Ils déchiffrent un parchemin brûlé datant du XVIe siècle !


C’est étonnant, grâce à la technologie, un groupe de chercheur du Royaume-Uni ont réussi à lire un parchemin brûlé du 16 ème siècle sans le dérouler.
Nuage

 

Ils déchiffrent un parchemin brûlé datant du XVIe siècle !

 

parchemin rayons X

Crédits : Université de Cardiff

par Yohan Demeure

Des chercheurs britanniques sont parvenus à dérouler virtuellement un parchemin ancien, dont le degré de carbonisation était trop important pour être inspecté à la main de manière classique. Comment cette prouesse a-t-elle été possible ?

Il y a des siècles, il existait une technique courante pour éviter que certaines informations figurant sur un parchemin ne soient lues par d’autres personnes. Ainsi, le document était roulé puis brûlé à un degré avancé. Or, des chercheurs de l’Université de Cardiff (Royaume-Uni) ont réussi à déchiffrer un parchemin ayant subi ce sort, comme l’explique un communiqué publié le 3 octobre 2018.

La technique utilisée par les chercheurs se déroule en deux étapes. Premièrement, le document passe par un CT-scan (tomodensitométrie). Cette technique d’imagerie médicale consiste à mesurer l’absorption des rayons X par les tissus puis à numériser et reconstituer des images en 2D ou en 3D. Ensuite, un algorithme se charge de traiter ces images afin de déchiffrer les inscriptions du parchemin (voir ci-dessous).

parchemin rayons X

Crédits : Université de Cardiff

Après avoir pris connaissance des inscriptions figurant sur le document, les chercheurs ont compris qu’il s’agissait d’informations relatives à l’histoire du lieu d’où celui-ci provenait, à savoir le manoir de Diss Heywood de Norwich (Royaume-Uni).

« Nous savons qu’il existe dans les musées et les archives un grand nombre de documents historiques trop fragiles pour être ouverts ou déroulés. Nous serions donc ravis de pouvoir essayer nos nouvelles techniques. De plus, la méthode que nous avons mise au point est fortement automatisée, ce qui permet d’explorer un grand nombre de documents et même d’autres types de supports, tels que des films anciens ou endommagés », ont indiqué les meneurs de l’étude.

Cette même équipe de scientifiques avait déjà prouvé en 2013 l’efficacité de leur méthode en déchiffrant les inscriptions présentes sur un rouleau de parchemin gravement atteint par un dégât des eaux. En revanche, y parvenir avec un parchemin dont les pages sont brûlées est encore plus impressionnant, car il était tout bonnement impossible de l’ouvrir sans que celui-ci ne s’effrite presque totalement.

Sources : Phys.orgMotherboard

https://sciencepost.fr/

Une ancienne bibliothèque romaine découverte sous une ville allemande


À Cologne en Allemagne, des archéologues on trouver une vieille bibliothèque datant d’environ 1 800 ans. Ce sont les Romains qui l’auraient construite. Bien sûr, à cette époque, ce n’était pas des livres, mais des parchemins qui semblent absents de cette découverte.
Nuage

 

Une ancienne bibliothèque romaine découverte sous une ville allemande

 

ancienne bibliothèque Allemagne

Crédits : Musée romain-germanique de Cologne

par Brice Louvet

Sous le sol de Cologne en Allemagne, se cache probablement le rêve de chaque bibliophile : une ancienne bibliothèque romaine qui abritait autrefois 20 000 rouleaux. L’édifice a été bâti il y a environ 1 800 ans par les Romains. Il s’agirait ainsi de la plus vieille bibliothèque connue en Allemagne.

Les archéologues ont découvert la structure en 2017, alors qu’ils fouillaient le terrain d’une église protestante pour construire un nouveau centre communautaire. Considérant que Cologne est l’une des plus anciennes villes d’Allemagne – fondée en l’an 50 de notre ère -, il n’est pas surprenant qu’elle possède encore des structures datant de l’époque romaine. Cependant, les archéologues n’ont pas tout de suite compris qu’il s’agissait d’une bibliothèque, jusqu’à ce qu’ils trouvent des trous mystérieux dans les murs, chacun mesurant 80 cm sur 50.

Dirk Schmitz, archéologue au musée romain-germanique de Cologne, note que ces niches dans le mur étaient probablement des « placards pour les parchemins ». « Ils sont très particuliers aux bibliothèques – vous pouvez voir les mêmes dans la bibliothèque d’Éphèse » en Turquie. Impossible ici d’évaluer le nombre de parchemins contenus à l’époque dans cette ancienne bibliothèque, mais ça devait être « énorme », poursuit le chercheur. « Peut-être 20 000 ». Il poursuit : « À une époque où Cologne connaissait un important essor économique, le centre de la ville était construit autour de lieux qui cristallisaient l’éducation ».

Les chercheurs estiment que la bibliothèque avait, à l’époque, probablement deux étages et mesurait environ 20 mètres sur 9, avec un panneau devant chaque étagère pour en décrire le contenu. Une extension fut également ajoutée plus tard.

« Cette extension était probablement une alcôve où se dressait une statue de Minerve, l’homologue de la déesse romaine d’Athéna en Grèce », explique le chercheur.

Notons enfin que la communauté protestante a investi 1 million d’euros pour protéger les fondations, annonce le journal Kölner Stadt-Anzeiger. Elles seront intégrées au temple à venir et resteront accessibles au public et aux archéologues.

Source

https://sciencepost.fr/

Des fac-similés du mystérieux manuscrit de Voynich mis en vente


Ce manuscrit de Voynich continu a éprouvé ceux qui essaient de le déchiffrer. Étant donné la fragilité de ce très vieux document, il devenait hasardeux d’y toucher et donc impossible d’essayer de le résoudre
Nuage

 

Des fac-similés du mystérieux manuscrit de Voynich mis en vente

 

© afp.

L’un des livres les plus énigmatiques au monde, le manuscrit de Voynich, écrit sur un parchemin médiéval dans un langage que les plus grands cryptographes n’ont jamais pu décoder, va être reproduit en Espagne.

Des centaines de chercheurs ont passé leur vie à tenter d’interpréter ce livre mystérieux -avec ses pages d’écriture manuscrite élégante, ses illustrations de plantes étranges et ses dessins de femmes nues- auquel on attribua même certains pouvoirs magiques…

Reproduit à l’identique

L’ouvrage altéré par le temps ne sort que rarement du coffre-fort de la bibliothèque Beinecke, de l’université Yale aux Etats-Unis. Mais une petite maison d’édition basée dans le nord de l’Espagne, Siloe, a finalement obtenu après dix ans d’efforts l’autorisation de le reproduire à l’identique et d’en diffuser près d’un millier de copies, à la grande joie de son directeur.

Aura de mystère

« Toucher le Voynich, c’est vraiment quelque chose », dit Juan Jose Garcia, au dernier étage d’un musée du livre où siège la maison d’édition, à quelques rues pavées de la fameuse cathédrale gothique de Burgos (nord de l’Espagne).

 « C’est un livre entouré d’une telle aura de mystère que le voir pour la première fois… emplit d’une émotion vraiment difficile à décrire », affirme-t-il.

898 répliques

Spécialisée dans la publication de fac-similés de manuscrits anciens, Siloe a acheté les droits de reproduction, pour une somme gardée secrète, afin d’en diffuser 898 répliques -la maison d’édition a pris l’habitude de publier ce nombre d’exemplaires, qui correspond à un palindrome, après le succès d’un fac-similé publié autrefois à 696 exemplaires.

A vendre pour 7.000 euros

Elle entend éditer des fac-similés du manuscrit de Voynich tellement fidèles qu’ils feront apparaître les tâches, les trous et les déchirures qu’a subis le vieux parchemin... Siloe compte vendre chaque reproduction 7.000 à 8.000 (plus de 10 000 $) euros et assure que près de 300 acheteurs ont déjà réservé un exemplaire.

Avantages

Raymond Clemens, conservateur de la bibliothèque Beinecke, explique que Yale a décidé de céder les droits de reproduction de l’ouvrage « parce qu’un très grand nombre de personnes voulaient le consulter ». Or « si nous laissons le manuscrit être manipulé aussi souvent, cela va le détruire ». La reproduction « permet aussi aux bibliothèques et musées de disposer d’une copie » et « nous-mêmes allons utiliser le fac-similé pour le montrer en dehors de la bibliothèque, aux étudiants et autres personnes intéressées », dit-il.

L’oeuvre d’un génie, d’un extraterrestre ou d’un plaisantin?

Les théories abondent sur le mystérieux auteur de ce manuscrit, qui tire son nom de sa redécouverte par l’antiquaire Wilfrid Voynich vers 1912 en Italie. Son existence avait déjà été mentionnée dans une correspondance du XVIIe siècle. Pendant longtemps, il fut présenté comme l’oeuvre d’un moine franciscain du XIIIe siècle, l’Anglais Roger Bacon, que son intérêt pour l’alchimie et la magie conduisit en prison. Mais cette théorie a été rejetée en 2009 quand le manuscrit a été soumis à une datation au carbone 14, selon laquelle il a été fabriqué entre 1404 et 1438. D’autres imaginent qu’il aurait pu être l’oeuvre du jeune génie de la Renaissance italienne Leonard de Vinci, d’un inconnu écrivant en langage codé pour échapper à l’Inquisition, d’un extraterrestre qui l’aurait laissé en cadeau après une visite sur Terre ou le résultat d’un canular sophistiqué…

Contenu énigmatique

Son contenu reste en tout cas des plus énigmatiques. Les plantes qui y sont dessinées n’ont jamais été identifiées. Et ses traités d’astronomie et ses illustrations de femmes n’ont toujours pas livré leurs secrets. Etait-ce la recette d’un elixir de jeunesse éternelle? Un simple traité d’herboristerie ou ouvrage de médecine?

Indy a tout compris

Parmi ceux qui ont échoué à le déchiffrer figure le cryptologue américain William Friedman, qui s’attaqua avec succès au code utilisé par l’armée japonaise pendant la Seconde guerre mondiale. Le seul à avoir percé le secret est… un personnage de fiction, l’archéologue Indiana Jones, dans un roman.

Des curieux par milliers

Aujourd’hui encore, la bibliothèque Beinecke reçoit chaque mois des milliers de courriels de personnes qui pensent avoir levé le mystère, assure Rene Zandbergen, un ingénieur spatial devenu un expert du manuscrit.

« Plus de 90% de ceux qui accèdent à la bibliothèque en ligne le font pour le manuscrit Voynich », dit-il.

Tous piégés?

Quant à Siloe, elle compte mettre 18 mois à fabriquer le premier fac-similé de ce manuscrit de 200 pages, guère plus grand qu’un livre de poche. Le long processus a débuté en avril quand un photographe a pris des clichés détaillés de l’original. Le papier utilisé par Siloe -à partir d’une pâte conçue par la société- a été traité d’une façon particulière pour ressembler au vélin d’origine. Les imperfections sont recrées grâce à des procédés spéciaux sur lesquels Juan Jose Garcia reste discret.

« Mon partenaire commercial dit que l’auteur du Voynich pourrait aussi avoir été un sadique car il nous a tous pris au piège de son mystère », conclut le dirigeant de Siloe.

http://www.7sur7.be/

Des textes de la Bible pourraient être plus vieux que ce que l’ont croyait


Il semble qu’on parle de l’Ancien testament vue que ces manuscrits datent avant JC. Cependant, j’aimerais bien voir les différences entre hier et aujourd’hui sur ces écrits, car je ne crois pas que la Bible d’aujourd’hui, soit tout a fait la même qu’il y a 2 mille ans
Nuage

 

Des textes de la Bible pourraient être plus vieux que ce que l’ont croyait

 

Des lettres inscrites sur de la poterie ont... (PHOTO DAN BALITY, ASSOCIATED PRESS)

Des lettres inscrites sur de la poterie ont été découvertes lors d’une fouille dans une ancienne forteresse à Arad, en Israël.

PHOTO DAN BALITY, ASSOCIATED PRESS

Associated Press
JÉRUSALEM

Des mathématiciens et des archéologues israéliens affirment qu’ils ont trouvé des preuves suggérant que des textes bibliques clés pourraient avoir été écrits plus tôt que certains universitaires le croient.

À l’aide de technologies d’analyse d’écriture comparables à celles utilisées par les agences de services secrets et les banques pour analyser les signatures, une équipe de recherche de l’Université de Tel-Aviv a déterminé qu’un célèbre ensemble d’inscriptions anciennes en hébreu, qui daterait d’environ 600 avant Jésus-Christ (av. J.-C.), a été rédigé par au moins six auteurs différents.

Même si les inscriptions ne sont pas de la bible hébraïque, leur découverte suggère une alphabétisation répandue en Judée à cette époque, ce qui pourrait soutenir la théorie de la composition d’ouvrages bibliques au même moment.

La découverte, dévoilée lundi par The Proceedings of the National Academy of Sciences, une revue scientifique américaine, contribue à un débat de longue date sur le moment où les textes bibliques ont commencé à être compilés pour la première fois : est-ce que cela a eu lieu avant ou après le siège de Babylone et la destruction de Jérusalem en 586 av. J.-C. et l’exil de ses habitants vers Babylone?

Au cours des dernières années, plusieurs chercheurs ont attribué la composition d’un groupe de textes bibliques, du Livre de Josué au second Livre des Rois, à la période suivant le siège, selon l’archéologue israélien Israël Finkelstein, qui a participé à l’étude. Cette théorie veut que les textes bibliques aient été écrits comme résultat de l’exil à Babylone, quand leurs rédacteurs ont commencé à réfléchir à leur passé, et ont couché leur histoire sur du parchemin.

L’équipe – composée d’étudiants au doctorat en mathématiques appliquées, de professeurs de mathématiques, d’archéologues et d’un physicien – a examiné 16 inscriptions à l’encre sur des morceaux de céramique découverts sur le site d’une ancienne forteresse militaire à Arad, dans le sud d’Israël.

Ils ont utilisé de l’imagerie multispectrale pour reconstituer des lettres hébraïques qui ont été partiellement effacées avec le passage du temps, et ont ensuite utilisé un algorithme informatique pour analyser les écritures pour relever des différences dans la méthode d’écriture.

Vaste maîtrise de l’écriture

Les inscriptions ne sont pas des textes bibliques. Elles détaillent plutôt les mouvements des troupes et les dépenses pour des provisions indiquant que des personnes à différents niveaux de la chaîne de commande militaire étaient capables d’écrire.

Le ton des écritures, qui suggère qu’elles n’étaient pas rédigées par des scribes professionnels, combiné à la localisation éloignée de la forteresse, indique une vaste maîtrise de l’écriture à l’époque.

Un haut niveau de littératie soutiendrait l’idée que les textes bibliques auraient déjà été écrits à cette époque.

L’on croit que les manuscrits de la mer Morte, la plus ancienne collection de textes bibliques, auraient été écrits des siècles plus tard.

http://www.lapresse.ca/

Mérovingiens : quand le poil était roi


Il y avait une croyance médiévale dont les rois francs authentifiaient les parchemins par des sceaux auxquels ils ajoutaient quelques poils de cheveux, moustache ou barbe. Aujourd’hui, ce n’est plus une croyance, mais un fait avéré. La pilosité était donc un signe de pouvoir
Nuage

 

Mérovingiens : quand le poil était roi

 

Charlemagne (742-814), Roi des Francs, petit fils de Charles Martel, dynastie des Carolingiens. Gravure de la fin du 19e, debut du 20e. © ABECASIS/SIPA

Charlemagne (742-814), Roi des Francs, petit fils de Charles Martel, dynastie des Carolingiens. Gravure de la fin du 19e, debut du 20e. © ABECASIS/SIPA

Par Bernadette Arnaud

Pépin le Bref, Charlemagne… Des chercheurs ont récemment découvert des poils humains incrustés dans des sceaux royaux. Remettant au jour une croyance médiévale sur la puissance liée à la pilosité

POUVOIR. Les chevelures semblent avoir exercé un incroyable pouvoir chez les souverains mérovingiens et carolingiens. Les rois francs, connus sous le nom de “rois chevelus”, n’étaient-ils pas allés jusqu’à déposer quelques-uns de leurs précieux capilli dans leurs sceaux royaux ? Dans un article publié ce mois-ci dans la revue Forensic Science, Medecine and Pathology sous la direction de Philippe Charlier, le paléoanthropologue revient en détail sur une étude que nous avions publiée dans Sciences et Avenir en septembre 2013

À la suite d’analyses réalisées sur des sceaux royaux conservés aux Archives nationales de France, à Paris, des chercheurs avaient eu en effet la très grande surprise de découvrir que des cheveux humains se trouvaient pris dans les sceaux de cire de plusieurs souverains carolingiens et mérovingiens, à commencer par Childebert III, Chilpéric II, Pépin le Bref, ou encore Charlemagne. Déposés dans la cire, il semble que la fonction de ces poils et cheveux ait été de renforcer et consolider le pouvoir exécutif des actes juridiques au bas desquels ils étaient placés, matérialisant ainsi la présence du roi. Cette pratique semble avoir perduré plusieurs décennies. De nombreux parchemins royaux ont en effet été scellés avec ces cachets de cire garnis de cheveux. Une découverte qui avait beaucoup surpris les chercheurs.

Jugement de 751 signé par Pépin le Bref ordonnant la restitution à l’abbaye de Saint-Denis de terres dont elle avait été spoliée. Le sceau renferme des cheveux. © Agnès Prévost/Archives nationales

Paris, 2007, atelier de restauration des sceaux des Archives nationales. Agnès Prévost, responsable des lieux, marque un temps d’arrêt. Alors qu’elle s’apprête à manipuler avec précaution un sceau royal de Childebert III (683-711) destiné à l’exposition “Rome et les Barbares” à Venise, un détail l’intrigue. Des fibres semblent affleurer de l’empreinte de cire, où se dessine encore en léger relief le visage du monarque mérovingien. Est-ce de l’étoupe ? De la filasse provenant des sachets de protection qui enveloppent les précieux objets ? Elle examine alors un sceau de Charlemagne (742-814), également sur le point d’être expédié en Italie. Par transparence, elle observe là aussi la présence de nombreux filaments enroulés dans la cire. La curiosité de la chercheuse est piquée au vif. Pour en avoir le cœur net, la jeune femme décide alors de passer les précieuses reliques au microscope électronique. Et la surprise est totale ! Ces fils sont de la matière organique, autrement dit… des cheveux et des poils de moustache ou de barbe ! Se sont-ils accidentellement trouvés mêlés à la cire au moment de l’impression du sceau ?

“Il y en avait trop pour qu’ils se soient retrouvés là par hasard ! Il fallait bien l’admettre : ces cheveux avaient été incorporés volontairement”, raconte Agnès Prévost.

Depuis, des analyses menées avec l’historienne Marie-Adélaïde Nielen sur 50 parchemins mérovingiens et carolingiens conservés aux Archives nationales, et encore pourvus de leurs sceaux, ont montré que onze d’entre eux présentaient cette particularité. Blonds ou bruns, ces capilli clandestins sont pour les chercheurs un éclatant rappel d’une histoire oubliée.

Celle du pouvoir exercé par la chevelure chez les rois francs, justement nommés“reges criniti”, “rois chevelus” : Thierry III, Chilpéric II, Pépin le Bref, Charlemagne, Louis II le Bègue… Pour s’assurer de l’origine humaine de ces composants et entrer dans la matière sans briser les sceaux, les chercheurs ont fait appel au médecin légiste Philippe Charlier, de l’hôpital universitaire de Garches, ainsi qu’au Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF). Celui-ci a confirmé l’origine organique et précisé que les cheveux avaient été arrachés, et non coupés, comme le prouve la présence de bulbes. Reste à confirmer, par des tests ADN, qu’ils appartiennent à une seule et même personne et s’ils sont bien de provenance royale… Autant d’analyses à effectuer. Pour l’historien Ghislain Brunel, conservateur en chef des Archives nationales, l’origine royale de ces pilosités ne fait aucun doute.

“Du Ve au Xe siècle, sous les Mérovingiens et les Carolingiens, apposer son sceau au bas d’un parchemin était un privilège exclusif du souverain.”

Impossible d’imaginer un tiers venant déposer ses cheveux sur le sceau du roi ! À l’époque, seul ce dernier peut manipuler les scellés sur lesquels figure son effigie. Ce sont eux qui valident et authentifient les documents royaux.

“L’introduction dans le sceau d’une parcelle du corps royal, cheveux ou poils, devait renforcer le pouvoir du document”, estime Marie-Adélaïde Nielen.

S’ils sont frappés par ces découvertes inédites, les chercheurs connaissaient déjà bien l’importance accordée à la chevelure par les Mérovingiens et les Carolingiens. L’évêque gallo-romain Grégoire de Tours (539-594) est le premier à qualifier ces chefs “barbares” — ainsi nommés car non- Romains — de “rois chevelus”. En particulier lorsqu’il évoque ces souverains issus de l’aristocratie de peuples germaniques venus des bouches du Rhin. Clovis (466- 511), vainqueur du Romain Syagrius à Soissons (486) et premier roi de tous les Francs, est présenté porteur de cheveux longs.

“Dans la tombe de Childéric, son père, l’anneau sigillaire sur lequel était gravé son visage le montre aussi auréolé de longs cheveux”, ajoute Ghislain Brunel.

Rien d’étonnant donc à ce que les représentations figurant sur les sceaux se réfèrent à cette pilosité.

Celle-ci revêtait d’ailleurs une telle importance qu’elle faisait partie de rituels : ainsi, en 509, le Wisigoth Alaric vient toucher la barbe de Clovis en signe de soumission. Thierry III (654-691), roi de Neustrie, est quant à lui tondu lorsqu’il est destitué en 673, de même que le Mérovingien Childéric III (?-754), qui sera enfermé dans un monastère par Pépin le Bref en 751.

Le Mérovingien Childéric III, déposé par Pépin le Bref en 751, est tonsuré avant d’être enfermé dans un monastère. © Musée de Carcassonne

Chez les derniers Mérovingiens, les célèbres “rois fainéants” cité par le biographe de Charlemagne Éginhard, les cheveux longs sont aussi une façon de légitimer sa progéniture parmi la nuée d’enfants nés de multiples lits. On comprend mieux alors les paroles de la reine Clotilde (475-545) qui, à la mort de son fils Clodomir en 524, s’était opposée à la tonsure de ses trois petits-fils avec un “plutôt morts que tondus”. Leur couper les cheveux équivalait en effet à leur retirer toute reconnaissance d’appartenance à la lignée royale. À l’inverse, quand les Francs se cherchent un nouveau roi en 715, ils font sortir du couvent le clerc Daniel (670-721), le rebaptisent Chilpéric, puis attendent patiemment que ses cheveux repoussent pour le placer sur le trône ! Au début de la période carolingienne, aux alentours de 750, des documents font aussi état d’adoptions rituelles d’enfants par échange de cheveux ou de barbes.

“C’est ce que fait Liutprand, roi des Lombards, avec le jeune Pépin le Bref, fils de Charles Martel”, explique Ghislain Brunel.

En contrepartie, Pépin fera don de sa chevelure à son père adoptif. Selon le bénédictin Paul Diacre, au VIIIe siècle, couper la barbe ou les cheveux d’un autre était également une façon d’en devenir le père

La chevelure est associée à la puissance militaire

À quoi donc rattacher ces coutumes ? Impossible de ne pas imaginer que ces chefs christianisés depuis le Ve siècle ne se réfèrent pas aux coiffures des rois de l’Ancien Testament et à la force symbolique qu’ils pouvaient en retirer, à l’instar d’un Samson. La puissance prodigieuse de ce héros de la Bible résidait en effet dans ses cheveux, que sa femme, Dalila, lui coupera par traîtrise.

“Il ne faut pas non plus écarter, de la part de ces chefs francs fortement romanisés, la volonté de s’approprier pour mieux s’assimiler la mode qui avait cours dans les légions au Ve siècle, quand les cheveux étaient portés longs et non plus courts comme au temps de la République”, explique Ghislain Brunel.

Les Francs n’auraient d’ailleurs pas été les seuls à associer la chevelure à la puissance militaire :

“Chez les barbares, les Ostrogoths auraient aussi été porteurs de cette coutume. Tacite l’évoque dans Germanie, et Sénèque également”, conclut le médiéviste.

Légende ? Réalité ? Cette coutume aurait perduré au XVe siècle :

“À un document découvert au XIXe siècle dans les archives de Riom, censé être une lettre que Jeanne d’Arc aurait adressée aux habitants de la ville en 1429, était suspendu un cachet rouge où l’on voyait la marque d’un doigt et le reste d’un cheveu…”, ajoute Agnès Prévost.

Celui de la Pucelle d’Orléans ?

http://www.sciencesetavenir.fr/

EGYPTE. Le mystère du parchemin de 4000 ans


Un parchemin de 5 mètres de l’ancienne Égypte vient d’être trouvé sur les étagères du musée du Caire. C’est bien de faire l’inventaire pour dépoussiérer certains trésors.
Nuage

 

EGYPTE. Le mystère du parchemin de 4000 ans

 

 

Le musée égyptien du Caire où a été trouvé le manuscrit de 4000 ans. © Keribar / SIPA

Le musée égyptien du Caire où a été trouvé le manuscrit de 4000 ans. © Keribar / SIPA

Au royaume des papyrus, un exceptionnel parchemin (document sur peau d’animal) de 4000 ans, a été récemment découvert au Caire, en Egypte.

HIÉROGLYPHES. Le musée du Caire continue d’exhumer des trésors inédits ! Un rouleau de parchemin d’environ 2,5 mètres de long, entièrement recouvert sur ses deux faces de délicats hiéroglyphes et d’illustrations colorées, vient ainsi d’être retrouvé sur une étagère poussiéreuse par l’archéologue Wael el-Sherbiny, associé à l’université de Louvain (Belgique). Ce texte d’une longueur totale de 5 m, vieux de 4000 ans, figurait parmi des centaines de fragments de papyrus et manuscrits antiques. Son existence a été révélée lors du dernier Congrès International d’Egyptologie qui s’est tenu à Florence (Italie) en août 2015. Il s’agirait du plus ancien et plus long manuscrit sur cuir jamais trouvé en Egypte.

Ce document exceptionnel, décoré de divinités et d’entités surnaturelles aux puissants pouvoirs magiques, remonterait au début du Moyen Empire (2000 avant J.C. à 1780 av. J.C.). Soit 1000 ans avant ce qui était considéré comme la plus ancienne œuvre littéraire laissée par les anciens Egyptiens du début du Nouvel Empire (1500 av. J.C.) : le Livre des Morts (lire encadré). Selon l’égyptologue, la provenance du document, qui aurait été présent dans les collections du musée du Caire depuis 70 ans, n’a pu être précisément établie. Il semble toutefois qu’il ait été acheté à un marchand d’antiquité local par l’Institut Français d’Archéologie Orientale aux alentours de la Première guerre mondiale, avant d’être remis au musée Egyptien du Caire, juste avant le déclenchement du second conflit mondial.

« Ensuite, il est complètement tombé dans l’oubli », précise le chercheur.

Wael el-Sherbiny s’est donc retrouvé face à un véritable puzzle, le rouleau de cuir ayant été retrouvé fragmenté. Spécialiste des religions anciennes, il a cependant pu reconstituer l’ordre du document grâce à sa connaissance approfondie des textes sacrés anciens retrouvés à l’intérieur de certains sarcophages. Plusieurs des illustrations ornant ce parchemin n’ont d’ailleurs jamais été vues jusque-là.

« Le rouleau comporte une version étendue d’une composition qui était parfois reproduite sur certains sarcophages du Moyen Empire (dès 2000 av. J.C) appelé ‘Le Livre des Deux Chemins’, explique l’égyptologue français Pascal Vernus, ancien directeur à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE). (Lire Sciences et Avenir n° 821- juillet 2015). Elle était mise en œuvre dans l’arsenal touffu qui visait à assurer au mort la possibilité de revivre dans l’Au-delà ».

Le Livre des Deux Chemins, un texte très obscur, serait ainsi une gigantesque « carte » répertoriant les différents lieux de l’au-delà, avec ses dangers, ses gardiens et la liste des formules magiques à prononcer pour franchir toutes les épreuves le long du trajet. Les deux chemins étant deux routes, -une inférieure, peinte en noir, et une supérieure, en bleu- parcourant l’au-delà.

Seuls six autres manuscrits du même type seraient parvenus jusqu’à nous, mais uniquement sous forme de papyrus et non de parchemin. Les rouleaux de cuir, pourtant bien connus comme support dans l’Egypte pharaonique, sont en effet plus fragiles que les documents végétaux conservés dans les sables du désert grâce au climat sec. Le texte de cet inestimable rouleau, essentiel pour mieux comprendre les croyances funéraires des Egyptiens aux époques anciennes, devrait être prochainement publié dans son intégralité.

Un extrait du Livre des morts, conservé au Louvre. © Sipa

_______________________________________________________________

Le Livre des Morts

Dans la civilisation égyptienne, la survie dans l’au-delà est une préoccupation majeure. Le Livre des morts, apparu à la fin de la 17e dynastie (1630 av.JC- 1539 av.J.C) et qui persistera jusqu’à l’époque romaine, est une collection de recettes magiques emportées par le mort dans sa tombe pour lui permettre d’affronter tous les dangers de l’au-delà et vivre éternellement. De composition très hétérogène, ce précis de survie comprend des formules héritées des Textes des pyramides (2350 a.J.C- 2321 av.J.C). Ce recueil de formules magiques copié sur papyrus était déposé près du défunt et destiné à l’aider à sortir d’une manière ou d’une autre de la chambre funéraire. C’est le savant Richard Lepsius (1810-1884), qui en traduisant une version tardive de ces textes, a baptisé Livre des morts celui dont le nom véritable est « Formules pour sortir le jour » (lire Sciences et Avenir n°649, 2001 « Les Livres secrets de l’Immortalité »).

_______________________________________________________________

http://www.sciencesetavenir.fr/

Prédire l’avenir


Même dans les films animés pour enfants, nous pouvons trouver des paroles qui ont une grande profondeur. (Oui, j’écoute ce genre de films avec ma petite-fille) Bref, que ce soit dans des parchemins, des livres, des manuscrits du passé, cela permet de se guider vers l’avenir et même de prévoir les réactions dans un futur proche. Malheureusement, l’histoire nous apprends que cette vérité est souvent ignorée
Nuage

 

Prédire l’avenir

 

Les parchemins ne prédisent pas l’avenir, mais nous guident grâce à la connaissance du passé

Nim Galuu (film animé : Épique (Epic))