Aller de l’avant


Que ce soit un papillon, un oiseau ou tout autre animal ou insecte, il ne se pose pas des questions sur son apparence, ce que vont dire les autres. Non,  il va de l’avant
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Aller de l’avant

 

 

Lorsque le papillon s’est réveillé ce matin. Il ne s’est pas demandé s’il était beau. Si les autres l’aimaient ou si il pouvait réussir. Il a tout simplement ouvert ses ailes et s’est envolé

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Le caribou et le papillon monarque «en voie de disparition» au Canada


Le caribou, un animal sauvage emblématique du grand Nord dans l’Arctique Canadien qui voit son territoire dépérir par l’homme, les changements climatiques risque malheureusement de disparaitre, tout comme les papillons monarque qui voyage hiberne au Mexique l’hiver et migre vers les États-Unis et Canada au printemps qui souffrent de l’activité humaine
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Le caribou et le papillon monarque «en voie de disparition» au Canada

 

«Les caribous sont malheureusement très sensibles aux perturbations... (PHOTO MARK BRADLEY, FOURNIE PAR PARCS CANADA)

«Les caribous sont malheureusement très sensibles aux perturbations humaines, et nous dérangeons le caribou de plus en plus», avancent des experts.

PHOTO MARK BRADLEY, FOURNIE PAR PARCS CANADA

 

Agence France-Presse
OTTAWA

La population de caribous du Canada a atteint des niveaux «historiquement bas», en particulier dans l’est de l’Arctique où il a été classé lundi en «voie de disparition», tout comme l’emblématique papillon monarque, selon un comité d’experts scientifiques.

«Les caribous sont malheureusement très sensibles aux perturbations humaines, et nous dérangeons le caribou de plus en plus. Ces facteurs de stress semblent interagir de manière complexe avec le réchauffement rapide dans le Nord», a résumé Justina Ray dans un rapport du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (Cosepac).

Le caribou «fait l’objet de déclins alarmants», de «nombreuses hardes nordiques ont maintenant atteint des niveaux historiquement bas, et il y a lieu de s’inquiéter qu’elles ne se remettront pas», craignent les experts de l’organe scientifique qui émet des recommandations au gouvernement fédéral.

Le comité a étudié cette année deux populations de ce cervidé, le troupeau de la toundra, jugé «menacé», et celui des monts Torngat aux confins de l’Arctique québécois et du Labrador, classé «en voie de disparition», c’est-à-dire dont la «disparition est imminente».

Les causes du déclin de cet animal sauvage vont du recul de la forêt boréale sous l’action de la sylviculture et de la prospection minière, aux perturbations de son habitat sous l’effet du réchauffement climatique, bien plus prononcé dans l’Arctique que sur le reste de la planète.

En octobre, le Fonds mondial pour la nature (WWF) s’était lui aussi alarmé du déclin «particulièrement troublant» des hardes de caribous de l’Arctique canadien, notant notamment que certains troupeaux se sont effondrés de 95 à 98% en 30 ans à peine.

Le monarque bat de l’aile 

Autre espèce migratoire, le papillon monarque a été classé «en voie de disparition» notamment car ses aires d’hivernage au Mexique, déjà «remarquablement minuscules», «continuent de s’effriter», selon le Cosepac.

Ce papillon parcourt chaque automne 4000 km entre le Canada et le Mexique pour fuir la neige, mais cette espèce pourrait s’éteindre si rien n’est fait pour protéger «ses aires d’hivernage critiques».

En juin, 200 intellectuels, scientifiques et artistes américains, mexicains et canadiens avaient écrit aux dirigeants de ces trois pays pour exiger l’interdiction des activités minières et de la coupe illégale de bois dans la réserve mexicaine où les monarques viennent passer l’hiver.

Ils réclamaient en outre l’interdiction des pesticides sur les parcelles où pousse l’asclépiade, une plante sur laquelle pondent les femelles du papillon. Un herbicide utilisé dans les cultures de maïs et de soja transgéniques était également pointé du doigt.

http://www.lapresse.ca/

Papillon


Un papillon, c’est petit et généralement, il ne reste pas longtemps au même endroit et pourtant, nous aimons les voir voltiger. C’est un peu comme le bonheur, il vient et il passe, mais il laisse son empreinte en nous
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Papillon

 

 

Le bonheur est un papillon. Si nous le chassons, il nous échappe ; mais si nous nous asseyons tranquillement, il vient voleter au-dessus de nos têtes.

Nathaniel Hawthorne

Un biologiste sauve une espèce rare de papillon


C’est presque le même principe que le Québec a fait des publicités pour que l’on plante des graines d’asclépiade dans nos jardins pour aider les papillons monarques qui passent l’hiver au Mexique et viennent aux Canada pendant l’été
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Un biologiste sauve une espèce rare de papillon

 

Un biologiste sauve une espèce rare de papillon

Tim Wong a aidé cette espèce rare de papillons à recoloniser San Francisco.Capture d’écran Gentside Découverte

L’un des plus beaux papillons vient d’être sauvé de l’extinction par un biologiste marin. Tim Wong travaille pour la California Academy of Sciences où il prend constamment soin de pas moins de 30 000 animaux, d’alligators aux raies en passant par des pieuvres ou des crevettes. Mais ce sont d’autres espèces qui ont ravi son coeur depuis l’enfance: les papillons.

Hors de son travail, Tim Wong s’applique ainsi à élever et étudier n’importe quel papillon qui croise son chemin. Quand la route du biologiste a croisé celle du Battus Philenor, son hobby a toutefois pris une toute autre dimension. 

LE BATTUS PHILENOR, UN PAPILLON RARE

Appelé en anglais «Pipevine Swallowtail», ce papillon est originaire du sud des États-Unis mais sa population a commencé à décroître de façon alarmante, jusqu’à ce que les spécimens deviennent très rares à San Francisco notamment. Le problème est que cette espèce ne pond des oeufs que sur une seule plante, l’Aristolochia californica dont se nourrit ensuite la chenille.

Or la population de cette dernière a fortement réduit à cause de l’expansion des villes. En apprenant la situation de cette majestueuse espèce, Tim Wong a donc décidé d’intervenir en utilisant ses propres moyens.

«Finalement, j’ai réussi à  trouver cette plante au Jardin botanique de San Francisco. Et ils m’ont autorisé à prendre quelques boutures», explique le biologiste à Vox. 

Parallèlement, il a construit une enceinte spéciale à l’intérieur de son jardin, offrant à la fois les mêmes conditions que l’environnement extérieur et une protection contre les prédateurs. Puis le scientifique de 28 ans a installé les plants récupérés dans l’enceinte et est allé collecter 20 chenilles sauvages dans la campagne qu’il a transférées dans l’enceinte.

Les chenilles ont semblé s’y plaire puisqu’elles ont fini par se transformer en papillons et ont commencé le cycle qui a permis de multiplier l’espèce. Les premiers papillons ont pondu des oeufs sur la plante par groupe de 5 à 30. Au bout de 10 jours, les oeufs ont éclos pour laisser place à des chenilles qui ont formé des chrysalides pour émerger quelques semaines plus tard sous forme de papillons.

DES MILLIERS DE PAPILLONS

Depuis le début de son entreprise, Tim Wong a obtenu des milliers de papillons qu’il a systématiquement ramené au Jardin botanique de San Francisco. Un succès qui a permis le retour du papillon dans la ville américaine. Cette mission a également permis au biologiste de découvrir que la papillon était capable d’«hiberner» jusqu’à deux ans avant de sortir sous forme de papillons.  

«Chaque année depuis 2012, nous voyons davantage de papillons survivre dans les jardins, volant autour, pondant des oeufs, nymphoser [se transformer en chrysalide] avec succès et émerger l’année suivante. C’est le signe que nos efforts fonctionnent!», se réjouit le biologiste qui cultive maintenant près de 200 plants des espèces végétales préférées des lépidoptères.

Si son projet est un succès, Tim Wong tient à prévenir sur la difficulté de ce type de mission. Élever des animaux quels qu’ils soient demande de connaître parfaitement les besoins de ceux-ci. Même sans être un spécialiste, chacun peut toutefois participer à son niveau.

«Améliorer l’habitat de la faune locale est quelque chose que tout le monde peut faire. La conservation et la gestion peuvent commencer dans votre jardin», conclut-il ainsi.

http://fr.canoe.ca/

La surprenante guerre acoustique des papillons de nuit contre les chauves-souris


Voilà une stratégie originale pour le papillon lune qui par sa stratégie évite de se faire engloutir par les chauves-souris
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La surprenante guerre acoustique des papillons de nuit contre les chauves-souris

 

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© DAN WINTERS

Avec ses longues ailes et sa couleur vert clair, le papillon lune est une créature remarquable. Et maline, selon les biologistes Jesse Barber et Akito Kawahara, qui ont constaté que les « queues » au bout des ailes d’Actias luna étaient des leurres détachables destinés à tromper les chauves-souris affamées.

Quand les prédatrices, munies de leur système d’écholocation, sont en chasse, les queues mobiles du papillon détournent et trompent leur attention, si bien que les agresseurs ratent leur cible, attrapant parfois une extrémité, mais rarement tout l’insecte.

« Les papillons de nuit et les chauves-souris se livrent une guerre “acoustique” depuis 60 millions d’années », expliquent Barber et Kawahara.

Le duo précise que leurs recherches font avancer les connaissances scientifiques sur les « stratégies de diversion antiprédation » et sur la manière dont les papillons se sont adaptés à la « course évolutionnaire aux armements ».

Par Catherine Zuckermann

http://www.nationalgeographic.fr/

Les papillons de nuit savent parler aux chauves-souris !


Les chauves-souris peuvent se détecter leur proie par écholocation, ce que des papillons de nuit peuvent mettre à profit pour éviter de servir de repas
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Les papillons de nuit savent parler aux chauves-souris !

 

Le papillon de nuit Cisthène martini. Joseph Scheer

Le papillon de nuit Cisthène martini. Joseph Scheer

Par Loïc Chauveau

Dans la chaleur de la nuit, les papillons savent faire comprendre à leurs prédateurs qu’ils ne sont pas bons à manger en émettant des bruits à haute fréquence.

APOSÉMATISME. Paru dans Plos One le 20 avril dernier, l’article de Nicolas Dowdy et William Conner de l’Université Wake Forest (Caroline-du-Nord) fait la preuve que les papillons de nuit de la famille des Arctiinae et de la sous-famille des Lithosiini utilisent bien des ultra-sons pour informer les chauves-souris qu’ils sont toxiques. Jusqu’à présent, on savait que les sons émis par ces papillons servaient à anticiper les attaques de prédateurs, mais on n’ignorait s’ils pouvaient aussi servir à les éviter selon le phénomène d’aposématisme, qui consiste à émettre un signal visuel, sonore ou chimique pour avertir l’attaquant que la proie représente un danger pour eux.

Au contraire des papillons diurnes, les papillons de nuit sont dotés d’appareils auditifs, des organes tympaniques constitués de cavités situées sur le thorax qui font vibrer une membrane. Cette capacité a été développée au cours d’une histoire évolutive de 65 millions d’années. Les papillons nocturnes sont en effet apparus avant les chauves-souris, lesquelles ont pu dans un premier temps exercer une pression intense sur des proies ne les entendant pas arriver. La sélection naturelle a provoqué l’émergence de l’appareil auditif chez l’insecte. Cet outil réagit aux mêmes fréquences que l’écholocalisation utilisée par les chauves-souris, soit entre 30 et 80 kilohertz (kHz). Le papillon a donc les moyens d’entendre les ultra-sons pour pouvoir fuir ou se laisser tomber au sol. Cela reste le principal moyen de défense de l’insecte, même si certaines espèces ont développé l’émission d’ultrasons pour un autre usage: la détection entre mâles et femelles pour la reproduction.

Des proies à l’attitude « nonchalante »

ULTRASONS. Si l’appareil auditif permet d’entendre le prédateur arriver, peut-il aussi l’empêcher d’attaquer en lui envoyant des signaux dissuasifs? C’est ce qu’apporte l’expérience des chercheurs américains. Ceux-ci ont mobilisé de multiples caméras infrarouges pour capter en trois dimensions les vols de murins, une espèce de chauves-souris, et la réponse des vols des papillons tandis que les ultrasons des deux espèces étaient enregistrés, le tout dans des conditions naturelles d’une région du sud-est de l’Arizona. Les chauves-souris se sont vus proposés deux types de menus: des papillons avec leur système auditif et d’autres sans. L’enregistrement des vols des prédateurs a bien montré que ceux-ci cessaient leur attaque lorsque les papillons émettaient des messages auditifs à base de clics. L’attitude des insectes laisse aussi peu de place au doute : en émettant leurs sons, ils ont eu une attitude « nonchalante », comme s’il n’y avait pas urgence à s’enfuir ou se laisser tomber à terre, certains que leur message était bien passé. Sans surprise, les papillons dotés ont eu 1,8 fois plus de chance d’éviter de se faire manger que leurs homologues sourds. Preuve est donc faite que l’appareil auditif acquis lors de l’évolution de ces espèces est bien un moyen actif d’éviter la prédation.

http://www.sciencesetavenir.fr/