L’ozone mine la qualité de l’air


Beaucoup de changements ont été faits pour diminuer la destruction de la couche d’ozone qui nous protège des rayons UV. Ce qui a entrainer une baisse de plusieurs polluants. Le problème, c’est que cette couche d’ozone devient maintenant un problème en se trouvant plus bas que la stratosphère à cause des changements climatiques. Les conséquences peuvent amener à des problèmes pulmonaires.
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L’ozone mine la qualité de l’air

 

Les Québécois respirent globalement du meilleur air aujourd'hui que pendant les... (Photo 123RF)

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PHILIPPE MERCURE
La Presse

(SAGUENAY) Les Québécois respirent globalement du meilleur air aujourd’hui que pendant les années 70. Mais un polluant vient faire de l’ombre au tableau : l’ozone, une molécule qui peut causer des problèmes respiratoires et contre laquelle on ne peut malheureusement pas faire grand-chose.

Jean-Philippe Gilbert, étudiant à la maîtrise en sciences géographiques à l’Université Laval, a compilé toutes les statistiques disponibles sur ce qui se trouve dans l’air québécois et a partagé ses résultats au congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas).

« On respire du bon air. On n’a rien à envier à personne », constate-t-il. Les filtres sur les cheminées des usines et l’amélioration des procédés ont permis une « baisse drastique » des grosses particules en suspension dans l’air. La concentration des particules plus petites a aussi diminué, ainsi que la presque totalité des 10 polluants étudiés par M. Gilbert.

La seule exception est donc l’ozone, dont la concentration a grimpé de 50 % en 40 ans. On aime l’ozone lorsqu’il se trouve dans la stratosphère, où il nous protège des rayons UV. Le problème survient quand il descend dans les basses couches de l’atmosphère. Or, c’est ce qui se passe à cause des changements climatiques. Le phénomène est complexe : l’air plus chaud en basse altitude fait de la pression sur la stratosphère au-dessus de l’équateur. Celle-ci se retrouve alors poussée vers le nord et finit par transmettre une partie de son ozone dans notre air. Ironiquement, certains polluants capables de détruire l’ozone sont aujourd’hui plus rares, ce qui exacerbe le problème.

Dans ce cas, impossible de mettre un filtre sur une cheminée pour régler le problème.

 

« Outre essayer de s’adapter, il n’y a pas grand-chose à faire », estime Jean-Philippe Gilbert.

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La couche d’ozone décline au-dessus des zones peuplées


La couche d’ozone en haut de la stratosphère semble se rétablir. Cependant, celle dans la partie inférieure semble être plus dangereuse, car elle est sous des endroits peuplés. Elle serait du aux changements climatiques, mais aussi des gaz à court porté que beaucoup utilise comme les solvants pour la peinture, les dégraissant etc
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La couche d’ozone décline au-dessus des zones peuplées

 

La couche d'ozone forme un bouclier gazeux, entre... (PHOTO AP)

 

La couche d’ozone forme un bouclier gazeux, entre 10 et 50 km d’altitude, protégeant la Terre des rayons solaires ultraviolets.

PHOTO AP

 

Agence France-Presse
Paris

La couche d’ozone qui protège la Terre des rayons solaires ultraviolets mortels décline au-dessus des régions les plus peuplées de la planète, selon les conclusions inattendues d’une étude publiée mardi.

En 1987, un accord international, le Protocole de Montréal, avait été signé pour supprimer progressivement les gaz CFC (utilisés dans la réfrigération et les aérosols), responsables du fameux «trou» dans cette couche gazeuse protégeant la Terre de rayons qui provoquent cancers de la peau, dégâts oculaires et immunitaires.

Grâce à l’élimination progressive des CFC, le trou au-dessus de l’Antarctique et les couches les plus élevées de la stratosphère montrent des signes clairs de rétablissement.

Mais l’ozone de la partie inférieure de la stratosphère (10 à 24 km d’altitude) se désintègre doucement, met en garde cette étude publiée dans la revue Atmospheric Chemistry and Physics.

«Aux latitudes tropicales et moyennes», où vit la majorité de la population mondiale, «la couche d’ozone n’a pas commencé à se remettre (…) C’est en fait un peu moins bien aujourd’hui qu’il y a 20 ans», explique à l’AFP l’auteur principal, William Ball, de l’École polytechnique fédérale de Zurich.

Selon de précédentes études, la couche d’ozone avait décliné, à son niveau maximum à la fin du XXe siècle, d’environ 5 %. La nouvelle étude estime qu’elle a perdu 0,5 % supplémentaire.

Et même si le déclin est moindre qu’au-dessus des pôles avant le Protocole de Montréal, les dommages potentiels aux latitudes tropicales et moyennes pourraient être pires qu’aux pôles, car les radiations UV y «sont plus intenses» et les zones sont plus peuplées, insiste une autre chercheuse, Joanna Haigh, du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres.

L’étude pointe du doigt deux possibles responsables de cette détérioration.

Les VSLS (very-short-lived susbtances), gaz à très courte durée de vie utilisés comme solvants, décapants pour peinture ou dégraissants attaquent l’ozone dans la partie inférieure de la stratosphère.

Une récente étude avait indiqué que l’un d’entre eux, le chlorure de méthylène (ou dichlorométhane) avait quasiment doublé dans la stratosphère en dix ans.

«Si c’est un problème de VSLS, cela devrait être relativement facile à gérer», a commenté William Ball, suggérant un amendement au Protocole pour l’interdire.

Mais l’autre accusé est le dérèglement climatique.

Les modèles climatiques suggèrent que les changements dans la façon dont l’air circule dans la partie basse de la stratosphère finiront par affecter les niveaux d’ozone, d’abord au-dessus des tropiques où la substance se forme.

Mais cette évolution n’est pas censée se produire avant des décennies et ne devrait pas toucher les latitudes moyennes entre les tropiques et les pôles.

«Si le changement climatique est responsable, c’est un problème bien plus grave (…) Nous devrions être inquiets, mais pas alarmés», a indiqué William Ball.

Notant que les scientifiques ne sont pas tous d’accord sur le fait que la stratosphère est déjà victime du réchauffement, il a appelé à de nouvelles études.

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Comment la pollution voyage autour du globe


Pour réussir a changer l’impact de la pollution, il faut que les pays qui sont des grands pollueurs puissent agir ensemble, sinon les efforts ne donnent pas grand chose
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Comment la pollution voyage autour du globe

 

NASA's Earth Observatory, Baja California, Licensed under the Creative Commons Attribution 2.0 Generic | Wikimedia Commons

NASA’s Earth Observatory, Baja California, Licensed under the Creative Commons Attribution 2.0 Generic | Wikimedia Commons

Si la pollution naît toujours localement, elle devient vite un problème global. Mais à quelle vitesse – et à quelle distance – se propage-t-elle ?

Des chercheurs néerlandais et américains ont retracé la trajectoire de l’ozone depuis la Chine, le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre. À l’aide de l’imagerie satellitaire, les scientifiques ont découvert que l’ozone chinois traversait l’océan Pacifique jusqu’à la côte ouest des États-Unis où, entre 2005 et 2010, il a réduit à néant 43 % des efforts de ce pays dans la réduction de la pollution à l’ozone.

La dangerosité de la pollution dépend de son altitude. La plupart de l’ozone (l’un des gaz les plus faciles à pister) reste près de la surface de la planète, où, en quantité excessive, il peut gêner la croissance des végétaux et la respiration des animaux. Il peut voyager plus loin dans la troposphère libre, où il agit comme un gaz à effet de serre tout en décomposant les contaminants aériens. Encore plus haut, l’ozone stratosphérique protège la planète des radiations.

La pollution de tous les grands pays émetteurs se déplace. « Nous voulions démontrer l’impact global des émissions polluantes locales », explique le chimiste Willem Verstraeten.

En d’autres termes, montrer que toutes les émissions peuvent avoir un effet ailleurs.

Daniel Stone

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COP21 :le changement climatique, un « accélérateur » d’allergies


On s’aperçoit qu’il y a plus d’allergies qu’avant. Il y a le pollen en cause, mais aussi l’activité humaine et les changements climatiques
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COP21 :le changement climatique, un « accélérateur » d’allergies

 

©Phovoir

©Phovoir

La pollution – intérieure comme extérieure – est considérée comme l’un des principaux facteurs de risque allergique. Composée entre autres de fortes concentrations de pollens, cette même pollution est accentuée par le réchauffement planétaire. Explications, à l’occasion de la COP21 qui se déroule à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.

« Entre 12% et 45% des problèmes allergiques, seraient causés par le pollen », indique l’INSERM.

Leur nombre est d’ailleurs en constante augmentation. En France, ils ont même triplé en 20 ans, touchant près de 20% des adolescents et plus de 30% des adultes. L’allergie au pollen se manifeste par des rhinites et des conjonctivites, parfois avec une toux et respiration sifflante, des eczémas et des urticaires. La forme la plus sévère est la crise d’asthme.

Chaleur et ozone mènent au pollen

Les émissions dudit pollen, son transport et ses dépôts sont étroitement liés aux conditions climatiques.

« On peut donc s’attendre à ce que les conséquences du changement climatique (augmentation de la température, modification des précipitations, augmentation de la concentration en CO2 atmosphérique) modifient sensiblement les problèmes d’allergie liés au pollen », estime l’INSERM.

Un exemple est particulièrement évocateur : il s’agit de l’ambroisie. Cette plante originaire d’Amérique du Nord, a déjà colonisé la Bourgogne, l’Auvergne et la région Rhône Alpes. Son pollen est très allergisant et provoque des rhinites, conjonctivites, trachéites voire des crises d’asthme sévères.

« Selon une étude récente, la concentration dans l’air du pollen d’ambroisie pourrait quadrupler en Europe à l’horizon 2050. Le changement climatique serait responsable des deux tiers de cette augmentation. Les activités humaines favorisant la colonisation de la plante sont aussi en cause », poursuit l’INSERM.

Autre effet du changement climatique en matière d’allergènes : l’ozone.

« Les températures élevées, comme celles rencontrées lors des canicules, favorisent sa formation. Les effets de l’ozone sur la santé humaine sont liés à son pouvoir oxydant et inflammatoire », explique l’INSERM. Ainsi, « le gaz pénètre facilement jusqu’aux voies respiratoires les plus fines et favorise le passage d’autres allergènes ou polluants. Les effets les plus immédiats (irritation, inflammation des yeux, de la gorge, du nez et des bronches, toux) conduisent à une diminution de la fonction respiratoire, une augmentation de la susceptibilité aux infections et une fatigue cardiaque. »

  • Source : INSERM, décembre 2015

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De nouveaux gaz destructeurs d’ozone retrouvés dans l’atmosphère


Ce qui était utile hier est devenu nocif aujourd’hui. Tout ces produits que nous utilisons ont un impact dans le présent sur l’environnement immédiat comme dans le futur pour la couche d’ozone
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De nouveaux gaz destructeurs d’ozone retrouvés dans l’atmosphère

 

«L'identification de ces quatre nouveaux gaz est très... (Photo d'archives)

 

«L’identification de ces quatre nouveaux gaz est très inquiétante, car ils vont contribuer à la destruction de la couche d’ozone», estiment les scientifiques, spécialistes de l’environnement, dans l’étude publiée dans la revue Nature Geoscience.

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Agence France-Presse

Quatre nouveaux gaz fluorés qui détruisent la couche d’ozone, dont trois appartenant à la famille des CFC pourtant bannis depuis 2010, ont été identifiés dans l’atmosphère où ils se sont accumulés à partir des années 60, selon une étude publiée dimanche.

Ces substances creusent les fameux «trous» dans la couche d’ozone au-dessus des pôles, partie de l’atmosphère comprise entre 20 et 50 km d’altitude qui absorbe la plus grande partie du rayonnement solaire ultra-violet.

«Notre recherche a mis en évidence quatre gaz qui ne se trouvaient pas du tout dans l’atmosphère jusque dans les années 60, ce qui suggère qu’ils sont émis par l’activité humaine», écrivent les scientifiques, spécialistes de l’environnement, dans l’étude publiée dans la revue Nature Geoscience.

Ils ont analysé des échantillons d’air non pollués collectés en Tasmanie entre 1978 et 2012, et dans des carottes de neige au Groenland.

«L’identification de ces quatre nouveaux gaz est très inquiétante, car ils vont contribuer à la destruction de la couche d’ozone», estiment-ils.

Leur origine n’a pas été identifiée, mais certaines hypothèses sont évoquées: produits chimiques utilisés pour la production d’insecticides et des solvants pour nettoyer les composants électroniques.

Les différences de concentration indiquent qu’ils ont été émis principalement dans l’hémisphère nord.

Trois des gaz sont des chlorofluorocarbures ou CFC, utilisés dans les systèmes de réfrigération et les aérosols, dont la production est désormais quasiment nulle, grâce au protocole international signé en 1985 à Montréal.

Le quatrième appartient à la famille des hydrochlorofluorocarbures ou HCFC, également utilisés dans les réfrigérateurs, les aérosols, ou les climatiseurs, et dont l’élimination progressive est en cours.

Plus de 74 000 tonnes de ces nouveaux gaz se sont accumulées dans l’atmosphère jusqu’en 2012. Il s’agit néanmoins d’une quantité très limitée quand on la compare aux émissions des CFC qui s’élevaient à plusieurs millions de tonnes dans les années 80.

Deux de ces gaz, un CFC et un HFCF, s’accumulent encore dans l’atmosphère, précise l’étude.

Jusqu’à présent, sept types de CFC et six HCFC étaient connus pour leurs effets destructeurs sur l’ozone.

La couche d’ozone a cessé de s’affiner à la fin des années 90 et certains signes montent qu’elle commence à se reconstituer, indique un des auteurs de l’étude, Johannes Laube de l’École des sciences environnementales de l’Université d’East Anglia.

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Le saviez-vous ►Les odeurs du temps


On dit souvent que le temps sent la pluie, quelque fois c’est une odeur agréable d’autrefois un peu moins .. Sommes nous déjà arrêté sur le fait que le temps a des odeurs .. et bien oui .. et cela s’explique
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Les odeurs du temps

 

Celui qui prétend sentir une tempête arriver ne croit pas si bien dire. Nos étés sont remplis de temps capricieux, mais imaginiez-vous qu’un cumulus n’arrive jamais seul ? Panorama des astuces pour flairer la météo.

Le saviez-vous ? Nos narines sont quotidiennement les témoins inconscients de la météo. Avant les premières averses, nous pouvons déjà remarquer une forte odeur flottant dans l’air. C’est l’ozone, qui porte bien son nom puisqu’il est issu du grec ozein : « exhaler une odeur ». Ce gaz, aussi bien d’origine naturelle qu’artificielle, est une forme dérivée de l’oxygène. Odorant mais aussi oxydant, il se forme suite à une décharge électrique – un éclair, par exemple. Le vent, qui provient des courants descendants des altitudes plus élevées, transporte cette odeur particulière jusqu’à nous.

La pluie est elle aussi accompagnée de son identité olfactive. En tombant elle déplace les molécules odoriférantes des surfaces, ensuite entrainées par le vent. L’odeur dégagée peut être agréable ou putride, en fonction de l’environnement.

En 1964 les géologues australiens Isabel Joy Bear et R. G. Thomas mettent un nom sur ce phénomène : le petrichor. Issu du grec petros, pierre et ichor, le sang des dieux, ce terme fait référence à la sève odorante qui coule des pierres pendant les périodes sèches.

Après la pluie, le beau temps ? Il reste surtout de la terre moisie. Cette émanation humide, on l’appelle la géosmine. Ce composé organique provient de bactéries ou d’algues et donne une odeur nauséabonde à la terre. On l’associe beaucoup à l’œnologie car en s’infiltrant dans les sols la géosmine est à l’origine du goût terreux de certains vins.

Coline Dangerfield

 

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Les hauts et les bas du Soleil ont un impact sur l’hémisphère nord


La météorologie n’est pas une science exacte, elle se basse sur les statistiques et des récoltes de donnés des radars, mais il reste encore beaucoup a comprendre, analyser pour que cette science soit de plus en plus précises, comme l’effet de l’impact des éruptions du soleil sur le climat … Même s’ils parviennent a trouver certaines réponses, cela prendras encore des années pour valider les observations de ces recherches
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Les hauts et les bas du Soleil ont un impact sur l’hémisphère nord

Pour lever le doute, une équipe de météorologues britanniques dirigée  par Sarah Ineson, du Met Office, a analysé les données les plus récentes  sur les rayonnements ultra-violets émis par le Soleil, fournies par le  satellite SORCE. Puis elle a bâti son propre modèle océano-atmosphérique  en intégrant ces éléments.

Pour lever le doute, une équipe de météorologues britanniques dirigée par Sarah Ineson, du Met Office, a analysé les données les plus récentes sur les rayonnements ultra-violets émis par le Soleil, fournies par le satellite SORCE. Puis elle a bâti son propre modèle océano-atmosphérique en intégrant ces éléments.

Photo: AP

Laurent Banguet
Agence France-Presse
Paris

Les hauts et les bas du Soleil ont un impact sur la météo de l’hémisphère nord, et la prise en compte du cycle solaire dans les modèles climatiques pourrait donc améliorer les prédictions sur le réchauffement, suggère une étude publiée dimanche.

Selon de nombreux experts, les variations de l’activité du Soleil, qui suit un cycle d’environ onze ans, seraient -avec le volcanisme- les principales sources naturelles du changement climatique, parallèlement au réchauffement provoqué par les activités humaines.

Mais faute d’instruments adaptés, le lien entre cycle solaire et météorologie n’a jamais été formellement démontré et reste très difficile à reproduire dans les modèles de prédiction climatique à long terme.

Pour lever le doute, une équipe de météorologues britanniques dirigée par Sarah Ineson, du Met Office, a analysé les données les plus récentes sur les rayonnements ultra-violets émis par le Soleil, fournies par le satellite SORCE. Puis elle a bâti son propre modèle océano-atmosphérique en intégrant ces éléments.

Les résultats, publiés dimanche dans la revue scientifique Nature Geoscience, sont parfaitement cohérents avec les observations de terrain dans l’hémisphère nord entre 2008 et 2011: des hivers froids en Europe du Nord et aux États-Unis, parallèlement à des hivers doux en Europe du Sud et au Canada.

Curieusement, d’après ce modèle, les variations des UV solaires auraient un impact strictement régional, sans aucune influence notable sur la moyenne des températures au niveau de la planète tout entière.

«Étant donné la quasi-régularité du cycle solaire de onze ans, notre découverte pourrait permettre d’améliorer la prédiction climatique à l’échelle décennale pour les régions situées hors des tropiques, densément peuplées», estime l’équipe de Sarah Ineson.

Autre sujet d’étonnement, les rayonnements ultra-violets émis par le Soleil pourraient être bien plus importants que les scientifiques ne le pensaient précédemment: les UV mesurés par SORCE sur la période 2004-2007 varient quatre à six fois plus que dans les estimations communément utilisées pour construire les modèles climatiques.

«Le sujet est sérieux, car les rayonnements UV jouent un rôle particulièrement important dans le réchauffement de la stratosphère -la couche de l’atmosphère comprise entre 12 et 50 km d’altitude- et dans la chimie de l’ozone», explique la climatologue allemande Katja Matthes dans un commentaire séparé publié par Nature.

«Par exemple, une variation de quelques pour cents des UV solaires au cours du cycle de onze ans peut entraîner des changements de l’ordre de quelques pour cents dans la concentration d’ozone, d’un degré dans la température tropicale, et jusqu’à 25% dans la vitesse des vents dans la stratosphère», ajoute-t-elle. Ces changements se répercutent ensuite sur la basse atmosphère et la surface de la Terre selon des processus encore mal connus.

Les résultats de l’étude dirigée par Sarah Ineson «sont intrigants mais, comme toujours, présentent un certain nombre de lacunes», juge toutefois Katja Matthes.

Par exemple, les chercheurs n’ont pas intégré dans leur modèle les effets de l’ozone. Ils n’ont pas non plus pris en compte les rayonnements du spectre visible ou infrarouge qui, contrairement aux UV, ne semblent pas être en phase avec le cycle solaire.

Si le modèle correspond de «manière frappante» aux observations météorologiques, ces résultats, «uniques» dans tous les sens du terme, doivent encore être validés par des observations plus larges et sur une période plus longue, conclut Mme Matthes.

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