#COP21 – Innovation : la machine à dessaler la mer


L’eau potable n’est pas accessible pour tout le monde. Pourtant, l’eau est présente est très présente sur Terre, mais elle n’est pas utilisée à cause du sel. Un désigner a imaginer un dispositif pour dessaler cette eau. Le plus beau, c’est qu’il veut laisser libre d’accès son invention à ceux qui on a besoin
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#COP21 – Innovation : la machine à dessaler la mer

 

© Gabriele Diamanti

© Gabriele Diamanti

En 2005, jeune diplômé en design industriel, l’Italien Gabriele Diamanti (34 ans aujourd’hui) imagine un moyen simple et durable de rendre potable l’eau salée. Neuf ans plus tard, son projet est sur le point d’aboutir.

En 2015, 2,4 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, selon l’Organisation mondiale de la santé. On connaît la solution : pour séparer l’eau — qu’elle soit usée, salée ou saumâtre — des parasites, germes pathogènes et sels minéraux qu’elle peut contenir, il faut la dessaler.

Des distillateurs, voire des usines de dessalement, existent déjà mais sont souvent bien trop coûteux pour les habitants des pays en développement. Le designer italien Gabriele Diamanti a, lui, cherché à utiliser l’action du soleil :

« J’ai travaillé sur un système simple, concevable avec des ressources locales, pour qu’il puisse être élaboré là où on en a besoin. »

Fermé par un grand couvercle en métal, le dispositif en terre cuite, baptisé Eliodomestico, constitue une sorte de fourneau solaire. Il suffit d’y verser l’eau impropre à la consommation et de la laisser chauffer une journée pour la récupérer buvable. Sous l’effet du soleil, les molécules d’eau s’évaporent naturellement, puis glissent le long d’un tuyau et se condensent dans un bol de récupération. Un prototype de 60 cm de diamètre permet ainsi de récupérer 5 l d’eau potable.

Gabriele Diamanti espère désormais établir des partenariats avec des entreprises locales pour développer l’Eliodomestico et le distribuer via des ONG. Toutefois, les plans de son système sont en open source : chaque artisan peut en fabriquer un librement, voire l’améliorer afin de l’utiliser ou de le revendre.

« Pour moi, il était impensable de déposer un brevet, insiste le designer. Il s’agit de faciliter la vie d’autrui ! Laisser la fabrication de l’Eliodomestico libre d’accès, c’est un bon moyen de répandre facilement son usage. »

Par Céline Lison

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COP21 :le changement climatique, un « accélérateur » d’allergies


On s’aperçoit qu’il y a plus d’allergies qu’avant. Il y a le pollen en cause, mais aussi l’activité humaine et les changements climatiques
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COP21 :le changement climatique, un « accélérateur » d’allergies

 

©Phovoir

©Phovoir

La pollution – intérieure comme extérieure – est considérée comme l’un des principaux facteurs de risque allergique. Composée entre autres de fortes concentrations de pollens, cette même pollution est accentuée par le réchauffement planétaire. Explications, à l’occasion de la COP21 qui se déroule à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.

« Entre 12% et 45% des problèmes allergiques, seraient causés par le pollen », indique l’INSERM.

Leur nombre est d’ailleurs en constante augmentation. En France, ils ont même triplé en 20 ans, touchant près de 20% des adolescents et plus de 30% des adultes. L’allergie au pollen se manifeste par des rhinites et des conjonctivites, parfois avec une toux et respiration sifflante, des eczémas et des urticaires. La forme la plus sévère est la crise d’asthme.

Chaleur et ozone mènent au pollen

Les émissions dudit pollen, son transport et ses dépôts sont étroitement liés aux conditions climatiques.

« On peut donc s’attendre à ce que les conséquences du changement climatique (augmentation de la température, modification des précipitations, augmentation de la concentration en CO2 atmosphérique) modifient sensiblement les problèmes d’allergie liés au pollen », estime l’INSERM.

Un exemple est particulièrement évocateur : il s’agit de l’ambroisie. Cette plante originaire d’Amérique du Nord, a déjà colonisé la Bourgogne, l’Auvergne et la région Rhône Alpes. Son pollen est très allergisant et provoque des rhinites, conjonctivites, trachéites voire des crises d’asthme sévères.

« Selon une étude récente, la concentration dans l’air du pollen d’ambroisie pourrait quadrupler en Europe à l’horizon 2050. Le changement climatique serait responsable des deux tiers de cette augmentation. Les activités humaines favorisant la colonisation de la plante sont aussi en cause », poursuit l’INSERM.

Autre effet du changement climatique en matière d’allergènes : l’ozone.

« Les températures élevées, comme celles rencontrées lors des canicules, favorisent sa formation. Les effets de l’ozone sur la santé humaine sont liés à son pouvoir oxydant et inflammatoire », explique l’INSERM. Ainsi, « le gaz pénètre facilement jusqu’aux voies respiratoires les plus fines et favorise le passage d’autres allergènes ou polluants. Les effets les plus immédiats (irritation, inflammation des yeux, de la gorge, du nez et des bronches, toux) conduisent à une diminution de la fonction respiratoire, une augmentation de la susceptibilité aux infections et une fatigue cardiaque. »

  • Source : INSERM, décembre 2015

https://destinationsante.com/

COP21 L’école en paille qui produit de l’énergie


Changer la façon de construire pour être plus écolo, c’est possible. Cette école est un modèle intéressant, reste à savoir si c’est réalisable dans les pays plus froid en hiver
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COP21 L’école en paille qui produit de l’énergie

 

Le bois est aussi à l'honneur dans cette école isolée en paille © Carine Mayo

Le bois est aussi à l’honneur dans cette école isolée en paille © Carine Mayo

Bâtie en bois et en paille, une école de Montreuil consomme moins d’énergie qu’elle n’en produit. Ses concepteurs ont dû se creuser les méninges.

Oubliée, la maison en paille des trois petits cochons, qui s’envole au moindre souffle. Ce matériau est aujourd’hui à la pointe du progrès ! Local, bon marché et isolant, il est de plus en plus utilisé dans les constructions modernes.

Pour sa nouvelle école, la ville de Montreuil, à l’est de Paris, souhaitait un bâtiment 0 énergie, 0 carbone et 0 déchets d’origine nucléaire. Une gageure ! Pour y répondre, l’architecte Christian Hackel n’a pas hésité :

« La paille a un bilan imbattable en énergie grise. »

L’énergie grise ? Celle nécessaire à sa production, sa transformation, son transport et son recyclage.

Les murs de l’école sont constitués de caissons de bois remplis de paille achetée dans la Sarthe. Une fine couche de laine minérale doublée d’une plaque de plâtre procure à l’ensemble une meilleure résistance au feu. Et un bardage en mélèze issu de forêts du Limousin recouvre les parois extérieures.

Éclairés au colza

L’architecte a dû innover dans le domaine de l’énergie pour répondre au cahier des charges. L’électricité française étant essentiellement nucléaire, il a choisi de recourir à de l’huile végétale. Dans ce système, dit de « cogénération », l’huile alimente un moteur pour produire de l’électricité ; la chaleur dégagée est récupérée dans des ballons, qui alimentent des planchers chauffants et fournissent de l’eau chaude sanitaire.

« Au départ, précise Christian Hackel, nous souhaitions utiliser des huiles végétales usagées, mais il n’existe pas de filière de récupération. » 

À défaut, il se sert d’huile de colza d’Île-de-France. Des panneaux solaires photovoltaïques et thermiques complètent la production d’énergie.

En plus de la cour, les élèves profitent d’un jardin où se dressent des platanes centenaires.

« Les parents peuvent y attendre leurs enfants, ce qui est plus confortable que de rester sur des trottoirs », explique Vania Dormoy, la paysagiste associée au projet.

Les 600 écoliers ont aussi des parcelles à leur disposition pour cultiver des légumes. Une autre façon de leur faire partager les valeurs du lieu.

Par Carine Mayo

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Les 7 gestes d’un propriétaire de chien ou de chat écolo !


Lors de la conférence Paris climat 2015, il est peu probable qu’on se préoccupe des solutions écologiques avec des animaux domestiques. Peu importe, ce sont des petits gestes que les maîtres peuvent faire …
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Les 7 gestes d’un propriétaire de chien ou de chat écolo !

 

Par Sophie Le RouxCrédits photo : Flickr – Nicola Albertini

A l’occasion de la conférence sur le climat COP21, les dirigeants de ce monde sont en ce moment réunis à Paris pour tenter de trouver un accord visant à lutter contre le réchauffement climatique. Il est bon en ces journées importantes pour l’avenir de notre planète de rappeler que l’écologie est aussi et avant tout l’affaire des citoyens. Certains gestes accomplis au quotidien peuvent sembler dérisoires, mais à l’échelle de la population humaine, ils ne le sont pas. Même nos animaux de compagnie peuvent contribuer à cet effort collectif pour protéger l’environnement !

Comment ? Voici quelques gestes simples pour devenir un maître de chien ou de chat écolo !

1. Choisir la bonne litière pour son chat

Si elles sont très efficaces, certaines litières pour chat ont un réel impact sur l’environnement car elles ne peuvent pas être recyclées et contiennent des additifs chimiques.

Mais de plus en plus de solutions écologiques sont développées pour les propriétaires de chats soucieux de l’environnement. Il existe des litières végétales en copeaux de bois, résidus de maïs, de blé, de coquilles de noix, ou encore de papier journal recyclé.

2. Jeter les crottes dans des sacs biodégradables

Ramasser les crottes de son chien, c’est bien. Cela évite que ces excréments ne polluent les trottoirs mais aussi les cours d’eau. Les jeter dans des sacs biodégradables, c’est encore mieux !

N’hésitez pas non plus à réutiliser les sacs plastiques qui sont encore distribués en nombre dans les magasins.

Si vous avez plusieurs animaux et un jardin, pourquoi ne pas opter pour un composteur ?

3. Des accessoires écolos !

Chiens et chats n’ont pas besoin de jouets en plastique pour s’amuser ! Les propriétaires d’animaux de compagnie savent qu’un rien suffit à divertir un animal pendant des heures ! Les plus créatifs peuvent facilement fabriquer eux-mêmes des accessoires et des jouets pour leurs animaux grâce à des matériaux naturels et recyclés. Les autres ont de plus en plus de choix dans les magasins spécialisés et sur Internet.

chat ficelle
Un simple bout de ficelle peut amuser un chat pendant des heures ! (© Flickr – hehaden)

4. Une alimentation bio

Vérifier les origines des matières premières, s’assurer qu’ils ne contiennent pas de sous-produits ni d’additifs : le développement durable passe aussi par la façon dont nous nous alimentons et dont nous alimentons nos animaux de compagnie. Des marques spécialisées dans l’alimentation bio pour les animaux de compagnie émergent un peu partout dans le monde.

Il est aussi possible de cuisiner soi-même pour son animal, afin de pouvoir s’assurer de la provenance de chaque ingrédient et de la qualitié nutritionnelle des aliments.

N’hésitez pas à en parler avec votre vétérinaire afin de définir un régime adapté aux besoins de votre animal.

5. Des balades respectueuses

Adopter une attitude responsable vis-à-vis de l’environnement, c’est aussi respecter la nature et ses habitants. Lors de vos balades, assurez-vous que votre chien ne perturbe pas les autres animaux et ne détruit pas des plantes

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chien fleur
© Flickr – Y Nakanishi

6. Faire stériliser son animal de compagnie

Faire stériliser son chien ou son chat permet d’éviter la prolifération des chats errants, qui ont un réel impact sur la population d’oiseaux notamment. Ils représentent même un véritable fléau dans certains pays, comme l’Australie où des solutions radicales sont hélas envisagées.

Faire stériliser son animal, c’est aussi ne pas prendre le risque d’avoir une portée non désirée qui finira probablement dans un refuge déjà surpeuplé et risquera l’euthanasie.

7. Adopter son animal dans un refuge

C’est pour cette même raison, mais aussi afin de lutter contre les trafics d’animaux, qu’il est aussi préférable d’adopter son animal de compagnie dans un refuge plutôt que dans une animalerie ou un élevage.

Il est important de combattre les idées reçues sur les animaux des refuges. Non, ils ne sont pas tous vieux et malades ! Des chiens de tous les âges, toutes les couleurs, toutes les tailles et doués de caractères bien différents attendent d’être adoptés.

http://wamiz.com/

La Chine est tellement polluée que cela se voit depuis l’espace


La Chine se serait pas le meilleur endroit à visité présentement Si la pollution peut se faire de l’espace, on peut s’imaginer la difficulté des personnes fragiles de simplement respirer
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La Chine est tellement polluée que cela se voit depuis l’espace

 

Le smog s'étend sur tout l'est de la Chine.

Le smog s’étend sur tout l’est de la Chine.

Photo: NASA

ENVIRONNEMENT – La NASA a publié une photo satellite du smog qui plane au-dessus de Pékin. La densité du nuage alerte sur sa nocivité.

Une couverture épaisse et dangereuse recouvre Pékin et l’est de la Chine. Le smog, brouillard provenant de la pollution, est visible depuis l’espace. En atteste une image satellite du 30 novembre diffusée par la NASA.

« L’image montre un immense nuage, des nuages bas et du brouillard sur la région », légende-t-elle sur son site internet.

Les nuances de gris révèlent leur nocivité. Face à cette météo, les autorités ont levé l’alerte orange, deuxième plus haut niveau de l’échelle de la pollution, graduée sur quatre. Les Chinois doivent ainsi rester chez eux et fermer leurs usines pour se protéger de telles conditions climatiques.

Fumées de charbon en cause

Selon la NASA, la plupart des particules dans la brume sont des aérosols sulfatés, produits par la combustion de charbon. Charbon utilisé pour alimenter les deux tiers de l’énergie du pays. Les émissions de CO2, également produites par ces fumées de charbon, devraient en théorie être régulée par des accords conclus pendant la COP21, organisée jusqu’au 11 décembre à Paris.

JUSTINE KNAPP

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Paris Climat 2015 :Produire de l’électricité avec du jus de choucroute


Un déchet qui en changeant sa nature deviens une ressource très utile tout en étant écolo. Bien sûr, cela demande des investissements, mais, en bout de ligne, cela profitera aux gens et à l’environnement
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Paris Climat 2015 : Produire de l’électricité avec du jus de choucroute

 

L'entrée du village de Krautergersheim.

L’entrée du village de Krautergersheim. Photo :  ICI Radio-Canada/Sylvain Desjardins

Un photoreportage de Sylvain Desjardins

Des Alsaciens contribuent à leur façon à protéger l’environnement : ils transforment les déchets de choucroute en énergie. Nous sommes allés voir comment ils s’y prennent.

Nous voici à l’entrée du village de Krautergersheim, près de Strasbourg, au royaume de la choucroute. Dans cette campagne qui borde la frontière allemande, on ne voit que ça : des champs de choux, à perte de vue!


La ferme de Constant Speisser.

La ferme de Constant Speisser. Photo :  ICI Radio-Canada/Sylvain Desjardins

Et au milieu de ces champs, une petite usine, celle de la ferme Speisser, qui fabrique de la choucroute depuis trois générations.


Constant Speisser et deux employés.

Constant Speisser et deux employés. Photo :  ICI Radio-Canada/Sylvain Desjardins

Le patron, Constant Speisser, est l’un des 10 producteurs de choux d’Alsace. Ces producteurs fournissent ensemble 70 % de toute la choucroute consommée en France.


De la choucroute.

De la choucroute. Photo :  ICI Radio-Canada/Sylvain Desjardins

« On a six employés en usine, et deux qui font la récolte dans les champs, c’est tout », explique Constant Speisser.

L’opération est mécanisée et efficace. On traite 70 tonnes de choux par jour.


Les cuves de fermentation.

Les cuves de fermentation. Photo :  ICI Radio-Canada/Sylvain Desjardins

La fabrication de la choucroute de base est très simple : une fois le chou découpé en lamelles, on y ajoute du sel et on l’entasse dans d’immenses cuves fermées où se fait la fermentation pendant environ 15 jours.

Le mélange est vendu à des entreprises d’alimentation qui se chargeront de la cuisson.


Les déchets de la choucroute

Les déchets de la choucroute Photo :  ICI Radio-Canada/Sylvain Desjardins

La fermentation produit, par ailleurs, des quantités impressionnantes d’eau salée, le jus de choucroute, qui a toujours été considéré comme un déchet.

« Chaque tonne de choucroute nous laisse 300 litres de jus. C’est beaucoup! On pourrait l’utiliser comme engrais, mais il faudrait le traiter avant, et je n’ai pas les moyens de faire ça. » — Constant Speisser, fermier

La transformation du jus de choucroute en engrais n’est pas rentable pour le moment. Mais ce qui l’est par contre, c’est d’en faire de l’électricité.


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Photo :  ICI Radio-Canada/Sylvain Desjardins

C’est exactement ce qui se passe à la station de traitement des eaux usées de la région, propriété publique, gérée par la compagnie d’énergie française Suez.

L’ensemble de la station ressemble à n’importe quelle autre usine de traitement des eaux. De fait, il y a bien une section de l’usine qui traite les eaux usées. Mais les boues recueillies après filtration sont transformées en gaz par des bactéries, en milieu fermé.


Un silo-méthaniseur. Photo : ICI Radio-Canada/Sylvain Desjardins

Même procédé avec le jus de choucroute qui arrive des fermes environnantes par camions-citernes. Le jus est transféré dans une sorte d’immense silo-méthaniseur, bourré de bactéries spécialisées qui digèrent le liquide pour en faire du gaz.

Ce gaz alimente un immense moteur à combustion industriel, qui fait tourner des bobines qui produisent à leur tour de l’électricité, acheminée sur le réseau de transport local.

« Nous sommes la seule usine du genre dans le monde », dit Clément Ritter, directeur des communications de Suez, pour la région Alsace.

« En faisant ce traitement, on se débarrasse d’un déchet problématique qu’il fallait autrefois emmener jusqu’à Strasbourg, à 40 km d’ici. Notre usine est située à moins de 5 km de toutes les fermes de choux. Pour moins de frais on s’en débarrasse, et en plus, on fait de l’énergie avec. » — Clément Ritter, porte-parole de Suez

Résultat : de l’électricité verte pour plus de 2000 résidents et l’élimination d’un déchet qui pouvait être dommageable pour l’environnement.

« Certains agriculteurs avaient parfois tendance à se débarrasser de ce jus dans leurs champs », précise Séverine Sromane, directrice des installations de Suez pour la région du Bas-Rhin.

« Ce jus est chargé de nitrates. Il est très polluant pour la nappe phréatique. Donc, là, on arrive à capter tous ces jus susceptibles de polluer, et on voit l’amélioration des taux de nitrates dans les nappes d’eau. » — Séverine Sromane, porte-parole de Suez

Seule ombre au tableau : les agriculteurs doivent encore payer pour apporter leur jus de choucroute ici. L’usine de 27 millions d’euros (environ 40 millions de dollars canadiens) est en marche depuis trois ans. Les coûts d’amortissement ne permettent pas aux agriculteurs de tirer profit de la vente d’électricité.

La station de méthanisation pourrait être encore plus rentable si on arrivait à obtenir d’autres sous-produits agricoles.

Par exemple, Constant Speisser aimerait bien trouver un débouché pour les déchets solides de sa fabrique de choucroute, comme par exemple, les feuilles de chou en trop dont il ne sait plus quoi faire :  

« On pourrait méthaniser tout ça, aussi! »

« C’est vrai. Mais ça prendrait de nouveaux investissements. Tout ce qui vient de l’agroalimentaire est utilisable. Pour nous, ce ne sont pas des déchets, ce sont des opportunités. Le reste est politique… et technique. La porte est ouverte », conclut le porte-parole de Suez, Clément Ritter.

http://ici.radio-canada.ca/