«L’esclavage n’a jamais cessé dans le monde»


L’esclavage existe depuis des milliers d’années et malheureusement, il est encore très présent actuellement. Peut-être qu’on ne le voit pas, mais il est bien réel. L’esclavage a plusieurs visages, comme les travaux forcés, la traite d’enfants, la traite humaine souvent pour prostitution. Et même si on se dit civilisé dans un pays développé, il se peut que vous croisez une ou plusieurs victimes
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«L’esclavage n’a jamais cessé dans le monde»

 

 

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Les femmes et les filles rohingyas, qui représentent 51% des camps de réfugiés au Bangladesh, sont régulièrement victimes de la traite d’êtres humains et d’abus sexuels. Les femmes âgées de 13 à 20 ans risquent d’être victimes de mariages forcés. Une majorité de femmes voyagent seules après que leur mari eut été enlevé ou tué au Myanmar.

Par Miguel Velázquez
Metro World News

L’an dernier, des images obtenues par CNN montrant des esclaves vendus sur le marché noir en Libye ont fait le tour du monde. Métro fait le point sur l’esclavage, toujours vivant, qui prend le visage de la traite humaine.

«L’Organisation internationale du travail estime que près de 21 millions de personnes dans le monde sont victimes de travaux forcés. Cette statistique comprend les victimes du trafic lié au travail et à l’exploitation sexuelle», souligne la branche des Nations unies.

Elle insiste également sur le fait que «tous les États sont touchés par le trafic humain, que les victimes quittent un pays, qu’elles y arrivent ou encore qu’elles y transitent».

«La traite est la continuité d’un vieux problème d’esclavagisme qui n’a malheureusement jamais cessé, mais qui a pris une autre forme», explique à Métro Jasmine O’Connor, directrice d’Anti-Slavery International.

Mme O’Connor ajoute que le trafic humain continue d’être un problème international parce que «des gens choisissent d’exploiter des personnes plus vulnérables et que les gouvernements ne font rien pour empêcher la chose».

Les solutions pour s’y attaquer semblent encore peu concrètes, bien que la question soit une des priorités des Objectifs de développement durable 2030 que les 190 pays des Nations unies se sont engagés à respecter en 2015.

Ces objectifs appellent à la fin de la traite des enfants et des violences commises contre eux et demandent que des mesures concrètes soient adoptées contre le trafic humain en général. Il est aussi question de stopper toute forme de violence et d’exploitation envers les femmes et les filles.

Une des mesures pour assurer la prévention de la traite exige que les «gouvernements de la planète, y compris les États-Unis, fassent tout ce qui est en leur pouvoir afin de fournir une procédure d’entrée sécuritaire et légale pour les immigrants ainsi que des normes justes en matière de travail», indique Kathleen Kim, chercheuse à la Loyola Law School, à Los Angeles.

«Les pays développés, comme les États-Unis, qui reçoivent un plus grand nombre de travailleurs issus du trafic humain, devraient aussi aider économiquement et politiquement au développement des pays d’où partent les victimes de traite», ajoute-t-elle.

Les victimes peuvent être exploitées de plusieurs façons: exploitation sexuelle, travail forcé, mariage forcé, crime forcé, servitude pour dettes et même trafic d’organes.

«Les conséquences de la traite sont terribles. Les victimes deviennent des esclaves, leur vie est contrôlée. Il n’y a pas d’issue possible, souligne Jasmine O’Connor. Le trafic est bien réel et il est plus près de vous que vous ne le croyez. Ouvrez les yeux. Regardez les gens que vous croisez dans la rue et demandez-vous s’ils sont des victimes du trafic humain. Observez les produits qui vous entourent et demandez-vous si vous participez aussi au trafic humain.»

«Toute personne mérite de vivre en liberté. Les gouvernements de la planète ont l’obligation de garantir ce droit de base», insiste Kathleen Kim.

«Tant que l’humanité sera capable de vice…»

Entrevue avec Judith Kelley, spécialiste des affaires internationales et doyenne de la Sanford School of Public Policy de l’université Duke, à Durham, en Caroline du Nord, aux États-Unis.

À quoi doit-on s’attaquer pour éradiquer le problème de la traite humaine?

Le trafic humain est le commerce et l’exploitation d’êtres humains. Le problème est aussi vieux que celui de l’esclavage. Il remonte donc à plusieurs milliers d’années, alors que la pratique était normale, voire légale. La traite humaine est une version moderne et cachée de cela. J’aimerais vous dire que le problème s’estompera, mais, comme avec n’importe quel crime, tant que l’humanité sera capable de vice, la chose persistera. Cependant, nous pouvons travailler afin de réduire le nombre de victimes. Pour ce faire, il faut poursuivre notre travail d’éducation. En ce sens, la Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains est importante. Tout comme le fait de traquer et de condamner les trafiquants.

Quel est le coût du trafic humain à l’échelle planétaire?

C’est très difficile à établir. Les statistiques sur le nombre de victimes ne sont pas fiables. En 2012, l’Organisation internationale du travail (OIT) estimait que 20,9 millions de personnes étaient victimes de travaux forcés, mais cela n’inclut pas toutes les formes de trafic. C’est une grosse business. Une étude de 2014 de l’OIT rapportait que les profits liés au travail forcé et à la traite humaine se chiffraient à 150 G$US. En réalité, comme il s’agit de crimes cachés, ces données sont difficiles à mesurer. Le vrai coût, cependant, n’est pas chiffrable : des vies sont brisées et perdues, des enfants sont blessés, des parents sont en deuil. Il n’y a pas de prix au malheur des victimes.

Existe-t-il des programmes de soutien aux victimes afin de les aider à se relever?

Plusieurs organisations non gouvernementales viennent en aide aux victimes. Elles offrent des refuges, du soutien psychologique, des conseils légaux et, parfois, des formations professionnelles. Une liste de ces organisations est disponible en ligne (globalmodernslavery.org). Plusieurs pays ont aussi mis sur pied des services d’assistance téléphonique. La ligne américaine (1 888 373-7888) permet de communiquer des informations sur des victimes de partout sur la planète.

Quel diagnostic pouvons-nous poser?

Il est difficile de dire si le problème de la traite humaine s’aggrave ou si nous en sommes simplement plus conscients. Les arrestations et les procès sont en hausse, mais le nombre de condamnations demeure bas en comparaison de l’ampleur du problème. Davantage de pays s’attaquent au phénomène, mais plusieurs pourraient faire bien plus. Le gouvernement américain a publié un rapport sur l’implication de chaque pays. Vous pouvez ainsi voir ce que votre pays fait (ou ne fait pas).

Quels sont les facteurs qui rendent la traite humaine possible?

Tout dépend du type de trafic. Différents facteurs rendent possible l’exploitation de travailleurs, le trafic sexuel, le travail infantile, les mariages forcés… À la base, toutefois, on remarque que le trafic survient dans des populations pauvres qui recherchent une vie meilleure. Plusieurs personnes profitent de cette situation pour les exploiter.

La migration est un élément clé du problème. En quoi les récents flux migratoires ont-ils aggravé la situation?

La migration n’est pas liée directement à la traite humaine, dans le sens où les migrants initient un mouvement et font un choix somme toute consenti. Toutefois, les mouvements migratoires représentent des voyages très dangereux pour les principaux intéressés, qui doivent payer des prix exorbitants et subir des traitements épouvantables. Plusieurs passeurs deviennent des trafiquants ou, du moins, ne se soucient pas vraiment du sort des convois.

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Migrations: le défi est mondial


Le problème de migrants touche tous les continents. C’est des millions de personnes qui fuient quelque chose, que ce soit des conflits, génocides, pauvreté et autres. Il y a aussi les changements climatiques qui va augmenter ces migrants a trouver un endroit pour survivre. Nous ne pourrons pas fermer nos frontières
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Migrations: le défi est mondial

 

Le Bangladesh a dû faire face à une arrivée massive de réfugiés Rohingyas. Le plus grand camp de réfugiés du monde s'y trouve désormais, un demi-million de personnes.

MOHAMMAD PONIR HOSSAIN / REUTERS

Le Bangladesh a dû faire face à une arrivée massive de réfugiés Rohingyas. Le plus grand camp de réfugiés du monde s’y trouve désormais, un demi-million de personnes.

François LaRochelle

Ancien diplomate canadien

L’Agence pour les réfugiés des Nations Unies estime que l’on compte 66 millions de personnes déplacées à travers le monde: le nombre le plus élevé jamais connu.

La question migratoire est devenue un enjeu majeur dans de nombreux pays. Que ce soit en Europe ou en Amérique du Nord. Sans oublier l’Asie ou le Moyen-Orient. L’arrivée massive de migrants d’Afrique divise l’Union européenne. L’accueil fait par l’Allemagne au million et demi de réfugiés venant de Syrie et des environs a mis en péril la survie politique de la chancelière allemande Angela Merkel.

Chez notre voisin du sud, des politiciens se servent de l’immigration pour des fins démagogiques. En Hongrie et en Pologne, on évoque la «protection de la civilisation chrétienne» contre les «hordes» de musulmans pour refuser l’accueil de réfugiés. On se croirait revenu au temps où l’Empire ottoman menaçait Vienne! En Autriche et en Italie, les gouvernements ont été composés en fonction d’idées anti-immigration.

Ailleurs, c’est le Bangladesh qui a dû faire face à une arrivée massive de réfugiés Rohingyas. Le plus grand camp de réfugiés du monde s’y trouve désormais (un demi-million de personnes). Le Mexique sert d’escale aux migrants d’Amérique centrale et même d’Haïti, porteurs de l’espoir de traverser aux États-Unis. Sans oublier la Turquie, le Liban ou la Jordanie qui abritent des millions de Syriens.

Des millions de personnes déplacées

Au total, l’Agence pour les réfugiés des Nations Unies (HCR) estime que l’on compte actuellement 66 millions de réfugiés ou de personnes déplacées à travers le monde. Il s’agit du nombre le plus élevé jamais connu. Les raisons sont nombreuses: guerres au Moyen-Orient, violence et criminalité en Amérique centrale, pauvreté en Afrique, actions génocidaires en Birmanie, etc. La crise la plus récente voit deux millions de Vénézuéliens quitter leur patrie pour trouver refuge chez les pays limitrophes et même jusqu’au Chili.

Les changements climatiques provoqueront sécheresses et inondations, qui pousseront des populations à quitter leurs pays en quête de vie meilleure ou pour survivre.

Et malheureusement, ces statistiques ne feront qu’augmenter. Pas nécessairement parce que les conflits vont se multiplier, quoique, mais notamment parce que les changements climatiques provoqueront sécheresses et inondations, qui pousseront les populations touchées à quitter leurs pays en quête de vie meilleure ou pour simplement pour survivre.

L’ONU dans un rapport récent évoque que 800 millions de citoyens en Asie (Pakistan et Inde, en particulier) seront affectés négativement par les hausses de température. Ces pays ne sont évidemment pas équipés pour y faire face. Le manque de pluie nuit aux récoltes en Amérique centrale, poussant les paysans vers le nord. Il n’est sans doute pas à la veille de se résorber. La désertification en Afrique non plus. On peut prévoir que l’accès de plus en plus difficile à l’eau potable déstabilisera encore plus le Moyen-Orient, avec sa population en constante augmentation. L’Iran vit déjà ce problème. L’Égypte et ses 100 millions d’habitants ne comptent que sur le Nil.

Chercher des solutions au mouvement migratoire

Pour rassurer un certain électorat inquiet, les dirigeants occidentaux cherchent des solutions. Ainsi l’Union européenne essaye d’endiguer le mouvement migratoire en provenance d’Afrique par de l’aide financière aux pays d’origine ou de transit, comme c’est le cas au Niger. Avec un certain succès, semble-t-il.

Bruxelles aide la Libye à retourner les migrants qui s’y trouvent dans leur pays. Le président Trump martèle l’idée de son mur avec le Mexique et renforce le rôle des services frontaliers, quitte à séparer les enfants de leurs parents. Le Canada tente de convaincre les communautés haïtiennes ou centrales américaines aux États-Unis que de venir illégalement au pays ne se concrétise pas obligatoirement par l’obtention du statut de réfugié. On note une certaine diminution des arrivées sur les côtes européennes, à la frontière mexicaine et aussi au Canada. Mais pour combien de temps?

Il est illusoire de croire que les pays les plus riches pourront stopper complètement le flot de migrants frappant à leur porte.

Avec les problèmes liés au climat, à la présence de dirigeants incompétents qui s’accrochent au pouvoir comme au Vénézuéla, au Nicaragua, de sanglants conflits régionaux et du désespoir d’une jeunesse africaine ou maghrébine qui préfère prendre le risque de perdre la vie en traversant la Méditerranée que de mourir à petit feu chez elle, il est illusoire de croire que les pays les plus riches pourront stopper complètement le flot de migrants frappant à leur porte.

Face à ce constat, les gouvernements occidentaux n’auront finalement pas d’autres choix que d’accueillir davantage de migrants, choisis ou pas. Et de favoriser leur intégration. Il est statistiquement illusoire, malgré ce qu’en disent des dirigeants ou des candidats politiques de droite, de faire comme si de rien n’était et de croire qu’ils pourront empêcher les migrants économiques et les opprimés de vouloir améliorer leur sort en venant chez nous, légalement ou pas.

La solution serait, bien sûr, pour la communauté internationale, d’agir de manière concertée pour protéger l’environnement, pour trouver des solutions aux crises régionales et de travailler à l’amélioration économique des pays les plus pauvres. Malheureusement, il semble que cela ne soit plus envisageable pour l’instant avec certains de nos leaders, la montée des nationalismes et l’impuissance des nations à s’unir dans un monde de plus en plus éclaté.

Ce n’est pas avec des projets à courte vue, visant à compliquer l’arrivée de migrants ou leur intégration, que l’on règlera ce défi.

Ce n’est pas avec des projets à courte vue, visant à compliquer l’arrivée de migrants ou leur intégration, que l’on règlera ce défi. On ne fait que repousser l’inévitable. Il faut une stratégie internationale allant au-delà des slogans ou de promesses irréalisables. Il n’y a pas d’autre choix.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Comme vous, votre appétit vieillit au fil du temps


À chaque tranche d’âge, l’alimentation change. Cependant, il faut quand même prendre de bonnes habitudes alimentaires pour rester en santé tout en bougeant. Il faut trouver le juste-milieu entre sous-nutrition et la surconsommation. Les problèmes à surmonter quand on est jeune, nous sommes influencé par la publicité de la malbouffe qui est présente pratiquement partout. Puis en vieillissant, l’odorat, la vision baisse, beaucoup ont des prothèses dentaire et son seuls, la nourriture n’est pas toujours adapté pour eux, et est souvent fade.
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Comme vous, votre appétit vieillit au fil du temps

 

Votre appétit n'est pas le même à 20, 30 ou 40 ans. | Martin Reisch via Unsplash License by

Votre appétit n’est pas le même à 20, 30 ou 40 ans. | Martin Reisch via Unsplash License by

Alex Johnstone

L’appétit n’est pas immuable, il change au fil de la vie. Pour vieillir en bonne santé, il est essentiel d’adapter ses habitudes alimentaires à son âge. Et de s’y tenir.

Mange-t-on pour vivre ou vit-on pour manger? Nous entretenons un rapport compliqué avec la nourriture, influencé par son coût, son accessibilité, et même par la pression de notre entourage. Mais nous avons tous un point commun: l’appétit, c’est-à-dire notre envie de manger.

L’augmentation de l’appétit peut avoir une cause physique ou psychologique, et la faim (la façon dont notre corps nous signale qu’il a besoin de nourriture) n’en est pas seule responsable. Après tout, nous mangeons souvent sans avoir faim et sautons parfois des repas malgré notre ventre creux. Des recherches récentes montrent que l’abondance de stimuli en rapport avec la nourriture dans notre environnement (odeurs, sons, publicités) est l’une des principales causes de surconsommation.

Nos choix en matière d’alimentation sont importants pour notre santé et notre bien-être tout au long de notre vie, il est donc important d’acquérir de bonnes habitudes. Or non seulement notre appétit est influençable, mais de plus, il n’est pas immuable. Il évolue à mesure que nous avançons en âge, et l’on dénombre sept «âges de l’appétit».

Mieux comprendre ces phases pourrait nous aider à développer de nouveaux moyens de lutter contre la sous-nutrition et la surconsommation, et contre leurs effets sur la santé, tels que l’obésité.

Première décennie, 0-10 ans

Dans la petite enfance, le corps grandit très vite. Le comportement alimentaire adopté au début de la vie peut avoir des conséquences sur le long terme: un enfant en surpoids est susceptible de le rester à l’âge adulte. Quand les enfants rechignent à manger, les repas sont parfois une véritable épreuve pour eux et pour leurs parents. Mais en leur faisant goûter régulièrement de tout, dans un esprit positif, on peut habituer les petits à des aliments essentiels, comme les légumes.

Autre point important: les enfants doivent garder le contrôle sur la taille des portions qu’ils avalent. Si on les oblige à «finir leur assiette», ils risquent de perdre leur capacité à écouter leur appétit et les signaux de faim que leur envoie leur corps, ce qui peut les conduire à trop manger plus tard.

Par ailleurs, de plus en plus de pays appellent à éviter d’exposer les jeunes enfants aux publicités pour des produits trop gras ou trop sucrés, non seulement à la télévision mais aussi dans les applications de smartphone et sur internet. En effet, ces spots incitent à la surconsommation et contribuent à l’augmentation du nombre d’enfants en surpoids.

Deuxième décennie, 10-20 ans

À l’adolescence, l’augmentation de l’appétit et les poussées de croissance provoquées par les hormones annoncent l’arrivée de la puberté et le passage à l’âge adulte. La façon dont un adolescent se nourrit va influencer son futur mode de vie. Cela signifie que les choix de ces jeunes en matière d’alimentation auront un impact direct sur la santé de leurs propres enfants. Malheureusement, s’ils ne sont pas bien conseillés, les ados adoptent parfois des comportements et des préférences alimentaires néfastes.

D’autres d’études sont nécessaires pour déterminer les moyens les plus efficaces de résoudre le problème de la surnutrition et de la sous-nutrition, lié notamment à la pauvreté et aux inégalités sociales. En général, les jeunes femmes sont davantage sujettes aux carences que les hommes du fait du fonctionnement de leur appareil reproducteur. Les adolescentes enceintes courent encore plus de risques, car leur corps doit assurer à la fois leur propre croissance et celle de leur fœtus.

Troisième décennie, 20-30 ans

Chez les jeunes adultes, les changements de mode de vie comme la poursuite d’études supérieures, le mariage ou la vie de couple et la parentalité peuvent entraîner une prise de poids.

Ces kilos superflus sont souvent difficiles à perdre: le corps envoie de puissants signaux de faim quand nous ne mangeons pas assez, mais les signaux qui nous avertissent que nous mangeons trop sont beaucoup plus faibles. De nombreux facteurs physiologiques et psychologiques font qu’il est difficile de s’astreindre à manger moins sur le long terme.

Des recherches récentes s’intéressent aux moyens de développer le sentiment de satiété, c’est-à-dire l’impression d’avoir suffisamment mangé. Cela s’avère utile quand on cherche à maigrir, étant donné que la faim est l’une des principales difficultés à surmonter quand on veut manger moins que ce dont le corps a besoin, et créer ainsi un déficit en calories.

Les aliments n’envoient pas tous les mêmes messages au cerveau. Il est facile d’engloutir tout un pot de glace, par exemple, car les matières grasses n’envoient pas de signaux pour nous inciter à cesser de manger. En revanche, les aliments riches en protéines, en eau ou en fibres nous donnent une sensation de satiété plus importante et durable. En travaillant avec l’industrie agro-alimentaire, on peut imaginer mettre au point de nouveaux aliments ou en-cas capables d’agir sur la satiété.

Quatrième décennie, 30-40 ans

La vie active apporte aussi son lot de complications: un estomac qui gargouille, évidemment, mais aussi les effets du stress, qui altérerait l’appétit et le comportement alimentaire de 80% des gens. Certaines personnes se gavent, d’autres perdent l’appétit. Ces réactions contrastées sont intrigantes: le phénomène d’«addiction à la nourriture», cette irrépressible envie de manger des aliments spécifiques, souvent riches en calories, est encore mal connu. Beaucoup de chercheurs mettent même en doute son existence. Des traits de caractère comme le perfectionnisme et la rigueur pourraient aussi jouer un rôle dans la gestion du stress et le comportement alimentaire.

Repenser le lieu de travail de manière à éviter le développement d’habitudes alimentaires problématiques comme le grignotage et l’utilisation des distributeurs est un vrai défi. Les employeurs devraient financer des campagnes en faveur du bien-manger et de la gestion du stress pour assurer le bien-être et la productivité de leurs salariés.

Cinquième décennie, 40-50 ans

Nous sommes des créatures d’habitudes. Nous avons tendance à leur céder, même lorsque nous les savons mauvaises. Nous sommes ainsi réticents à changer notre alimentation, quand bien même celle-ci n’est pas diététique. Pourtant, le mot diététique vient du grec diaita qui signifie «mode de vie». Mais malgré tout, nous voulons continuer à manger ce qui nous plaît sans avoir à changer notre façon de vivre. Tout en gardant un esprit sain dans un corps sain…

Le régime alimentaire peut être un facteur majeur de mauvaise santé. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le tabagisme, une alimentation mal équilibrée, la sédentarité et l’alcoolisme sont les facteurs liés au mode de vie qui ont le plus d’impact sur la santé et la mortalité.

C’est durant cette décennie que les adultes devraient changer leur comportement dans le sens le plus favorable à leur santé. Mais les symptômes de mauvaise santé (tension artérielle élevée, cholestérol…) sont souvent invisibles, n’incitant pas à l’action.

Sixième décennie, 50-60 ans

La perte progressive de masse musculaire (de 0,5 à 1% par an à partir de la cinquantaine) se poursuit tout au long de notre vieillesse. Ce phénomène, appelé sarcopénie, est accéléré par la diminution de l’activité physique, un apport insuffisant en protéines et la ménopause chez les femmes.

Un régime varié et équilibré et une activité physique régulière sont essentiels pour atténuer les effets de l’âge. Or, l’offre actuelle ne permet pas de répondre à la demande d’une population vieillissante à la recherche d’aliments savoureux, peu onéreux et riches en protéines.

Des snacks hyperprotéinés pourraient être la solution idéale mais il n’existe pour l’instant que peu de produits adaptés.

Septième décennie, 60-70 ans et au-delà

Au vu de l’augmentation de l’espérance de vie, l’un des principaux défis actuels est de parvenir à maintenir la qualité de vie des personnes âgées, sous peine de créer une société d’infirmes.

Se nourrir correctement est d’autant plus important que le grand âge provoque une perte d’appétit et même une diminution de la sensation de faim, conduisant à une perte de poids et donc à une plus grande fragilité. L’appétit peut aussi être affecté par des maladies comme Alzheimer.

Manger est aussi une forme d’interaction sociale, qui peut être affectée par des facteurs tels que la précarité, le veuvage ou la perte de proches. Le fait de prendre ses repas en solitaire affecte le plaisir que l’on éprouve à s’alimenter… À quoi s’ajoutent certains effets physiques du vieillissement, tels que la difficulté à déglutir, les problèmes de dents, la perte partielle du goût et de l’odorat.

 «Sans dents, sans yeux, sans goût, sans rien», ou la vieillesse décrite par le mélancolique Jacques dans la pièce de Shakespeare Comme il vous plaira

Tout au long de notre vie, la nourriture que nous absorbons ne nous sert pas seulement de carburant. Se nourrir est aussi un acte social et une expérience culturelle quotidienne. Nous devrions donc considérer chaque repas comme une chance de savourer ce que nous mangeons, et apprécier les effets positifs d’une nourriture saine sur notre santé.


Traduit de l’anglais par Iris Le Guinio pour Fast for Word

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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Il faut cinq générations pour sortir de la pauvreté, selon l’OCDE


On espère toujours que nos enfants peuvent vivre décemment. Alors quand la famille est sous le seuil de la pauvreté, cela prend environ 5 générations pour qu’un membre monte les échelons, ailleurs cela peut varier de 6 a 11 générations dépendant du pays. L’éducation doit être accessible pour tous même et surtout pour les plus pauvres.
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Il faut cinq générations pour sortir de la pauvreté, selon l’OCDE

 

Sur cette photo, des piétons passent devant un... (PHOTO LOIC VENANCE, ARCHIVES AFP)

Sur cette photo, des piétons passent devant un enfant qui mendie à Nantes, en France.

PHOTO LOIC VENANCE, ARCHIVES AFP

 

Agence France-Presse
Paris

L’« ascenseur social » est en panne dans de nombreux pays industrialisés : il faudrait cinq générations en moyenne dans l’OCDE pour qu’un descendant de famille pauvre atteigne le revenu moyen de son pays, et même six en France, estime l’Organisation vendredi.

« Il n’y a plus de mobilité sociale dans les pays de l’OCDE : les revenus, la profession, le niveau d’éducation se transmettent d’une génération à l’autre », a résumé Gabriela Ramos, conseillère spéciale auprès du secrétaire général de l’OCDE, lors de la présentation du rapport à la presse.

« Dans l’ensemble de l’OCDE, il ne faudra pas moins de cinq générations en moyenne pour qu’un enfant issu d’une famille en bas de l’échelle des revenus arrive au milieu de celle-ci », a-t-elle ajouté.

La France, tout comme l’Allemagne et le Chili, font encore moins bien que cette moyenne portant sur 24 pays de l’OCDE : le rapport estime que six générations y seraient nécessaires pour que les descendants d’une famille en bas de l’échelle des revenus (les 10 % les plus bas) se hissent au niveau du revenu moyen. Soit « 180 années », a souligné Mme Ramos.

Encore pire, il faudrait neuf générations au Brésil et en Afrique du Sud, et onze en Colombie.

En revanche, au Danemark et dans les autres pays nordiques (Norvège, Finlande, Suède), deux ou trois générations seraient nécessaires, selon les estimations du rapport.

C’est en bas et en haut de l’échelle sociale qu’il y a le moins de mobilité. En moyenne dans 16 pays de l’OCDE, 17 % seulement des enfants d’origine modeste réussissent à se hisser en haut de l’échelle des revenus une fois adultes, tandis que 42 % des enfants de familles aisées réussissent à y rester.

En France, les chiffres sont très proches de cette moyenne, mais aux États-Unis ou en Allemagne, l’écart est encore plus important. En revanche, il est moins prononcé en Espagne, en Grèce et au Portugal, tout comme au Danemark.

En moyenne dans l’OCDE, 24 % seulement des enfants de travailleurs manuels deviennent cadres (27 % en France), la proportion étant double pour les enfants de cadres. Seulement 12 % des enfants de parents faiblement diplômés (17 % en France) font des études supérieures, comparé à plus de 60 % des enfants de cadres.

« Le manque de mobilité sociale n’est pas une fatalité, nous pouvons faire mieux. Avec des politiques mieux adaptées, on peut renforcer l’égalité des chances […] », a ajouté Mme Ramos.

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Plus d’un enfant sur deux menacé par la guerre, la pauvreté ou les discriminations


Les enfants vivent encore et toujours des inégalités à travers le monde et ce n’est pas juste dans les pays en voie de développement. Il est cruel de penser que ces enfants vivent des guerres qui ne comprennent pas grand chose, la pauvreté, la discrimination, la famine. Ils n’ont pas accès aussi facilement que d’autres à la santé.
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Plus d’un enfant sur deux menacé par la guerre, la pauvreté ou les discriminations

 

Des jeunes enfants yéménites dans un camp de... (PHOTO Mohammed HUWAIS, ARCHIVES AFP)

Des jeunes enfants yéménites dans un camp de fortune près de la capitale Sanaa.

PHOTO MOHAMMED HUWAIS, ARCHIVES AFP

 

Agence France-Presse
LONDRES

Plus de 1,2 milliard d’enfants dans le monde, soit plus d’un sur deux, sont menacés par la guerre, la grande pauvreté ou les discriminations de genre, déplore l’ONG britannique Save the Children dans un rapport publié mercredi.

Dans ce document intitulé The Many Faces of Exclusion (Les multiples visages de l’exclusion), l’organisation établit un classement de 175 pays, en fonction des menaces qui pèsent sur l’enfance en termes d’éducation, de santé, de nutrition et de violence.

Singapour et la Slovénie sont les mieux classés, devant les pays nordiques (Norvège, Suède, Finlande). À l’autre extrémité se trouvent dix pays d’Afrique centrale et occidentale, dont le Niger, à la 175position.

L’ONG souligne que «malgré leur puissance économique, militaire et technologique», les États-Unis (36e), la Russie, (37e), et la Chine (40e) arrivent derrière tous les pays d’Europe occidentale dans ce classement.

«Le fait que des pays avec des niveaux de revenus similaires présentent des résultats si différents montrent que l’engagement politique et l’investissement font une différence cruciale», juge Helle Thorning-Schmidt, la directrice générale de Save The Children.

Au total, plus d’un milliard d’enfants vivent dans des pays confrontés à la grande pauvreté, et 240 millions dans des pays en guerre.

 Save the Children souligne aussi que 575 millions de filles vivent dans des sociétés «où les préjugés sexistes sont un problème grave».

L’ONG a observé que ces trois menaces se cumulaient dans vingt pays, dont l’Afghanistan, la Somalie, le Yémen ou le Soudan du Sud.

Les zones de conflits concentrent les difficultés : l’incidence du travail des enfants et des mariages forcés y est plus importante qu’ailleurs, et l’éducation universelle en primaire quasiment absente.

L’ONG appelle les gouvernements du monde entier à une «action urgente». «Sans cela, les promesses faites par tous les pays à l’ONU en 2015 de permettre à chaque enfant de vivre, d’apprendre et d’être protégé ne seront pas tenues», s’inquiète-t-elle.

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Quand la ville affecte l’évolution des animaux


L’urbanisation, la pollution de l’air et sonore, surpopulation, oblige les animaux à s’adapter ou de disparaitre. Leur adaptation doit dépendre des ressources pour leur survie et de l’évolution morphologique pour son évolution dans une environnement qui change dût à l’humain. Le problème qui s’ajoute est les espèces invasives qui mènent la vie dure aux espèces indigènes que ce soient les plantes, animaux ou microbes qui sont néfastes autant pour ces bêtes que pour notre santé face à ces invasions. Il est important maintenant de protéger les espèces endémiques et que les nouvelles constructions respectent leurs habitats
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Quand la ville affecte l’évolution des animaux

 

Par Daniel Casillas

Metro World News

L’urbanisation, qui avance à vitesse grand V partout sur la planète, affecte l’environnement et force les animaux à s’adapter ou à disparaître à jamais.

Les populations humaines mi-grent en très grand nombre vers les villes, ce qui cause un étalement urbain massif et rapide.

Ces changements affectent négativement les populations de plusieurs espèces. Mais les activités humaines permettent aussi à certaines espèces animales de s’adapter et d’évoluer. Le tout s’opère parfois très rapidement, selon ce que révèle l’enquête Evolution of Life in Urban Environments récemment publiée dans la revue Science.

L’urbanisation est un phénomène qui a pris de l’ampleur au cours des dernières décennies et qui n’est pas près de s’essouffler. Selon les données du Fonds des Nations unies pour la population, plus de la moitié de la population mondiale vit dans les villes et, d’ici 2030, le nombre de citadins atteindra les 5 milliards.

Plus le monde s’urbanise, plus l’humanité doit faire face à certains problèmes : poches de pauvreté plus vastes, surpopulation, difficultés plus grandes à avoir accès aux ressources naturelles.

Mais l’urbanisation grandissante n’affecte évidemment pas seulement les humains. Elle a aussi un effet sur les espèces animales qui habitent les villes et leurs environs.

Elles sont forcées à s’adapter à leurs nouveaux environnements et même à transformer les comportements évolutionnaires qu’elles lèguent aux nouvelles générations.

«L’urbanisation grandissante affecte de façon positive ou négative les espèces d’un territoire donné selon le seuil de tolérance qu’elles affichent face à la présence et au mode de vie des humains», a expliqué à Métro Amparo Herrera-Dueñas, expert des effets de l’urbanisation sur la biodiversité à l’université Complutense de Madrid.

«Pour certaines espèces, les espaces urbains présentent des avantages pour la colonisation ou l’exploitation des ressources. Pour d’autres, l’urbanisation est synonyme de déclin de leur population, voire de leur disparition.»

«L’urbanisation pourrait mener à la disparition d’espèces endémiques à cause de la prolifération d’espèces envahissantes. Éventuellement, la faune urbaine pourrait perdre son identité.» – Amparo Herrera-Dueñas, expert des effets de l’urbanisation sur la biodiversité à l’université Complutense de Madrid, en Espagne

L’étude Evolution of Life in Urban Environments, menée par les professeurs de biologie Marc Johnson, de l’université de Toronto, et Jason Munshi-South, de l’université Fordham de New York, documente plus de 100 cas de populations influencées par les pressions exercées par les humains.

«L’urbanisation a affecté des comportements évolutifs fondamentaux chez plusieurs végétaux, animaux et microbes», souligne Jason Munshi-South, professeur agrégé à l’université Fordham et coauteur de la recherche. «Dans notre étude, nous analysons plus de 100 cas dans lesquels les populations ont réagi aux pressions des villes. On remarque parfois des changements évolutionnaires d’une génération à une autre.»

Selon l’enquête, l’urbanisation a créé une évolution adaptative. Ainsi, l’histoire, la morphologie, la physiologie, les comportements et les caractéristiques de reproduction de certaines espèces ont été affectés. Ces adaptations sont surtout dues à l’utilisation de pesticides, à la pollution, au climat local et aux structures physiques des villes.

Des espèces affectées par l’urbanisation réussissent donc à s’adapter et à générer de nouveaux comportements qui donneront aux nouvelles générations des outils pour faire face à ce nouvel environnement : des becs plus longs chez certains oiseaux et une résistance aux pesticides chez certains insectes, par exemple.

«Les espèces qui s’adaptent montrent des variations dans leurs traits de survie. Les descendants de chaque génération seront plus susceptibles de porter les traits qui les aideront à s’adapter à l’environnement urbain, ajoute M. Munshi-South. Ces adaptations feront toute la différence entre les espèces qui survivront et celles qui disparaîtront des zones urbaines.»

L’évolution animale dans les secteurs urbains menace sérieusement l’environnement et certaines espèces, dont les humains. Pourquoi? Parce que des espèces perdront leur variation génétique et que des espèces ravageuses deviendront plus résistantes et causeront de sérieux problèmes de santé.

«Les espèces qui s’adaptent avec succès, particulièrement les espèces envahissantes et ravageuses, vont proliférer et causer des problèmes économiques et de santé publique au sein des populations humaines», indique le coauteur de la recherche.

Pour éviter ces dangers et réduire l’effet des villes sur les espèces animales, les experts disent qu’il faut trouver de meilleures façons de partager les environnements urbains.

«Il faut réfléchir plus sérieusement à la façon dont nous, Homo urbanus, partageons le paysage urbain avec d’autres espèces», affirme Kirsten Parris, professeure agrégée à l’université de Melbourne, en Australie.

«Nous devons nous pencher sur la conservation des animaux et des plantes indigènes qui sont toujours dans nos villes. Il faut aussi y ramener certaines espèces qui n’y sont plus. Cela aidera la biodiversité etles citadins. Maintenir un lien avec la nature est bénéfique pour la santé humaine physique et mentale», dit Mme Parris.

«L’urbanisation a des effets environnementaux dramatiques»

Notre entrevue avec Kirsten Parris, professeure agrégée à l’université de Melbourne et auteure du livre Ecology of Urban Environments

Comment l’étalement urbain affecte-t-il déjà les animaux?

Les villes, partout sur la planète, ont réduit l’espace habitable des espèces non humaines. Ce phénomène s’accélère en même temps que l’urbanisation. Les villes sont souvent construites dans des secteurs riches en biodiversité et abritent encore plusieurs espèces indigènes, y compris des espèces en danger. Par exemple, 376 espèces menacées en Australie (30% du nombre total) vivent dans des villes du pays (une ville étant une agglomération de 10 000 habitants et plus).

Quels types de changements environnementaux l’urbanisation cause-t-elle?

L’urbanisation a des effets environnementaux dramatiques, comme le remplacement de la végétation et des sols mous par des surfaces dures imperméables à l’eau (chaussées, toits); la perte d’espaces ouverts; l’isolement de petits habitats par des routes et d’autres infrastructures; la disparition ou la transformation de milieux humides et de cours d’eau; la pollution de l’air, de l’eau et du sol; la pollution sonore et lumineuse; enfin, les changements climatiques. Tous ces changements superposés rendent la vie très difficile pour les autres espèces.

Comment les espèces s’adaptent-elles?

Certaines démontrent des capacités d’adaptation remarquables en milieu urbain. Même si elles modifient considérablement l’environnement dans lequel ces espèces évoluaient, les villes procurent aussi des abris, de la nourriture et des espaces de reproduction. Les animaux qui peuvent profiter de ces ressources réussissent à s’adapter. Par exemple, à Melbourne, en Australie, la rainette brune vit dans les étangs des parcs en bordure du quartier des affaires et ses orteils larges et adhésifs lui permettent de grimper sur les murs tout autour. Sa population est restée stable, alors que d’autres espèces de grenouilles n’ont pas survécu.

http://journalmetro.com/

Les 20 hommes les plus riches du monde auraient pu éradiquer 7 fois l’extrême pauvreté en 2017


Seulement 20 des plus riches du monde pourraient à eux seuls éradiquer la pauvreté dans le monde qui n’ont que 2 ou 3 dollars par jour pour survivre et d’autres n’ont rien du tout comme salaire. On vise aussi les entreprises qui cherchent dans quels pays que leurs usines pourraient fonctionner avec des salaires minables sans protection et assurance santé, accident … Ce n’est pas d’être riche qui est pire, ni les profits, mais c’est ce que l’on en fait.
Nuage

 

Les 20 hommes les plus riches du monde auraient pu éradiquer 7 fois l’extrême pauvreté en 2017

 

Par Aude Massiot

    Oxfam dénonce, dans un rapport publié ce lundi, le désengagement des Etats dans la lutte contre l’accroissement des inégalités économiques dans le monde.

    • Les plus riches toujours plus riches, les plus pauvres à peine moins pauvres

      Grand-messe du libéralisme, le Forum économique mondial de Davos (Suisse) se déroule, cette année, du 17 au 20 janvier. Pour l’occasion, l’ONG Oxfam publie son dernier rapport sur les inégalités économiques dans le monde, intitulé Une économie au service des 99%. Depuis 2015, les 1% les plus prospères détiennent autant de richesses que le reste de la planète. En France, ces 1% les plus aisés possèdent 25% des richesses nationales.

      «Il est indécent que tant de richesses soient concentrées dans les mains d’une si infime minorité, quand on sait qu’1 personne sur 10 dans le monde vit avec moins de 2 dollars par jour, alerte Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam France. Les inégalités relèguent des centaines de millions de personnes dans la pauvreté, fracturent nos sociétés et affaiblissent la démocratie.»

      Des entreprises mises en cause

      L’étude attribue ces inégalités, tout d’abord, aux pressions exercées par les entreprises sur les travailleurs, pour limiter leurs coûts salariaux et augmenter leurs bénéfices.

      «Tandis que de nombreux PDG, souvent rémunérés en actions, ont vu leur rémunération s’envoler, les salaires de base des producteurs et des travailleurs ont très peu évolué, voire baissé dans certains cas», précise le rapport.

      Les revenus des 10% les plus pauvres ont augmenté de moins de 3 dollars par an, entre 1988 et 2011, tandis que l’augmentation des revenus des 1% les plus riches a été 182 fois supérieure.

      Certaines entreprises optimisent aussi leurs bénéfices en allégeant le plus possible leur charge fiscale. Pour cela, toutes les techniques d’évasion fiscale sont bonnes, notamment les fiscalités attrayantes que proposent certaines pays.

      «Le Kenya perd, chaque année, 1,1 milliard de dollars à cause de l’évasion fiscale, soit près du double du budget de la santé dans un pays où 1 femme sur 40 décède lors de l’accouchement.» 

      A l’échelle du continent, l’Afrique subit un manque à gagner fiscal de 14 milliards de dollars par an.

      Oxfam critique aussi les entreprises qui favorisent l’enrichissement de leurs actionnaires, à celui de leurs salariés. Elles sont nombreuses. Cette année, par exemple, les quarante premières capitalisations de la place financière parisienne ont distribué 57,1 milliards d’euros de dividendes, soit le plus haut niveau jamais atteint depuis 2007, à la veille du krach.

      Des riches toujours plus riches

      Les dérives de l’économie de marché mondialisée sont pointées du doigt.

      «Nous avons pu observer à quel point la corruption et la connivence faussent les marchés aux dépens des citoyens ordinaires, et comment la « productivité » excessive du secteur financier exacerbe les inégalités», développe leur rapport.

      Oxfam n’est pas la seule organisation à mettre en évidence les conséquences néfastes du système économique mondialisé tel qu’il fonctionne actuellement.

      «Les coûts du néolibéralisme en termes de croissance des inégalités sont flagrants. […] En plus d’augmenter les probabilités d’une krach, le libre-échange augmente les inégalités», soulignaient des économistes du FMI, dans un rapport publié en juin.

      Le super enrichissement des entreprises se répercute sur celui de certains individus. En 2016, 1 810 personnes étaient millardaires dans le monde, réunissant 6 500 milliards de dollars entre leurs mains. Grâce à des manipulations fiscales et de bons placements, les plus prospères font croître leurs richesses mécaniquement et rapidement. Bill Gates, l’homme le plus riche de la planète (75 milliards de dollars), a ainsi augmenté sa fortune de 50 % depuis qu’il a quitté Microsoft en 2006, selon le classement Forbes. Par ailleurs, un tiers de la fortune des milliardaires dans le monde provient d’héritages.

      «Il faudrait commencer par créer des entreprises et une économie où il n’est pas possible d’amasser des fortunes excessives : par exemple, en limitant les salaires des dirigeants et en encourageant des modèles d’entreprise qui n’accordent pas de récompense indue aux actionnaires, détaille le rapport d’Oxfam. Deuxièmement, il ne sera possible d’éliminer les richesses excessives que si des mesures sont prises pour mettre fin à l’influence indue que les élites exercent sur la politique et l’économie.»

      Des Etats victimes et coupables

      En avril 2013, la Banque mondiale a adopté deux objectifs ambitieux : mettre fin à l’extrême pauvreté mondiale et promouvoir la prospérité partagée partout dans le monde, de manière durable. Le but est de réduire la pauvreté d’une proportion 10,7% d’individus à l’échelle mondiale en 2013, à 3% en 2030.

      Pour cela, «il est important de réduire les inégalités car elles sont liées intrinsèquement à la réduction de la pauvreté absolue et une meilleure répartition de la prospérité», détaille un rapport publié en septembre par la Banque mondiale. 

      Que font les Etats dans tout ça ?

      «Les gouvernements ne sont pas impuissants face aux forces du marché, interpelle Manon Aubry. Quand les responsables politiques arrêteront d’être obsédés par le PIB et se focaliseront sur l’intérêt de l’ensemble de leurs citoyen-ne-s, et non seulement d’une élite, un avenir meilleur sera possible pour toutes et tous.» 

      L’ONG propose, entre autres, de ne plus construire les politiques publiques sur des objectifs de croissance du PIB, mais de se baser sur d’autres références : l’indicateur de progrès véritable, l’indice du «vivre mieux» de l’OCDE ou encore l’indice du progrès social.

      http://www.liberation.fr/

      4,5 km à pied, -10° et une photo virale: le récit de "l’enfant flocon de neige"


      Jamais un enfant chez moi, même très pauvre irait à l’école en marchant plus de 4 km et qui en plus rouspèterait souvent le matin pour aller prendre le bus a temps.  Ce petit japonais marche peu importe la température qu’il peut faire, sans vraiment être habiller pour le climat.
      Nuage

       

      4,5 km à pied, -10° et une photo virale: le récit de « l’enfant flocon de neige« 

       

      Depuis lundi, Wang Manfu est devenu une vraie petite star sur la toile. © (Weibo).

      Christophe Da Silva

      L’histoire touchante de Wang Manfu, alias « l’enfant flocon de neige », a ému la Chine.

      « J’aime l’école. On nous donne du pain et du lait pour le déjeuner et on apprend beaucoup de choses en classe », indique l’enfant de 10 ans sur le site China Daily.

      Depuis lundi, Wang Manfu est devenu une vraie petite star sur la toile après être arrivé à l’école avec les cheveux totalement congelés. Son professeur, très touché, a partagé la photo sur les réseaux sociaux et une vague de solidarité s’est formée en Chine.

      Il porte bien son nom

      Son nom signifie « plein d’énergie », un signe. Car Wang Manfu en a bien besoin: pour aller à l’école, le garçon de 10 ans a dû marcher sous la neige pendant 4,5 km. Il faisait -10 degrés ce jour-là à Zhaotong, une zone rurale de la province du Yunnan (sud-ouest de la Chine).

      « Il est arrivé avec ses cheveux et ses sourcils complètement congelés. Ce qui a provoqué un fou rire auprès de ses seize camarades », a souligné Fu Heng, le directeur de l’école primaire Zhuan Shan Ba, sur le site de China Daily.

      « J’aime l’école »

      Sur le réseau social chinois Weibo, l’image a récolté plus de 260.000 likes. Wang Manfu a même été surnommé « l’enfant flocon de neige » par les internautes. Il est issu d’une famille pauvre et vit dans une cabane avec sa grand-mère et sa soeur aînée. Il ne voit quasiment jamais ses parents qui ont décidé de quitter la région pour trouver un emploi plus stable.

      « J’aime l’école. On nous donne du pain et du lait pour le déjeuner et on apprend beaucoup de choses en classe », a confié Wang Manfu. (continuez à lire sous l’article)

      Les mains abîmées par le froid de Wang Manfu. © (Weibo).

      Zhaotong est l’un des coins les plus pauvres de la province du Yunnan. En 2017, selon les autorités locales, la ville comptait plus de 1,1 millions de pauvres, 138.000 élèves de l’école primaire compris.

      Depuis cette histoire touchante, la Yunnan China Youth Development Foundation a lancé un appel au don pour venir en aide aux enfants défavorisés.

      « Je crois que notre vie sera meilleure »

      Elle promet de donner 500 yuan (64 euros) à chaque enfant pour passer l’hiver au chaud. L’association avait déjà récolté plus de 300.000 yuan (environ 40.000 euros) ce mercredi.

      Wang Manfu, lui, est déjà tourné vers l’avenir avec optimisme.

      « Je crois que notre vie sera meilleure », a conclu « l’enfant flocon de neige »

      http://www.7sur7.be/

      Les super-riches existaient déjà il y a des milliers d’années, mais ils étaient fermiers


      L’écart entre les pauvres et les riches existent depuis fort longtemps. Aujourd’hui, les super-riches ont l’argent, des biens immobiliers et autres. Il y a des milliers d’années, la richesse s’est développé avec la domestication et l’agriculture
      Nuage

       

      Les super-riches existaient déjà il y a des milliers d’années, mais ils étaient fermiers

       

      Une fresque dans la grotte de Lascaux. Claude Valette via Flickr.

      Une fresque dans la grotte de Lascaux. Claude Valette via Flickr.

      Repéré par Fabien Jannic-Cherbonnel

      Repéré sur The Guardian

      Les inégalités sont apparues dès l’idée de propriété de la terre.

      C’est une étude d’une rare ampleur. Des scientifiques ont réussi à retracer les origines des super-riches. Conclusion? Les inégalités sociales existaient déjà il y a des milliers années, mais celles-ci étaient liées aux animaux de ferme. L’équivalent de notre entrepreneur actuel aurait donc été ceux qui possédaient un bœuf ou un cheval.

      C’est le Guardian qui relaie cette étude publiée dans le journal Nature. Il s’agit de la première fois qu’une équipe de chercheurs essaye de comprendre «comment les écarts de richesses se sont creusés chez nos ancêtres». D’après les scientifiques, qui ont étudié 62 sociétés réparties en Amérique du Nord, Asie et Europe, les premières inégalités sont apparues lorsque l’agriculture a établi l’idée de propriété de la terre, à la fin du néolithique. Mais ce n’est qu’après la domestication des chevaux et des bœufs que les grandes disparités de richesses, comparables à ce que nous connaissons aujourd’hui, sont apparues.

      Les conclusions ne sont cependant pas universelles. En Amérique du Nord, là où l’agriculture s’est développée de façon indépendante du reste du monde, les inégalités étaient moins importantes du fait de l’absence de chevaux et de bovins. C’est ce qu’explique Michael Smith, un professeur de l’Arizona State University:

      «Les seuls grands animaux du Nouveau Monde étaient des dindes et des chiens, et vous ne pouvez pas labourer avec eux. Cela à eu un impact important sur ces sociétés. Elles étaient moins inégales.»

      Les inégalités sont aussi vieilles que l’humanité

      Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe de scientifiques s’est basée sur la taille et la diversité des habitations sur les sites étudiés. L’un d’entre eux, basé en Turquie, datait d’ailleurs d’il y a plus de 10.000 ans. Les résultats ont ensuite été traduits en coefficient de Gini, un indice qui mesure le niveau d’inégalité d’une société.

      Pour référence, l’indice grimpe à 0,8 pour les États-Unis actuels et 0,29 pour la France. 0 correspondant à une parfaite égalité et 1 à une inégalité parfaite. Et il semble que certaines sociétés étaient quasiment aussi inégalitaires que celles d’aujourd’hui: en Eurasie, celles-ci ont grimpé à 0,6 lors de l’introduction des chevaux et des bovins dans l’agriculture. Bien plus qu’en Amérique du Nord à la même époque. Les inégalités sont donc aussi vieilles que le monde.

      http://www.slate.fr/

      La triste vérité derrière la mode du quinoa


      Le quinoa est un super aliment étant riche entre autres, de fibres et protéines, il convient à tous, surtout pour les végétariens, végétaliens, végan … Le problème quand un aliment viens en vogue, les pays producteurs se font dépasser par d’autres pays laissant les premiers producteurs dans une situation précaire allant a augmenter la pauvreté
      Nuage

       

      La triste vérité derrière la mode du quinoa

       

      Des grains de quinoa montrés par un Bolivien à Tarmaya, en Bolivie, le 8 avril 2013. © reuters.

      Maxime Czupryk
      Source: AFP, Brut, Franceinfo

      Le quinoa connait une popularité exponentielle depuis quelques années aux États-Unis et en Europe. Victime de son succès, ce produit a vu son prix doubler en cinq ans. Conséquence: de nombreux pays se sont lancés dans sa culture, au grand dam des petits producteurs boliviens, lesquels vendent désormais leur produit phare à perte. Ou comment la mode du quinoa fragilise l’économie d’un pays dont la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté.

      Popularisé chez nous notamment par les végétariens et autres vegans, le quinoa, cette pseudo-céréale venue tout droit d’Amérique latine, a envahi nos assiettes (et les réseaux sociaux) depuis quelques années.

      Une « graine d’or » qui a de quoi séduire

      Le quinoa n’est pas une graminée comme le riz ou le blé. C’est une plante herbacée de la famille des chénopodiacées, la même que les betteraves et les épinards. Riche en acides aminés, le quinoa jouit également d’une plus haute teneur en fibres et en protéines par rapport au blé ou au riz par exemple. De plus, il ne contient pas de gluten, ce qui ravit donc les adeptes du régime « gluten free » (très à la mode lui aussi). Bref, la « graine d’or » a de quoi séduire.

      2013, année du internationale du quinoa

      Ce n’est pas pour rien que l’Assemblée générale de l’ONU a ainsi proclamé 2013 « Année internationale du quinoa. » L’organisation voulait ainsi « rendre hommage aux pratiques ancestrales des peuples andins qui sont parvenus à conserver le quinoa à l’état naturel pour nourrir les générations présentes et futures grâce à leur savoir-faire et leur vie en parfaite harmonie avec la nature.

       » Pour l’ONU, le quinoa représente un atout pour lutter contre l’insécurité alimentaire dans le monde, « dans un contexte de changement climatique et de raréfaction des ressources en eau », s’est réjouie à l’époque Nadine Heredia, ambassadrice du quinoa.

      Tout le monde veut en profiter, effet yo-yo sur le prix

      Sauf que ce coup de pub, louable, a eu pour effet de faire exploser le prix de la petite graine des Andes, lequel a grimpé jusqu’à 9.000 euros la tonne. Par conséquent, tout le monde a voulu sa part du gâteau sans gluten. Désormais, pas moins de 90 pays cultivent du quinoa. Au Pérou notamment où sa culture intensive lui a permis de passer devant la Bolivie en tant que premier producteur mondial. L’offre ayant largement dépassé la demande, les prix ont dégringolé.

      Un effet dévastateur pour les petits producteurs

      Cet effondrement des prix a eu un effet dévastateur sur les petits producteurs boliviens, qui doivent désormais vendre à perte. En sachant que 250.000 personnes vivent de la culture de quinoa en Bolivie, cette situation est devenue critique dans un pays où plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté.

      Consommez responsable

      Enfin d’endiguer ce triste phénomène, consommez de manière responsable en vérifiant la provenance du quinoa que vous achetez.

      © reuters

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      © reuters.

      http://www.7sur7.be/