Cette orque vieille de 103 ans pourrait bien être une très mauvaise nouvelle pour les parcs d’animaux marins


Voilà, une autre bonne raison de détester les parcs animaliers comme les parcs aquatiques. Les animaux marins enlevés de leur milieu naturel ne peuvent vivre selon leur nature. Leur moeurs étant limité à un minuscule territoire affecte leur vie en générale et leur longévité
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Cette orque vieille de 103 ans pourrait bien être une très mauvaise nouvelle pour les parcs d’animaux marins

 

 

Par Nathan Weber

Granny (grand-mère) est le prénom de l’orque la plus vieille connue à ce jour. Âgée de 103 ans, cette doyenne des océans pourrait bien causer, sans le savoir, de gros problèmes aux parcs qui présentent des animaux marins en captivité !

Granny a été aperçue dernièrement au large du Canada avec tout son troupeau (ses enfants, ses petits-enfants, et ses arrière-petits-enfants). Et si c’est pour nous un vrai bonheur, ce n’est pas vraiment le cas pour la direction du parc marin américain SeaWorld et ses actionnaires…

En réponse à une polémique qui visait directement le parc à cause de la  très faible espérance de vie des animaux marins en captivité, SeaWorld avait tout simplement rétorqué que de toute façon,

« personne ne saurait dire avec certitude combien de temps les baleines tueuses (autre nom des orques, ndlr) vivent dans la nature ».

Pourtant, le cas de Granny, ainsi que de nombreux autres exemples, peuvent nous donner une idée assez claire de la longévité moyenne de ces animaux !

On estime que les mammifères marins nés en captivité ne vivent que 4.5 ans en moyenne. La plupart des orques meurent avant d’avoir 20 ans. Certainement à cause de cette faible espérance de vie, les animaux sont forcés de se reproduire en continu et à des âges dangereusement jeunes, ce qui met également en péril leur santé globale.

Un des aspects clés dans la vie d’un orque — qu’ils n’ont absolument pas en captivité— est leur capacité à se déplacer sur plus de 150 kilomètres par jour. Selon de nombreux chercheurs spécialistes de la faune marine, la nage sur de longues distances est absolument essentielle pour la santé physique de ces animaux. Selon SeaWorld, les orques n’ont pas vraiment besoin de nager autant, ce qui justifie sans doute pour eux le fait d’enfermer ces animaux massifs et puissants dans des piscines trop petites…

Depuis que Granny a été aperçue pour la toute première fois (dans les années 1930), il semblerait bien qu’elle ait donné naissance à deux autres individus, qui ont eux-même donné naissance à d’autres petits. (l’un de ses petits-enfants, Canuck, est d’ailleurs mort à l’âge de 4 ans… après avoir été capturé par SeaWorld.) Tandis que le petit groupe d’orque s’est agrandi, Granny est restée avec eux — sans être séparée de ses enfants, comme c’est souvent le cas dans les parcs. Retirer les bébés à leur mère est une pratique courante pour pouvoir les dresser, mais il faut savoir que cela cause aussi un choc psychologique intense pour ces animaux de nature sociale et qui ont l’habitude de se regrouper en famille…

Granny ne représente pas simplement un destin exceptionnel : elle personnalise tout ce qui est malsain dans ce genre de pratique, en étant un exemple vivant de tout ce qui est sain dans la nature. Bien sûr, elle reste un cas exceptionnel et la plupart des orques sauvages ne vivent pas aussi longtemps qu’elle… Mais l’espérance de vie des orques sauvages reste quand-même dramatiquement plus élevée que celle des orques captives (les femelles vivent en moyenne de 50 à 60 ans).

Leur vie est également bien plus remplie, avec beaucoup plus de nage, d’exploration, et la possibilité de rester en famille — bref, elles sont, évidemment, beaucoup plus heureuses.

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SeaWorld touché coulé par le documentaire  »Blackfish »


Je n’ai pas vu le documentaire, mais la vidéo-annonce est quand même assez édifiante. Pourquoi qu’on ne laisse pas les animaux marins et terrestre en liberté. Les zoos, parc aquatique sont des prisons pour ces animaux et qui peut provoquer chez eux des comportements agressifs
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SeaWorld touché coulé par le documentaire  »Blackfish »

 

 »Blackfish » a bouleversé nombre de téléspectateurs. Photo : DR

MAUVAISE PUB – Les parcs aquatiques américains subissent actuellement une chute de leurs revenus. Pour la première fois, ils reconnaissent l’impact négatif du film consacré à Tilikum, l’orque tueur.

Dans le milieu des parcs d’attractions, SeaWorld ne se sent plus vraiment comme un poisson dans l’eau. Mi-août, le groupe américain a révélé que ses revenus avaient baissé de 5% sur les six premiers mois de l’année. Pour 2014, la chute devrait atteindre les 7%. Le premier trimestre a été particulièrement mauvais avec une chute de la fréquentation d’environ 13% en moyenne sur les onze parcs. A la suite de la publication de ces chiffres, les actions SeaWorld ont dégringolé, perdant 30% de leur valeur.

Jusqu’à présent, SeaWorld mettait cette crise sur le compte de la concurrence féroce entre les parcs de loisirs. En Floride, les nouvelles attractions de Disney World et l’extension de la zone consacrée à Harry Potter au sein du parc Universal auraient notamment impacté le nombre de visiteurs du SeaWorld d’Orlando. Mais pour la première fois, l’entreprise évoque également l’impact négatif du documentaire  »Blackfish ».

Des bassins plus grands pour les orques

Réalisé par Gabriela Cowperthwaite, ce film retrace l’histoire de Tilikum, un des orques de SeaWorld impliqué dans trois accidents mortels. Edifiante et bouleversante, cette enquête pointe du doigt les conditions de détention de ces grands mammifères marins. De fait, la diffusion de  »Blackfish » en octobre 2013 sur CNN (en France, les téléspectateurs ont pu découvrir fin juin sur Arte cette œuvre rebaptisée  »L’orque tueur ») a réveillé la conscience d’une partie du public. En mars 2014, une proposition de loi visant à interdire l’utilisation d’orque dans les spectacles a même été émise en Californie. A la suite d’une pétition, la compagnie aérienne Soutwest Airlines a, par ailleurs, mis un terme à son partenariat commercial avec SeaWorld.

SeaWorld a contre-attaqué sur son site Internet avec une page  »La vérité sur Blackfish ». Le groupe accuse la réalisatrice de mensonge et de propagande. Il réfute notamment l’idée que l’orque tueur Tilikum soit devenu psychotique et agressif à cause de sa détention. A San Diego, l’entreprise a tout de même décidé de doubler la taille du bassin réservé aux orques dont la profondeur passera à 15 mètres. Un puissant courant sera également aménagé pour permettre aux mammifères d’évoluer à contre-courant. Si Gabriela Cowperthwaite y voit là une réponse à son documentaire, Sea World a répliqué que ces travaux étaient prévus depuis longtemps. Ils devraient être achevés courant 2018. D’ici là, les orques continueront de nager en rond.

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