La malbouffe du père nuit au bébé


    Je ne suis pas surprise et cela tombe sur le sens. Ce n’est pas juste la futur maman a faire attention a sa santé et son alimentation, le papa aussi doit faire des efforts. Cela diminue la qualité de son sperme et le bébé peut en subir les conséquences.
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La malbouffe du père nuit au bébé

 

Une étude publiée cet automne dans Proceedings of... (PHOTO MARIO ANZUONI, ARCHIVES REUTERS)

Une étude publiée cet automne dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) montre que la mauvaise alimentation des futurs papas a une incidence négative sur leur enfant dès la grossesse.

PHOTO MARIO ANZUONI, ARCHIVES REUTERS

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Pour mettre au monde un bébé en santé, il ne suffit pas d’avoir une bonne alimentation pendant la grossesse. Les futurs papas qui mangent mal avant la conception nuisent à la santé de leur futur enfant, ont découvert des chercheurs britanniques.

Le contexte

«On sait depuis longtemps qu’une mauvaise alimentation et l’obésité nuisent à la qualité du sperme et en diminuent la quantité», explique Adam Watkins, biologiste spécialiste de nutrition prénatale à l’Université de Nottingham, qui est l’auteur principal de l’étude publiée cet automne dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). «Mais il est extrêmement difficile de voir si la mauvaise qualité du sperme à la conception, ou plus généralement une mauvaise alimentation, génère de moins bons embryons puis des bébés en moins bonne santé. Les variables à contrôler sur le plan de l’alimentation sont trop nombreuses. Alors, il faut étudier cette question chez la souris.»

La genèse

Le biologiste britannique a commencé par étudier l’influence de l’alimentation chez la mère. Il a donné à des souris une diète pauvre en protéines durant quelques jours avant de leur implanter un embryon. Ensuite, l’alimentation revenait à la normale pour la grossesse. Le lien était clair: à l’accouchement, le bébé souris était en moins bonne santé. En 2011, il a lancé le même projet pour les pères.

«On donne aux souris mâles l’équivalent d’une diète extrêmement pauvre en fruits et légumes et riche en aliments transformés, en pizza, en chips et en boissons gazeuses», explique M. Watkins.

Ce que révèle l’étude

L’alimentation du futur papa avait une incidence négative dès la grossesse.

«On voyait, chez les souris femelles enceintes, le même type de problème que si elles avaient elles-mêmes une mauvaise alimentation, dit M. Watkins. Le sperme n’a pas un impact que sur l’ovule, mais aussi sur l’environnement général au début de la grossesse.»

À la naissance, les bébés souris dont le papa mangeait mal à la conception étaient plus gras, étaient quasiment diabétiques et leur foie comportait des symptômes de cirrhose non alcoolique.

Et maintenant?

Dans l’immédiat, les médecins qui rencontrent pour la première fois une patiente enceinte devraient poser des questions sur la diète paternelle, pas seulement sur celle de la future maman.

«S’il y a un manque de protéines et de vitamines, ou alors s’il y a trop de protéines et trop de gras, il faut garder cette information en tête pour le suivi de grossesse et immédiatement après la naissance.»

Au niveau de la recherche, M. Watkins veut maintenant identifier des molécules qui indiquent un mauvais environnement pour le foetus durant la grossesse.

«On peut se servir des changements observés dans le placenta et le foetus, lorsque l’alimentation est mauvaise à la conception, pour identifier des molécules à surveiller. Ensuite, on pourra trouver des suppléments à administrer pour corriger la situation. Idéalement, on pourrait aussi trouver des manières d’améliorer la qualité du sperme plus rapidement que par des changements d’alimentation, qui sont souvent difficiles à réaliser rapidement.»

En chiffres

> 55 % des calories de l’alimentation des hommes québécois de 19-30 ans proviennent d’aliments ultratransformés comme les boissons gazeuses, la pizza ou les croustilles.

> 47 % des calories de l’alimentation des femmes québécoises de 19-30 ans proviennent d’aliments ultratransformés comme les boissons gazeuses, la pizza ou les croustilles. 

Source: MSSS, 2015

 

https://www.lapresse.ca/

La dépression post-partum existe aussi chez les pères


On sait qu’il arrive qu’une nouvelle naissance puisse amener une dépression post-partum chez la mère, il est aussi possible que la paternité soit aussi source de dépression post-partum et d’hypersensibilité qu’il faut mieux en tenir compte pour l’harmonie de la famille
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La dépression post-partum existe aussi chez les pères

 

Crying Man | Thoroughly Reviewed via Flickr CC License by

Crying Man | Thoroughly Reviewed via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

Repéré sur UPI

Si les mères sont les premières victimes de la dépression post-partum, les pères sont également susceptibles de vivre cette situation. La clé: une baisse de leur niveau de testostérone.

Touchant officiellement 10 à 15% des mères (sans compter celles qui ne sont pas diagnostiquées), la dépression post-partum peut aussi bien résulter de variations hormonales –baisse des oestrogènes et de la progestérone– que de profonds changements du système immunitaire ou du métabolisme. Le tout est bien évidemment aggravé par un sentiment accru de solitude et un manque de sommeil croissant.

Sans trouver d’excuses à tous les pères qui ne s’occupent pas suffisamment de leur bébé et de sa mère, il faut néanmoins savoir que certains d’entre eux peuvent également être touchés par la dépression post-natale. S’il est encore difficile de quantifier le nombre de pères concernés, une étude vient de démontrer la réalité de cette dépression chez les hommes, et de pointer son origine: la baisse de la quantité de testostérone, explique le site UPI.

Un effet sur les mères

Une paternité récente peut faire diminuer la testostérone de certains hommes. Parmi les conséquences les plus fréquentes de cette diminution, on note l’apparition de symptômes dépressifs. Plus étonnant: cette baisse aurait aussi des effets indirects sur les mères, faisant naître chez elles des signes de dépression (ou les amplifiant s’ils étaient déjà présents). La recherche a donc tout intérêt à travailler conjointement sur les dépressions des pères et des mères, l’une ayant tendance à alimenter l’autre.

L’étude montre que la naissance d’un enfant peut également avoir l’effet inverse chez une partie des pères: leur taux de testostérone aurait tendance à augmenter, ce qui les rendrait plus agressifs et accroîtrait leur hypersensibilité. Si leur corps et leur situation professionnelle ne sont pas affectés par la venue au monde d’un enfant, les pères seraient néanmoins victimes de dérèglements hormonaux qui ne doivent pas occuper le devant de la scène mais nécessitent néanmoins d’être pris en compte afin d’assurer l’équilibre de chaque foyer.

http://www.slate.fr

La moustache de Salvador Dali est intacte, 28 ans après sa mort!


L’excentrique Salvador Dali, 28 ans après sa mort, a gardé sa moustache intacte ainsi que son corps est bien conserver par l’embaumement. L’ouverture de la tombe a pour but de prendre des échantillons et d’examiner les preuves grâce à l’ADN  que le peintre est le père ou non d’une cartomancienne. J’avoue avoir bien hâte d’avoir les réponses, à savoir si cette saga en valait la peine
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La moustache de Salvador Dali est intacte, 28 ans après sa mort!

 

HULTON DEUTSCH VIA GETTY IMAGES

Elle était dans sa position classique, à dix heures dix!

Les experts judiciaires chargés des prélèvements d’ADN sur la dépouille du peintre surréaliste espagnol Salvador Dali, mort il y a 28 ans, ont constaté que ses restes embaumés étaient bien conservés à commencer par sa célèbre moustache relevée, a annoncé la fondation Dali vendredi.

« Comme vous le savez, le corps de Dali avait été embaumé, il était momifié et la moustache a été préservée, comme l’a dit le médecin légiste (Narcís) Bardalet, elle était dans sa position classique, à dix heures dix », a déclaré le secrétaire général de la Fondation Dali Lluis Peñuelas Reixach vendredi lors d’une conférence de presse.

« C’était un moment émouvant pour lui et pour nous aussi », a-t-il ajouté en évoquant cette moustache noire relevée « en croc », si caractéristique de Dali, qui aimait s’en amuser en écarquillant les yeux.

Comme pour prolonger la rocambolesque vie du peintre surréaliste espagnol, une cartomancienne de 61 ans, Pilar Abel, née comme lui à Figueras, une petite ville du nord de la Catalogne, a déposé devant la justice une demande de reconnaissance de paternité, presque trente ans après la mort de Salvador Dali.

Malgré les efforts de la fondation qui gère son patrimoine et veille sur sa dépouille pour l’arrêter, la procédure judiciaire a suivi son cours, et la juge en charge du dossier a ordonné l’exhumation.

Celle-ci a été menée à bien pendant près de quatre heures jeudi à l’abri des regards dans le Théâtre-Musée Dali où l’excentrique artiste était enterré, après le départ des visiteurs.

Une lourde dalle de plus d’une tonne posée recouvrant sa tombe a dû être soulevée et le cercueil en bois massif a dû être ouvert.

Les experts ont prélevé des échantillons de « cheveu, d’ongle, et deux os longs », a encore dit Lluis Peñuelas aux journalistes.

Ils doivent désormais être analysés par l’Institut toxicologique de Madrid et comparés à l’ADN de la plaignante, ce qui prendra plusieurs semaines.

Si la filiation était démontrée, Pilar Abel, une femme aux yeux noirs et aux cheveux sombres, serait la seule descendance de Salvador Dali et pourrait prétendre à un quart de son héritage.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Araignées : le rare cas d’une paternité exemplaire


Généralement, après une procréation entre araignées, le mâle a souvent intérêt de quitter les lieux. Sauf une espèce qui le rôle de paternité est plus évoluer pour protéger la progéniture
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Araignées : le rare cas d’une paternité exemplaire

 

Mâle de Manogea porrocea

Araignées : le cas rare d’une paternité exemplaire.

RAFAEL RIOS

Chez les araignées, ce sont surtout les femelles qui s’occupent des œufs. Mais ce n’est pas le cas de cette araignée, Manogea porracea, chez qui les mâles aident à la protection de leur future progéniture.

PATERNITÉ. C’est l’histoire rare d’un papa poule, ou plutôt d’un papa araignée que nous racontent trois chercheurs brésiliens dans la revue Animal Behaviour. Rare ? Unique en fait, car cette araignée, Manogea porracea, est la première espèce solitaire observée dont les mâles participent activement au soin et à la protection des œufs. Ce phénomène a déjà été étudié chez une autre araignée, Stegodyphus dumicola, mais qui est, pour sa part, une espèce sociale. Chez les autres espèces, les mâles ont peu de possibilités d’effectuer leur rôle de père car ils bougent de toile en toile pour se reproduire et se font ainsi souvent prédater. Souvent, ils se font même dévorer par les femelles après l’accouplement.

Une nurserie chouchoutée

Chez Manogea porracea, après que la femelle ait pondu, le mâle va construire une toile en forme de dôme au-dessus de celle de sa partenaire. Cela agira comme un piège à insectes qui les nourrira pendant les soins parentaux et qui servira également de structure protectrice pour les œufs. De plus, cette stratégie permet aux mâles de devenir sédentaires et de garder la femelle, assurant ainsi leur paternité. Les deux partenaires vont alors se rapprocher des sacs d’œufs et participer aux soins parentaux. Cependant, dans de nombreux cas, les femelles disparaissent et les mâles restent seuls à s’occuper de la nurserie. L’hypothèse principale pour expliquer ce phénomène est que les femelles seraient une proie de choix pour les prédateurs puisqu’elles sont riches en lipides. Une autre hypothèse voudrait que les femelles aient une longévité plus courte que celles de leurs homologues masculins. Ainsi, le ratio mâles/femelles tendrait à se déséquilibrer, et les mâles auraient de plus en plus de mal à trouver des femelles pour s’accoupler.

Araignées Manogea porrocea des deux sexes autour des sacs d’oeufs – Crédit : Rafael Rios Moura

Le père joue un rôle primordial dans la survie des jeunes. Sans soins parentaux, seulement 4 araignées par sacs survivent (sur un total allant de 10 à 30), contre le double lorsque les parents, ou l’un des deux, sont présents. En effet, ces sacs sont tout particulièrement convoités par deux mimétidés, des araignées arachnophages, et par des araignées de la famille des Agyrodinés qui sont à la fois arachnophages et kleptoparasites. Les mâles s’occupant des nurseries deviennent plus agressifs et protègent ardemment leur progéniture.

Étonnamment, même en l’absence de prédateurs, les mâles restent sur les toiles à proximité des œufs, car ces derniers ne sont pas juste de fervents combattants ; ils réparent également « les dommages dans les tissus  [des sacs d’œufs] et réduisent l’humidité des sacs lorsqu’ils sont mouillés », précise à Sciences et Avenir Rafael Rios Moura, l’auteur principal de l’étude.

Puisque la survie de la génération suivante dépend fortement des mâles, « ce serait une des conditions clés expliquant l’évolution des soins paternels étendus chez Manogea porracea », poursuit le chercheur.

De plus, les soins parentaux sont dispensés jusqu’à ce que les jeunes naissent et se dispersent.

« En raison de ces avantages, nous nous attendons à ce que d’autres espèces d’araignées, telles que les espèces du genre Mecynogea, chez qui les mâles construisent des toiles près de celles des femelles voient leurs soins paternels évoluer », conclut Moura.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Ce que votre père a fait avant votre naissance pourrait influer sur votre futur


Je pense que les recherches ont une bonne voie et ainsi démontré que le mode de vie du futur père et aussi important que celle de la mère. Le père laisserait probablement un héritage plus qu’on le pensait aux futurs enfants
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Ce que votre père a fait avant votre naissance pourrait influer sur votre futur

 

father and daughter | Edward Musiak via Flickr CC License by.

father and daughter | Edward Musiak via Flickr CC License by.

Paul Haggarty

On en est encore aux prémices de ce nouveau champ de recherches.

Ce ne sont pas seulement les femmes enceintes qui doivent se soucier de leur mode de vie. Une nouvelle étude publiée dans la revue Science donne du grain à moudre à un ensemble de recherches examinant la façon de vivre et l’environnement des futurs pères. Et en quoi ces facteurs pourraient influer sur la vie de leurs enfants et de leurs petits-enfants.

Nous savons que de nombreuses caractéristiques –le poids, la taille, la prédisposition aux maladies, la longévité ou l’intelligence– peuvent être en partie héréditaires. Mais jusqu’à présent, les chercheurs ont toujours eu du mal à identifier une assise génétique précise. La raison? Notre incapacité, pour partie, à comprendre comment fonctionne l’ensemble. Désormais, on s’intéresse de plus en plus à un nouveau champ de recherche appelé «épigénétique», qui pourrait expliquer cette héritabilité.

L’épigénétique fait référence à l’information dans le génome contenue dans la séquence ADN. Cette information prend des formes diverses, mais les plus couramment étudiées par les chercheurs se rapportent à la modification clinique (connue sous le nom de méthylation et acétylation) de l’ADN et des protéines (on les appelle histones) qui, mises ensemble, composent le génome humain.

Cette information épigénétique –qui influence le choix de celles des copies de gènes qui «s’expriment» ou sont utilisées– peut se transmettre d’une génération à l’autre pendant la reproduction. Elle peut même persister dans les tissus et les organes d’une personne, tout au long de sa vie, cela même quand ses cellules se renouvellent.

Une hypothèse a suscité beaucoup d’intérêt ces dernières années: durant la reproduction, l’environnement d’une personne, par exemple la façon dont elle se nourrit, jouerait sur les signatures épigénétiques de ses enfants avec des possibles conséquences sur leur santé future. La plupart des travaux scientifiques se sont concentrés sur les signatures épigénétiques transmises à travers la lignée maternelle. Mais le capital génétique de la mère n’intervient que pour la moitié du génome de l’enfant et les chercheurs font de plus en plus attention au rôle joué par les pères dans le processus de l’héritage épigénétique. La nouvelle étude de Science affirme que la manipulation du processus épigénétique, pendant la production de sperme chez les souris, influence le développement de leur descendance pendant de multiples générations.

Ce que les pères transmettent

Nous le savons déjà, des signatures épigénétiques spécifiques dans le sperme du père ont été liées à un risque d’autisme chez les enfants. On a également associé l’âge du père, au moment de la conception, à des changements épigénétiques du sperme et au risque de voir ses enfants exposés à certaines maladies.

On a également observé des changements épigénétiques chez les enfants nés par insémination artificielle, quand le sperme du père n’était pas fonctionnel. Des expériences pratiquées sur des souris ont prouvé que l’administration d’éthanol chez les mâles affecte les signatures épigénétiques du cerveau de leur progéniture. Cela, conjugué à d’autres études, démontre les effets que le mode de vie paternel peut avoir sur la santé de l’enfant. Et l’étude de la revue Science ouvre de nouveaux horizons sur ce qui pourrait se passer à l’avenir.

Dans leurs derniers travaux, les chercheurs de l’université McGill, au Canada, ont utilisé le génie génétique pour modifier, pendant la production de sperme chez les souris, l’activité de l’une des protéines «histones» qui contrôle les processus épigénétiques (baptisée KDM1A histone lysine 4 demethylase). Ils ont montré que ce changement a influé sur la santé et le développement de leur progéniture et que cet effet a persisté pendant un certain nombre de générations.

Signatures épigénétiques

L’étude ne prouve pas que cet effet provoqué artificiellement pourrait être reproduit chez l’homme via l’exposition à un environnement particulier ou bien dans le cas d’une spécificité génétique chez un individu. Mais, à en croire les chercheurs qui l’ont étudiée, cette variation génétique des histones qui commandent l’épigénétique pourrait très bien produire des effets semblables chez les humains.

Toujours selon eux, si, chez l’homme, certains facteurs environnementaux altèrent ce même processus épigénétique au cours de la production de sperme, voilà qui pourrait constituer un facteur sous-jacent de malformations congénitales et de maladies imputables au père. Il s’agit certes de conditions médicales sérieuses, mais beaucoup de chercheurs s’intéressent aussi à des effets plus subtils parmi la population.

Les scientifiques ont formulé une hypothèse. Selon eux, des effets épigénétiques plus modérés seraient utiles du point de vue de l’évolution.

Ils permettraient aux futurs descendants de ressentir en quelque sorte l’«environnement métabolique» (comme la famine, ou la trop grande abondance de nourriture) dans lequel ils viennent au monde, en fonction de quoi ils programmeront alors leur propre métabolisme afin de s’adapter à cet environnement. Pour arriver à ce résultat, le «programme génétique»devrait être remis à jour à chaque génération, mais cette nouvelle étude semble démontrer la stabilité d’un changement épigénétique au fil des générations.

Il faudra davantage d’études pour comprendre comment cette nouvelle découverte se rapporte à l’héritage épigénétique humain, mais elle a amélioré notre connaissance de la façon dont tout cela se met en place. On en est encore aux prémices de ce nouveau champ de recherches, mais si ces processus peuvent s’appliquer à l’homme, les retombées pourraient être conséquentes. Des caractéristiques que nous pensions autrefois être inéluctables pourraient être modifiées. Et notre façon de vivre pourrait se répercuter non seulement sur notre propre santé, mais aussi potentiellement, sur celle de nos enfants, voire de nos petits-enfants.

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Les futurs papas aussi ont des hormones de grossesse


On parle souvent des changements hormonaux chez la femme lors de sa grossesse, mais l’homme aussi a ces changements, bien sûr, que les changements sont moins prononcés que chez la femme. Cependant il se peut que ce soit aussi quand le couple a une relation durable … Quoiqu’il en soit, ce changement est un plus pour le rôle de paternité
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Les futurs papas aussi ont des hormones de grossesse

 

Attendre un enfant engendre des modifications physiologiques, chez la femme bien sûr mais aussi chez l'homme.

Attendre un enfant engendre des modifications physiologiques, chez la femme bien sûr mais aussi chez l’homme.

PATERNITÉ – La grossesse produit des changements physiologiques chez les hommes qui vont bientôt être pères. C’est hormonal.

 

Un premier enfant, ça change votre vie. Avant même qu’il naisse, pendant la grossesse, vos sécrétions hormonales s’en trouvent bouleversées. Et ce, que vous soyez la future maman… ou le futur papa. Une étude publiée dans l’American Journal of Human Biology  révèle en effet que le taux prénatal de testostérone et d’œstradiol décline significativement chez les hommes qui attendent leur premier enfant. Comme si eux aussi étaient enceints – ce qui pourrait expliquer que certains accusent quelques kilos de grossesse

« D’autres études ont montré que la sécrétion hormonale chez les hommes changeait une fois qu’ils étaient pères, mais nos résultats suggèrent que ces changements interviennent encore plus tôt », écrit dans un communiqué le docteur Robin Edelstein, principal auteur de cette étude.

Ainsi, le taux de testostérone est passé en moyenne de 50,23 picogrammes par millilitre de salive lors de la douzième semaine de grossesse à 47,62 à la trente-sixième. Quant au taux d’œstradiol, il est passé sur la même période de 2,34 à 2,13 microgrammes par décilitre.

Stimuler l’attachement paternel

Certes, les fluctuations hormonales sont loin d’atteindre le même ordre de grandeur que chez la femme. Chez elle, on observe une multiplication par 5,5 du taux de testostérone (qui passe de 9,89 à 54,15 pg/mL) et par 12 de celui d’œstradiol (qui passe de 6,69 à 80,96 μg/dL). Toutefois, cela prouve que ces hormones sont aussi à l’œuvre chez l’homme et jouent un rôle sur le comportement et l’affection paternels.

D’autres études avaient souligné un taux de testostérone plus faible chez les pères que chez les non-pères et fait l’hypothèse que ce déclin post-partum chez l’homme stimulait l’attachement paternel en réduisant l’agressivité envers l’enfant. D’autres encore avaient relevé que les niveaux d’œstradiol étaient plus élevés chez les nouveaux pères par rapport aux hommes sans enfant, ce qui laissait supposer un rôle de cette hormone, généralement associée aux soins prodiguées et aux liens sociaux, dans la fonction paternelle.

État psychologique et libido

Cependant, cette étude ne précise pas à quel moment exact intervient le déclin de testostérone et d’œstradiol pendant la grossesse. Et comme les chercheurs n’ont pas mesuré les taux hormonaux avant la conception de l’enfant ou après la naissance, il est possible que les changements observés soient une conséquence durable du lien de couple plutôt que de l’approche de la paternité en tant que telle.

Le docteur Edelstein admet aussi que ses travaux ne permettent pas de savoir à quoi exactement sont dues ces fluctuations hormonales :

« Ces changements peuvent dépendre de l’état psychologique des hommes qui vont devenir pères ou de modifications de leur relation romantique voire physique avec leur compagne enceinte. »

Peut-être bien que c’est la modification de la libido des futurs parents, due à la présence de bébé dans le ventre rond, qui est à l’origine de cette variation hormonale.

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L’instinct paternel du chat et son rôle dans l’éducation du chaton


En général c’est la chatte qui s’occupe de ses chatons, mais pour x raisons quand les petits sont en âge pour commencer a manger, le papa chat peut prendre en charge l’éducation si le besoin s’en fait sentir
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L’instinct paternel du chat et son rôle dans l’éducation du chaton

 

Crédits photo : randomix – Flickr

 

Si l’on parle bien plus souvent du rôle primordial de la mère dans l’éducation du chaton, la présence du père ne doit pas être négligée, car elle peut elle aussi avoir son importance.

Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste du chat, nous en dit plus sur l’instinct paternel du chat et son rôle dans l’éducation et le développement des chatons.

Un instinct de survie

Au-delà d’un instinct paternel pur et simple il s’agit surtout d’un instinct de survie de l’espèce chez le chat mâle. Un chat mâle qui trouve un chaton viable en âge de se nourrir seul, ou un jeune chaton dont la mère est défaillante mais le nourrit, va prendre en charge le chaton, voir la portée entière et l’éduquer comme la mère l’aurait fait elle-même.

Le chat n’a pas la notion de père ou de mère comme chez l’humain, il voit plutôt sa paternité comme une continuité de l’espèce, une obligation éducative, un devoir. Il se laissera faire comme une chatte sans tenir compte de sa virilité (notion plus humaine).

Ainsi un chat se laissera mordiller, griffouiller, chahuter par des jeunes ; il fera mine de se faire attaquer et vaincre par les jeunes. Et bien au-delà il ira jusqu’à se laisser téter, afin d’assouvir le besoin de succion du jeune chat, qui doit pouvoir téter jusqu’à 3 mois, la lactation étant secondaire.

Bien sûr un nouveau né aura besoin de s’alimenter en tétant, mais un chaton passé 1 mois s’alimente seul ou presque. L’action de téter est plus liée au bien-être, à la compréhension du jeune et à son apaisement. Les phéromones relâchées au moment de la tétée sont rassurantes, calmantes et indispensables à l’équilibre comportemental du chaton.

Le fait de patouner en tétant a aussi un effet mécanique rassurant. L’adulte profite de se moment de détente pour toiletter les chatons, indiquant ainsi aux petits qu’un dominant peut faire une toilette, c’est plus une forme de respect mutuel qu’un signe de soumission (là encore énorme différence avec les chiens !).

Une mère de substitution

Il est entendu toutefois que les dominés feront la toilette des dominants en premier, mais en guise de remerciement, les dominants rendront la pareille; nous avons ici un exemple de ce qu’un père chat peut apprendre à sa portée en agissant comme éducateur assumant pleinement sa fonction.

On peut d’ailleurs plus parler de respect d’ancienneté et de position dans la hiérarchie du clan plutôt que de dominant, cette notion n’existant pas naturellement chez le chat. La part éducative du chaton est donc primordiale à son développement physique et psychique, les codes sociaux font aussi partis de cette éducation. Le père fera donc en sorte de se substituer à la mère absente.

Là encore on peut souligner que chez le chat il n’y a pas de notion « papa » ou « maman » mais éducateur au sens large.

Toutefois il est imprudent de laisser un chat mâle entier approcher d’une portée de quelques jours au risque qu’il tue les chatons, dans le seul but de faire retomber la femelle en chaleur et saillir rapidement…

On retiendra donc que le père ne devra pas être totalement isolé de la portée, il est même recommandé de le laisser avec ses chatons dès qu’ils commencent à sortir du nid (4 semaines). La socialisation et la sociabilisation du chaton n’en seront que renforcées !

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat
www.comportement-chat.com

http://wamiz.com/