Un mille-pattes vieux de 99 millions d’années découvert dans de l’ambre


Un mille-pattes de 99 millions d’années découvert dans l’ambre. Il vivait au temps des dinosaures. Il ressemble aux mille-pattes d’aujourd’hui, mais les paléontologues ne pouvait pas l’insérer dans leur classification actuelle, ils ont donc introduit dans un nouvel sous-ordre
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Un mille-pattes vieux de 99 millions d’années découvert dans de l’ambre


par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une équipe de paléontologues annonce avoir identifié un nouveau représentant des mille-pattes, coincé à l’intérieur d’une pierre d’ambre birman pendant au moins 99 millions d’années. Les détails de l’étude sont publiés dans la revueZooKeys.

Il n’y avait que des dinosaures et arthropodes géants à l’époque du Crétacé. Des créatures minuscules évoluaient également, cachées sous les fougères. Comme ce petit mille-pattes, de seulement 8,2 mm de long, récemment découvert coincé dans de l’ambre vieux de 99 millions d’années. Dès les premières analyses, les chercheurs ont rapidement compris qu’ils manipulaient l’un des plus anciens représentants mille-pattes de l’ordre Callipodida. Mais sa morphologie inhabituelle les aura également menés à réviser la classification actuelle du mille-pattes. Ils ont finalement introduit un nouveau sous-ordre.

Pour analyser la petite créature, les chercheurs expliquent s’être appuyés sur une nouvelle technique appelée “microscopie à rayons X 3D”. L’idée, pour faire simple, consiste à “trancher” le spécimen, ce qui permet d’examiner les plus petits détails de son anatomie. Détails qui nous seraient autrement invisibles. L’arthropode étudié était loin d’être le seul découvert dans ce gisement d’ambre birman (529 autres spécimens ont été découverts). En revanche, il était bel et bien le seul représentant de son sous-ordre, désormais baptisé Burmanopetalum inexpectatum.

Le mot inexpectatum signifie inattendu“, en latin. Tandis que l’épithète générique “Burmanopetalum” fait référence au pays de la découverte, le Myanmar – anciennement la Birmanie.

Un petit parmi les géants

« Ce petit mille-pattes a vécu à une époque où de terribles dinosaures et d’énormes arthropodes erraient sur la Terre, explique Pavel Stoev, du Museum national d’histoire naturelle de Bulgarie. On sait par exemple que les anciens mille-pattes du genre Arthropleura, qui habitaient l’Amérique du Nord et l’Écosse il y a 315 à 299 millions d’années, avaient déjà une longueur de 230 centimètres. Quant à notre nouveau spécimen, il vivait probablement dans des forêts tempérées composées d’arbres semblables à des pins et des séquoias, d’hépatiques et de fougères denses ».

« Nous avons eu tellement de chance de trouver ce spécimen si bien conservé dans l’ambre, se réjouit le chercheur. Nous avons été très surpris de constater que cet animal ne peut pas être classé dans la classification actuelle du mille-pattes.Même si leur apparence générale est restée inchangée au cours des 100 derniers millions d’années, notre planète ayant subi de profonds changements à plusieurs reprises au cours de cette période, certains traits morphologiques de la lignée des Callipodida ont considérablement évolué ».

Ce spécimen, à titre d’exemple, ne présente pas d’excroissances caractéristiques sur le dos, qui sont normalement présentes chez tous les membres actuels de l’ordre Callipodida. Une autre caractéristique inhabituelle est ses yeux, très simples, qui s’opposent à la vision plus complexe de ses contemporains.

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https://sciencepost.fr/

Ce fossile d’arai­gnée est vieux de 110 millions d’an­nées et ses yeux brillent encore


Trouver un fossile d’araignée de 110 millions d’années et déjà un exploit, mais qu’en plus ses yeux brillent encore malgré toutes ces années est extraordinaire. Il aurait été un prédateur nocturne au temps des dinosaures. Les scientifiques sont encore à étudier cette espèce qui ces yeux sont situés différemment de nos araignées. C’est une belle découverte.
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Ce fossile d’arai­gnée est vieux de 110 millions d’an­nées et ses yeux brillent encore

 

Crédits : Tae-Yoon S Park

par  Laura Boudoux

 

En Corée du Sud, des paléon­to­logues ont retrouvé dix fossiles d’arai­gnées mesu­rant tous moins de 2,5 cm. Parmi eux, deux nouvelles espèces ont été décou­vertes, dont les yeux de l’une brillent encore, 110 millions d’an­nées après sa mort. Une carac­té­ris­tique qui prou­ve­rait que cette arai­gnée était dotée de vision nocturne compa­rable à celle des chats ou des hiboux, rapporte Natio­nal Geogra­phic.

Le tape­tum, aussi appelé « tapis clair », est une couche réflé­chis­sante située derrière la rétine, qui renvoie la lumière et améliore ainsi la vision de nuit. Le fossile, âgé de 110 à 113 millions d’an­nées, présente encore les fameux tape­tum de l’arai­gnée.

« Ils sont telle­ment réflé­chis­sants qu’ils accrochent vrai­ment le regard. Nous avons eu un espèce d’ef­fet eurêka », s’est souvenu Paul Selden, de l’uni­ver­sité du Kansas, en évoquant cette trou­vaille.

Les cher­cheurs savent désor­mais que l’arai­gnée était à l’époque une préda­trice nocturne, dans un envi­ron­ne­ment peuplé de dino­saures. Reste aux paléon­to­logues à étudier plus en détail ces deux nouvelles espèces d’arai­gnées, dont certaines carac­té­ris­tiques sont encore inex­pliquées.

«Leurs yeux sont placés davan­tage sur les coins de leurs têtes que sur le devant, ce qui est encore un mystère », explique Paul Selden. 

Sources : Natio­nal Geogra­phic

https://www.ulyces.co/

Un nouveau ptérosaure du jurassique découvert en Angleterre


Un nouveau ptérosaure, enfin, ce ptérosaure vivant il y a plus 166 millions d’années était connu depuis plus de 200 ans, mais confondu avec une autre espèce. C’est d’autres fossiles que les paléontologues ont remarquer une mâchoire très différentes des autres et l’ont donc reclasser comme une nouvelle espèce.
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Un nouveau ptérosaure du jurassique découvert en Angleterre

 

ptérosaure

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Une impression d’artiste de Klobiodon rochei, un ptérosaure qui évoluait il y a environ 166 millions d’années. Crédits : Mark Witton

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une équipe de paléontologues de l’Université de Portsmouth annonce la découverte des restes fossilisés d’une nouvelle espèce de ptérosaure. Cet ancien reptile volant évoluait il y a environ 166 millions d’années

 Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Acta Palaeontologica Polonica.

Les ptérosaures, ce sont ces grands reptiles volants qui dominaient le ciel à l’époque des dinosaures. Beaucoup d’espèces ont été découvertes, mais celle-ci revêt un caractère particulier. Ce nouveau ptérosaure – baptisé Klobiodon rochei – qui évoluait dans le centre-sud de l’Angleterre il y a environ 166 millions d’années, présentait en effet une gueule pleine de dents pointues. Peu d’espèces de ptérosaures du Jurassique moyen en étaient pourvues, notent les chercheurs. Celles-ci mesuraient environ 2,6 centimètres, verrouillées dans la gueule de l’animal qui pêchait à l’époque poissons et calmars.

« Sa configuration dentaire unique permet de le distinguer des autres ptérosaures »

« Klobiodon nous est connu depuis des siècles, archivé dans un tiroir de musée et vu par des dizaines ou des centaines de scientifiques, mais son importance a été négligée car elle a été confondue avec une autre espèce depuis les années 1800 », a indiqué le paléontologue Michael O’Sullivan de l’Université de Portsmouth.

De nouveaux ossements, découverts dans une couche d’ardoise située à environ 16 km de la ville d’Oxford, ont finalement amené les chercheurs à comprendre qu’il s’agissait finalement d’une toute nouvelle espèce.

 « Seule la mâchoire inférieure de Klobiodon rochei est connue, mais sa configuration dentaire est unique et permet de le distinguer des autres ptérosaures », poursuit le chercheur.

Un environnement bien différent

Klobiodon, qui présentait une envergure d’environ 2 mètres, évoluait à l’époque dans un climat beaucoup plus chaud qu’aujourd’hui. Il y a 166 millions d’années, la Grande-Bretagne n’était pas encore une île gigantesque, mais se composait d’une série de petites îles tropicales (le niveau de la mer était beaucoup plus élevé). K. rochei n’était bien sûr pas seul. Ce dernier fréquentait, par exemple, la même région que l’une des plus célèbres espèces de dinosaures d’Angleterre, le Megalosaurus. Ces redoutables théropodes, qui ressemblaient un peu au T. Rex apparu bien plus tard, pouvaient mesurer 6 à 7 mètres de long et 3 mètres de haut.

On rappelle qu’il y a quelques jours, une équipe de paléontologues de l’Université de Californie du Sud (USC, États-Unis) annonçait en effet avoir découvert la trace d’une dent de requin coincée dans une vertèbre d’un ptéranodon, l’un des plus grands ptérosaures de toute l’histoire (7,5 mètres d’envergure). Ainsi ces reptiles – aussi aériens étaient-ils – restaient malgré tout vulnérables aux créatures venues des profondeurs. Ce fut également probablement le cas pour le Klobiodon rocheiqui fréquentait les côtes anglaises.

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Dinosaures : le mystère de « bébé Louie » enfin percé


Il y a 25 ans en Chine, des paléontologues ont trouvé des oeufs. Ils ont cru que c’était un nid de tyrannosaures. Cependant, il s’agirait probablement d’une nouvelle espèce de dinosaure à plume qui aurait existé il y a 90 millions d’années. Cet animal était loin d’être petit, car il mesurait 8 mètres et pesant entre 2 et 3 tonnes.
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Dinosaures : le mystère de « bébé Louie » enfin percé

 

Une reproduction du Beibeilong Sinensis, une nouvelle espèce de dinosaure identifiée

Ce dinosaure à plumes est le plus gros dinosaure connu qui couvait ses oeufs.    Photo : Zhao Chuang

Près de 25 ans après la découverte d’œufs fossilisés en Chine, des paléontologues pensent avoir résolu le mystère de leur origine et identifié une nouvelle espèce de dinosaure.

Un texte de Tiphanie Roquette

L’animal appelé Beibeilong sinensis, ce qui signifie « petit dragon de Chine », vivait il y a 90 millions d’années pendant la période du crétacé. Doté d’ailes et de plumes, il ressemblait à une autruche géante haute de 8 mètres et pesant entre 2 et 3 tonnes.

Son nid de la taille d’une énorme roue de camion contenait de 30 à 40 œufs, chacun comparable à un nouveau-né humain. Ce dinosaure est le plus gros spécimen ayant couvé, selon l’équipe de paléontologues qui a fait la découverte.

« Imaginez le spectacle de voir cet énorme animal perché sur son nid d’œufs », s’émerveille Darla Zelenitsky, paléontologue à l’Université de Calgary et coauteure de la découverte.

Le fossile de bébé Louie, un embryon de dinosaure découvert dans les années 1990.

Le fossile de bébé Louie, un embryon de dinosaure découvert dans les années 1990.   Photo : Université de l’Alberta

25 ans de mystère autour de « bébé Louie »

Ce sont ces œufs qui ont permis de découvrir la nouvelle espèce. Au début des années 1990, des dizaines de fossiles d’œufs de dinosaure ont été trouvés dans la province de Henan, en Chine. Parmi les oeufs, un fossile d’embryon extrêmement bien préservé, qui n’était plus dans sa coquille, et qui a été surnommé bébé Louie.

«II faut des conditions parfaites. S’il y a un tout petit peu d’acidité dans le sol, les œufs se dissolvent. Ajoutez à cela le fait que les œufs sont des repas délicieux pour les charognards et cela devient extrêmement rare de trouver des œufs et des embryons », explique Philip Currie, paléontologue à l’Université de l’Alberta.

L’identité du dinosaure ayant pondu ces œufs déroutait cependant les experts.

« Nous pensions qu’il s’agissait d’œufs de tyrannosaure au départ. C’était la seule explication possible. Mais l’embryon a mis à plat cette théorie », raconte M. Currie, qui est aussi coauteur de la recherche.

L’étude de ces fossiles a toutefois été retardée, car ils ont été exportés aux États-Unis peu de temps après leur découverte. La légalité de cette exportation a été mise en question, ce qui rendait difficile toute étude scientifique.

Bébé Louie a été exposé pendant 12 ans au Musée des enfants d’Indianapolis. Un accord avec la Chine a permis son rapatriement dans sa province d’origine, au Musée géologique de Henan, en 2013, et la reprise des recherches.

Même si peu de squelettes de ce type de dinosaures existent ou ont été identifiés, les paléontologues croient que les oviraptoridés, ces dinosaures à plumes, étaient assez répandus pendant le crétacé.

L’étude de l’équipe de 13 chercheurs canadiens, américains, chinois et européens a été publiée dans la revue scientifique Nature Communications.

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Les plantes à fleurs prennent de l’âge : 100 millions d’années de plus.


Les plantes à fleurs ont pris un coup de vieux, elles seraient plus vieilles de ce que les scientifiques pensaient et bien avant les abeilles. Ils croient que des coléoptères auraient polonisé ces plantes préhistoriques
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Les plantes à fleurs prennent de l’âge : 100 millions d’années de plus.

 

Par Quentin Mauguit, Futura

 

L’histoire des plantes à fleurs vient de vieillir de 100 millions d’années d’un coup ! Des grains de pollen d’angiospermes ont été trouvés dans des roches datant du Trias moyen, dans le nord de la Suisse. Ils s’ajoutent à d’autres éléments prouvant que l’apparition de ce groupe n’a pas eu lieu au Crétacé.

La planète compte à ce jour plus de 230.000 espèces de plantes à fleurs, dont un grand nombre joue un rôle considérable dans notre économie. En effet, la majorité des espèces végétales cultivées dans le monde appartiennent à ce groupe. Ne l’oublions pas, qui dit fleurs dit aussi fruits. Ce taxon, qui a conquis tous les milieux terrestres, est donc riche, mais quand est-il apparu ?

Actuellement, la plupart des spécialistes estiment que les angiospermes ont fait leur apparition au Crétacé inférieur, voici 140 à 135 millions d’années, ce que nous savons grâce à la découverte de grains de pollen fossilisés. À partir de cette époque, d’autres restes fossiles ont été trouvés pour toutes les ères géologiques qui ont suivi, et ce de manière ininterrompue. Ils forment ainsi une ressource exploitée par de nombreux géologues ou paléontologues, par exemple pour dater les roches qu’ils rencontrent. Cependant, des analyses moléculaires et certaines découvertes remettent cette datation en doute.

Elles viennent de se voir confirmées, puisqu’un ancêtre des angiospermes actuelles a vécu voilà 247 à 245 millions d’années, d’après des grains de pollen mis au jour en Suisse. Ce groupe vient donc de vieillir de 100 millions d’années ! La nouvelle a été présentée dans la revue Frontiers in Plant Science par Peter Hochuli (université de Zurich) et Susanne Feist-Burkhardt.

Les grains de pollen sont des gamétophytes, car ils renferment les gamètes mâles des plantes à fleurs. Selon les espèces, ils mesurent entre 7 et 150 µm de long. Ils sont initialement contenus dans des anthères, aux extrémités des étamines (à l'image). © Jeremy Vandel, Flickr, cc by 2.0

Les grains de pollen sont des gamétophytes, car ils renferment les gamètes mâles des plantes à fleurs. Selon les espèces, ils mesurent entre 7 et 150 µm de long. Ils sont initialement contenus dans des anthères, aux extrémités des étamines (à l’image). © Jeremy Vandel, Flickr, cc by 2.0

Des grains de pollen aux caractéristiques sans équivoque

Six types de grains de pollen différents ont été trouvés dans deux carottes prélevées dans le nord de la Suisse, à Weiach et Leuggern. Ils reposaient à environ 900 m de profondeur, dans des roches datant donc du Trias moyen, précisément de l’Anisien. Après avoir été extraits, les grains ont été observés à l’aide d’un microscope confocal à balayage laser qui offre un rendu tridimensionnel. Ils présentent les caractéristiques propres aux plus vieilles angiospermes, à savoir une paroi végétale perforée de trous et parcourue par un unique sillon.

Il ne s’agit pas de la première découverte de ce type pour les deux chercheurs, qui ont visiblement eu du mal à se faire entendre auparavant. En 2004, ils avaient déjà découvert des grains de pollen datant du Trias moyen. Ils reposaient dans des sédiments extraits du fond de la mer de Barents, au sud du Svalbard, soit à plus de 3.000 km de la Suisse. La structure de tous ces grains de pollen suggère que la pollinisation était accomplie par des insectes, probablement par des coléoptères. En effet, les abeilles seraient apparues 100 millions d’années plus tard.

Il reste maintenant à savoir si ces découvertes vont être reconnues, auquel cas l’histoire évolutive des angiospermes va changer. Cependant, il est vrai qu’une question embarrassante se pose : comment expliquer un trou de 100 millions d’années, jusqu’au Crétacé inférieur, dans les enregistrements fossiles ?

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Incroyable découverte : un fossile de cerveau vieux de 520 millions d’années


Le scientifique qui avait pour théorie qu’un cerveau pouvait se fossiliser, doit jubiler d’une telle découverte de cet animal qui a existé il y a plus de 500 millions d’années. On s’est bien moqué de lui, maintenant, c’est à son tour
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Incroyable découverte : un fossile de cerveau vieux de 520 millions d’années

 

Sous microscopie optique les marques cérébrales apparaissent en noir. Strausfeld et al. and Current Biology

Sous microscopie optique les marques cérébrales apparaissent en noir. Strausfeld et al. and Current Biology

Par Joël Ignasse

Plusieurs pièces anatomiques cérébrales ont été découvertes dans des fossiles d’arthropodes vieux de plus de cinq cents millions d’années. Ils prouvent que le cerveau peut se conserver et se fossiliser malgré sa fragilité.

 

DOGME. Les paléontologues ont longtemps affirmé que les cerveaux comme d’autres organes mous ne pouvaient pas se fossiliser. Il y a quelques années ce dogme a quelque peu été ébranlé avec la découverte d’un cerveau fossilisé de requin vieux de 300 millions d’années. Cette fois, il est carrément mis à mal avec ces sept fossiles décrits dans la revue Current Biology, abritant chacun une partie de matière cérébrale conservée.

Un fossile bien préservé de Fuxianhuia protensa de 12 cm de long. (Crédit Xiaoya Ma, London Museum of Natural History).

Des conditions exceptionnelles requises 

Les fossiles découverts proviennent du Sud-Ouest de la Chine, du site de Chengjiang Shales, et appartiennent tous à la même espèce Fuxianhuia protensa. Il s’agit d’un arthropode qui vivait durant le Cambrien, il y a 520 millions d’années, et ressemblait à une crevette de 4 à 15 cm de long qui arpentait les fonds marins. Les scientifiques les ont analysé à l’aide d’un microscope électronique à balayage et ont identifié dans chacune des traces de ce qui était sans aucun doute un cerveau ou du moins vu le caractère primitif de ces animaux d’un système nerveux central. Les cerveaux ont été préservés comme des films de carbone aplatis, qui, dans certains fossiles, ont été partiellement recouvert par de minuscules cristaux de pyrite de fer. Dans un autre article, les chercheurs ont cherché une explication à l’exceptionnelle conservation de ces organes. Une des seules explications qui tiennent est que les crevettes ont été brusquement enterrées, lors d’un glissement de terrain, dans de la boue baignant dans une eau pauvre en oxygène empêchant ainsi à la fois les attaques de charognards et la putréfaction.

Tracé superposé de deux empreintes cérébrales. Strausfeld et al. and Current Biology.

Vient ensuite la deuxième étape :

« celle où tous les cerveaux échouent ou presque consiste à résister à la pression d’une boue épaisse et lourde » explique Nicholas J. Strausfeld, un des co-auteurs de l’étude, qui a longtemps été un des rares spécialistes à penser que les cerveaux pouvaient se fossiliser et qui a été raillé pour cette théorie.

Pour avoir été en mesure de le faire, le cerveau de F. protensa devait être remarquablement dense. En fait, celui des arthropodes vivant actuellement, composé d’un réseau de cellules nerveuses serrées et de graisse, l’est effectivement et celui de ces crevettes primitives devait l’être encore plus.

« Avec ces pré-requis le processus commence ; le cerveau garde sont intégrité globale ce qui conduit à son aplatissement progressif et à sa conservation » résume le chercheur.

Et il conclut, un brin revanchard : « Les gens, surtout les scientifiques, font des hypothèses. La chose amusante en science, en fait, c’est de pouvoir les démolir ».

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Voici le Chilesaurus diegosuarezi!


Si des squelettes complets n’avaient pas été retrouvés de ce dinosaure, probablement qu’il n’aurait jamais été catalogué. En en effet, les scientifiques pensaient que des ossements trouvés appartenaient a plusieurs animaux préhistoriques au lieu d’un seul
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Voici le Chilesaurus diegosuarezi!

 

L’un des dinosaures les plus bizarres jamais découverts a été mis au jour dans le sud du Chili. La bête était herbivore et pouvait atteindre environ 3 mètres de long. Ce qui le rend si particulier est que son anatomie est une combinaison de différentes espèces.

« Nous sommes troublés par l’anatomie étrange de Chilesaurus, qui rappelle différents groupes de dinosaures. » — Fernando Novas, Musée des sciences naturelles d’Argentine

Le dinosaure appartient à la famille des théropodes, parmi lesquels figurent les carnivoresVélociraptor, Carnotaurus ou encore Tyrannosaurus.

Voici le Chilesaurus diegosuarezi! Sa ceinture pelvienne ressemble à celle des ornithischiens (bassin d’oiseau) et ses pattes arrière qui sont larges et à quatre doigts ressemblent beaucoup plus à celles des sauropodomorphes primitifs qu’à celles des théropodes, plus minces et composées de trois doigts.

Chilesaurus Diegosuarezi

Photo :  Université de Birmingham

Les restes fossilisés ont été retrouvés par le jeune Diego Suarez, qui a donné son nom au dinosaure. En février 2004, ce garçon de sept ans accompagnait ses parents géologues dans les Andes quand il est tombé par hasard sur des fossiles présents dans des roches de la fin de la période du Jurassique, qui date d’environ 145 millions d’années.

Depuis cette découverte, plus d’une douzaine de spécimens du dinosaure ont été collectés, parmi lesquels quatre squelettes complets.

Les paléontologues pensaient d’abord avoir collecté les restes de trois dinosaures différents, mais quand le squelette le plus complet a été reconstitué, il est devenu évident que tous les éléments appartenaient à une seule espèce de dinosaure

Le crâne relativement petit du dinosaure, la forme de son bec ou encore ses dents en forme de feuille révèlent que le dinosaure était un mangeur de plantes.

En fait, les différentes parties du corps du Chilesaurus étaient adaptées à un régime alimentaire et à un mode de vie particuliers, similaires à d’autres groupes de dinosaures, en raison du phénomène de l’évolution convergente.

« Dans ce processus, une ou des parties d’un organisme ressemblent à celles d’espèces non apparentées à cause d’un mode de vie similaire et des pressions évolutionnaires. »Martin Ezcurra, Université de Birmingham

Par exemple, les dents du Chilesaurus sont très proches de celles des dinosaures primitifs qui avaient un long cou, car elles ont été sélectionnées pendant des millions d’années en raison d’un régime alimentaire comparable.

Le détail de cette découverte est l’objet d’un article publié dans la revue Nature.

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