Japon: 5000 poissons figés dans une patinoire glacent l’opinion


Il semble que les poissons étaient déjà morts et étaient impropre à la consommation. Ces poissons pourraient quand même servir a quelques choses de plus constructives
Nuage

 

Japon: 5000 poissons figés dans une patinoire glacent l’opinion

    •  

      Des employés ont disposé 5000 poissons morts, achetés au marché local, pour ensuite les ensevelir sous l’eau qui deviendra patinoire.

      PHOTO SPACE WORLD/FACEBOOK

      Agence France-Presse
      Tokyo

Un parc d’attractions japonais, qui proposait de glisser sur la glace tout en contemplant sous ses pieds 5000 silhouettes de poissons congelés, a fermé dimanche sa patinoire après s’être attiré une volée de critiques.

Le gestionnaire du parc Space World, situé à Kitakyushu dans le sud-ouest du pays, avait ouvert ce lieu insolite le 12 novembre, mais très vite le concept a été jugé sinistre et immoral.

« Des voix se sont élevées pour dénoncer le fait d’utiliser des créatures comme un jouet et de gaspiller de la nourriture », a expliqué lundi à l’AFP un porte-parole de la compagnie, Koji Shibata.

« En interne, nous avions eu des discussions sur la moralité de cette idée » avant de nous y rallier, a-t-il précisé, alors que les pauvres bêtes étaient déjà mortes lors de l’achat à un marché local de poissons et considérées comme impropres à la consommation.

« Nous voulions que nos clients expérimentent la sensation de patiner sur la mer, mais après avoir reçu des critiques, nous avons décidé d’arrêter », a justifié le responsable Toshimi Takeda.

Il avait exprimé la veille à la télévision ses « profonds regrets » face à la tournure prise par l’affaire.

La glace va désormais être fondue, une opération qui pourrait prendre une semaine, avant la tenue d’une cérémonie d’hommage aux poissons en présence d’un prêtre shintoïste. « Nous l’avions planifiée » avant ce tollé, a-t-il assuré.

Canada : le changement climatique pourrait sonner le glas du hockey sur glace


Les plaisirs des uns font le malheurs des autres … On voit bien que nos hivers changent. Nos habitudes aussi changeront aux cours des années pour passer cette saison qui devraient normalement être a la fois connaitre la neige, le froid et la glace … Les sports d’hiver extérieurs vont être surement les plus touchés dans les années avenir
Nuage

 

Canada : le changement climatique pourrait sonner le glas du hockey sur glace

 

AFP/Getty Images

Calamité dans un pays où le hockey sur glace tient lieu de religion nationale: le réchauffement climatique pourrait sonner le glas des patinoires extérieures vers 2050 dans les grandes villes du Canada, selon une étude publiée lundi.

 

« Cette année je suis allé à la patinoire environ huit fois, mais avant c’était deux fois par semaine tout l’hiver, donc environ 20 fois », souffle Guillaume Bilodeau, 30 ans, qui pratique, seul, son lancer du poignet, en basquets, sans patins, sur la surface molle, craquelée, dénudée par endroit, d’une patinoire extérieure de Montréal.

« Cette année, la saison a commencé début janvier et puis ça fait 2-3 semaines que c’est couci-couça », voire complètement impraticable, dit-il. « La glace est sur le respirateur artificiel ».

Même constat dans le sud du pays où l’hiver trop chaud a donné une mine déconfite aux patinoires extérieures

Dans la capitale fédérale Ottawa, la patinoire de 7,8 kilomètres sur le Canal Rideau, la plus longue au monde, a été ouverte 28 jours seulement. La pire saison en une décennie.

Et ce n’est qu’un début, estiment des chercheurs de Montréal dans une étude sur l’état des patinoires extérieures, publiée lundi dans la revue Environmental Research Letters .

Nikolay Damyanov et Lawrence Mysak de l’Université McGill ainsi que Damon Matthews de l’Université Concordia, ont établi qu’il fallait une température constante de -5 degrés Celsius pendant trois jours pour commencer à arroser une patinoire extérieure, aménagée le plus souvent à même le sol ou sur un terrain de tennis. Puis, ils ont étudié les données météorologiques dans 142 stations du pays de 1951 à 2005 en divisant le Canada en six grandes régions climatiques.

Les scientifiques ont pu ainsi déterminer le début de la saison de patinage extérieur dans différentes régions du pays, puis extrapoler sur la durée de la saison en évaluant la température nécessaire pour ajouter des couches de glace au cours de la saison froide.

Les chercheurs notent une tendance importante à la baisse de la durée de vie des patinoires extérieures dans le sud-ouest, les Prairies et le centre du Canada, mais pas dans le Grand Nord, car malgré les variations climatiques, le mercure ne grimpe pas au-dessus du point de congélation l’hiver.

« Le nombre de jours qui sont suffisamment froids pour maintenir et ré-arroser une patinoire extérieure a changé au fil du temps », a expliqué à l’AFP, Damon Matthews. « Cette tendance sur 50 ans est probablement due au changement climatique », a-t-il ajouté.

D’après plusieurs recherches, la température hivernale a progressé de 2,5 degrés Celsius au Canada depuis 1950, soit le triple de la moyenne mondiale attribuée à la part des activités humaines dans le réchauffement planétaire.

Depuis 2005, des organisations écologistes comme Greenpeace invitent les Canadiens à une journée baptisée « Sauvons le hockey, luttons contre les changements climatiques! ». La disparition des patinoires extérieures dans le sud du Canada ne relève pas de la science-fiction, soutiennent les chercheurs.

« Si on extrapole à partir de la tendance des 30 dernières années, on peut estimer qu’il n’y aura plus de patinoires extérieures naturelles (sans système spécial de réfrigération) à Calgary, Montréal et Toronto en 2050 », pronostique M. Matthews. « Il n’y aurait pas suffisamment de jours assez froids pour arroser les patinoires dans la majeure partie du sud du Canada ».

© 2012 AFP

http://actualites.ca.msn.com