Le Saviez-Vous ► Quelles sont les maladies mentales les plus effrayantes ?


Des maladies mentales, il y en a de toutes sortes. Certaines maladies sont étranges et incompréhensibles. Comment croire qu’on est mort ou vouloir a tout prix s’amputer un de nos membres pourtant sain ?
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Quelles sont les maladies mentales les plus effrayantes ?

 

Il y a énormément de troubles mentaux terrifiants mais voici mon top 3 :

  • 3) Le syndrome de Cagpras

Les personnes atteintes du syndrome de Cagpras sont convaincues que tous leurs proches ont été remplacés par des sosies. Elles pensent souvent que ces sosies sont malveillants et dangereux. Naturellement, la paranoïa est un effet secondaire de leur trouble. Les malades pensent également qu’il existe des complots contre eux et auront tendance à se replier sur eux-mêmes, ou, dans le cas contraire, à se montrer agressifs envers leurs « imposteurs. »

  • 2 Le syndrome de Cotard

Les personnes touchées par ce syndrome sont convaincues qu’elles sont mortes. Beaucoup de symptômes sont associés à ce trouble mais ils diffèrent d’une personne à l’autre. Certains auront des impressions de grandeur, d’autres des idées suicidaires. Certains vont se sentir immortels, pendant que d’autres vont se mutiler. Certains malades disent même avoir senti leurs organes se putrifier dans leur corps.
Ça fait peur!

  • 1 L’apotemnophilie

Ce trouble donne aux gens une énorme envie de s’amputer un membre, même s’il n’y a absolument aucun problème avec cette partie de leur corps. Il faut constamment les surveiller car ils tentent souvent de se blesser. Dans les cas les plus poussés, les personnes tentent de perdre la vue ou l’audition. En 2015, une Américaine a versé un produit de canalisation dans ses yeux afin de devenir aveugle. Elle dit s’être toujours sentie « envahie par sa vue. » Étonnamment, elle se considère beaucoup plus heureuse aujourd’hui.

https://fr.quora.com

Bob Woodward dresse le portrait d’un Trump colérique et paranoïaque


Il faut donner à César ce qui est à César et a Trump à Trump. Il y a quelque chose de très positif dans ses idioties, il va faire monter les ventes des personnes qui le décrivent probablement assez proche de la réalité.
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Bob Woodward dresse le portrait d’un Trump colérique et paranoïaque

 

The Associated PressDonald Trump

Le livre très attendu du journaliste d’enquête Bob Woodward sur Donald Trump dresse le portrait accablant d’un président inculte, colérique et paranoïaque que ses ministres et collaborateurs s’efforcent en permanence de contrôler pour éviter les pires dérapages.

Le Washington Post, qui a obtenu une copie du livre rédigé par celui qui a révélé, avec Carl Bernstein, le scandale du Watergate ayant contraint Richard Nixon à la démission, publie de nombreux extraits peu flatteurs pour le 45e président des États-Unis.

A l’issue d’une rencontre entre M. Trump et son équipe de sécurité nationale sur la présence militaire sur la péninsule coréenne, le ministre de la Défense, Jim Mattis, particulièrement exaspéré, aurait dit à des proches que le président se comportait comme un «élève de CM2 ou de 6e» (10 à 11 ans, NDLR).

Toujours selon les éléments rassemblés par Bob Woodward, après l’attaque chimique d’avril 2017 attribuée au régime du président syrien Bachar al-Assad, M. Trump aurait appelé le général Mattis et lui aurait dit qu’il souhaitait l’assassiner.

«Tuons-le bordel! Allons-y! On leur rentre dedans et on les bute», aurait-il déclaré.

Après avoir raccroché. M. Mattis se serait tourné vers un conseiller et aurait dit:

«Nous n’allons rien faire de tout cela. Nous allons être beaucoup plus mesurés».

Bob Woodward décrit aussi, dans ce livre intitulé Fear: Trump in the White House, la frustration récurrente du secrétaire général de la Maison-Blanche, John Kelly, qui est traditionnellement l’homme le plus proche du président au sein de la «West Wing».

Lors d’une réunion en petit comité, il aurait ainsi affirmé, à propos de Donald Trump:

«C’est un idiot. C’est inutile d’essayer de le convaincre de quoi que ce soit. (…) Je ne sais même pas ce que nous faisons là. C’est le pire boulot que j’aie jamais eu».

Fin août, Donald Trump s’en était pris avec virulence, dans un tweet, à Carl Bernstein, qui a enquêté avec Bob Woodward sur le Watergate et est devenu, comme lui, une figure du journalisme d’enquête.

«On se moque à travers tout le pays de Carl Bernstein le négligé, un homme qui vit dans le passé et pense comme un vieux dégénéré, inventant histoire après histoire! Fake News», avait-il écrit.

Sollicité par l’AFP, la Maison-Blanche n’avait pas réagi en milieu de journée à la publication des extraits de ce nouveau livre de Bob Woodward, dont la sorte sortie est prévue le 11 septembre.

 

http://journalmetro.com/

Donald Trump : pétition de 60 000 signatures de « professionnels de la santé » le considérant inapte


Donner un diagnostique psychiatrique à Donald Trump sans avoir été évalué personnellement par les signataires est peut-être interdit, sauf que même en temps profane en psychiatrie, il semble car, que ce président à un sérieux problème de santé mentale
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Donald Trump : pétition de 60 000 signatures de « professionnels de la santé » le considérant inapte

 

Un groupe fondé par John Gartner, professeur de psychiatrie à l’Université Johns Hopkins, appelé « Duty to Warn » Devoir d’avertir »), a recueilli plus de 60 000 signatures dans une pétition sur Change.orgdemandant que le président américain Donald Trump soit démis de sa fonction en raison de « maladie mentale grave » le rendant psychologiquement inapte.

Selon Gartner, rapporte The Washington Diplomat, Trump souffrirait de narcissisme qui, selon sa définition, serait caractérisé par le trouble de personnalité narcissique, la paranoïa, le trouble de personnalité antisociale et le sadisme.

En février 2017, dans une lettre au New York Times, le psychiatre Allen Frances, qui a dirigé la 4e édition du DSM, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l’American Psychiatric Association (APA), expliquait que la plupart des « diagnosticiens amateurs » identifient à tort un trouble de la personnalité narcissique chez le président. Le narcissisme, dont il « ne manque pas de faire preuve », est à distinguer du trouble de la personnalité narcissique.

En août 2016, en réponse, à la prolifération d’avis diagnostiques circulant dans les médias, la présidente de l’APA, Maria A. Oquendo, a rappelé à ses membres la « règle Goldwater » qui leur interdit d’émettre des opinions diagnostiques sur des personnalités publiques qu’ils n’ont pas évaluées personnellement.

http://www.psychomedia.qc.ca

Des hommes habillés en clowns tentent d’attirer des enfants dans les bois


Est-ce vrai où c’est un canular que des gens qui se déguisent en clown pour terroriser les enfants et adultes ? Cela provoque une peur incontrôlable aux États-Unis, qui est augmenter par les réseaux sociaux.
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Des hommes habillés en clowns tentent d’attirer des enfants dans les bois

 

À quelques semaines d’Halloween, fête pendant laquelle les Américains adorent mettre des costumes lugubres, une série de clowns sinistres aperçus à travers les Etats-Unis crée la panique, forçant police, écoles et même la Maison Blanche à intervenir.

(…) Les provinces du Canada prennent aussi au sérieux le phénomène des clowns terrifiants.

Les premiers signalements de ces silhouettes effrayantes ont eu lieu en août en Caroline du Sud quand la police a été appelée pour enquêter sur des informations selon lesquelles des hommes habillés en clowns tentaient d’attirer des enfants dans les bois.

Elles se sont révélées fausses, mais depuis des signalements similaires de clowns rôdant près des écoles ou d’entreprises, parfois armés au volant de camionnettes, ont eu lieu dans des douzaines d’Etats.

Une école en Ohio (nord) a fermé par précaution après qu’une femme eut dit avoir été attaquée par un homme habillé en clown.

Des centaines d’étudiants de l’université Penn State, en Pennsylvanie (est), sont partis à la chasse au clown mardi soir après des signalements semblables.

La Maison Blanche est même intervenue pour dire lors d’un briefing que ces rôdeurs devaient être pris au sérieux et que 12 personnes avaient déjà été arrêtées. La police fédérale (FBI) et le département de la Sécurité ont été consultés sur la manière de réagir à cette menace potentielle.

A quelques semaines d’Halloween, le 31 octobre, quand des millions d’enfants déguisés vont de maison en maison récolter des bonbons sous la menace de jeter des sorts (le fameux « trick or treat »), le phénomène a également envahi la toile avec « #IfISeeAClown » (si je vois un clown) parmi les hashtags les plus populaires sur Twitter et le compte @SpookyClowns (clowns effrayants) attirant plus de 200.000 abonnés.

Le réseau social Instagram croule aussi sur les photos de gens habillés en clowns qui prennent des poses menaçantes ou au contraire offrant des câlins.

Phobie

La paranoïa est telle que les autorités de Californie et de l’Oregon se sont trouvées forcées d’intervenir pour répondre aux signalements de clowns et aux menaces sur les réseaux sociaux dirigés contre des écoles, considérés comme des canulars.

Le sergent Juan Briseno, de la police du comté de Los Angeles, a expliqué à l’AFP que les patrouilles avaient augmenté dans la ville de Carson, en banlieue de Los Angeles, à la suite de messages menaçants sur Twitter, et qu’un officier de police rattaché aux écoles avait été dépêché pour informer chaque établissement du problème.

Autre ville proche de Los Angeles, Lancaster a aussi été prise de panique quand des hommes portant des masques de clowns et qui auraient peut-être porté des couteaux ont été vus à pied, tentant d’effrayer les gens, selon la police.

Une école dans l’Oregon s’est trouvée contrainte d’envoyer un email à tous les parents pour les rassurer après des rumeurs qu’un clown prévoyait de s’en prendre à des étudiants.

L’épidémie, réelle ou imaginée, de clowns effrayants et la paranoïa qu’elle entraîne est à rapprocher du phénomène de « coulrophobie », nom clinique donné par les psychologues à la phobie des clowns, et qui a augmenté dans la foulée du roman de Stephen King publié en 1986 « Ça », par la suite adapté en film, qui dépeint un clown malfaisant.

« Près d’une personne sur dix dit avoir la phobie des clowns », fait remarquer Matthew Lorber, directeur du service de psychiatrie pour enfants et adolescents de l’hôpital Lenox Hill à New York.

« Ne pas être en mesure de voir le visage de quelqu’un fait peur aux enfants », ajoute-t-il.

D’après M. Lorber, la chambre de résonance des réseaux sociaux attise cette phobie, qui pourrait se traduire par des traumatismes et attaques de panique durables chez certains jeunes enfants.

En tout cas, l’école de cirque Ringling Bros. and Barnum & Bailey ne trouve pas ce phénomène très drôle.

« Cela perturbe nos clowns qui veulent juste faire rire et sourire les gens », a écrit l’établissement dans un communiqué transmis aux médias américains.

Mais Stephen King, le pape du roman d’horreur, a appelé tout le monde à arrêter « l’hystérie » sur Twitter:

« la plupart d’entre eux sont gentils, ils amusent les petits et font rire les gens ».

http://quebec.huffingtonpost.ca/

La solitude, cause de maladies mentales ?


La solitude peut être pesante surtout, si la personne n’a pas d’amis, pas de bons contacts avec d’autres et s’isolent de plus, cela peut affecter sa santé mentale. Je pense beaucoup aux personnes âgées, que leurs familles ne viennent que de temps en temps et meurent sans que personne le sache .. Comme mon voisin, cela a pris 4 à 6 jours, avant qu’il soit découvert.
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La solitude, cause de maladies mentales ?

 

En 2013, cinq millions de personnes étaient en « situation d’isolement ». Cela se traduit par peu ou pas de contacts familiaux, professionnels ou amicaux…

D’après une étude menée par la Fondation de France, « la pauvreté reste déterminante dans la solitude », qui peut elle-même devenir dangereuse pour la santé.

Plus de problèmes de santé mentale

Une étude australienne menée par la Swinburne University of Technology a démontré que le sentiment de solitude pourrait conduire à des problèmes plus graves de santé mentale comme la dépression, l’anxiété sociale ou la paranoïa.

En 2014, un Français sur huit était seul et une personne âgée sur quatre l’était également. En deux ans (de 2013 à 2015), le nombre de personnes isolées a augmenté de quatre millions, ce qui représentait en 2015 15 % de la population. Pour comprendre cette situation que vivent des millions de personnes, l’étude s’est penchée sur la question en suivant 1 000 personnes âgées de 18 à 87 ans, sur une période de six mois.

À noter que la dépression et la solitude restent deux faits psychologiques bien distincts : la solitude porte plus spécifiquement sur les relations, tandis que la dépression englobe plus généralement la santé mentale.

Les anxieux sont plus susceptibles d’être seuls à l’avenir

D’après un chercheur de l’ Université de technologie de Swinburne, Michelle Lim, pour The Conversation, « la solitude est couramment utilisée pour décrire un état émotionnel négatif connu quand il y a une différence entre les relations que l’on veut avoir et celles que l’ on a réellement. (…) Les chercheurs ont trouvé que la solitude (…) est davantage liée à la qualité des relations, plutôt qu’à la quantité. Une personne seule se sent incomprise par les autres, et pense qu’elle n’aura jamais de relations significatives ».

Le constat est tel que la solitude est susceptible d’augmenter le risque des problèmes de santé mentale. L’inverse n’étant pas prouvé, seule l’anxiété sociale augmenterait le risque de solitude, du fait que ces personnes évitent généralement les interactions sociales. La solitude peut également amener à une mauvaise santé physique et augmente les risques de développer de maladie d’Alzheimer.

http://www.passeportsante.net/

Persuadé d’être victime d’un complot, il pensait que son chat était un imposteur


Un syndrome bien étrange, qui donne l’impression d’être sous surveillance et ce qui est d’autant plus surprenant c’est que même des animaux peuvent avoir cette confusion d’identité
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Persuadé d’être victime d’un complot, il pensait que son chat était un imposteur

 

 IZ SERIUS ADMNIM/ THIZ IZ SERIUS BIZNIS / pfctdayelise via Wikimedia License by

IZ SERIUS ADMNIM/ THIZ IZ SERIUS BIZNIS / pfctdayelise via Wikimedia License by

Repéré par Vincent Manilève

Il s’agit d’une forme rare d’une maladie très sérieuse appelée le «syndrome de Capgras».

C’est un homme de 73 ans dont on ignore le nom, mais dont on sait qu’il a déjà connu une dépendance à l’alcool, des traumatismes crâniens après des matchs de hockey et surtout des troubles bipolaires. Mais si Ryan Darby et David Caplan, deux neurologues d’Harvard, se sont particulièrement intéressés à sa condition, c’est parce qu’il a commencé à développer un trouble très particulier il y a quelques années.

Dans une étude publiée dans le journal Neurocase et relayée par Discover magagazine, ils expliquent qu’il a commencé à développer une certaine paranoïa et à prendre son propre chat pour un imposteur:

«Six ans avant la présentation, il a développé une paranoïa aigüe alors qu’il arrêtait ses médicaments psychiatriques. Il a donné à sa femme des notes où il affirme que leur maison était surveillée, et il confondait des personnes dans les parkings avec des agents du FBI.

Puis il est devenu obsédé par l’idée que son chat a été remplacé par un chat imposteur qui était impliqué dans une conspiration contre lui. Il savait que le chat actuel ressemblait physiquement à son chat, mais que la personnalité ou le cœur psychique de son chat a été remplacé. Ses symptômes se sont atténués et il n’avait plus d’illusions sur le fait qu’un imposteur avait remplacé son chat.»

De rares cas avec des animaux

En procédant à des analyses sur cet homme, les deux chercheurs ont pu constater qu’il souffrait de déclin cognitif et mémoriel, ainsi que d’une atrophie du cortex cérébral, certainement due à sa pratique du hockey sur glace. Mais le trouble dont souffre  ce septuagénaire, aussi étrange soit-il, porte un nom très précis. Comme nous vous l’expliquions il y a quelques mois, il s’agit du syndrome de Capgras, un «délire d’illusion des sosies», analysé pour la première fois en 1923 et qui concerne des personnes qui confondent un proche ou eux-mêmes avec un autre. Il s’agit d’une incapacité de notre cerveau à comprendre qu’une personne, un animal, ou un objet, a une identité qui lui est propre et qui persiste au cours du temps.

Il est intéressant ici de noter que les cas de syndrome de Capgras concernent principalement des confusions d’êtres humains.

«Les illusions de Capgras ont rarement été rapportées à propos d’animaux», écrivent les auteurs de l’étude, qui rapportent tout de même quelques cas avec des oiseaux ou un chien.

De nouvelles études devront être réalisées si l’on veut comprendre un peu mieux pourquoi nos animaux de compagnie peuvent aussi être le fruit d’une telle confusion d’identité.

http://www.slate.fr/

Le pervers narcissique: un «serial killer» psychologique


On juge souvent des gens de narcissisme, mais le sont-ils vraiment ? Les manipulateurs ? On a tous une personne manipulatrice sous la main, mais un pervers narcissisme sont particulier et malheureusement, ces personnes peuvent détruire toutes personnes qui sont proches de lui
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Le pervers narcissique: un «serial killer» psychologique

 

Jocelyne Robert

Auteure, sexologue et sexosophe

Est-ce le témoignage récent et public d’Ingrid Falaise sur sa descente en enfer aux mains d’un furieux manipulateur qui m’a donné envie d’écrire ce billet sur la perversion narcissique? Ou le second procès, largement médiatisé, de Guy Turcotte? Ou cet échange auquel j’ai récemment participé avec des jeunes femmes au prise avec des gars qu’elles qualifient ainsi? Peut-être une combinaison des trois, et plus encore le fait que ce triste phénomène se répand au point que des psys le qualifient désormais de «mal du siècle».

Un jardin où fleurissent les Narcisses

Dans la mythologie grecque, Narcisse était le fils du dieu-fleuve Céphise et de la nymphe* Liriope. Célèbre pour sa beauté et pour sa vanité, il ne s’intéressait qu’à sa sublime personne. On en a tiré le mot narcissisme, si galvaudé de nos jours: Qu’est-ce qu’elle est narcissique celle-là ! … Ah, un vrai pervers narcissique ce mec !

Dans le langage courant, lorsqu’on parle de cultures ou de personnes narcissiques, on fait habituellement référence à nos univers individualistes et centrés sur soi plutôt qu’au réel trouble psychologique, voire psychiatrique, que la perversion narcissique représente.

Bon, il est certain que nos sociétés actuelles, jardins de l’égo, fleurissent et foisonnent de Narcisses. Mais quand même, nous n’avons pas tous le nombril à la place du cœur et du cerveau. On appelle «pervers narcissique» ou «narcissique à tendance perverse» la personne dont l’ego souffre d’obésité morbide.

Celle-ci a la vue si obstruée par son moi hypertrophié, par les contours de sa propre personne, que pour examiner une question, elle part de son nombril, fait un petit tour autour d’elle-même et revient à son point de départ, son nombril.

Elle joue les victimes avec brio alors qu’elle est le bourreau qui enchaîne ses victimes. Elle les amène à se sentir coupables et responsables de tout ce qui ne va pas. Si la perversion narcissique atteint les deux sexes, la littérature psychiatrique indique qu’elle touche plus fréquemment les hommes.

Le pervers narcissique est le plus dangereux des manipulateurs. Incapable d’identifier et d’accepter sa propre souffrance, il trouve son équilibre en faisant payer et souffrir les autres. Comment le distinguer du «simple» manipulateur égocentrique? Ce dernier, placé devant la réalité de ses attitudes et comportements ainsi que de leurs répercussions, pourra reconnaître les faits et mettre en place des mécanismes de changements. Ce que ne fera pas le pervers narcissique.

Simplifions en disant que le manipulateur égocentrique est plus délinquant que pervers. En revanche, le pervers narcissique semble incapable de changer. Son problème est si bien ancré dans la structure profonde de sa personnalité qu’il ne le reconnaît pas: tous les autres ont un problème, pas lui.

Quelques caractéristiques du pervers narcissique

– Il est séducteur

– Intelligent

– Égocentrique

– Incapable d’empathie

– Affiche un sentiment de grandeur et de puissance

– Reproche à l’autre la discorde que lui-même s’évertue à semer

– Est en quête fébrile d’admiration

– Accepte mal que ses «victimes» soient dans la lumière et applaudies

Il peut se montrer paranoïaque. Convaincu de sa supériorité, le pervers narcissique n’a aucune intention de se faire du mal à lui-même. Il ne peut pas imaginer renoncer à son identité, à sa liberté, à ses prérogatives. Ainsi, autodestruction et pensées suicidaires ne sont pas sont lot. Il se comporte en serial killer psychologique.

En fait, tant que le pervers narcissique exerce son pouvoir sans être inquiété, tout baigne. Les choses se gâtent et il souffre lorsque ses plans et sa vision sont contrariés. Si tant est qu’on puisse dire qu’il souffre, car si un proche est au prise avec un ennui ou une difficulté, le pervers narcissique est envahi d’une tristesse toute égocentrique. En fait, il a de la peine pour lui-même. Il insupporte que la faiblesse de l’autre éclabousse et altère son image dorée.

Dynamique du pervers narcissique dans la relation intime

– Je suis génial, fort, au dessus du lot et les autres sont des quantités négligeables

– On ne peut pas ne pas m’aimer

– Elle ne peut m’en vouloir et n’a aucun désir d’indépendance

– Je n’y suis pour rien si les autres sont stupides

– Elle devrait me remercier pour ce que je fais pour elle

– Sans moi, il ne serait rien

– C’est un honneur pour elle d’être avec moi.

Bref, le pervers narcissique est au dessus de la mêlée. Inatteignable dans sa superbe, il excelle dans l’art de pousser l’autre à se dévaloriser et à s’autodétruire. Il pourra le mener jusqu’aux idées suicidaires.Vous vous êtes aventuré dans la bulle d’un ou d’une pervers narcissique? Il n’y a rien à tenter ou à espérer. Sauvez votre peau : fuyez !

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* Les nymphes étaient des esprits féminins, réputés pour leur ardeur érotique. C’est ce qui a donné le terme nymphomanie** Je me suis en partie inspirée des données du DSM 4, la bible psychiatrique, pour écrire ce billet.

http://quebec.huffingtonpost.ca/