Les catastrophes naturelles plus coûteuses en 2016


2016, nous avons été témoins via les médias des catastrophes naturelles à travers le monde qui a coûté des milliards de dollars. Les changements climatiques sont potentiellement mis en cause. Alors la question se pose ! Si cela empire, les coûts seront de plus en plus élevé, ne serait-il pas raisonnable de minimiser autant que possible maintenant, malgré les coûts qui à long terme seraient moins cher que les catastrophes à venir ?
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Les catastrophes naturelles plus coûteuses en 2016

 

Plusieurs tremblements de terre au Japon en avril... (Kyodo, REUTERS)

Plusieurs tremblements de terre au Japon en avril ont généré à eux seuls 31 milliards de dégâts.

KYODO, REUTERS

 

Agence France-Presse
FRANCFORT

Les catastrophes naturelles ont provoqué en 2016 nettement plus de dégâts que lors des trois années précédentes, tout en étant beaucoup moins meurtrières, selon une étude publiée mercredi par le réassureur allemand Munich Re.

L’an passé, les catastrophes naturelles ont provoqué 175 milliards de dollars (environ 168 milliards d’euros) de dégâts, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 2012 et ses 180 milliards de dollars de dommages, détaille cette étude qui fait référence dans le secteur.

Le coût global est aussi supérieur à la moyenne des dix dernières années, durant lesquelles les catastrophes naturelles avaient provoqué en moyenne pour 154 milliards de dollars de dégâts.

Sur ces 175 milliards, seuls 50 milliards étaient assurés, précise le réassureur.

« Après trois années relativement épargnées par les catastrophes naturelles, les chiffres de 2016 marquent un retour vers des niveaux moyens », a commenté dans le communiqué Torsten Jerrowek, membre du directoire de Munich Re.

Les catastrophes naturelles ont entraîné la mort de 8700 personnes l’an dernier, soit bien moins qu’en 2015 (25 400 morts), faisant de 2016 la deuxième année la moins meurtrière depuis 1986, après 2014 et ses 8050 décès.

750 évènements climatiques

Au total, quelque 750 évènements climatiques ou géologiques extrêmes ont été recensés en 2016, un résultat nettement supérieur aux 590 évènements constatés en moyenne sur les dix dernières années.

Munich Re met notamment en avant deux catastrophes : plusieurs tremblements de terre au Japon en avril et une vague d’inondations en Chine en juin et juillet. Elles se sont révélées les plus coûteuses, avec respectivement 31 milliards et 20 milliards de dollars de dégâts.

L’étude fait également état de 160 catastrophes en Amérique du Nord, avec entre autres le passage en octobre de l’ouragan Matthew, qui a fait 550 victimes en Haïti et provoqué 10,2 milliards de dollars de dommages sur sa route.

Au Canada, des feux de forêt en mai en Alberta ont fait quelque 4 milliards de dollars de dégâts, tandis des inondations en août dans le sud des États-Unis ont été responsables de 10 milliards de dollars de dommages.

Côté européen, une série de tempêtes fin mai et début juin, notamment en Allemagne et en France, avec des inondations et des crues ont entraîné 6 milliards de dollars de pertes.

« L’étude des catastrophes liées au climat en 2016 montre les effets potentiels d’un changement climatique non maîtrisé », a commenté dans le communiqué Peter Höppe, chef de recherche chez Munich Re.

« Bien évidemment, des évènements pris isolément ne peuvent jamais être attribués directement au changement climatique. Mais il y a beaucoup de signes indiquant que le changement climatique rend plus probable l’apparition de certains évènements, comme des systèmes climatiques permanents ou des tempêtes entraînant des pluies et des grêles torrentielles, dans certaines régions », ajoute M. Höppe.

http://www.lapresse.ca/

Les raisons du zéro victime de l’ouragan Matthew à Cuba


Nous avons beaucoup à apprendre de Cuba pour survivre lors d’une catastrophe naturelle qui est plus ou moins prévisible comme les ouragans. Lors de l’ouragan Matthew, ils ont eu des dégâts comme ailleurs, mais aucun mort, grâce a leur système d’alerte
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Les raisons du zéro victime de l’ouragan Matthew à Cuba

 

© reuters.

Cuba est l’un des seuls pays à n’avoir déploré aucune perte humaine après le passage de l’ouragan Matthew la semaine dernière. Pour les experts, cette performance est essentiellement due à l’efficacité du système de prévention et d’alerte local, internationalement réputé.

Ouragan le plus puissant à frapper les Caraïbes depuis près de 10 ans, Matthew a fait au moins 473 morts en Haïti, dix-sept dans le sud-est des Etats-Unis et quatre en République Dominicaine lors de sa progression meurtrière. Touché sur sa pointe orientale, Cuba n’a déploré aucune perte humaine, malgré d’impressionnantes destructions dans plusieurs villes, coupées momentanément du reste du pays.

« Cuba dispose de protocoles exceptionnels, dans leur préparation comme dans leur application. C’est une gestion très organisée et toutes les mesures sont mises en place avec comme priorité la sauvegarde des vies humaines. C’est un exemple au niveau régional », explique Laura Melo, directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) à Cuba.

Depuis les ravages de l’ouragan Flora (1.200 morts en 1963), la Défense civile mène chaque année un exercice national de réponse aux désastres naturels juste avant la saison cyclonique, qui court de juin à novembre. Dans ce cadre, les autorités mobilisent efficacement armée, volontaires, responsables du parti unique, administrations provinciales et locales, pompiers, ainsi que les antennes de la Croix-Rouge de chaque municipalité.

Système pyramidal

« Si vous demandez à un Cubain ce qu’est la défense civile (…) il vous dira, c’est nous tous. Tout le monde participe », souligne Alexis Lorenzo Ruiz, psychologue et membre du Réseau latinoaméricain de psychologie en urgences et catastrophes.

Un système pyramidal et intégré où chacun tient son rôle, permettant de toucher les habitants directement.

« Lors de la phase d’alerte, nous avons rendu visite à chaque personne et la campagne médiatique a beaucoup aidé », explique Annia Navarro Furones, responsable de la Croix-Rouge à Baracoa, une des villes les plus touchées par Matthew.

La chance a aussi joué en faveur de ce bilan vierge en pertes humaines. L’ouragan, qui prenait la direction de villes à forte densité de population telles que Guantanamo ou même Santiago de Cuba, s’est légèrement dérouté vers l’est au dernier moment… au détriment d’Haïti.

« Dans d’autres pays, les habitants peuvent être réticents à quitter leurs maisons, notamment par crainte des vols, mais ici les gens s’exécutent car ils ont confiance dans le système. Cela aide beaucoup », souligne le représentant local d’une organisation internationale.

« Les phénomènes comme Matthew provoquent des dégâts importants sur les habitations, les infrastructures comme les routes, sur la distribution d’électricité et d’eau. Ce qui pose l’exigence énorme de répondre rapidement. Mais là encore la mobilisation est extrêmement rapide avec des systèmes très bien établis », explique Laura Melo du PAM, qui a prévu d’acheminer nourriture et entrepôts provisoires dans les zones touchées.

Dans les quatre localités les plus touchées, Maïsi, Baracoa, Imias et San Antonio del Sur, « le travail fut intensif et rapide, notamment dans le nettoyage des rues et dans la mise en place de points de vente d’aliments à prix régulés », détaille Joel Gomez, responsable de l’ONG Oxfam – l’une des rares présentes à Cuba – dans la province de Guantanamo.

Une semaine après le passage de Matthew, la majorité des voies d’accès à ces villes ont été rouvertes, « l’eau a déjà commencé à être rétablie et on travaille pour la rendre potable. Le rétablissement de l’électricité est pour l’instant le plus compliqué », notamment à Baracoa où « 90% du réseau est par terre », poursuit M. Gomez.

Face aux besoins, le gouvernement cubain ne lance jamais d’appel à l’aide internationale, mais il accepte parfois des offres d’assistance bilatérales d’Etats, des Nations unies ou d’ONG triées sur le volet. 

http://www.7sur7.be/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi un ouragan ne pourra plus jamais s’appeler Sandy, Katrina (et bientôt Matthew?)


Les noms d’ouragan reviennent au fil des ans, sauf pour certains qui sont rayés de la liste. Leur histoire est ancrée dans la mémoire des hommes comme étant une grande catastrophe, laissant beaucoup de morts et destruction sur son passage. C’est le cas de l’ouragan Katrina et probablement l’ouragan Matthew
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Pourquoi un ouragan ne pourra plus jamais s’appeler Sandy, Katrina (et bientôt Matthew?)

 

Caroline du Nord, le 5 octobre 2016 I NICHOLAS KAMM / AFP

Caroline du Nord, le 5 octobre 2016 I NICHOLAS KAMM / AFP

Repéré par Alix Fieux

Parce que ces cyclone tropicaux ont marqué l’histoire des catastrophes naturelles les plus graves des États-Unis.

L’ouragan Matthew trace sa route en détruisant tout sur son passage. Après avoir causé la mort de plus de 300 personnes en Haïti, sa puissance faiblit mais le bilan, lui, ne cesse de s’alourdir. Ce que vous ignorez peut-être, c’est que ces chiffres alarmants signifient certainement la fin des cyclones tropicaux appelés «Matthew». Au même titre que Ike, Katrina ou Irene.

Souvenez-vous, il y a quelques jours Slate.fr vous expliquait l’importance de nommer les catastrophes naturelles pour faciliter la tâche des autorités et des services de secours, mais aussi afin d’optimiser la récolte et la diffusion d’informations pour les populations.

De manière générale, des prénoms courts et faciles à retenir sont choisis et inscrits dans une liste exhaustive et rotatoire qui se répète tous les six ans. Au grand dam parfois de certains qui se sentent lésés par de telles appellations un peu trop familières à leur goût…

Pourtant, chaque année, certains de ces noms sont définitivement rayés des listes, fait remarquer le magazine Bustle. Pourquoi?

Parce que la réutilisation du nom de catastrophes ayant marquant l’histoire et les esprits comme étant si meurtrières et coûteuses “serait inappropriée pour des raisons évidentes de sensibilité”, explique le site américain du National Hurricane Center.

On peut en effet aisément imaginer le malaise et l’anxiété que provoquerait pour les populations le baptême d’une nouvelle tempête Sandy ou Katrina. Leur histoire trop récente et importante implique encore aujourd’hui un devoir de mémoire.

Chaque année, l’inventaire des noms de catastrophes naturelles à bannir pour leurs tristes records est donc établi par le comité de l’Organisation météorologique mondiale, en fonction du nombre de victimes, de la puissance de l’ouragan et du coût engendré par ses dégâts. Pour l’heure, aucun document ne précise s’il existe un seuil de dégâts matériels et humains à partir duquel le nom d’une catastrophe naturelle est automatiquement condamné.

Petite précision tout de même: il peut arriver que des noms disparaissent du répertoire de manière inexpliquée. C’est par exemple le cas de Dean, Felix ou encore Noel qui ont en 2007 été remplacés sur les listes de cyclones tropicaux par Dorian, Fernand et Nestor, d’après Geology.com.

Compte tenu des records de longévité et de puissance récemment atteints par l’ouragan Matthew, tout laisse à penser que son nom disparaîtra définitivement du répertoire des cyclones… 

http://www.slate.fr/