Le conte des maux de tête


Une histoire qui fait sourire … peut-être donnant l’origine en histoire des migraines .. pas tout a fait le mal de tête mais les maux du coeur .. qui sont tout aussi difficile a vivre
Nuage

 

Le conte des maux de tête

 

Dans ce pays-là, que je connais bien pour l’avoir visité, tous les enfants naissaient avec une graine d’amour, qui ne pouvait germer que dans leur cœur.

Ce qu’il faut savoir, c’est que cette graine avait une particularité… très originale, en ce sens qu’elle était constituée de deux moitiés de graines. Une moitié de graine d’amour pour soi et une moitié de graine d’amour pour autrui.

Vous allez tout de suite me dire : « Ce n’est pas juste, c’est disproportionné, ça ne peut pas marcher ! Une moitié pour un, d’accord, car il faut s’aimer. Mais une seule moitié de graine d’amour pour autrui, pour tous les autres, ah non alors ! Cela va bien au début de la vie, quand un enfant n’a pas beaucoup de personnes à aimer, seulement sa mère, son père, un ou deux grands-parents… Mais plus tard, vous y pensez, plus tard, quand devenu adulte chacun est susceptible d’aimer beaucoup de personnes, cela est déséquilibré. Une seule moitié de graine d’amour à partager entre tant d’amours… Cela est invivable ! ».

Oui, vous me diriez tout cela avec passion, mais c’était ainsi dans ce pays ! Et d’ailleurs, ceux qui savaient laisser germer et laisser fleurir chacune de leurs moitiés de graine d’amour, avec intensité, avec passion, avec enthousiasme et respect, ceux-là découvraient plus tard qu’ils pouvaient à la fois s’aimer et aimer, aimer et être aimés.

Ceux qui ne développaient qu’une moitié de graine, soit en s’aimant trop, soit en n’aimant que les autres, soit encore en n’aimant qu’une seule personne au monde, ceux-là avaient des mi-graines qui durcissaient, qui durcissaient tellement leur cœur… que parfois leur tête éclatait de douleur.

Ah ! Vivre seulement avec une mi-graine d’amour, cela doit être terrible ! D’autant plus qu’il n’y a aucun remède à ces migraines et qu’elles sont susceptibles de durer des années.


Ainsi se termine le conte des maux de tête qui sont surtout des maux de cœur…

Jacques Salomé

Le Saviez-vous ► Expression : Par coeur


Par coeur !!! Combien de leçons qu’ils fallaient savoir par coeur, pour une récitation ou un contrôle à l’école ?? Pourtant le coeur, n’est pas le siège de la mémoire
Nuage

 

Par coeur

 

De mémoire (à propos de choses à rapporter / rapportées fidèlement)

Depuis quand le coeur est-il le siège de la mémoire ?
Eh bien il faut aller voir chez les Grecs, à l’Antiquité. Chez ces gens-là, cet organe était le siège à la fois du courage
(le mot à la même racine), de la sensibilité, de l’affectivité ou même de l’intelligence.

Plus tard, malgré une meilleure connaissance du rôle réel du coeur, il est resté associé aux sensations, aux émotions, aux passions…

Au Moyen Âge, il était utilisé dans l’expression « souper par coeur », ce qui signifiait « manger par la pensée / par l’imagination » ou, autrement dit maintenant, « se serrer la ceinture », c’est-à-dire ne pas avoir de quoi manger. On peut aussi dire ‘faire tintin’, surtout si Milou a déjà été mangé en chien chaud et qu’il ne reste vraiment rien à grignoter.

C’est au XVIe siècle, chez Rabelais, que l’expression « savoir par coeur » semble apparaître pour la première fois. On la trouve ensuite chez Choliéres.

Cette utilisation de ‘coeur’ comme siège de la pensée ou de la mémoire s’est maintenant complètement perdue, ce qui rend l’origine de l’expression assez incompréhensible.

Certains évoquent quand même le fait que quand on aime quelqu’un[1], on ne peut pas l’oublier. C’est ainsi que le lien de l’organe à la mémoire serait fait.

[1] Parce qu’il est bien connu que le coeur est le siège de l’amour, non ? Il suffit de demander à ce pauvre Cupidon qui s’évertue à y planter ses flèches !

http://www.expressio.fr

Lettres incurvées


Quelle tristesse de voir des familles qui enfants et parents s’émerveillaient et qu’avec les années de fausses vérités, des mensonges se sont installées pour brisé les liens
Nuage

Lettres incurvées

Isolé dans mon coin
Excédé de ma vie
Je mets enfin les points
Aux i de mes envies

Les majuscules tombent
Puis très vite faiblissent
Dans la noirceur des tombes
Avec tous leurs complices

Lettres trop incurvées
Telle l’ove des vieux
Qui après la corvée
Sont expulsé des lieux

Voyant les belles images
Mourir une après l’autre
Ou devenir mirages
Pour l’encens des apôtres

Ces mots sont-ils en cire ?
Liquéfiés goutte à goutte
Sur les flammes de mon ire
Embrasant tous les doutes

Où bois dans la fournaise
D’abus qui les crépitent
Futée cette foutaise
Pour laquelle on s’excite 

Ces outils d’atelier
Soufflés par les déluges
Rives sur les mortiers
Les dictons se transfugent

Les lettres qui jadis
Fleuraient une beauté
Des fleurs du paradis
En faisant sursauter

Au sein de ma cité
Les tisons de l’enfer
N’ont pu phagocyter
De ce qui est amer

Le A, un vieux tréteau
Que le temps a rouillé
Le T, tel un marteau
Que les mains ont souillé

Ces lettres ne sonnent plus
Au ciel de ma famille
Dans leur chut absolu
Las, mon âme vacille

Devenu plaie béante
Plus virulente au cœur
Pourtant chercher l’entente
Pour unifier en chœur

Mais ces liens trop rigides
Ont trituré les veines
De mes passions candides
Qui meurent sous les peines

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
7 Juillet 2005

Oh Mer !


Ce que je préfère quand j’écris c’est d’employer des éléments de la nature comme s’ils pouvaient nous répondre, car la nature a son propre langage pour nous faire réagir quand on la contemple
Nuage

Oh Mer !

J’allais venir à toi, Oh Mer !
Aux profondeurs de tes abîmes
Me libérer du goût amer
De mes entrailles qui s’abîment

Envoûtée par une expression
De l’intensité de ton coeur
T’offrir l’acmé de mes passions
Dans ton écrin de tout malheur

Tes vagues, ton ire me tanguent
Puis se dissipent sous mes pieds
Et ta fraîcheur qui me seringue
Pour me vider et me confier

Puis ensevelie d’un silence
Qui jalonne mon état d âme
Ma candeur naît la confiance
Croire en toi serait un grand drame

Les poètes m’ont pervertie
Sans une clairvoyance posthume
Mes douleurs cherchant l’amnistie
Dans tes ténèbres que j’exhume

Oh Mer !
Je ne viens plus me confesser
Ou ensemencer mes labours
Une méthode de me panser
Pour chasser loin tous mes vautours

Cœur brisé débourre ta peine
Tes poèmes aux rafles des vents
Ainsi écrire à perdre haleine
Cet amour, tu es seul fervent

Hélas, tu restes toujours sévère
Comme les belles courtisanes
Juste l’emblème de l’éphémère
Ainsi, rends mon cœur si profane

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
5 Juillet 2004

Fétichisme? L’homme qui aimait trop les ballons


Euh, pensez-vous que des ballons gonflables ont des sentiments ? Qu’ils peuvent être substitués a des enfants ??? Il semblerait qu’un américain le pense vraiment … Je ne sais pas mais je pense qu’il devrait revoir ses valeurs
Nuage

 

Fétichisme?

L’homme qui aimait trop les ballons

 

L'homme qui aimait trop les ballons

Crédit photo : TVA Nouvelles

Le jeune Collins adore les ballons à un point tel qu’il aime les glisser sous son t-shirt, les embrasser et se recroqueviller contre eux la nuit venue.

TVA Nouvelles

La vie de David Collins pourrait sembler ordinaire à ceux qui l’observent de l’extérieur. L’homme, âgé de 27 ans, vit à Little Rock, en Arkansas, où il enseigne le piano pour gagner sa vie.

David Collins pourrait ressembler à n’importe qui d’autre si ce n’était sa passion dévorante pour les ballons. Il «sauve la vie» de la plupart d’entre eux en visitant les concessionnaires automobiles, qui décorent leur commerce avec ces ballons qu’il aime tant.

«C’est difficile de conduire à ces endroits, parce que je ne veux qu’attraper toutes ces belles choses», a-t-il confié à la chaîne National Geographic.

 

 

Le jeune Collins adore les ballons à un point tel qu’il aime les glisser sous son t-shirt, les embrasser et se recroqueviller contre eux la nuit venue. Mais ne vous y trompez pas: l’homme assure que sa passion pour ces objets gonflables est pure, rapporte le Daily Mail.

«Je suis persuadé que ces ballons sont mes enfants. Ils font partie de moi en tant que personne, et ils font partie intégrante de ma prétendue famille», explique le professeur de musique.

«Je suis convaincu que les ballons ont des sentiments. Ils sont vulnérables à un tas de choses. Je déteste quand ils sont malheureux, je déteste aussi quand ils éclatent… Les ballons ont besoin d’une bonne maison», poursuit M. Collins.

http://tvanouvelles.ca

La peur, ce goût amer


Il y a des jours qu’on sent le monde en ébullition comme pour percer un abcès mais en vain, ..Nous avons un idéal quand nous étions enfant mais en grandissant les choses ont changer .. certains ont réussit d’autres pas .. mais on sent cette pression qu’on nous impose par des ceux qui gouvernent. Quand cette pression s’étend a un groupe, foule, il y a risque d’éclatement
Nuage

 

La peur, ce goût amer

 

 

Avons-nous si peur du progrès
Que nous laissons grandir l’abcès
Des sentiments issus du feu
Espérant ne perdre l’enjeu

Où est cette graine qui jadis
Fût semé dans un oasis
Au cœur même de notre enfance
Qui, grandissant devient souffrance

L’envie de forger une victoire
Être l’empreinte dans l’histoire
Ce rêve de changer les choses
Mais la peur, le temps l’ankylose

L’être sur l’autel du sacrifice
Hypnotisé par les artifices
S’ancre tel l’agonie vers la mort
Balai de sorcière sur nos sorts

Comme si mes nerfs se déracinent
Forcé de vivre ce qui lancine
Je ne veux plus voir la télé
Vivre le coeur moins affolé

La peur me donne ce goût amer
Et m’envenime tel un cancer
Puis, s’infiltre jusqu’à mon cerveau
Déguise tout ce que j’ai de beau

J’ai les yeux grands ouvert, il fait noir
Malgré les deux astres de l’espoir
Le ciel du destin s’est assombri
Au cœur néant de l’homme meurtri

Est-il mieux d’être aveugle et sourd
Ce sentiment devient plus lourd
Devant les erreurs des nations
Sans magie, sans incantations

Tous ces rêves se sont échappés
Bannissant les printemps escarpés
Laissant les hivers prendre le trône
Confisquer la moindre aumône

Il ne me reste que les miettes
De mes passions encore secrètes
Que les souvenirs qui s’estompent
Par la faute de ces chefs qui trompent

Il faut suivre à la lettre, les ordres
Montrer souplesse facile à tordre
Se soumettre que pour exister
Ainsi la paix peut-elle persister ?

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
12 Avril 2004

L’illusion


Une des raisons, que j’ai insisté pour mettre au moins le prénom a mon ami, malgré qu’il ne voulait pas vraiment .. c’est que c’est lui qui a vécu cet amour illusoire qui a fait couler les quelques poèmes
Nuage

 

L’illusion

 

Au passage… des regards se sont croisés

L’innocence d’un sourire m’envahi
Tout comme une mer agréable sans ire 
La fleur de mes passions a mûri
À travers des abîmes de délire

Comme les saisons… le temps a passé

Ta respiration gênée s’estompe
Ton esprit s’éloigne en ma présence
Tes mains pourtant… donne des signes qui trompent
Mais tes lèvres m’imposent un long silence

Les rêves se sont métamorphosés

J’ai voulu à mon âge l’élixir 
Chamboulant mes peines en vagues de rires
Tu m’as mené vers de faux désirs
Comme un vampire cherchant qu’à séduire

La satire de ton amour m’a blessé

Les paroles qui frappaient sur tes cordes
Fécondaient en moi les plus belles odes
À faire bouillonner le coeur des hordes
D’espoirs forgés dans mon épisode
 
Le bleu de mon ciel s’est embrasé

Quelle émotion tu as  fais  jaillir !
À croire l’amour en dernier  soupir
Défier vent et marée pour mourir
Apparaître à tes yeux un martyre

Mais ton cœur à jamais cadenassé

Je narre en ermite, ma nostalgie
Dans mes entrailles c’est l’hémorragie
Meurtri du glaive d’une mythologie 
Ânonner dans une triste liturgie

Je m’enferme dans ma coquille cassée

J’erre dans les pensés de vieux fakirs
Préférant la dureté qu’au plaisir
Je veux faire de l’amnésie  ma mire 
Sans continuer, je veux en finir

Mes rêves sont maintenant épuisés

Déchiré ces pages de naïveté 
Ne soulagerais point ma douleur
Je souffre trop par ma crédulité
Qui a laissé tant de fausse rumeur

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
12 Décembre 2003