Un milliard de jeunes menacés de troubles auditifs


La perte d’audition était souvent reliée à la maladie, la génétique et le vieillissement, mais de plus en plus la pollution sonore jouent un grand rôle chez les jeunes, tellement qu’il y a beaucoup plus de troubles auditifs
Nuage

 

Un milliard de jeunes menacés de troubles auditifs

Un milliard de jeunes menacés de troubles auditifs

Les dégâts à l’ouïe sont irréversibles.Photo fotolia

Plus d’un milliard de jeunes dans le monde sont menacés par des troubles auditifs parce qu’ils écoutent de la musique trop forte, a averti vendredi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le niveau sonore dans les concerts et boîtes de nuit est souvent trop élevé, de même que le volume dans les écouteurs des appareils audio et autres téléphones intelligents.

Selon des données recueillies par l’OMS, environ 50% des jeunes entre 12 et 35 ans des pays à haut et moyen revenus sont exposés à des niveaux sonores trop élevés.

DES DÉCIBELS DOMMAGEABLES

Ces niveaux sont de l’ordre de 85 décibels pendant huit heures d’affilée et de 100 décibels pendant 15 minutes.

85 décibels représentent le bruit de la circulation en heures de pointe, quand on est dans sa voiture.

A titre indicatif, une trompette vuvuzela représente 120 decibels, et il ne faut pas l’écouter plus de 9 secondes par jour sous peine d’avoir des dommages auditifs irréversibles.

«On pourrait se passer» de ce genre de trompette, a reconnu vendredi le Dr Shelley Chahda, de l’OMS, en réponse à une question sur l’éventuellle interdiction de la vuvuzela. Et d’ajouter que «de plus en plus de jeunes risquent de subir des dommages auditifs, ils doivent être conscients que l’ouïe, quand elle est perdue, ne revient pas».

Une exposition à des niveaux sonores trop élevés et de manière prolongée peut conduire à des dégâts de l’ouïe irréversibles. Le niveau de bruit le plus élevé à la place de travail ne doit pas dépasser 85 décibels pour un maximum de huit heures par jour.

Beaucoup de personnels travaillant dans des boîtes de nuit, des bars ou pour des événements sportifs sont exposés à des niveaux plus élevés. Une exposition à plus de 100 décibels est habituelle dans ces locaux.

Selon l’OMS, une exposition de cette envergure ne doit pas avoir lieu pour plus d’un quart d’heure par jour.

PRÉVENTION ET RÉGLEMENTATION

En vue de la Journée mondiale de l’audition, le 3 mars, l’OMS recommande des mesures préventives simples.

Les adolescents doivent réduire le volume de leurs appareils audio et téléphones intelligents, ne pas les utiliser plus d’une heure par jour, mettre des bouchons dans les oreilles dans les locaux bruyants et faire des pauses. Ils doivent aussi surveiller leur ouïe et faire des contrôles réguliers.

Les gouvernements devraient imposer des réglementations strictes sur le bruit dans les lieux publics, ajoute l’OMS, qui demande aussi aux patrons de boîtes de nuit et de bars de baisser le volume de la musique pour le rendre supportable.

Dans le monde, 360 millions de personnes souffrent actuellement de troubles auditifs. Ils sont dus à des causes variées, comme des maladies infectieuses, génétiques, des complications à la naissance, l’utilisation de certains médicaments, outre le bruit et le vieillissement

http://fr.canoe.ca/

Le Saviez-Vous ►Nos deux oreilles n’entendent pas de la même façon !


Pour ceux qui ont une difficulté d’audition d’une oreille, vont comprendre pourquoi certains sons sont plus difficile à entendre
Nuage

 

Nos deux oreilles n’entendent pas de la même façon !

 

Notre cerveau sépare en deux le traitement des sons, l’hémisphère droit traite la musique et l’hémisphère gauche traite la parole, cela se fait parce que nos oreilles n’entendent pas les sons de la même manière.

En effet, selon une étude réalisée par les scientifiques de l’université d’Arizona et de Californie, notre oreille droite amplifie d’avantage la musique tandis que notre oreille gauche est plus efficace pour l’amplification des sons provenant de la parole.

Cela explique pourquoi les enfants ayant un défaut d’audition à l’oreille gauche ont plus de difficultés et de troubles d’apprentissage que ceux qui ont une déficience auditive à l’oreille droite.

http://fr.w3streams.com

Des éléphants à l’ouïe fine


Wowww, c’est quand même étonnant que des animaux, comme l’éléphant serait capable de distinguer par la voix qui est une menace pour eux et qui ne l’est pas
Nuage

 

Des éléphants à l’ouïe fine

 

Un éléphant d'Afrique 

Photo :  iStockphoto

En entendant une voix humaine, un éléphant serait capable d’estimer si la personne qui parle présente une menace pour lui grâce à des indices comme son âge, son genre et son ethnie.

Des chercheurs de l’Université du Sussex et du Fonds Amboseli pour les éléphants en sont venus à cette conclusion après avoir noté les réactions d’éléphants sauvages du Kenya exposés à certaines voix humaines.

Les résultats de l’étude démontrent que les éléphants pouvaient sans problème faire une distinction entre deux groupes ethniques. Les chercheurs ont ainsi remarqué que les animaux avaient tendance à se regrouper dans une position défensive lorsqu’ils entendaient les voix de personnes Maasai, une ethnie qui chasse les éléphants depuis des centaines d’années dans l’est de l’Afrique. Les pachydermes étaient beaucoup moins nerveux lorsqu’ils entendaient les voix d’autres groupes.

De plus, ces réactions défensives étaient reliées au sexe et à l’âge des personnes Maasai dont les éléphants entendaient les voix. Les femmes et les jeunes garçons semblaient moins apeurer les éléphants, car ils réagissaient moins fortement à leurs voix.

Selon les chercheurs, c’est la première fois que l’on obtient la preuve que les éléphants peuvent distinguer les voix humaines. Ils croient que d’autres animaux victimes de la chasse auraient pu développer cette habileté.

Les résultats de l’étude ont été publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-vous ► Vos oreilles entendent différemment


Nous avons deux oreilles, mais ils n’ont pas les mêmes cellules ce qui a pour conséquence de ne pas entendre de la même manière
Nuage

 

Vos oreilles entendent différemment

 

Chantez à votre oreille droite et parlez à la gauche. Votre oreille droite entend différemment que la gauche, selon une étude effectuée sur 3.000 nouveau-nés.

Ear

Votre oreille gauche est meilleure que votre droite pour recevoir les sons de la parole, alors que votre oreille droite est plus sensible à la musique et aux chansons, selon les chercheurs américains de cette étude.

Il est connu depuis longtemps que les côtés droit et gauche du cerveau enregistrent les sons différemment vu que les cellules sont différentes de chaque côté. Mais les résultats de cette étude indiquent que les oreilles jouent un rôle beaucoup plus important que ce que l’on pensait.

« Nous avons toujours assumé que nos deux oreilles fonctionnaient exactement de la même façon. Nous étions donc amené à penser que cela importait peu quelle oreille était déficiente. Maintenant, nous pouvons voir que ceci peut avoir des conséquences importantes pour le développement de la parole et du langage de l’individu » déclare le responsable de l’étude, Yvonne Sinninger de l’Université de Californie à Los Angeles.

Les scientifiques ont inséré des petites sondes dans les oreilles des bébés qui émettaient deux types de sons différents et mesuraient les vibrations amplifiées

Source: www.ucla.edu (University of California at Los Angeles) etwww.channelnewsasia.com

http://www.french.hear-it.org

De petites grenouilles tropicales entendent… par la bouche


Les oreilles sont faites pour entendre des sons, que ce soit chez l’être humain que pour l’animal, mais il semble qu’une espèce de grenouille minuscule vienne de changer cette généralité
Nuage

 

De petites grenouilles tropicales entendent… par la bouche

 

La grenouille Gardiner ne fait qu'un centimètre de... (Photo AFP)

La grenouille Gardiner ne fait qu’un centimètre de long, soit la taille d’une punaise.

PHOTO AFP

Agence France-Presse
Washington

Certaines petites grenouilles tropicales ne possèdent ni oreille moyenne, ni tympan, mais peuvent entendre par leur bouche, ont rapporté des scientifiques lundi.

Les grenouilles Gardiner vivent dans les forêts tropicales de l’archipel des Seychelles, un ensemble de 115 petites îles situées dans l’Océan indien, au nord de Madagascar.

La plupart des grenouilles possèdent des oreilles moyennes – la partie de l’appareil auditif qui comprend le tympan et les osselets – à l’extérieur de leur tête.

Les tympans vibrent quand les ondes des sons leur parviennent, et renvoient ces vibrations à l’oreille interne puis au cerveau.

Mais ce n’est pas le cas des minuscules grenouilles Gardiner, qui font un centimètre de long, soit la taille d’une punaise.

Les chercheurs pensaient que ces petits animaux étaient sourds, jusqu’à ce qu’ils les testent en utilisant des sons pré-enregistrés du croassement d’autres grenouilles. Ils ont découvert que les grenouilles Gardiner mâles leur répondaient en croassant à leur tour, comme si elles pouvaient entendre.

Des images de radio ont montré que ni les poumons, ni les muscles des grenouilles Gardiner n’aidaient à transmettre le son aux oreilles internes.

À la place, les scientifiques ont découvert que la bouche de la grenouille Gardiner fonctionnait comme un amplificateur des fréquences de sons émises par l’autre grenouille.

Le système est aidé en outre par une toute petite membrane située entre la bouche et l’oreille interne.

«La combinaison de la cavité bucale et de la conduction par les os permet aux grenouilles Gardiner de percevoir effectivement les sons sans utiliser d’oreille moyenne», a expliqué Renaud Boistel de l’université de Poitiers en France et du Centre national (français) de la recherche scientifique (CNRS).

Les conclusions de cette recherche sont publiées dans les Annales de l’Académie américaine des Sciences, et s’ajoutent à ce qui déjà connu de l’évolution de la capacité auditive d’animaux comme les tortues et les grenouilles.

«Nous montrons que la présence d’une oreille moyenne n’est pas une condition nécessaire pour entendre, bien que ce soit la solution la plus polyvalente pour la vie (hors de l’eau)», ajoute l’étude.

http://www.lapresse.ca

LES FOETUS PEUVENT APPRENDRE DES MOTS AVANT LEUR NAISSANCE


Cette étude, démontre comment les bébés peuvent percevoir ce que nous disons étant donné qu’il est prouvé qu’ils reconnaissent un mot particulier après leur naissance. Raison de plus, je pense qu’il est important de ne pas exposé les foetus a des mots vulgaires …
Nuage

 

LES FOETUS PEUVENT APPRENDRE DES MOTS AVANT LEUR NAISSANCE

 

Sleeping Beauty / Hamed Saber via Flickr License By

Par Jean-Laurent Cassely

On savait déjà que les fœtus étaient capables d’entendre et de retenir certains sons: des comptines, des voyelles ou la voix de leur mère.

Une étude réalisée en 1988 avait même démontré que les bébés reconnaissaient les génériques des émissions télé que regardaient leur mère enceinte.

Mais selon une nouvelle étude, écrit Science News, publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, un fœtus peut aussi détecter et se souvenir de mots entiers.

Le cadre expérimental lui-même est plutôt drôle. Eino Partanen, de l’université d’Helsinki, et ses collègues ont choisi le mot inventé et très enfantin «tatata». Ils ont demandé à 17 femmes enceintes de jouer une piste enregistrée sur laquelle une voix de femme prononçait le mot magique en boucle.

Le rituel devait être répété six à sept fois par semaine tout au long du troisième trimestre de grossesse. A un volume suffisant pour rendre difficile une conversation à côté, pour que le foetus ait une chance d’identifier les sons:

 «si vous mettez vos mains sur votre bouche et que vous parlez, vous obtiendrez un son très similaire à la situation du fœtus» qui écoute une voix humaine, explique Eino Partanen.

Parfois, la voix prononçait une version altérée de «tatata», avec par exemple une syllabe modifiée. Au total, les fœtus avaient été exposés 25.000 fois au fameux mot avant leur naissance.

Cinq jours après leur naissance, poursuit Science News, les nouveaux nés ont écouté les enregistrements à nouveau. Les chercheurs ont réussi à démontrer l’apprentissage du mot grâce à une mesure de l’activité cérébrale des bébés.

Quand on leur passait la version normale du mot, les bébés qui avaient été exposés à l’enregistrement montraient un signal neuronal de reconnaissance. Les bébés réagissaient aussi à la version altérée du«tatata», qui déclenchait une activité neuronale qui est celle des adultes quand ils apprennent quelque chose de différent, comme une langue étrangère.

Evidemment, ce genre de résultat peut donner aux parents des idées pour que leur progéniture soit entraînée le plus tôt possible, en prévision de la compétition scolaire. Cependant, il ne sert pas à grand-chose de réciter les tables de multiplication ou les déclinaisons latines à un fœtus. Trop de bruit pourrait de plus entraver le développement de l’enfant et interférer avec ses cycles de sommeil, explique Science Mag.

En revanche, les résultats de l’étude pourraient peut-être être appliqués au traitement précoce de la dyslexie, s’il s’avère qu’entendre certains sons in utero accélère l’apprentissage du langage, «mais c’est un gros « si »», note le chercheur.

http://www.slate.fr/

10 CHOSES QUE VOUS NE SAVEZ PAS SUR LES CHIENS


Un chien n’est pas un joujou, il est un animal qui a besoin de soin et d’exercices car l’être humain l’a domestiqué il y a des milliers d’années et pour être heureux il lui faut des maitres qui peuvent répondre aux exigences d’un chien
Nuage

 

10 CHOSES QUE VOUS NE SAVEZ PAS SUR LES CHIENS

Vous êtes-vous déjà demandé combien d’années en moyenne peut vivre un chien et quelle est son acuité auditive ?

Voici 10 faits essentiels concernant le meilleur ami de l’homme : ils feront de vous un grand maître dans l’art d’interpréter tout ce qui touche aux chiens.

1. Écoutez bien !

(Crédit photo: Thinkstock)

Le chien a deux fois plus de muscles que l’homme pour bouger les oreilles et il s’en sert pour arborer plus de 100 expressions faciales différentes. Ces oreilles extraordinaires lui permettent de percevoir des sons dont l’origine est quatre fois plus éloignée que ce que l’homme peut entendre.

2. Pourquoi le chien pivote-t-il sur lui-même avant de se coucher ?

(Crédit photo: Thinkstock)

Dans la nature, ce comportement lui permet de coucher les hautes herbes avant de s’étendre dessus. Pour que votre chien de compagnie soit confortable chez vous, assignez-lui un endroit précis où dormir et n’en changez pas. Il se sentira ainsi plus en sécurité.

3. Il a les yeux plus grands que la panse – littéralement !

(Crédit photo: Thinkstock)

L’estomac d’un chien de petite race est de la taille d’une noix.

4. Brossez-lui les dents régulièrement !

(Crédit photo: Thinkstock)

Le chien adulte possède 42 dents qui réclament des soins. Il faut notamment les lui brosser régulièrement avec des produits spécifiques et lui faire subir une fois par an un examen dentaire.

5. Combien d’années vit un chien ?

(Crédit photo: Thinkstock)

L’espérance de vie d’un chien est de 8 à 15 ans. Même s’il est en bonne santé, faites-le examiner régulièrement par un vétérinaire car cela l’aidera à le demeurer et à vivre plus longtemps à vos côtés.

6. À quel point le chiot est-il sans défense ?

(Crédit photo: Thinkstock)

À sa naissance, le chiot est sourd, aveugle, édenté et il a très peu d’odorat. Pour qu’il devienne un chien adulte robuste, faites-lui manger des aliments conçus spécifiquement pour les chiots.

7. Une morsure plus dangereuse que ses aboiements

(Crédit photo: Thinkstock)

Les mâchoires d’un chien exercent en moyenne une pression de 150 à 200 livres par pouce carré. Cette pression peut atteindre 450 livres chez certaines espèces. Pour éviter qu’il exerce ses mâchoires sur vos biens, donnez-lui des jouets propres à le distraire. Pensez à des balles dans lesquelles vous cachez des friandises, à des sablières où vous aurez enfoui des jouets et à des baquets d’eau assez grands pour qu’il puisse s’y amuser. Assurez-vous de lui procurer tout l’exercice dont il a besoin en le promenant souvent. Cela luttera contre toute espèce de comportements destructeurs nés de l’ennui.

8. C’est beaucoup de poil !

(Crédit photo: Thinkstock)

Certains chiens produisent jusqu’à 30 mètres de fourrure par jour – soit l’équivalent en longueur de six voitures de format familial. Cela inclut tous les nouveaux poils qui poussent sur le corps de l’animal, de la tête à la queue.

9. Vous vivez seul : choisissez votre chien avec soin

(Crédit photo: Thinkstock)

Le chien le plus séduisant, dit-on, est le Golden Retriever, le plus repoussant est le Pit Bull. Avant de vous décider en faveur d’une race, renseignez-vous sur elle et assurez-vous qu’elle convient à votre style de vie.

10. Le jeune chien a besoin d’exercice

(Crédit photo: Thinkstock)

Pour un jeune chien, le temps consacré à l’exercice et au jeu est le plus important de la journée. À mesure qu’il grandit, il privilégie l’heure du repas. À vous d’adapter ce qu’il mange à l’âge qu’il a.

http://selection.readersdigest.ca/

L’ouïe, à l’ère des écouteurs


Cela fait un temps qu’on met des mises en garde contre les bruits fort dont ceux qui écoutent la musique avec des écouteurs .. Souvent le son est trop fort et occasionnera des problèmes dans les années futurs .. des problèmes que la musique n’aura de toute façon plus la même qualité ,, Est-ce que cela vaut vraiment la peine ???
Nuage

 

L’ouïe, à l’ère des écouteurs

 

Les experts recommandent une limite sécuritaire d'environ 75... (Illustration : Kevin Massé, La Presse)

Les experts recommandent une limite sécuritaire d’environ 75 décibels, que 60 % des adolescents dépassent tous les jours, selon une étude effectuée pour l’Institut national de santé publique du Québec en 2008.

ILLUSTRATION : KEVIN MASSÉ, LA PRESSE

VANESSA FONTAINE, COLLABORATION SPÉCIALE
La Presse

Alexandre Craig vit avec des acouphènes. Le tintement qu’il entend du matin au soir est parfois discret, parfois aussi strident que le sifflement d’une bouilloire, une condition qu’il qualifie lui-même de supplice:

«Tu vas vivre avec ce son-là en permanence, dit cet intervenant social de 27 ans. Le plus difficile, c’est de faire le deuil du silence.»

Comme plusieurs d’entre nous, il utilisait ses écouteurs constamment. Les premiers iPod sont apparus il y a un peu plus de dix ans et depuis, ils se sont infiltrés dans toutes les sphères de nos vies. On les utilise pour communiquer, écouter de la musique, des livres audio et des films, travailler, jouer, faire de l’exercice et apprendre. Ils figurent même sur la liste d’effets scolaires de certaines écoles, dès la première année du primaire.

Comme l’explique Julie Baril, audiologiste, «la différence, c’est la technologie. Quand moi j’étais plus jeune, j’avais un baladeur avec des piles. J’écoutais deux ou trois chansons des Backstreet Boys et je n’avais plus de piles, donc je faisais attention. Maintenant, on a des centaines de chansons, et c’est facile à charger, donc la plupart des gens finissent par écouter beaucoup plus de musique.»

Les experts recommandent une limite sécuritaire d’environ 75 décibels, que 60 % des adolescents dépassent tous les jours, selon une étude effectuée pour l’Institut national de santé publique du Québec en 2008.

Une loi en France impose d’ailleurs une limite de 100 décibels aux baladeurs. Aucune loi semblable n’existe ici, où le son des lecteurs numériques excède souvent les 120 décibels, soit un niveau comparable au moteur d’une tondeuse.

Les scientifiques continuent d’étudier les impacts du port des écouteurs, qui est après tout un phénomène relativement récent. De plus en plus, il est clair que les premières victimes de ce bruit constant sont nos oreilles. Le Regroupement québécois contre le bruit rapporte que le nombre d’appareils auditifs chez les 25 à 54 ans a augmenté de 44 % en 10 ans. Pendant la même période, les consultations pour des problèmes d’audition chez les 25 à 27 ans ont augmenté, elles, de 150 %.

Les problèmes auditifs sont encore plus marqués chez les jeunes, qui grandissent les écouteurs vissés aux oreilles et conservent leurs mauvaises habitudes une fois adultes. Un adolescent sur cinq est atteint d’une déficience auditive légère, selon le journal de l’Association médicale américaine. Cela signifie que ces jeunes ne peuvent percevoir ni les bruissements ni les chuchotements et ont de la difficulté à distinguer les consonnes comme les T et les K.

Le problème, selon Julie Baril, c’est que la perte auditive est extrêmement graduelle. «On ne remarque pas toujours la baisse tout de suite, particulièrement chez les jeunes. Souvent, on voit apparaître les premiers symptômes, comme l’hypersensibilité au bruit, mais la perte auditive apparaît un peu plus tard. C’est difficile de dire aux jeunes, n’écoutez pas de musique forte en ce moment, parce que dans cinq ou dix ans, vous allez avoir des difficultés d’écoute.»

Alexandre Craig, lui, utilisait ses écouteurs plusieurs fois par jour, tous les jours, à plein volume. Il remarquait que les acouphènes étaient de plus en fréquents et duraient de plus en plus longtemps. Et puis un jour, en 2007, le sifflement est réapparu, pour ne plus jamais disparaître. La surexposition au bruit avait pour lui plusieurs sources: passionné de musique, chanteur et guitariste dans deux groupes, il assistait à de nombreux concerts. Les écouteurs ont toutefois définitivement contribué à ses problèmes, selon lui.

«C’est sûr que je ressens une espèce de frustration, dit-il. Pourquoi on ne m’en a pas parlé avant? Pourquoi n’y a-t-il pas de sensibilisation, justement au niveau des écouteurs? C’est de plus en plus populaire, on voit tout le monde avec des gros «Beats by Dre» (marque d’écouteurs haut de gamme), mais personne ne parle des risques.»

Selon l’audiologiste et professeur à l’Université de Montréal Benoît Jutras, les acouphènes sont souvent un premier signe que quelque chose ne va pas. «Lorsqu’on entend un sifflement ou un bourdonnement, c’est comme une alerte, un cri d’alarme des oreilles qui nous disent avoir été exposées à un bruit fort. C’est une fatigue de l’oreille.»

Les ramifications des troubles auditifs sont nombreuses. Alexandre Craig, par exemple, ne peut dormir sans le bruit d’un ventilateur, qu’il met en marche afin d’atténuer le sifflement qu’il entend même la nuit. Lorsqu’il voyage, il doit amener un ventilateur avec lui. Au travail, il a souvent besoin d’une musique de fond pour être capable de se concentrer.

Julie Baril est d’ailleurs convaincue qu’il y a un lien entre la santé mentale et la santé auditive, et y a même consacré son doctorat.

«Un exemple facile: vos oreilles silent, vous avez de la difficulté à dormir, donc vous êtes plus stressé, ce qui mène à une dépression, illustre-t-elle. De ne pas pouvoir communiquer amène éventuellement l’isolement.»

Un isolement qui est de plus en plus remarqué dans les recherches portant sur les écouteurs. Dès l’invention du Walkman par Sony en 1979, les sociologues notaient son caractère antisocial. Écouter de la musique devient depuis un acte de plus en plus solitaire.

Porter des écouteurs en permanence peut aussi avoir un effet sur notre santé physique. Tout bruit constant, même si c’est de la musique, est un agent stressant qui peut occasionner des problèmes. Les travailleurs exposés au bruit sont plus à risque pour les maladies cardio-vasculaires, par exemple. De plus en plus d’études démontrent par ailleurs que le bruit environnant affecte la santé, le sommeil, la concentration et l’apprentissage.

André Durocher, inspecteur au Service de police de la Ville de Montréal, croit que les écouteurs affectent aussi notre sécurité.

«On n’a jamais été aussi branchés, mais en même temps aussi débranchés de notre environnement, dit-il. Ce que je fais maintenant, dès qu’il y a un accident qui implique un piéton, ma première question aux enquêteurs est toujours: Est-ce qu’il portait des écouteurs ou était en train de texter?» Il explique que personnellement, il n’aime pas porter d’écouteurs à l’extérieur.

«J’aime savoir ce qui se passe autour de moi. Cela étant dit, si vous tenez absolument à vous promener avec des écouteurs, soyez conscient de votre environnement et assurez-vous d’être capable d’entendre ce qui se passe.»

Aujourd’hui, Alexandre Craig utilise encore ses écouteurs, mais plus rarement, et à plus faible volume.

«C’est sûr que ça me manque, sentir l’espèce de pulsation de la musique, dit-il, mais je la retrouve avec la musique live».

L’important, selon Julie Baril, c’est d’être prudent. «Quand on parle de musique, on parle de plaisir, alors il ne faut pas dire aux gens de ne plus écouter de baladeur. Il faut tout simplement adapter son écoute à ses oreilles et s’arrêter dès que l’on remarque des symptômes de fatigue auditive.»

http://www.lapresse.ca

Hygiène de l’oreille : pas d’excès de zèle


Le nettoyage d’oreille ne doit pas devenir un acte excessif, mais bien fait avec parcimonie pour éviter des conséquences fâcheuses comme l’eczéma, otite voir même surdité
Nuage

 

Hygiène de l’oreille : pas d’excès de zèle

 

Alix Minde/PhotoAlto / Photononstop/Alix Minde/PhotoAlto / Photononstop

La meilleure technique reste incontestablement le recours à l’auriculaire, le bien nommé.

AVIS D’EXPERTS – L’élimination du cérumen doit rester modérée sous peine de se faire davantage de mal que de bien. Les conseils du docteur Jean-Marc Juvanon, oto-rhino-laryngologiste.

La question du nettoyage des oreilles est très fréquemment posée par les patients consultant un ORL. Elle est motivée par un souci d’hygiène, notamment pour les enfants. Et il est de bon ton de présenter à autrui des oreilles d’une propreté irréprochable. Or, le cérumen, sécrétion naturelle du conduit auditif, est considéré, à tort, comme indésirable.

Car il n’est pas sale. Il est produit par la peau du conduit, un peu comme la sueur, et se dépose harmonieusement sur les parois, réalisant un film protecteur, antiseptique et hydrophobe.

Le cérumen, improprement appelé parfois cire humaine, en a une composition similaire: il est, en effet, gras, chargé en lipides, épais, de consistance bien connue, «poisseux» (mais parfois trop sec), de couleur marron, allant du jaune clair au noir, en passant par toutes les nuances de brun, parfois rougeâtre, sans que cette couleur ait la moindre signification pathologique.

Il est transporté par la peau comme sur un tapis roulant, venant très lentement de la profondeur (2,5 cm en moyenne, et à la vitesse de la pousse d’un ongle), se charge en impuretés, pour s’échouer au pourtour de l’orifice du conduit. C’est cette accumulation «terminale» qui justifie pour beaucoup un nettoyage régulier. Celui-ci peut néanmoins devenir obsessionnel et entraîner des complications bien connues des médecins.

Eczéma chronique

L’erreur la plus courante est de nettoyer ses oreilles trop fréquemment et/ou trop profondément. La peau profonde du conduit n’étant plus protégée, elle devient irritée, douloureuse ou source de démangeaisons. L’eczéma chronique des oreilles n’a souvent pas d’autre explication. Après des baignades répétées, c’est carrément une infection cutanée qui s’installe, le conduit est boursoufflé voire obstrué, et atrocement douloureux.

Un faux mouvement, et c’est le drame: l’instrument de nettoyage peut s’enfoncer très profondément, faire saigner ou même perforer le tympan, ce qui occasionne douleur intense et baisse de l’audition. Le pire, c’est qu’en répétant les nettoyages intempestifs au fil des jours, des mois, on tasse consciencieusement le cérumen, formant ainsi un bouchon qui finit par entraîner une bien inconfortable surdité. Celle-ci peut survenir brutalement si de l’eau vient hydrater et faire gonfler le bouchon. L’ouïe revient dès l’extraction, mais laissera au patient (ou à ses parents) un sentiment de culpabilité voire de honte, proportionnel à la taille du bouchon (qui peut atteindre deux centimètres).

Les manœuvres d’extraction peuvent s’avérer techniquement laborieuses. Le lavage à l’eau tiède sous pression douce et à faire soi-même n’est pas toujours efficace et peut être dangereux si le tympan est altéré. Une préparation préalable à l’aide de différents produits ramollissant le cérumen est bienvenue.

Une production exagérée de cérumen

Le spécialiste ORL dispose de moyens modernes, comme un irrigateur ou un micro-aspirateur, permettant l’extraction sous contrôle de la vue grâce à un microscope binoculaire de consultation. Ce peut être le seul recours face à un bouchon récalcitrant, compact, adhérant au tympan ou à la peau du conduit, celle-ci étant très sensible et fragile.

Cet examen précis permet aussi de redresser certaines erreurs de diagnostic, le soi-disant bouchon étant en réalité une mycose (moisissures), de traitement spécifique, voire un corps étranger (surtout chez les enfants). Toute sensation d’oreille bouchée n’est d’ailleurs pas synonyme d’obstruction du conduit, et un lavage d’oreille sera d’une inefficacité confondante s’il s’agit en réalité d’une surdité d’oreille interne ou d’un épanchement liquidien tel qu’on le voit dans les otites chroniques.

Certains patients ont indiscutablement une production exagérée de cérumen, les obligeant à le faire extraire régulièrement. Le port régulier d’écouteurs, d’aides auditives ou de bouchon antibruit est un facteur favorisant bien connu. Mais dans la grande majorité des cas, le cérumen doit être respecté tant ses fonctions sont utiles.

Le Coton-Tige n’est pas interdit, mais il ne doit pas franchir les bords du conduit. Même remarque pour les cure-oreilles, à manier avec précaution. L’usage de clé de voiture, de stylo-bille, allumettes, etc., tient plus de l’addiction que d’un véritable souci d’hygiène. Les sprays ont souvent une composition proche de l’eau salée. Le lavage à la pomme de douche a ses adeptes, mais trop d’eau dans l’oreille et trop souvent peut aboutir à une otite externe. Le jet dentaire est formellement déconseillé, la pression est trop forte. Pour les plus maniaques, il existe des caméras sur fibre optique, permettant de voir l’intérieur de son conduit sur son écran TV.

Le meilleur moyen est à portée de main, il en fait même partie: c’est le bien nommé auriculaire, qu’on aura soin de recouvrir d’un fin mouchoir en papier, afin de «récolter» l’excèdent tant redouté.

http://sante.lefigaro.fr