On pourra appeler ces patates des «pommes de Lune»


La Chine va essayer de faire pousser des pommes de terre dans l’espace, sauf que cela ne sera pas sur Mars, mais sur la Lune. Ce mini jardin sera accompagné de tubercules et de vers à soie pour créer un écosystème élémentaire
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On pourra appeler ces patates des «pommes de Lune»

 

Le HuffPost  |  Par Gregory Rozieres

 

    Il y a deux ans, Matt Damon nous montrait comment faire pousser des pommes de terre sur la planète rouge, dans le film Seul sur Mars de Ridley Scott. Mais dès 2018, il se pourrait bien que des patates poussent réellement ailleurs que sur Terre. Des chercheurs chinois ont en effet annoncé qu’ils allaient tenter de cultiver le tubercule sur la Lune, rapporte la BBC.

    Pour réaliser un tel exploit, la Chine mise sur… les vers à soie. Lors d’une conférence sur l’exploration spatiale, couverte par plusieurs médias chinois, les scientifiques ont expliqué vouloir envoyer un petit cylindre de 3 kg et 18 cm à la surface de la Lune.

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  • Dans celui-ci, des graines de pommes de terre… mais aussi des oeufs de vers à soie. Objectif: en se développant, les oeufs vont générer du dioxyde de carbone, consommé par les patates qui vont produire de l’oxygène… consommé par les oeufs.

    Avec cet écosystème élémentaire, les chercheurs espèrent réussir à cultiver des pommes de terre lunaires. L’événement devrait être filmé et retransmis en direct sur la Terre. Le mini potager devrait partir dans l’espace à bord du vaisseau Chang’e 4, qui sera lancé en 2018 et permettra surtout d’emmener un rover sur la face cachée de la Lune.

    L’objectif de l’expérience, à long terme, est d’imaginer des moyens de produire facilement des aliments pour des astronautes stationnant sur notre satellite ou sur d’autres planètes du système solaire. La Chine n’est d’ailleurs pas la seule sur le coup. Récemment, des scientifiques ont affirmé qu’il était possible de cultiver des pommes de terre dans un environnement martien.

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La pomme de terre pourrait pousser sur Mars


J’espère quand même qu’ils essaient aussi de cultiver autre chose que des pommes de terre dans un environnement similaire à la planète Mars. Qui voudrait manger des patates pendant des jours et des jours … Et même d’autres légumes ne sera pas suffisant pour que les premiers colons, si jamais il y en a, puisse se garder en santé physiquement et psychologiquement
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La pomme de terre pourrait pousser sur Mars

 

«Le fait qu'il y ait une croissance possible... (Photo MOHAMED EL-SHAHED, AFP)

«Le fait qu’il y ait une croissance possible dans des conditions comme celles de Mars est une phase importante de cette expérience», a dit l’un des responsables de l’expérience.

PHOTO MOHAMED EL-SHAHED, AFP

 

Agence France-Presse
Lima, Perou

Des frites en provenance de Mars? Cela sera peut-être un jour possible puisque le tubercule arrive à pousser dans des conditions atmosphériques semblables à celles de la planète rouge, selon une première expérimentation menée au Perou.

«Les résultats préliminaires sont encourageants», a indiqué vendredi le Centre international de la pomme de terre après une expérimentation menée entre le 14 février et le 5 mars dans ses installations à Lima.

«Si les tubercules peuvent tolérer les conditions extrêmes auxquelles nous les exposons ici, cela offre une bonne opportunité pour qu’elles poussent sur Mars», estime Julio Valdivia Silva, astrobiologiste péruvien lié à l’agence spatiale américaine.

«Le fait qu’il y ait une croissance possible dans des conditions comme celles de Mars est une phase importante de cette expérience», a-t-il ajouté.

Les pommes de terre en question, issues d’une sélection d’une centaine d’espèces péruviennes, ont été cultivées sous un dôme, baptisé CubSat, où a été reproduite une atmosphère confinée censée être équivalente aux conditions atmosphériques en vigueur sur Mars.

La terre dans laquelle il a poussé à l’aide de fertilisants a été extraite du désert de la Pampa de la Joya, dans le sud du Pérou, où le sol est similaire à son homologue martien.

La pomme de terre est semée abondamment au Pérou, et pousse même à des altitudes de 4000 mètres.

Cette expérimentation du Centre international de la pomme de terre est prévue pour durer cinq ans.

Dans les prochaines années, la NASA envisage de construire dans la Pampa de la Joya un centre d’expérimentations martiennes, comme il en existe déjà aux États-Unis, en Antarctique et en Russie.

Son paysage visuellement très ressemblant à celui de la planète rouge, avec ses dunes et ses formations rocheuses, pourrait parfaitement accueillir une base martienne avec les mêmes éléments, radiations et sol que sur la planète rouge.

Le Centre international de la pomme de terre est un des laboratoires majeurs dans le monde dans le secteur des tubercules. Il possède une banque de données de plus de 4000 variétés de pommes de terre.

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Un champ de patates datant de 3800 ans découvert au Canada


Les Premières Nations du Canada, il y a près de 4 000 ans savaient déjà travailler la terre pour cultiver l’ancêtre de la pomme de terre.
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Un champ de patates datant de 3800 ans découvert au Canada

 

Des restes de pomme de terre découverts sur la côte pacifique du Canada sont la « première preuve » que les populations autochtones d’Amérique du Nord cultivaient déjà des potagers il y a presque quatre millénaires.

Le champ de tubercules, découvert sur les terres ancestrales de la tribu Katzie, devenues aujourd’hui la Colombie-Britannique, est la « première preuve » de jardinage par les tribus de chasseurs-cueilleurs de la région pendant cette période, selon une étude publiée dans l’édition de décembre du journal Science Advances.

Les auteurs de cette étude, menée par Tanja Hoffmann et des archéologues de l’Université Simon Fraser, ont conclu que les populations autochtones de la région du nord-ouest Pacifique avaient aménagé des zones marécageuses pour augmenter la production de ces plantes alimentaires sauvages.

La tribu locale a vraisemblablement installé des pierres pour délimiter la culture et favoriser la pousse des wapatos, l’équivalent des pommes de terre d’aujourd’hui. Les chercheurs ont également découvert 150 fragments d’outils durcis par le feu sur le site d’excavation, qu’ils pensent être le bout de bâtons servant à travailler la terre.

L’équivalent antique de la pomme de terre, qui poussait entre octobre et février, était pour les tribus autochtones une importante source de féculents pendant les mois d’hiver. Les fouilles ont mis au jour 3768 wapatos, également appelées « patates indiennes ».

« Les restes que nous avons retrouvés étaient brun foncé ou noircis, et bien que seule la surface extérieure ait survécu sur la plupart des spécimens, certains contenaient également de la pulpe à l’intérieur », mentionne l’étude.

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La Nasa veut cultiver des patates martiennes


Le film : « Seul sur Mars » a inspiré des chercheurs de la Nasa pour tenter l’expérience de faire pousser des patates dans un lieu qu’ils aménageront et qui sera semblable à Mars. C’est aussi une recherche qui pourrait être utile lors d’une famine causée par un sol infertile
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La Nasa veut cultiver des patates martiennes

 

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Dans « Seul sur Mars », Matt Damon découvre son champ de patates dévasté par une explosion. © 2015 Twentieth Century Fox

Par Sylvie Rouat

La Nasa et le Centre international de la patate au Pérou lancent fin janvier une expérience de culture de pommes de terre dans des conditions similaires à celles qui règnent sur la planète Mars. Un projet qui pourrait avoir des retombées terrestres.

 

AGRICULTURE. Dans le film Seul sur Mars, Matt Damon joue le rôle d’un botaniste qui parvient à faire pousser des pommes de terre dans le sol martien. Une gageure, comme le rappelait lors de la sortie du film, Francis Rocard, le responsable du programme d’exploration solaire au Cnes, pour qui il semblait « improbable de pouvoir faire pousser quoi que ce soit dans le sol martien très oxydant ». Néanmoins, la fiction de Ridley Scott a inspiré une expérience aux scientifiques de la Nasa. Avec les spécialistes du Centre international de la patate (CIP), à Lima au Pérou, ils ont décidé de lancer fin janvier une plantation de ces tubercules dans un laboratoire reproduisant les conditions atmosphériques, la température, la gravité, la composition du sol et le niveau de radiations de notre voisine planétaire.

Première étape : trouver un sol terrestre proche de celui de Mars

La première étape a constitué à trouver un sol terrestre proche de celui de notre voisine. Selon Julio Valdivia-Silva, chercheur associé à la Nasa et responsable du projet, les chercheurs ont trouvé, dans la région péruvienne d’Arequipa, une zone aride de la Pampa dont les caractéristiques sont similaires à celles d’échantillons martiens analysés in situ par le rover américain Curiosity. Quelques 80 kg de ce sol du désert de La Joya vont ainsi être transportés jusqu’à Lima. Le CIP, l’un des plus grands laboratoires au monde disposant d’une base de données génétique de plus de 4000 variétés de pommes de terre, a d’ores et déjà sélectionné neuf variétés de pommes de terre pour la première phase, à laquelle participeront deux scientifiques de la Nasa, neuf chercheurs du CIP et un spécialiste des Émirats arabes unis.

Dans le petit champ extraterrestre reconstitué au CIP, les taux élevés de dioxyde de carbone (95% de l’atmosphère martienne) devraient bénéficier à la croissance de la plante. La pomme de terre péruvienne, l’une des espèces testées, est très résistante puisqu’elle est capable de se développer à plus de 4000 m d’altitude. Les premiers résultats sont attendus pour mars.

Ce tubercule pourrait s’adapter aux changements climatiques… de la Terre

Si les chercheurs démontrent leur capacité à cultiver un champ de patates dans un milieu extraterrestre hostile à la vie, alors cela voudra également dire que les pommes de terre peuvent être cultivées partout sur notre planète et seraient alors une solution à la famine qui affecte aujourd’hui 842 millions de personnes. Cela montrera également que ce tubercule peut s’adapter aux changements climatiques futurs qui verront les taux de CO2 augmenter dans notre atmosphère et les terres désertiques s’étendre de plus en plus. Pour les populations concernées, la patate pourrait être une excellente source de vitamine C, de fer et de zinc.

Les premiers exemples de culture de la pomme de terre, qui remontent à 2500 ans avant JC, étaient pratiqués par les indiens Aymara dans une région s’étendant entre le Pérou et la Bolivie actuels. C’est à côté de ces tout premiers champs de patates de l’histoire que pousseront bientôt, peut-être, les plantes qu’emporteront un jour les futurs colons du système planétaire.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi vous ne devriez JAMAIS ranger vos pommes de terre au réfrigérateur


On conserve presque toutes les denrées périssables dans le frigo, mais certains aliments comme la pomme de terre craint le froid et change son apparence et sa place est dans un endroit sec
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Pourquoi vous ne devriez JAMAIS ranger vos pommes de terre au réfrigérateur

Plusieurs d’entre nous reviennent de l’épicerie et rangent automatiquement tous leurs achats au réfrigérateur. Ce sont des denrées périssables, après tout! Mais le réfrigérateur est loin d’être conseillé pour la conservation de tous les produits. Certains aliments comme le pain, les pommes de terre et les oignons ne devraient jamais être rangés au réfrigérateur.

Exposer vos pommes de terre à une température sous les 7 °C (un réfrigérateur n’allant généralement pas plus haut que 4 °C) transforme l’amidon de la pomme de terre en sucre, rendant celle-ci non seulement plus sucrée, mais aussi décolorée.

Entreposez vos pommes de terre dans un endroit sombre et frais, dans un sac de papier ou un sac de plastique troué. Un sac de plastique non troué fera pourrir vos pommes de terre. Et ne les lavez JAMAIS avant de les ranger. Tout excès d’humidité fera également pourrir vos pommes de terre. Nettoyez-les juste avant de les cuisiner.

Si vous les entreposez correctement, vous pourrez conserver vos pommes de terre de 2 à 3 mois. Sérieusement!

Cet article initialement publié sur le Huffington Post États-Unis a été traduit de l’anglais.

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Le Saviez-vous ► La petite histoire de la pomme de terre


Tout le monde connait la pomme de terre, qu’on dit familièrement la patate. Mais ce tubercule n’a pas eu une entrée spectaculaire dans ses débuts en Europe, car on pensait qu’elle était ensorcelée voir toxique. Mais heureusement, la pomme de terre a fini par entrée sur toutes les tables riches ou pauvres
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La petite histoire de la pomme de terre

 

 

Les navigateurs espagnols qui la ramenèrent du Pérou à la fin du XVIe siècle en auraient été bien étonnés. En effet, longtemps on a vu dans ce tubercule un aliment de dernier recours pour les pauvres et les animaux, voire un mets toxique ou ensorcelé.

Les réticences ont été plus grandes en France que partout ailleurs et il a fallu toute la diplomatie d’un pharmacien des armées, Antoine Parmentier, pour convaincre le roi Louis XVI et ses compatriotes d’en faire leur ordinaire.

Parmentier offre une fleur de pomme de terre à Louis XVI (gravure extraite d'un livre scolaire, début du XXe siècle)

Une lente acculturation

 

Axomama, déesse de la pomme de terre, culture Moche, PérouLes Incas ont découvert les pommes de terre au XIIIe siècle dans les hauts plateaux des Andes, et en ont fait leur aliment de base sous le nom de papas.

Pizarre et ses conquistadors n’y prêtent guère attention, de même que les colons espagnols qui viennent après eux et les appellent patatas. En 1588, le roi d’Espagne en reçoit quelques spécimens et en fait don au pape pour soigner sa goutte.

Un botaniste de Vienne les représente sur de superbes planches botaniques sous le nom latinisant de «taratufli» (petite truffe). Le mot est déformé en Kartofel par les Allemands, kartopfel par les Russes, tartufoli par les Italiens etc artoufle par les Français.

Petit à petit, le nouveau féculent venu des Andes va bouleverser les habitudes de consommation des Européens.

De fortes réticences

 

Fleur de pomme de terre (Elisabeth Blackwell. Herbarium Blackwellianum emendatum et auctum, idest, Collectio stirpium. Nuremberg, 1760)À la fin du XVIe siècle, des religieux commencent à cultiver des patatas dans un monastère de Séville en vue de nourrir les pauvres à moindres frais.

Des mercenaires espagnols impliqués en Allemagne dans la guerre de Trente Ans (1618-1648) les font découvrir aux habitants.

En Virginie, des colons anglais en manque de nourriture reçoivent du corsaire Francis Drake des patatas que celui-ci a récupérées au cours de ses errances le long de la côte chilienne.

Rapatriés deux ans plus tard en Angleterre, ces colons font connaître les patatas (en anglais potatoes) à leurs compatriotes. Elles vont connaître en Irlande  une fortune inespérée jusqu’à la grande famine de 1845-1849, due à une maladie de la pomme de terre.

En France, c’est seulement dans les régions pauvres et périphériques que la pomme de terre trouve à s’acclimater. L’agronome Olivier de Serres la cultive dans sa ferme modèle du Pradel. Mais les préjugés ont la vie dure.

Dans les régions prospères, le tubercule est méprisé notamment parce qu’il n’est panifiable, par manque de gluten. Il est jugé toxique et, pire, rangé parmi les plantes ensorcelantes.

Le chantre de la pomme de terre

La pomme de terre va enfin acquérir ses lettres de créance en 1771, quand, à la suite de plusieurs disettes, l’Académie de Besançon offre un prix à celui qui répondra au mieux à la question :

«Quels sont les végétaux qui pourraient suppléer en temps de disette à ceux que l’on emploie communément à la nourriture des hommes, et quelle devrait en être la préparation ?».

L’heureux lauréat est Antoine Augustin Parmentier, né à Montdidier (Picardie) 35 ans plus tôt.

Apothicaire-major à l’hôtel royal des Invalides, il recommande chaudement la pomme de terre après en avoir éprouvé les bienfaits pendant la guerre de Sept Ans, quand, pharmacien aux armées, il avait été capturé par les Prussiens et, pendant deux semaines, en 1763, avait été nourri de pommes de terre en bouillie.

Grâce à une pension du roi Louis XVI, il travaille dès lors sans relâche sur la pomme de terre et convainc le roi de lui prêter le terrain de manœuvres des Sablons, à l’ouest de Paris, qui comme son nom l’indique, est sablonneux et impropre à l’agriculture conventionnelle.

Le 15 mai 1786, il y plante deux arpents de pommes de terre sous les quolibets des Parisiens. Une fois la floraison venue, le 24 août 1786, le pharmacien cueille un bouquet de fleurs et court à Versailles l’offrir au roi.

Louis XVI accroche une fleur à sa boutonnière et en pique dans la coiffure de la reine. Bientôt la pomme de terre fait son apparition à la table royale. Le ton est donné. La production et la consommation de pommes de terre ne vont plus dès lors cesser de croître jusqu’à la fin du XXe siècle.

La Révolution encourage les efforts de Parmentier. Celui-ci poursuit son œuvre de propagande  et suggère à ses compatriotes d’innombrables manières d’accommoder les tubercules, y compris la recette qui portera son nom, le «hachis Parmentier», qui consiste à accommoder les restes de viande avec de la purée de pomme de terre.

Récompensé de ses efforts, il entre à l’Institut en 1796 et la pomme de terre est même un temps rebaptisée en son honneur «parmentière».

Antoine Parmentier en habit d'académicien présente les plantes qu'il a étudiées (François Dumont, 1812, musée de Versailles)

Bibliographie

On peut lire sur le sujet le livre de Maguelonne Toussaint-Samat, Histoire naturelle et morale de la nourriture (Bordas, 1987) et l’article d’Anne Muratori-Philip dans Historia(mars 2013).

http://www.herodote.net