maîtrise de la respiration.

“Tout le monde est capable d’apprendre ce que je suis capable de faire”, explique sans surprise celui qui a organisé au début des années 2000 la promotion de sa “méthode Hof”.

Mais que sa maîtrise du froid soit due à la méditation ou non, les capacités de Wim Hof ont de quoi intriguer les scientifiques. D’autant qu’il ne se contente pas de résister au froid, il l’apprécie.

Wim Hof prétend contrôler sa thermorégulation corporelle grâce à l’activité de son cerveau

Des spécialistes en neuro-imagerie de la Wayne State University, à Detroit (États-Unis) se sont donc intéressés à la façon dont le cerveau de Wim Hof réagissait lors d’expositions à un froid glacial. Avec des résultats qualifiés de “surprenants”. Les Drs Otto Muzik et Vaibhav Diwadkar ont utilisé à la fois l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, qui permet de tracer l’activité neuronale, et du PET scan, pour l’activité métabolique des autres organes (peau, poumons, cœur…). Le fakir du froid prétend en effet posséder le contrôle de sa thermorégulation corporelle grâce à l’activité de son cerveau. Trois jours durant, il a été soumis à des tests faisant varier la température sur l’ensemble de son corps. Il était pour cela vêtu d’une combinaison spéciale, dans laquelle les chercheurs faisaient circuler de l’eau froide.

L’objectif étant de “provoquer des périodes d’hypothermie douce”, écrivent les auteurs de l’étude parue dans la revue NeuroImage.

Un protocole pour le moins original, à défaut d’être aussi “glaçant” que les “exploits” de Wim Hof.

Wim Hof lors des tests menés par les chercheurs de la Wayne State University (États-Unis).

Les données récoltées ont été comparées à celles de participants sains.

Les auteurs de l’étude relève ainsi le caractère “inhabituel” d’une “régulation volontaire de la température corporelle de la peau, et donc de la température corporelle, même quand le corps est soumis au froid”.

Ce qui “pourrait expliquer sa résistance aux gelures”, précise Otto Muzik.

Mais les chercheurs observent surtout une augmentation significative de son système nerveux sympathique. Un système censé être autonome, contrôlant un grand nombre d’activités “automatiques” de l’organisme : rythme cardiaque, vasoconstriction (modification du diamètre des vaisseaux sanguins), pression artérielle, sécrétion d’adrénaline, libération de glucose par le foie… L’autre phénomène observé est d’ailleurs la consommation plus importante de glucose par les muscles intercostaux. Ce qui résulte, selon les auteurs, en une génération de chaleur se diffusant aux tissus pulmonaires qui réchauffent alors le sang venus s’oxygéner.

Et si le froid, c’était dans la tête ?

“Nous nous attendions à ce que “l’homme de glace” montre une activité neuronale importante dans le cortex insulaire, où sont localisés les centres cérébraux de thermorégulation. Mais c’est dans la substance grise périaqueducale située dans le tronc cérébral supérieur que nous avons observé le plus de modifications substantielles. Une région associée aux mécanismes cérébraux pour le contrôle de la douleur, et qui étend ce contrôle en relâchant des opioïdes et des cannabinoïdes », ajoute le chercheur.

L’hypothèse envisagée par les auteurs est que Wim Hof aurait développé la capacité de susciter, par un stress induit, une réponse analgésique dans la substance grise périeaqueducale. Autrement dit, produire spontanément des opioïdes et des cannabinoïdes dans le cerveau.

“Nos résultats fournissent des preuves convaincantes de la prééminence du système nerveux central sur le corps dans la médiation des réponses de l’homme de glace à l’exposition au froid”, écrivent les chercheurs.

Aucune preuve cependant que la “méthode Hof” soit à l’origine d’un tel métabolisme. L’étude mentionne d’ailleurs de nombreuses fois cette “méthode Hof”, alors qu’elle ne se base finalement que sur un individu.

De là à penser que l’homme de glace et les chercheurs se font un coup de pub mutuel… Reste que les observations avérées chez Wim Hof ont de quoi intriguer : et si le froid, c’était dans la tête ?

https://www.sciencesetavenir.fr/

Les psychopathes néerlandais sont différents des psychopathes américains


La base pour désigner un psychopathe a pour modèle des pathologies américaines. Le hic, c’est que cela se trouve à négliger les cultures différentes qui peuvent entrer en ligne de compte. Une étude fait à comparer les psychopathes au Pays-Bas et aux États-Unis, et il semble intéressant de remarquer selon eux, que les pathologies ne sont pas nécessairement les mêmes
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Les psychopathes néerlandais sont différents des psychopathes américains

 

Jack Nicholson dans le film Shining de Stanley Kubrick, 1980 | via Allociné

Jack Nicholson dans le film Shining de Stanley Kubrick, 1980 | via Allociné

Repéré par Léa Polverini

Repéré sur Quartz

Les pathologies diffèrent selon les époques et les cultures: le psychopathe américain n’est pas un prototype valable partout dans le monde.

En matière de psychopathie, les profils sont variés, liés à divers traits caractéristiques qui font l’objet d’évaluations séparées. Il semblerait qu’ils diffèrent également en fonction des pays.

Dans une étude publiée par le Journal of Abnormal Psychology, des chercheurs ont analysé les profils de 7.450 délinquants aux États-Unis et aux Pays-bas afin de déterminer les principales caractéristiques de la psychopathie. Un nombre significatif des personnes concernées répondait aux critères de psychopathologie clinique établis par la liste révisée d’évaluation de la psychopathie (PC-R) de Robert Hare.

De l’absence d’empathie à l’irresponsabilité, il y a un continent

Or si les échantillons américains marquaient de fortes similitudes, permettant de dégager des critères cardinaux tels que l’insensibilité et le manque d’empathie, les cas néerlandais présentaient d’autres traits majeurs: les psychopathes des Pays-Bas présentent avant tout comme symptômes l’irresponsabilité et un mode de vie parasitaire. De même, quand le critère d’«expériences émotionnelles superficielles» est l’une des caractéristiques les plus périphériques chez eux, il est au contraire beaucoup plus central chez les Américains.

La PC-R établit vingt critères, chacun étant noté de 0 à 2, selon les signes présentés par le sujet. Selon Hare, cela permet d’évaluer le degré de psychopathie d’un individu: un score de 30 désignerait une personne comme psychopathe, quand les personnes sans passif criminel sont généralement autour de 5. Selon CBC, de nombreux délinquants non psychopathes obtiendraient un score de 22.

Les résultats de l’étude indiquent à cet égard que la mesure fournie par la PC-R, dont la méthode a déjà été remise en cause, pourrait varier en fonction des pays, ou que des différences interculturelles pourraient intervenir «dans la structure phénotypique de la psychopathie» –«ou les deux», précisent les chercheurs:

«Les analyses de réseau peuvent aider à élucider les caractéristiques principales des constructions psychopathologiques, y compris la psychopathie, de même que fournir un nouvel outil pour évaluer l’invariance de mesure entre les cultures.»

Différences culturelles, différences pathologiques

Alors que les troubles de la personnalité sont appréhendés différemment selon le temps et l’espace, l’étude souligne les biais culturels qui peuvent infléchir l’identification de certaines pathologies.

Dans le New York Times Magazine, Ethan Watters soulevait la question d’une «américanisation de la maladie mentale». Partant d’un point de vue anthropologique au regard duquel il est possible d’identifier un «répertoire de symptôme» différant selon les cultures, il pointait les récents efforts de la science occidentale d’imposer un modèle interprétatif universel qui recouvrirait la souffrance psychique de par le monde, écartant les mythes préscientifiques au nom de la science. Mais ceci, notait-il, pourrait bien n’être que l’exportation de notre propre «répertoire de symptômes»:

«Autrement dit, nous avons modifié non seulement les traitements, mais aussi l’expression de la maladie mentale dans d’autres cultures.»

Prendre la mesure des dissonances existant entre différentes aires géographiques réintègrerait à cet égard la complexité de phénomènes dont l’étude est loin de faire consensus, comme la psychopathie, qui demeure largement débattue.

http://www.slate.fr

Une famine qui laisse des traces jusque dans nos gènes


Bien qu’il faut encore plus d’études pour vérifier les résultats actuels des mères enceintes lors d’un évènement très stressant tel que famine, guerre, crise du verglas, le 11 septembre etc, laisserait des marques dans le code génétique de l’enfant en gestation.C’est ce que des chercheurs néerlandais ont conclut avec les mamans qui ont vécu la famine de septembre 1944 et mai 1945
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Une famine qui laisse des traces jusque dans nos gènes

 

Un fœtus se recroqueville dans le ventre de la mère.

Développement du fœtus dans le ventre de la mère. Photo : Radio-Canada/Source : Affiche de la série Neuf mois pour la vie

En documentant une famine survenue au cours de la Deuxième Guerre mondiale, des chercheurs ont montré que cet événement pourrait avoir modifié l’état de santé et les gènes de milliers de personnes qui l’ont vécu… en tant que fœtus!

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Un événement traumatisant peut laisser des marques dans nos souvenirs ou notre cerveau pour une vie entière. C’est un phénomène qui a été observé à propos de la transmission du stress de la mère à l’enfant, que ce soit pour les survivants des camps de concentration, chez des New-Yorkais après le 11 septembre 2001, ou même au Québec à la suite de la crise du verglas en 1998.

Outre le stress, des chercheurs ont longtemps soupçonné qu’un événement majeur peut avoir d’autres impacts sur le corps. Un traumatisme assez important aurait le potentiel de s’imprimer dans nos gènes et de changer le comportement de nos cellules, et ce, même si nous l’avons vécu alors que nous étions encore dans le ventre de notre mère.

Le phénomène a déjà été répertorié dans des études animales, mais il est beaucoup plus difficile de tester ce principe chez des humains, pour des raisons éthiques évidentes. Par contre, il est quand même possible de profiter d’un événement historique tragique pour tenter de comprendre ce mécanisme.

C’est ce qu’a fait une équipe de chercheurs néerlandais, en documentant l’état de santé de personnes qui ont vécu une famine ayant frappé leur pays il y a 70 ans.

Leur découverte montre que certains adultes en portaient encore la marque dans leurs gènes, et elle pourrait aussi expliquer comment un événement vécu par la mère peut affecter la santé de ses enfants avant leur naissance.

De mémoire historique…

La famine en question est arrivée aux Pays-Bas entre septembre 1944 et mai 1945. Elle a commencé après que les employés des chemins de fer du pays furent entrés en grève pour bloquer le transport de marchandises de l’armée nazie et favoriser l’avancée des forces alliées.

Les Alliés n’ont toutefois pas réussi à libérer les Pays-Bas immédiatement, et les nazis ont répliqué en coupant l’approvisionnement en nourriture du pays. La sanction a entraîné une famine de six mois, et jusqu’à 20 000 personnes ont perdu la vie.

Dans une étude publiée en 2014, le groupe de chercheurs a remarqué que les personnes qui ont vécu cette famine alors qu’elles étaient encore dans le ventre de leur mère présentaient, une fois à l’âge adulte, un plus haut taux de mortalité que les autres membres de la société.

Les chercheurs ont donc supposé que la famine les avait marqués à vie, mais ignoraient alors les éléments ainsi que les mécanismes impliqués.

… à mémoire génétique

L’équipe néerlandaise est allée voir du côté du code génétique, plus précisément en étudiant ce qui se passe autour de l’ADN, un champ d’expertise que l’on appelle l’épigénétique.

Si le code génétique, qu’on nomme aussi le génome, peut être vu comme un livre, c’est l’épigénome qui dicte quelles pages vont être lues. L’ADN est une structure très organisée, et la cellule va y ajouter des molécules qui vont en changer l’accessibilité.

Certaines vont faciliter l’accès aux gènes, et d’autres vont les bloquer. Ce processus est essentiel pour le bon fonctionnement de toute forme de vie complexe; c’est ce qui permet à une cellule de peau d’être différente d’une cellule du cœur, par exemple. Toutefois, l’épigénome peut aussi être modifié en réaction à un événement extérieur.

Les chercheurs se sont intéressés au blocage des gènes, un mécanisme que l’on nomme méthylation. Pour ce faire, ils ont prélevé des échantillons sanguins et collecté des données médicales chez des adultes qui étaient dans le ventre de leur mère au moment de la famine ainsi que chez leurs frères ou sœurs nés après la guerre.

Ensuite, ils ont cherché s’il y avait des liens entre ces modifications épigénétiques et des problèmes de santé indiqués dans les dossiers médicaux.

Les chercheurs ont alors remarqué que les personnes ayant vécu la famine et présentant un surpoids en tant qu’adultes avaient un blocage au niveau de plusieurs gènes impliqués dans le métabolisme et le contrôle de la glycémie.

Ils émettent l’hypothèse que la famine vécue pendant leur développement a modifié la lecture de certains gènes pour les orienter vers une conservation de l’énergie. Bien que cette hypothèse relie de manière vraisemblable un fait historique et un état de santé, il faudra d’autres études pour montrer qu’il s’agit bien d’un lien de cause à effet, et non pas d’une simple coïncidence.

http://ici.radio-canada.ca/