Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce qu’un ouragan de catégorie 5 ?


L’ouragan Dorian qui a frappé les Bahamas était un ouragan de catégorie 5. Comme les tornades, il existe une échelle basée sur l’intensité des vents qui finissent en ouragan et qui peut provoquer des pluies torrentielles et des inondations. Depuis quelques années, ces ouragans sont plus fréquentes. Avec les changements climatiques, la hausse et le réchauffement des océans, il semble probable que cela ne s’améliorât pas.
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Qu’est-ce qu’un ouragan de catégorie 5 ?


Agence France-Presse

|L’ouragan Dorian qui s’est abattu sur le nord des Bahamas, est l’une des pires tempêtes de l’histoire de cet archipel des Caraïbes. C’est aussi aussi le cinquième ouragan de catégorie 5 à s’être formé dans l’Atlantique ces quatre dernières années.

En météorologie, les scientifiques classent les ouragans sur une échelle de 1 à 5 sur l’échelle dite de Saffir-Simpson, permettant de décrire l’intensité des tempêtes.

Les ouragans de catégorie 5 génèrent des vents supérieurs à 252 kilomètres par heure, selon cette classification.

Outre les vents dévastateurs, ce type d’ouragan peut s’accompagner de pluies torrentielles et de catastrophiques montées des eaux, provoquant des inondations semblables à des tsunamis, lorsqu’ils frappent les côtes.

Les vents de l’ouragan Dorian ont frôlé les 300 km/h, un niveau sans équivalent dans l’histoire des Bahamas, selon le Centre national des ouragans américain (NHC).

Ce type de cyclone devient aussi plus fréquent: on en a observé un chaque année depuis 2015, soit une série record. Ils étaient beaucoup plus rares auparavant.

En 2016, l’ouragan Matthew fut le premier cyclone de catégorie 5 à sévir sur l’Atlantique depuis 2007.

Autre ouragan de catégorie 5, Irma qui a dévasté les Caraïbes et le sud des Etats-Unis en septembre 2017.

Particulièrement violent, l’ouragan Katrina – également de catégorie 5 – a provoqué le décès de plus de 1800 personnes sur la côte du Golfe des États-Unis en 2005.

En comparaison, l’ouragan Florence en 2018 a été rétrogradé en catégorie 1, avant de toucher les côtes de Caroline du Nord et de Caroline du Sud, bien qu’il fut toutefois extrêmement dangereux.

«Un événement de moindre catégorie peut donc être dangereux et faire de gros dégâts», expliquait Emmanuel Bocrie, prévisionniste à Météo-France, interrogé à l’époque.

Moins puissant, Florence avait toutefois charrié des pluies diluviennes dans les terres déjà gorgées d’eau en Caroline du Nord, Caroline du Sud et dans l’ouest de la Virginie, causant des inondations et laissant plus de 480 000 foyers sans électricité.

En 2018, une série de tempêtes particulièrement violentes, incluant l’ouragan Florence en septembre et l’ouragan Michael un mois plus tard, ont tué des dizaines de personnes et ont occasionné quelque 32 milliards de dollars américains de dommages en Caroline du Nord, Caroline du Sud et Floride.

L’ouragan Michael est considéré comme la tempête la plus puissante à avoir frappé les États-Unis depuis 1969.

En mai, l’Agence océanique et atmosphérique américaine NOAA avait prédit pour 2019 une saison des ouragans «proche de la normale» dans l’Atlantique. Mais les autorités encouragent les Américains à se tenir prêts à faire face à ces phénomènes, alors que plus de 80 millions de personnes vivent dans des zones considérées à hauts risques, même s’ils n’habitent pas directement sur les côtes.

En effet, pour les habitants, la principale menace sont majoritairement les inondations, plus que les vents violents.

Les scientifiques estiment depuis longtemps que le réchauffement climatique devrait rendre à l’avenir les tempêtes tropicales encore plus destructrices, une réalité d’ores et déjà visible, selon certains d’entre eux.

L’augmentation de la température des océans, principale cause de l’intensification des ouragans, et la montée du niveau de la mer pourraient aussi mettre à mal les dispositifs de défense côtière.

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L’ouragan Florence «ravage» la Caroline du Nord et fait deux morts


Même si l’ouragan Florence a baissé d’intensité à catégorie 1, elle demeure quand même destructrice à cause des vents et des pluies torrentielles. La Caroline du Nord, subit des inondations qui risquent de durer quelques jours. Des gens qui ont voulu affronter Florence se sont retrouver pris au piège
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L’ouragan Florence «ravage» la Caroline du Nord et fait deux morts

 

Déversant des pluies torrentielles et provoquant des crues spectaculaires, l’ouragan Florence est en train de «ravager» la Caroline du Nord, a déploré vendredi le gouverneur de cet État américain, mettant en garde contre le risque d’«inondations catastrophiques» alors que des dizaines d’habitants se sont déjà retrouvés piégés.

«Nous sommes très inquiets du fait que des localités entières puissent être détruites», a lancé le gouverneur Roy Cooper en conférence de presse.

Aucun décès n’est pour l’instant à déplorer, selon lui. Au moins une personne a été blessée dans la chute d’un arbre à Wilmington, dans le sud-est du pays, et les pompiers craignent que le bilan ne s’alourdisse.

L’ouragan Florence a touché terre près de Wrightsville Beach, en Caroline du Nord, à 07h15 (11h15 GMT), avec des vents maximum estimés à 150 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Légèrement retombés depuis, ses vents restaient toutefois violents, à 130 km/h à 11h00 (15h00 GMT), selon le NHC. L’ouragan est classé en catégorie 1 sur l’échelle Saffir-Simpson qui en compte cinq.

«Des inondations catastrophiques de cours d’eau douce sont attendues dans des zones de la Caroline du Sud et du Nord», prévoient les météorologues du NHC.

La région fera face à une «menace importante» pendant encore au moins un jour, voire 36 heures, selon un responsable de l’Agence fédérale américaine des situations d’urgence (Fema), Jeff Byard.

Facteur aggravant: Florence avance lentement, à 6 km/h, et déverse donc ses pluies torrentielles pendant de longues heures sur les mêmes régions alors que les sols sont gorgés d’eau après déjà deux semaines d’importantes précipitations.

Des pluies de cette intensité n’arrivent «qu’une fois tous les mille ans», a lancé Roy Cooper.

La rivière Neuse a gonflé jusqu’à trois mètres au-dessus de son niveau habituel, a-t-il précisé, et le niveau des rivières «va monter pendant des jours».

Dans la ville portuaire de Wilmington, des arbres ont été déracinés, des panneaux renversés et des vitres brisées sous la force du vent et des trombes d’eau.

Fouad Iliou, un Brestois, était venu rendre visite à sa soeur, installée depuis des années à Wilmington.

«Le vent a fait de gros dégâts, un arbre est tombé dans le jardin et un autre dehors à côté des voitures. Mais je n’ai pas eu peur, les Bretons, surtout à Brest, sont habitués aux tempêtes», a-t-il témoigné.

Habitants pris au piège

À plus d’une centaine de kilomètres au sud, la célèbre station balnéaire de Myrtle Beach, en Caroline du Sud, s’est transformée en ville-fantôme. La force de l’ouragan commençait à se faire sentir nettement à la mi-journée, et un rideau serré de pluie s’abattait sur l’océan, accompagné d’éclairs.

«Cela fait peur mais c’est beau», a confié à l’AFP Scott Brauer, retraité de 71 ans qui se promenait en bord de mer peu avant l’arrivée de la tempête.

Environ 1,7 million d’habitants ont été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral, la plupart dès mardi. Mais certains n’ont pas suivi cette consigne.

En Caroline du Nord, les secouristes ont dû venir en aide à entre 150 et 200 personnes dans la ville de New Bern, construite sur les flancs d’une rivière, selon David Daniels de la police de la ville. Les opérations se poursuivaient vendredi pour secourir des dizaines d’autres résidents.

«En quelques secondes, l’eau est montée jusqu’à la taille, maintenant elle est à hauteur d’épaule», a raconté à CNN une habitante de la ville, Peggy Perry, réfugiée avec trois membres de sa famille au sommet de sa maison.

À Jacksonville, plus de 60 résidents d’un hôtel ont également été mis à l’abri dans la nuit après l’effondrement d’une partie du toit.

Certaines zones inondées sont trop dangereuses pour que «nos secouristes interviennent», a expliqué Jeff Byard.

Environ un demi-million de personnes sont déjà privées d’électricité en Caroline du Nord qui compte quelque 10 millions d’habitants, selon Roy Cooper, et ce nombre va croissant.

Quelque 20 000 personnes ont trouvé refuge dans plus de 150 centres d’accueil en Caroline du Nord.

Un couvre-feu a été instauré dans plusieurs localités de la côte atlantique pour éviter les pillages.

L’ouragan doit s’enfoncer vers l’intérieur des terres, à travers l’extrême sud-est de la Caroline du Nord et la pointe est de la Caroline du Sud jusqu’à samedi. Il virera alors vers le nord, selon le NHC, avec une «perte importante d’intensité» dès ce weekend.

Deux morts en Caroline du Nord

L’ouragan Florence a fait ses deux premiers morts aux États-Unis, une femme et son bébé, a annoncé vendredi la police de Wilmington, en Caroline du Nord.

«Une femme et son bébé ont été tués lorsqu’un arbre est tombé sur leur maison. Le père a été blessé et hospitalisé», a écrit la police sur Twitter.

 Accompagné de pluies torrentielles et de vents violents, l’ouragan a touché terre en Caroline du Nord vendredi matin.

 

 

 

 

 

 

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L’ouragan Florence s’essouffle mais menace de graves inondations


Les Américains dont les états sont directement concernés par l’ouragan Florence doivent être stressés, depuis des jours ont annonce que Florence sera un ouragan destructeur, puis baisse d’intensité, mais les pluies seront par contre diluvienne et ils prévoient donc de grandes inondations.
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L’ouragan Florence s’essouffle mais menace de graves inondations

 

AP

La côte est des États-Unis n’a plus que quelques heures à attendre avant l’arrivée de l’ouragan Florence, qui s’est encore un peu essoufflé mais qui reste extrêmement dangereux car il draine des pluies diluviennes et un risque d’inondations catastrophiques.

«Des bandes de pluies accompagnées de rafales de vents dignes de la force d’une tempête tropicale arrivent sur les côtes des Outer Banks en Caroline du Nord», a indiqué jeudi le Centre national des ouragans (NHC) dans son bulletin de 8h00 (12h00 GMT).

«Une montée des eaux et des chutes de pluies potentiellement mortelles sont attendues», a-t-il prévenu.

L’oeil de l’ouragan, qui a été rétrogradé dans la nuit de mercredi à jeudi en catégorie 2 (175 km/h), sur une échelle Saffir-Simpson qui en compte cinq, «va approcher les côtes de Caroline du Nord et du Sud plus tard aujourd’hui».

Il menace des millions d’habitants sur les côtes et à l’intérieur des terres car, outre la hausse du niveau de l’océan (jusqu’à près de 4 mètres), il est gorgé d’eau (jusqu’à un mètre de pluie). Il se déplaçait à 20 km/h mais devrait ralentir, donc déverser ses pluies au-dessus des mêmes zones.

«Nous sommes totalement prêts pour l’ouragan Florence, tandis que la tempête grossit encore et est plus puissante. Soyez prudents!», a tweeté jeudi matin le président Donald Trump.

Environ 1,7 million de personnes ont été sommées de se mettre à l’abri loin du littoral de la Caroline du Sud, de la Caroline du Nord et de la Virginie. Ces trois États de la côte atlantique sont les plus menacés, mais la Géorgie a aussi décrété, mercredi, l’état d’urgence pour débloquer des moyens matériels par précaution.

Wilmington, station balnéaire de Caroline du Nord comptant un peu plus de 100 000 habitants, s’est préparée à l’impact. Jeudi matin, Florence se trouvait à 275 km des côtes.

Les rues étaient quasi désertes mercredi déjà, les commerces et les habitations calfeutrés derrière des planches de contreplaqué, les supermarchés vidés et les pompes à essence à sec.

«Wilmington reste soudée», «Flo, tu n’es pas la bienvenue ici», pouvait-on lire sur la devanture du bar Tavern Law.

«Evacuez»

Les appels à évacuer rapidement les zones à risques se sont multipliés mercredi.

«Après aujourd’hui, il sera vraiment trop tard. N’attendez pas la dernière minute», a lancé Brenda Bethune, la maire de Myrtle Beach, célèbre station balnéaire de Caroline du Sud.

Dans un camp de mobil-homes de la banlieue de Wilmington, les habitants s’apprêtaient à partir après avoir protégé portes et fenêtres.

«J’ai deux enfants et je veux les emmener aussi loin que possible d’ici et des dangers de l’ouragan», a expliqué à l’AFP Alondra Espinoza.

Solange Iliou Thompson, propriétaire du restaurant Indochine, a choisi de rester même si son établissement est fermé, faute de main d’oeuvre.

«Moi je reste ici, le bâtiment est solide, je n’ai aucune inquiétude, le bouddha va nous protéger», a témoigné cette Vietnamo-Bretonne, installée depuis plus de 40 ans aux États-Unis.

«Il n’y a rien à faire, on ne peut pas arrêter Mère Nature», a-t-elle ajouté, alors que le vent a commencé à se lever sur Wilmington en début d’après-midi mercredi.

«J’ai téléchargé des films coréens pour passer le temps et nous avons de quoi faire avec le vin et les réserves du restaurant», a-t-elle expliqué.

À 300 km plus au sud, Charleston comptait aussi des irréductibles.

«J’ai fait Hugo», a dit à l’AFP un électricien de 50 ans rencontré à une station-essence de Charleston, ville touristique de Caroline du Sud, en faisant référence à l’ouragan qui avait ravagé l’État en 1989. «Il y aura un peu plus d’eau mais on va s’en sortir, j’ai confiance. On a tout ce qu’il faut, on est prêt».

Florence va «être comme un direct de Mike Tyson sur la côte» des Carolines, a prévenu Jeff Byard, responsable de l’Agence fédérale de gestion des situations d’urgence (Fema).

Selon le fournisseur d’électricité Duke Energy, basé à Charlotte (Caroline du Nord), entre un et trois millions d’usagers pourraient être victimes de coupures de courant dans les deux Etats de Caroline et les réparations pourraient durer plusieurs semaines.

Le gouverneur de Géorgie Nathan Deal a expliqué vouloir «mobiliser toutes les ressources disponibles» pour faire face au vents violents et à la pluie intense.

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En Virginie, la police supplie les citoyens de ne pas tirer sur l’ouragan Florence pour le faire fuir


Preuve que ceux qui ont des armes à feu aux États-Unis ne sont pas tous des lumières. Lors de l’ouragan Irma, les propriétaires d’armes avaient suggéré de tirer sur la tempête. Bien, des gens ont cru que cela pouvait tirer sans risques .. Tellement, que les autorités veulent faire entendre raisons et d’éviter des accidents dû aux armes
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En Virginie, la police supplie les citoyens de ne pas tirer sur l’ouragan Florence pour le faire fuir


 

Crédits : National Geographic

par  Malaurie Chokoualé

 

L’année dernière déjà, près de 26 000 personnes avaient indiqué vouloir participer au programme épique que Ryon Edwards, jeune Floridien de 22 ans, avait partagé sur Facebook : tirer sur l’ouragan Irma pour lui faire tourner les talons et sauver les États-Unis

Edwards a ensuite expliqué que pour sa part, il plaisantait, mais l’affaire a pris des proportions incroyables. Près d’un an plus tard, les ouragans sont malheureusement de retour, de même que les Américains à la gâchette facile dans l’espoir de le faire fuir, entre le 11 et le 15 septembre à Richmond, en Virginie.

L’ouragan Florence se rapproche peu à peu des États-Unis et le pays se prépare à affronter des vents atteignant parfois 220 km/h. Désormais classé en catégorie 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson, l’ouragan a causé l’évacuation forcée de près d’un million d’habitants et devrait toucher la côte sud-est du pays autour du 13 septembre. Mais pendant ce temps, sur Facebook, les gens font des farces – et certains y croient.

Crédits : NASA

Celle de « Shooting Guns at Hurricane Florence » est déjà un franc succès : elle rassemble 30 000 participants et 75 000 personnes intéressées. Mais cette année, la présentation de l’événement se veut plus limpide :

« Prenez vos armes et vos parapluies ! […] Note : ne déchargez pas réellement vos armes à feu en l’air. Vous pourriez tuer quelqu’un et vous ne pouvez pas effrayer un ouragan. Je n’arrive pas à croire que je suis en train d’écrire cela. »

Déjà l’année dernière, les autorités avaient dû intervenir pour dissuader les gens de dégainer leurs armes face aux vents, en leur expliquant à quel point cela pouvait être dangereux. Le bureau du shérif du comté de Pasco s’était alors tourné vers Twitter pour présenter à ses concitoyens un diagramme expliquant que les balles tirées sur Irma pouvaient revenir vers le tireur. Blague ou pas, les risques de blessés étaient trop grands pour que le shérif se taise. Espérons que le message sera entendu cette année.

Les propriétaires d’armes à feu de Floride sont encouragés à «tirer sur la tempête» et à tirer avec leurs armes sur l’ouragan Irma

 

Harriet Alexander

Harriet Alexander

Le télégraphe

Suggestions du

 

Un homme de Floride qui a suggéré de tirer des coups de feu à l’ ouragan Irma par «stress et ennui» a trouvé que son idée avait capturé l’imagination des gens – avec plus de 46 000 personnes qui se sont inscrites .

L’ouragan Irma devrait frapper la Floride samedi et l’État connaît actuellement la plus grande évacuation de masse en raison d’un ouragan dans l’histoire américaine.

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L’Ouragan Florence : la population fuit la cote est


 

L’ouragan Florence qui va s’abattre sur les États côtiers risque de faire de gros dégâts sur nos voisins américains. 3 états la Caroline du Sud, la Caroline du Nord et la Virginie, se préparent au pire, Washington subira aussi des conséquences pour plusieurs jours de la montée des eaux
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L’Ouragan Florence : la population fuit la cote est

Entrez la légende de la vidéo ici

De longues files de voitures se sont formées mardi sur les routes du littoral d’une vaste zone de l’est des États-Unis où la population fuyait vers l’intérieur des terres avant l’arrivée de Florence, un ouragan potentiellement dévastateur attendu avec des vents extrêmement violents et des pluies diluviennes.

Les opérations d’évacuation concernent 1,7 million de personnes en Caroline du Sud, Caroline du Nord et en Virginie. Les trois États sont les plus menacés par Florence, qui progresse vers l’ouest et le nord-ouest à une vitesse de 28 km/h et devrait atteindre jeudi les côtes américaines, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Mais l’ouragan, classé mardi en catégorie 4 (sur 5) sur l’échelle de Saffir-Simpson avec des vents atteignant 220 km/h, pourrait sévir jusqu’en Pennsylvanie, a mis en garde l’Agence fédérale de gestion des situations d’urgence (FEMA).

Solidarité

À Charleston, certains ont pourtant ignoré les consignes d’évacuation alors que le Soleil baignait la grande ville touristique de Caroline du Sud, où de nombreux restaurants et magasins ont fermé.

Desiree Taylor, une infirmière, va rester dans son appartement de la banlieue de la ville. Elle compte sur ses voisins et leur générateur électrique pour alimenter son réfrigérateur.

«Tout le monde est solidaire», explique-t-elle.

D’autres habitants ont choisi de partir. Michael Kennedy, ingénieur chez Boeing, va rejoindre ses parents à Atlanta, en Géorgie.

Sa compagne, Emily Whisler, a été réquisitionnée par l’université de médecine de la ville.

«Ils m’ont dit d’apporter une couverture et un oreiller, je vais rester là-bas plusieurs jours», a-t-elle dit.

En Virginie, près d’un millier de détenus ont été transférés dans une prison de l’intérieur de l’Etat. Mais en Caroline du Sud, un millier d’autres vont rester dans leur centre de détention «pour leur sécurité», selon les médias locaux citant un porte-parole des services pénitentiaire.

Les supermarchés ont été pris d’assaut par la population qui faisait le plein d’eau, de nourriture et de produits de première nécessité. De nombreux habitants ont également calfeutré portes et fenêtres de leur logement en prévision des vents violents.

L’agence fédérale chargée du contrôle des armes à feu (ATF) a également recommandé aux armuriers de mettre à l’abri leurs stocks d’armes, d’explosifs et de munitions.

«C’est un ouragan puissant qui va frapper les côtes de Caroline comme les habitants n’en ont pas vu depuis des décennies», a affirmé Jeffrey Byard, un responsable de la Fema à Washington.

Ils doivent s’attendre à des coupures d’électricité, des destructions de bâtiments, de routes et de ponts, ainsi qu’à des inondations d’envergure, des dégâts qui peuvent «potentiellement faire des victimes», a-t-il averti.

Après les trois États côtiers et le Maryland, la capitale fédérale Washington a également déclaré l’État d’urgence, redoutant les précipitations portées par l’ouragan qui pourraient provoquer des crues soudaines alors que les sols sont déjà gorgés d’eau après plusieurs jours de pluie.

Le Potomac, qui longe la capitale fédérale, était déjà en crue mardi et inondait la vieille ville d’Alexandria, en Virginie, où les autorités ont fourni des sacs de sable aux habitants pour se protéger de la montée des eaux.

Dans son bulletin de 17h00, le NHC a mis en garde contre une «montée des eaux potentiellement mortelle sur les côtes» de Caroline du Nord et du Sud, jusqu’à la baie de Chesapeake, dans le sud du Maryland.

Une rue inondée dans la ville d'Alexandria, en... (AFP) - image 3.0

Une rue inondée dans la ville d’Alexandria, en Virginie.

AFP

Inondations majeures 

Les autorités s’attendent à des inondations majeures, avec des montées d’eau de 35 à 50 cm, et à des crues à l’intérieur des terres jusqu’en début de semaine prochaine.

«Nous n’avons été jamais aussi prêt» pour affronter l’ouragan, a assuré le président américain Donald Trump après avoir été informé des mesures mises en place.

«Il est terriblement gros, terriblement humide, un niveau d’eau terrible», a-t-il ajouté depuis le bureau Ovale.

Deux autres dépressions suivent Florence dans l’Atlantique.

Helene, un ouragan de catégorie 2, a pris une trajectoire nord-ouest et devrait perdre progressivement en vigueur au milieu de l’océan.

Avec des vents de 110 km/h, la tempête tropicale Isaac prenait pour sa part la direction des Petites Antilles, qui se remettent encore du passage de Maria.

Entre août et septembre 2017, les trois puissants ouragans Harvey, Irma et Maria ont causé la mort de milliers de personnes et provoqué des milliards de dollars de dégâts dans les Caraïbes et le sud-est des États-Unis.

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