Les fourmis malades prennent des “congés maladie” pour protéger la colonie


Franchement, les fourmis sont vraiment des insectes étonnants. Les fourmis ont des comportements similaires aux humains (quoique peut-être plus coopératif que nous). Si une fourmi est malade, elle prendra un « congé de maladie » pour éviter de contaminer les fourmis et la reine.
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Les fourmis malades prennent des “congés maladie” pour protéger la colonie

 

fourmis

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Les fourmis savent y faire pour endiguer la propagation des maladies. Crédits : Pixabay

par Brice Louvet

Lorsque des fourmis sont malades, le reste de la colonie adopte un comportement différent, réduisant considérablement leurs interactions pour empêcher la propagation des agents pathogènes.

Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Science.

Dans une colonie, il y a beaucoup de monde. Les contacts sont restreints, mais chacun sait ce qu’il a à faire. Alors que les plus jeunes (les “infirmières”) s’occupent de la couvée au centre de la colonie, les fourmis plus âgées (les ouvrières) partent en quête de nourriture à l’extérieur du nid. Ces dernières sont ainsi les plus exposées aux agents pathogènes. Mais une fois contaminées, que se passe-t-il à l’intérieur de la colonie ?

Pour le savoir, une équipe de chercheurs de l’Institut de science et de technologie d’Autriche (IST Austria) et de l’Université de Lausanne (Suisse) ont analysé les interactions entre individus avant et après l’identification d’un agent pathogène (ici un champignon).

Minimiser les contacts

Des marqueurs ont dans un premier temps été placés sur des milliers de fourmis de 22 colonies différentes, dans le but d’analyser les interactions sociales en milieu sain, puis 10 % des fourmis (toutes les ouvrières) ont ensuite été exposées à des spores capables de se propager facilement par contact. En observant de nouveau les interactions, les chercheurs ont alors découvert que les fourmis détectaient rapidement la présence des agents pathogènes, et modifiaient leur comportement en conséquence afin de minimiser la propagation

« Les individus les plus précieux doivent survivre »

« Les fourmis changent la manière dont elles interagissent et avec qui elles interagissent », explique Sylvia Cremer, principale auteure de l’étude.

Les contacts sont alors réduits. Les ouvrières interagissent davantage avec d’autres ouvrières, mais beaucoup moins avec le reste de la colonie. Pendant ce temps, les infirmières protègent davantage la reine, la seule à pouvoir se reproduire, et les plus jeunes fourmis.

« Dans une colonie, tous les insectes ne doivent pas nécessairement être protégés – mais les individus les plus précieux doivent survivre », poursuit Laurent Keller, co-auteur de l’étude.

Et la méthode fonctionne. Après avoir introduit les agents pathogènes, la mortalité était plus élevée chez les ouvrières que chez les infirmières. Et toutes les reines étaient encore en vie à la fin de l’expérience. L’idée s’apparente ici aux “congés maladie” des humains, qui ont pour objectif de minimiser les interactions avec les individus sains dans le but de ne pas propager lesdites maladies. Rester chez soi quand on est malade c’est logique, d’un point de vue biologique – même chez les fourmis.

Source

https://sciencepost.fr

Pourquoi une fourmi devient-elle une reine et une autre une ouvrière?


Les colonies de fourmis contemporaine sont soit reine ou ouvrière. C’est seulement un gène qui fera la différence et rien ne pourra changer (du moins naturellement) leur rang social
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Pourquoi une fourmi devient-elle une reine et une autre une ouvrière?

 

Les aristocrates à la lanterne! | Leona2013 via Pixabay CC0

Les aristocrates à la lanterne! | Leona2013 via Pixabay CC0

Repéré par Peggy Sastre

Repéré sur Science, Université Rockefeller

Un seul gène pourrait permettre de comprendre l’apparition du système de castes chez ces insectes

Dans la plupart des espèces de fourmis, la mobilité sociale est impossible. Les ouvrières sont stériles, beaucoup plus petites que les reines et les castes sont immuables: les reines pondent les œufs et les ouvrières se chargent de tout le reste, y compris du soin à apporter aux œufs et aux larves (le couvain). Mais quels sont les mécanismes moléculaires à l’origine de ces différences physiques et comportementales?

Une équipe de scientifiques affiliés notamment à l’université Rockefeller, aux États-Unis et à l’université de Lausanne, en Suisse, vient d’identifier un gène intervenant dans la promotion et l’inhibition de la reproduction. Une découverte qui permet d’envisager un possible scénario évolutif à l’apparition de la division stricte du travail reproductif chez les fourmis contemporaines.

Ce gène, ILP2 (insulin-like peptide 2) code pour une «version fourmi» de l’insuline qui, comme son analogue humain, agit au carrefour de la régulation de la nutrition, de la reproduction et de la longévité. Un gène systématiquement plus actif dans les cerveaux des reines.

Fourmis républicaines

Les scientifiques ont choisi d’étudier ce gène qui déclenche la ponte chez la fourmi Ooceraea biroi, l’une des rares espèces de fourmis «républicaines» où toutes les fourmis alternent à un moment donné entre ponte et soins au couvain. Lors de la phase «ponte», ILP2 se déchaîne dans la cervelle des fourmis, mais il suffit d’ajouter des larves dans les parages pour qu’il se taise et fasse passer les insectes à la phase «élevage». De même, lorsque les chercheurs ont injecté un supplément d’insuline aux fourmis en phase «élevage», elles se sont remises à pondre.

Selon Daniel Kronauer, l’un des auteurs de l’étude, ces observations confirment le lien direct entre alimentation et reproduction. «Si les ressources nutritionnelles sont très basses, vous ne pouvez pas vous permettre de produire une descendance», résume-t-il.

En outre, cette étude appuie l’hypothèse selon laquelle les fourmis n’ont pas toujours été les espèces eusocialesque nous connaissons aujourd’hui et qu’elles dérivent d’un ancêtre commun subsocial et solitaire. Chez cette proto-fourmi, certains individus avaient probablement davantage d’insuline que d’autres, ce qui leur permettaient d’ignorer la présence de larves et de continuer à pondre quand d’autres de leurs congénères, moins dotées en insuline, voyaient leurs ovaires se calmer en présence du couvain.

«Une fois que vous avez ce genre d’asymétrie dans une colonie et que la colonie s’en tire bien, la sélection naturelle va creuser le hiatus», commente Kronauer.

Jusqu’à ce que le fossé devienne infranchissable entre les ouvrières et les reines.

http://www.slate.fr/

Une fois attrapée par des fourmis Azteca brevis, leur proie vit une véritable torture


Il y a des espèces de fourmis qui semblent ressembler vraiment à des tueurs humains. Il y a la fourmi explosive, la fourmi adepte de l’esclavage et voilà la fourmi qui préfère la torture. Cette fourmi est très organisée pour attraper ces victimes qui donnent peu de chance à la fuite. Le but de sa technique de chasse est efficace par ses pièges, le démembrement voir même le dépeçage.
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Une fois attrapée par des fourmis Azteca brevis, leur proie vit une véritable torture

 

Azteca brevis

Les Azteca brevis peuvent capturer des proies bien plus grosses qu’elles.

© MARKUS SCHMIDT

Par Anne-Sophie Tassart

Deux chercheurs ont mis en lumière la technique de chasse des fourmis Azteca brevis. Ces dernières font vivre un véritable supplice à leurs proies : elles les démembrent, voire les dépècent !

Les techniques de chasse des insectes sont variées, mais certaines sont légèrement plus violentes que d’autres… Par exemple, l’espèce de fourmi Azteca brevis (présente en Amérique du Sud) n’est pas adepte de la capture en douceur. Selon une étude publiée le 4 avril 2018 dans la revue Biological Journal of the Linnean Society et menée par Markus Schmidt, un chercheur autrichien et par Alain Dejean, chercheur au CNRS, cet insecte arboricole mène une attaque de groupe particulièrement brutale pour arriver à ses fins.

Les fourmis tirent et tirent encore sur leur proie

Ces insectes creusent des galeries à l’intérieur des branches d’arbre et en profitent également pour aménager plusieurs trous donnant vers l’extérieur. Les deux chercheurs ont découvert que ces orifices, à peine plus larges que la tête d’une fourmi ouvrière, peuvent en réalité servir de piège.

« Les ouvrières se cachent, mandibules ouvertes, sous différents trous, attendant qu’une proie » s’approche d’elles, expliquent les biologistes. Les chances de leur échapper sont très faibles : lorsqu’un arthropode marche dans cette zone, « les extrémités de nombreuses pattes sont toujours proches de trous ».

Le moment venu, les fourmis saisissent leur proie et la tirent afin de l’immobiliser. L’arthropode se retrouve comme crucifié : il est étendu, pattes écartées (voir photos ci-dessous).

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« En tentant de s’échapper, la proie bouge ses pattes ou ses antennes à proximité des autres trous ce qui conduit à la saisie de ces appendices également », note l’étude.

Les prédatrices tiennent bon : elles tirent et tirent encore jusqu’à ce que leur proie… soit démembrée. Sinon, elle est tirée dans la galerie pour ensuite être découpée. La durée du supplice est très variable d’une capture à l’autre : elle peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. Et la technique est aussi brutale qu’efficace : selon les chercheurs, grâce à cette méthode, les fourmis Azteca brevis sont capables de venir à bout d’arthropodes faisant 48 fois leur poids.

Elle n’est pas la seule !

Cette technique de chasse a aussi été observée chez les fourmis du genre Allomerus. Cependant, ces dernières sont capables de tuer non pas une proie 48 fois plus lourdes qu’elles … mais 1800 fois !

« Etant donné que Allomerus et A. brevis appartiennent à deux sous-familles phylogénétiquement distantes, la construction et l’utilisation de pièges formés dans les galeries représentent un exemple d’évolution convergente », concluent les chercheurs.

Cette technique spectaculaire a-t-elle été adoptée par d’autres espèces ? De prochaines études répondront peut-être à cette question

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https://www.sciencesetavenir.fr

Le Saviez-Vous ► L’histoire oubliée de ces femmes qui, en 1905, ont gagné contre leur harceleur


En fait c’est une réflexion en rapport des dénonciation du harcèlement sexuel que l’on a été témoin à peu près partout en Amérique et en Europe. La première manifestation publique des dénonciations des abus sexuels a été faite en France en 1905 face à un contremaître qui abusait des ouvrières dans une usine de porcelaine. La bourgeoisie a mis plus de temps pour dénoncer ce genre de comportement. Aujourd’hui encore, les femmes doivent se battre pour être dans un milieu sans être harcelé
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L’histoire oubliée de ces femmes qui, en 1905, ont gagné contre leur harceleur

 

 

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Grève à Limoges en 1905. | Via Wikipédia.

 

Titiou Lecoq


Ce sont les femmes des classes populaires qui ont refusé les premières d’accepter d’être traitées comme des objets sexuels. Quelque part, elles sont nos modèles.

À la fin du XIXe siècle, en France, se sont déroulées des grèves pour la dignité. Des ouvrières se mettaient en grève pour dénoncer le harcèlement sexuel de certains chefs d’atelier. Vous en avez entendu parler?

Un des contre-maîtres était réputé pour «faire passer les femmes par un petit couloir, et puis…»

Ce mouvement a connu son apogée en 1905 à Limoges. La plus importante usine de porcelaine appartenait à un certain Haviland. Elle employait 5.740 hommes, 2.400 femmes et 1.528 enfants (et oui, parce que sans le travail des enfants, l’économie s’effondrerait, disait-on…). Penaud, un des contre-maîtres, était réputé pour «faire passer les femmes par un petit couloir, et puis…» Celles qui refusaient de coucher étaient virées.

Quand on voit comment sont traitées actuellement les femmes qui portent plainte pour viol contre un homme plus puissant qu’elles, on imagine bien qu’en 1905, ça devait être coton.

La chambre syndicale de la céramique est saisie de plusieurs plaintes. Il ne se passe rien. Pour Haviland, on remet en cause sa liberté de patron de choisir ses collaborateurs.

Une bombe explose

Parmi les ouvriers et les ouvrières, la pression monte. Une grève est lancée avec le soutien financier du syndicat. La revendication: soit le départ de Penaud, soit sa rétrogradation au statut de simple ouvrier.

Mais Penaud, en accord avec Haviland, explique que vu de la nature des faits qui lui sont reprochés, il en va de son honneur de ne pas démissionner. Les politiques minimisent cette grève sans revendication sérieuse (c’est-à-dire salariale). Pour eux, ce sont de simples problèmes de mœurs et de susceptibilité. D’autres usines rejoignent le mouvement, on occupe, on manifeste. L’armée est envoyée sur place (toujours un grand signe d’apaisement ça!). Il y a des affrontements, une bombe explose.

Des «émeutiers» sont arrêtés, leurs collègues défoncent l’entrée de la prison pour les libérer. La cavalerie intervient et tire sur la foule. Un ouvrier de 19 ans est tué. Le 24 avril, Haviland finit par céder et Penaud est viré.

La dénonciation des violences n’est pas l’apanage d’une classe sociale qui serait plus «éclairée»

Pourquoi je vous parle de ça? D’abord parce que je suis sans cesse étonnée par notre/ma méconnaissance de notre histoire. Comme pour les femmes artistes invisibilités, on pouvait penser que la condition de ces ouvrières les empêcherait de parler de ces problèmes. Eh bien pas du tout: elles ont fait grève, elles ont manifesté contre ces agressions sexuelles.

Mais ce qui m’intéresse encore plus, c’est que cela nous montre clairement que la dénonciation des violences n’est pas l’apanage d’une classe sociale qui serait plus «éclairée» ou en avance. Pas du tout, mais alors vraiment pas. En matière de lutte concrète contre les violences faites aux femmes, les ouvrières ont été en avance sur les femmes bourgeoises. Et puis, je reste songeuse devant l’élan de la grève. Est-ce qu’on imaginerait de nos jours une grève lancée pour ces sujets?

Évidemment, l’ampleur de la mobilisation de 1905 s’explique parce qu’elle touchait la dignité d’une classe sociale qui se sentait déjà exploitée. Ce sont donc les ouvriers qui sont descendus dans la rue avec les ouvrières, pas les épouses des patrons. La conscience de classe l’emportait sur la conscience de genre, et cette conscience de classe était extrêmement forte. Simone de Beauvoir s’est d’ailleurs longtemps demandé comment le féminisme pouvait dépasser les clivages sociaux, comment faire pour que les femmes se sentent dans une situation commune malgré toutes leurs différences.

Les violences contre les femmes concernent tous les milieux

C’est également une femme qui travaillait comme agent de ménage qui a porté plainte contre Dominique Strauss-Kahn. Alors bien sûr, on peut se dire que c’est parce qu’elles sont perçues comme plus faibles qu’elles seraient davantage harcelées. Mais on peut aussi penser que dans les classes sociales «élevées», on s’est plus longtemps accommodés de ce harcèlement, précisément parce que l’appartenance de classe était plus forte et/ou qu’on avait davantage à perdre.

Il faut donc s’abstenir d’adopter un ton… maternaliste (au sens de paternaliste). Et c’est pourtant ce que j’entends souvent. Par exemple, Emmanuelle Devos interrogée sur France Inter avait affirmé qu’elle n’avait jamais entendu parler de harcèlement parmi les actrices françaises, oulala, pas du tout, mais qu’elle était là pour soutenir les plus faibles, les maquilleuses et les coiffeuses. La solidarité, c’est bien, mais il y avait quelque chose dans le ton qui me dérangeait, qui laissait entendre que c’était le problème de ces pauvres femmes sans défense.

Les violences contre les femmes concernent tous les milieux. Et les femmes des milieux populaires sont celles qui nous ont ouvert la voie.

Ce texte est paru dans la newsletter hebdomadaire de Titiou Lecoq. Pour vous abonner c’est ici. Pour la lire en entier:

http://www.slate.fr/story/

Les reines des abeilles ne cachent rien de leurs amours


 

Chez les abeilles, la reine a besoin de beaucoup de mâles pour une bonne qualité génétique de ses rejetons et c’est pour cela qu’elle avertit ses sujets de ses rapports avec les mâles. Ce qui aurait pour effet que les ouvrières préparent le terrain pour les nouveaux venus
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Les reines des abeilles ne cachent rien de leurs amours

Crédits photo : Jean-Baptiste Strobel/AFP ImageForum

Via leurs phéromones, les reines disent aux ouvrières si elles ont été correctement fécondées.

Les reines des abeilles ne sont pas menteuses. Elles narrent leurs amours, sans fard ni pudeur, à toute la ruche.

C’est la conclusion d’une équipe internationale d’entomologistes des universités d’État de Pennsylvanie et de Caroline du Nord, et de l’université de Tel Aviv (Israël).

«Les abeilles sont les insectes les mieux étudiés en terme de phéromones », explique Yves Le Conte, directeur de l’unité de recherches «Abeilles et environnement » à l‘Institut national de la recherche agronomique (Inra).

Chez les reines, deux glandes principales produisent des phéromones : la glande de Dufour, dont le rôle n’est pas totalement connu, et la glande mandibulaire dont cinq des composants actifs ont déjà été identifiés. Les ouvrières lèchent la reine ou touchent ses antennes pour, ensuite, répandre ses phéromones dans toute la ruche. Ces phéromones influent sur tout le comportement social de la ruche  ; en particulier, elles inhibent la production ovarienne des ouvrières, la construction d’alvéoles royales, et l’élevage de nouvelles reines.

L’une des questions qui intrigue les entomologistes est de savoir si les reines émettent des phéromones dans le but de dominer leurs filles ouvrières, ou si elles cherchent à envoyer des signaux pertinents quant à leurs qualités de souveraines.

«Deux hypothèses qui ne s’excluent pas forcément », précise Yves Le Conte.

Dans leur étude, publiée dans PlosOne , les entomologistes ont partagé des reines d’Apis mellifera en quatre groupes : deux groupes étaient inséminés avec peu ou beaucoup de sperme, deux autres avec peu ou beaucoup de liquide physiologique. Un cinquième groupe, non manipulé, servait de témoin. Après avoir extrait les phéromones émises par ces reines et les avoir présentées aux ouvrières, ils ont observé le comportement de ces dernières.

Conclusion: non seulement les reines émettent un profil phéromonal différent selon qu’elles ont ou non été fécondées, mais elles indiquent également si leurs amants ont été nombreux et de bonne qualité.

Les abeilles ouvrières mises en présence de ces phéromones «ont un comportement différent. Ces différences ne sont pas toujours importantes, mais c’est néanmoins une brique à l’édifice », précise Yves Le Conte.

L’équipe de l’entomologiste français avait déjà montré, dans une étude parue en 2010 dans le Journal of invertebrate pathology(Alaux et al.), que «le Nosema ceranae, un parasite intestinal de la colonie, pouvait modifier les phéromones de la reine. Nous faisons l’hypothèse que cela peut engendrer son remplacement », explique Yves Le Conte.

Car lorsqu’une reine n’est plus performante, les ouvrières en changent. Une bonne souveraine a, en un accouplement, entre dix et vingt amants qui lui permettront de constituer une «spermathèque », grâce à laquelle elle pondra des œufs tout au long de sa vie.

Plus nombreux auront été les mâles, «plus la reine conservera une diversité génétique dans sa spermathèque, ce qui est bon pour la colonie », notamment en lui permettant de mieux résister aux maladies.

«Si les ouvrières sont capables de détecter les reines qui sont peu inséminées et prennent des mesures pour les remplacer, cela peut expliquer l’important turnover de reines », indique Elina L. Niño, auteur principal de l’étude.

Les apiculteurs, en effet, ont tout intérêt à éviter que les reines de leurs ruches ne soient trop souvent remplacées : le temps d’élever une nouvelle reine, il peut s’écouler jusqu’à trois semaines, et c’est autant de perdu en production de miel. Cette étude est d’autant plus pertinente que les apiculteurs se plaignent actuellement d’une mortalité précoce des reines d’abeilles, sans que l’on puisse vraiment en connaître les causes.

L’étude, signalent ses auteurs, doit encore être validée avec des reines inséminées naturellement. Pour la suite, les entomologistes américains et israéliens veulent étudier les effets de pesticides, des virus et de la dénutrition sur la composition des phéromones émises. Afin de savoir si les reines sont aussi sincères sur leur santé que sur leurs amours…

http://www.lefigaro.fr/

LA SOCIÉTÉ COMPLEXE ET COOPÉRATIVE DES FOURMIS


Les fourmis vivent en société, je dirais mieux que l’être humain. Ils s’organisent en équipe pour former leur société et chacun a leur rôle et prête a aidé en cas de difficulté. Il n’y a pas de rébellion, ni de jalousie, car tout savent quoi faire
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LA SOCIÉTÉ COMPLEXE ET COOPÉRATIVE DES FOURMIS

Des fourmis tisserandes de Malaisie

Mark W. Moffet

Pour construire leur nid, ces fourmis tisserandes de Malaisie doivent rapprocher les feuilles les unes des autres. Leur long corps (7-8 mm) est un atout, car il leur permet de s’accrocher à l’une d’elles avec leur mâchoire, et à l’extrémité de l’autre avec leurs pattes. Si une seule ouvrière ne suffit pas, différentes fourmis s’emboîtent pour former une chaîne.

Une colonie d’un demi-million d’ouvrières

Mark W. Moffet

Les Oecophylla ont des nids spacieux, chacun pouvant peser aussi lourd qu’un gros chat domestique. Une colonie peut en compter une centaine, disposés sur plusieurs arbres, et abriter un demi-million d’ouvrières. Ce nid-ci, au Cambodge, fait 20 cm de large. D’autres atteignent 60 cm.

Productrice de soie

Mark W. Moffet

Ce spécimen d’Australie écrase une larve comme on presse un tube de colle, produisant de la soie entre ses pattes. La sécrétion visqueuse sert à assembler les feuilles entre elles pour construire le nid. Peu d’animaux sont capables de recourir à des techniques domestiques aussi élaborées.

David vs. Goliath

Mark W. Moffet

Grâce à leur supériorité numérique et leur rapidité, les fourmis tisserandes peuvent clouer au sol scorpions et autres grosses proies. Comme ces chasseresses du Cambodge, qui s’apprêtent à transporter leur victime jusqu’à leur nid, où elle sera dépecée pour nourrir les larves, particulièrement friandes de protéines.

Mission infiltration

Mark W. Moffet

Une araignée sauteuse Cosmophasis a infiltré un nid grâce à un mimétisme chimique.

Rivalités entre fourmis

Mark W. Moffet

Les tisserandes peuvent déchirer une fourmi légionnaire, bien plus grosse qu’elles.

Sous l’oeil de la caméra

Mark W. Moffet

Ces fourmis se dressent, agressives, devant le photographe venu trop près.

http://photo.nationalgeographic.fr

Photos : dans une usine chinoise de fabrication de jouets


Certains trouvent que leur travail est difficile et routinier pour un salaire minimum alors qu’ailleurs le travail a la chaine dans une usine pour moins 1.50 dollars par mois …  est du pure esclavage pour un salaire de crève-faim
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Photos : dans une usine chinoise de fabrication de jouets

« The Real Toy Story » scrute le labeur quotidien d’employées chinoises dans une usine de jouets, les photos montrent une facette pas franchement glamour que les entreprises rechignent à évoquer pour ne pas être boycottées par les clients.

Après être passé durant son enfance par le Canada, les USA et l’Allemagne, son pays natal, Michael Wolf s’est installé en 1994 à Hong Kong. Il a déjà fait parler de lui grâce à ses fabuleuses façades de Hong Kong (« Architecture of Density ») d’où il fait ressortir un rythme et une répétition dans la construction de ses photos. On peut également parler de son projet mené avec le site Google Street View où il puise des scènes de rues parfois vraiment spectaculaires.

Avec « The Real Toy Story », Wolf est allé à la rencontre de ces ouvrières qui assemblent des poupées toute la journée. Elles prennent la pose devant l’objectif alors qu’elles sont à leur poste de travail. Wolf a aussi immortalisé l’heure de la sieste ou du repas pris dans un immense réfectoire.

Cette série peut aussi être reliée à l’actualité. Récemment une habitante de l’Oregon, Julie Keith, a découvert en ouvrant un emballage de pierres tombales en polystyrène qu’elle avait commandée pour décorer son jardin la lettre d’un travailleur forcé chinois qui appelle au secours.

« Monsieur : si vous venez d’acheter ce produit, pourriez-vous avoir l’amabilité de renvoyer cette lettre à l’Organisation mondiale du droit humain (…) Des milliers de personnes, qui sont persécutées par le parti communiste chinois, vous remercieraient et ne vous oublieraient pas. (…) Les gens (…) doivent travailler 15 heures par jour sans prendre une pause le samedi et le dimanche. Nous n’avons pas de vacances. »

Le message – dont l’authenticité est encore à prouver – avance aussi que les ouvriers de ce camp de travail sont brutalisés et payés seulement 10 yuan par mois, autrement dit : un peu plus d’un euro.

Via : Ufunk.net et Bigbrowser.blog.lemonde.fr

Par Guillaume Roche

http://fluctuat.premiere.fr/