Ces outils vieux de 2,4 millions d’années retrouvés en Algérie bouleversent l’histoire de l’humanité


Une découverte d’outils en pierre et des restes d’animaux risquent encore de changer l’histoire de l’humanité. Si cela se confirme, les hommes ont été en Afrique du Nord plus tôt que les scientifiques pensaient.
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Ces outils vieux de 2,4 millions d’années retrouvés en Algérie bouleversent l’histoire de l’humanité

 

Crédits : Mohamed Sahnouni

par  Dylan Kuperblum

Selon une étude publiée dans la revue Science ce 29 novembre, des archéologues du Centre national de recherche sur l’évolution humaine, en Espagne, ont récemment découvert des vestiges sur le site d’Aïn Boucherit, dans le nord-est de l’Algérie, qui renforcent la théorie selon laquelle les premiers hominidés se seraient répandus dans les régions septentrionales de l’Afrique bien plus tôt que ne le supposaient les archéologues.

Qu’ont donc découvert les archéologues ? Des outils en pierre et des restes d’os d’animaux égorgés datant de 2,4 millions d’années. À l’aide de techniques de datation multiples, Mohamed Sahnouni, auteur principal de l’étude, et ses collègues ont daté les deux couches stratigraphiques de ses objets, respectivement à 1,9 million et 2,4 millions d’années. Ce qui en fait les plus anciens vestiges connus d’Afrique du Nord. En effet, les plus anciens découverts antérieurement, des outils en pierre, dataient d’1,8 million d’années et avaient été découverts à la fin des années 1990, sur un site voisin du nom d’Aïn Hanech.

Si ces résultats sont confirmés, ils suggèrent que les hominidés occupaient l’Afrique du Nord et les bords de la Méditerranée près d’un million d’années plus tôt que ce qu’on pensait. Mais aussi que l’Afrique du Nord n’était pas simplement un lieu où nos ancêtres vivaient et développaient des outils, mais un lieu où ils évoluaient. Les premières traces d’hominidés ont été localisées en Afrique de l’Est et remontent à 2,6 millions d’années.

Source : Science

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Découverte d’outils de pierre de plus de 2 millions d’années en Chine


Il semble que l’homme soit présent, il y a plus longtemps que les scientifiques pensaient en Chine. C’est grâce à des outils de pierre qui vient encore changer l’histoire de l’humanité.
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Découverte d’outils de pierre de plus de 2 millions d’années en Chine

 

Des archéologues examinent une pointe de quartzite découverte dans le sud du plateau de Loess en Chine. La pièce a plus de 2 millions d'années

Des archéologues examinent une pointe de quartzite découverte dans le sud du plateau de Loess en Chine. Photo : La Presse canadienne/Zhaoyu Zhu

La mise au jour en Chine d’outils en pierre, vieux de 2,12 millions d’années, repousse d’au moins 270 000 ans la présence de l’homme sur le continent asiatique, selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Jusqu’à aujourd’hui, les plus anciennes traces humaines « non africaines » dataient de 1,8 million d’années. Il s’agissait de restes humains mis au jour dans le Caucase, sur le site de Dmanissi, en Géorgie.

Ces outils ont été découverts par une équipe de chercheurs menée par Zhaoyu Zhu de l’académie chinoise des sciences à Shangchen, dans le sud du plateau de Loess en Chine. Ils ont été mis au jour avec des fragments d’os animal.

Cette découverte implique que les hominidés [le groupe de l’homme et du chimpanzé, NDLR] ont quitté l’Afrique plus tôt que ne l’indiquaient les preuves de Dmanissi. Robin Dennell, du département d’Archéologie de l’université britannique d’Exeter, coauteur de l’étude

La datation des outils du site de Shangchen a été obtenue grâce au paléomagnétisme : en tenant compte des variations de l’orientation du champ magnétique terrestre au fil des millénaires, parfaitement datées, les chercheurs peuvent déterminer l’âge des vestiges.

Une méthode irréfutable selon Robin Dennell qui considère que le sujet est tellement polémique que les preuves doivent être « à l’épreuve des bombes. »

Selon un communiqué de l’Université d’Exeter, les pierres ont été intentionnellement façonnées.

L’objectif principal de ces pierres écaillées était de produire des éclats tranchants utilisables pour couper ou trancher. C’est une technologie simple, mais efficace qui a été développée il y a 2,6 millions d’années en Afrique de l’Est. Robin Dennell

Les hommes qui ont laissé ces traces étaient « probablement une forme précoce de notre propre genre Homo », considère Robin Dennell.

Les plus vieux fossiles de genre Homo, genre auquel appartient l’homme moderne (c’est à dire Homo sapiens, notre propre espèce), remontent à 2,8 millions d’années. Il s’agit d’une mandibule avec des dents trouvée dans la région de l’Afar, en Éthiopie, en 2013.

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