Suicide → Des p­rédateurs en ligne


Il y a des imbéciles sur internet et qui en plus se faufilent dans les forums pour être a trouver une personne très vulnérable ayant des idées suicidaires. Pourquoi font-il cela ? C’est quoi le  »trip » ? Et en plus il n’y a pas une option comme chez les anglais pour trouver de l’aide sur le Web, mais vraiment de l’aide aux personnes qui sont très affectées émotivement
Nuage

 

Suicide → Des p­rédateurs en

 

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PHOTO LE JOURNAL DE MONTRÉAL, SÉBASTIEN ST-JEAN

Les sites Internet qui font la promotion du suicide sont nombreux et faciles à trouver. Les prédateurs en profitent donc pour encourager les dépressifs. Aucune étude scienfique n’a déterminé si de tels sites ont un impact sur les passages à l’acte

HÉLOÏSE ARCHAMBAULT

Une tendance plutôt inquiétante est observée sur Internet, alors que des « prédateurs » anonymes encouragent des individus suicidaires à mettre fin à leur jour.

« Le prédateur suit les forums et chaque fois que quelqu’un exprime une intention de suicide, il l’encourage à poursuivre. Il peut, par exemple, mettre des liens sur les façons de se suicider facilement ou efficacement », indique Brian Mishara, le directeur du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie, à l’Université du Québec à Montréal.

Il n’est toutefois pas en mesure d’expliquer les motivations des prédateurs.

« Ça peut varier, il n’y a pas encore de recherches là-dessus. Mais, l’anonymat permet de faire semblant d’aider », a-t-il expliqué lors du congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), hier.

Risques élevés

Actuellement, environ la moitié des sites Internet liés au suicide en font la promotion.

Ainsi, les gens dépressifs qui souhaitent obtenir de l’aide courent toujours un risque d’entrer en communication avec une personne malhonnête.

« C’est un couteau à double tranchant, on peut tomber sur n’importe qui, explique celui qui enseigne la psychologie. Le prédateur pourrait prétendre qu’il veut faire un pacte de suicide. »

Pour le moment, aucune donnée scientifique ne prouve que les sites Internet qui favorisent le suicide provoquent ou augmentent le nombre de décès.

Toutefois, les exemples d’individus qui ont annoncé leur mort sur Internet sont nombreux depuis quelques années.

Manque d’aide

Par ailleurs, les moteurs de recherche Google et Yahoo ont un système qui permet de rediriger les internautes anglophones qui tapent des mots clés en lien avec le suicide vers des sites d’aide.

Or, aucune aide similaire n’existe encore en français. Ce que déplore Brian Mishara.

« Il y a un manque de proaction et de moyens financiers, souligne-t-il. Mais, en même temps, que ferait-on si un Parisien utilisait le site d’aide du Québec ? On lui dirait désolé, vous êtes Français ? Internet n’a pas de frontières, alors c’est difficile. »


• Actuellement, l’Australie est le seul pays au monde à interdire l’accès aux sites qui prônent le suicide.

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