Usines à chiots Les saisies se multiplient


Comment cela se fait-il après l’indignation des traitements des chiens fait dans les usines a chiens que le gouvernement piétine encore alors qu’en Ontario, c’est rendu plus sévère ?  Encore une chance que certaines animaleries ont arrêter de vendre des chiens et des chats justement pour aider la cause .. Acheter un chien dans un chenil, ca vaut la peine de visiter les lieux et de voir comment sont entretenus les animaux Car il existe des chenils qui sont  reconnus pour leur qualité de leur travail. Et ne pas oublier les refuges, il y a tant d’animaux qui ne demande qu’un foyer pour enfin vivre tranquillement
Nuage

 

Usines à chiots : Les saisies se multiplient

 

Usines à chiots - Les saisies se multiplient

La SPA avait reçu une plainte concernant des activités d’élevage douteuses. Mais elle était loin de se douter de l’horreur cachée entre ces murs.

© Capture d’écran / Agence QMI

La prolifération des usines à chiots illégales inquiète au Québec.

Il y a des centaines de milliers de chiens élevés dans des conditions inimaginables de malpropreté, des chiens qui sont malades et qui ne sont là que pour reproduire et pour rapporter beaucoup d’argent à leur propriétaire.

Ils sont plusieurs centaines à opérer ce type de commerce qui donne froid dans le dos.

Le 8 mars dernier, l’escouade de la Société Protectrice des Animaux des Cantons a investi une résidence unifamiliale de la rue Duchaîneau à Roxton Falls. La SPA avait reçu une plainte concernant des activités d’élevage douteuses. Mais elle était loin de se douter de l’horreur cachée entre ces murs.

À l’intérieur d’un petit cabanon, ils ont retrouvé des chiennes entassées sur le point d’avoir leurs rejetons, des cages souillées par les excréments et l’urine, des bols de nourriture et d’eau contaminés.

« Faites attention, ils sont nerveux. Il y en a des non-voyants là-dedans. Ils n’ont pas vu la lumière. Ils risquent de capoter. Donc, on y va tranquillement », a précisé l’un des employés de la SPA lors de la frappe.

Dans le garage, les agents de la SPA ont été confrontés à la même vision d’horreur.

 « Dans chacune des cages, on retrouve un mâle et une femelle. Ces chiens sont là juste pour procréer, sans égards, à leur état de santé qui est soit dit en passant pitoyable », a martelé le directeur de la SPA des Cantons, Carl Girard.

43 chiens mal-en-point

Un à un, les chiens ont été retirés des deux bâtiments extérieurs. L’opération aura duré une bonne heure, permettant aux employés et aux bénévoles de se relayer en raison des odeurs nauséabondes qui se dégageaient des espaces clos.

«Plusieurs des chiens sont malades. Certains sont aveugles, ont des glaucomes, des parasites, des problèmes respiratoires, des maladies de la peau, et d’autres maux», a précisé avec tristesse M. Girard.

Une semaine avant la frappe, une équipe de l’émission J.E. avait été mis sur la piste. À l’aide d’une caméra cachée, un journaliste s’est fait passer pour des acheteurs de chiens. Sans se méfier, la propriétaire des lieux lui a offert un chihuahua pour 250 $.

« Moi, je ne les vends pas cher parce que je ne veux pas rester pris avec. Regarde, ces deux autres qui vont avoir des bébés. Peut-être qu’un petit peu plus tard, je vais avoir des Boston Terrier. »

Au Québec, on peut compter sur les doigts le nombre d’inspecteurs. En 2010-2011 Anima Québec, chargée de faire respecter la loi, ne disposait que de trois inspecteurs.

L’Ontario a compris qu’il fallait serrer la vis aux contrevenants. Environ 250 inspecteurs sur le terrain ont été embauchés.

Actuellement, le Québec fait piètre figure, avec une réglementation déficiente, la P42. Le gouvernement a déposé le projet de loi 51. Il sera débattu en commission parlementaire au cours de l’année.

La loi prévoit des modifications à la protection sanitaire des animaux, concernant principalement la sécurité et le bien-être des chiens.

 

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