Vienne, capitale du "tourisme macabre"… pas seulement à Halloween


Nous avons cette curiosité morbide pour tout ce qui macabre. Est-ce vraiment une façon de faire face à la mort ? À notre propre mort ? Je ne sais pas, je trouve cela étrange qu’on instaure ce genre de sites touristiques, qui fait croire aux fantômes
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Vienne, capitale du « tourisme macabre »… pas seulement à Halloween

 

Des catacombes obscures arborant des corps momifiés, un cimetière comptant pas moins de trois millions de morts, un bébé dans le formol surnommé « Le Diable »: bienvenue à Vienne, capitale autoproclamée du tourisme macabre.

Ville de la valse et de la grande musique, la capitale autrichienne se pique également de ses curiosités funèbres, dont elle a entrepris de faire un axe de développement touristique unique en son genre.

« Les aspects sombres, voire morbides de Vienne sont un atout hors du commun pour promouvoir la ville », souligne Florian Wiesinger, de l’office du tourisme, qui vient de mettre en ligne une vidéo invitant notamment à rendre visite aux « compositeurs décomposés » reposant au cimetière central.

Willi Gabler, un "chasseur des fantômes" sur le cimetière central de Vienne, le 20 octobre 2016 © JOE KLAMAR AFP

Willi Gabler, un « chasseur des fantômes » sur le cimetière central de Vienne, le 20 octobre 2016 © JOE KLAMAR AFP

Berceau de la « pulsion de mort » théorisée par Sigmund Freud, l’ancienne capitale des Habsbourg a toujours cultivé un rapport privilégié au macabre. Le dicton y souligne que « la Mort doit être viennoise » et que le but ultime d’une vie réussie y est « un bel enterrement ».

Pour Helga Böck, directrice du musée des Pompes funèbres de Vienne, cette tradition a été initiée par la noblesse elle-même.

« Pour la cour impériale, les funérailles étaient une occasion de montrer son pouvoir. Le peuple a adopté cette coutume, ce qui explique la particularité de la culture funéraire à Vienne ».

D’où un patrimoine funèbre inégalé qui fait les délices de centaines de milliers de visiteurs chaque année.

A tout seigneur tout honneur, la crypte impériale regroupant les sarcophages de pas moins de 149 têtes couronnées -parmi lesquelles l’impératrice Sissi et son époux François-Joseph, dont le pays célèbre le 100e anniversaire de la mort le 21 novembre 1916- attire à elle seule quelque 200.000 visiteurs par an.

– ‘Chasseurs de fantômes’ –

Mais Vienne compte aussi des aspects lugubres moins connus, comme un labyrinthe de dizaines de kilomètres de galeries construit au fil des siècles sous la ville et dont les oubliettes contiennent encore des corps naturellement momifiés.

Gabriele Lukacs, une guide des catacombes du 13e siècle à Vienne, le 19 octobre 2016 © JOE KLAMAR AFP

Gabriele Lukacs, une guide des catacombes du 13e siècle à Vienne, le 19 octobre 2016 © JOE KLAMAR AFP

Au Moyen-Âge par exemple, « on y enfermait les nonnes qui avaient le malheur de tomber enceintes », rappelle Gabriele Lukacs, auteure d’ouvrages sur le Vienne macabre et guide à ses heures.

« A Vienne, il existe une sorte d’énergie qui ramène tout dans les caves ou dans les cercueils », souligne-t-elle.

Selon cette spécialiste, certaines de ces oubliettes sont encore si chargées « d’âmes prisonnières » que « personne n’ose s’y aventurer ». « Les gens prétextent que les escaliers sont trop raides », sourit-elle.

S’il en est deux à qui les spectres ne font en principe pas peur, c’est Dominik Creazzi et Willi Gabler, « chasseurs de fantômes » de leur état.

Bardés d’appareillages électroniques, ils arpentent le cimetière central en une brumeuse journée d’octobre.

« Il y a quelqu’un ? Voulez-vous entrer en contact avec nous ? », lance Dominik Creazzi, 26 ans, avec le plus grand sérieux.

Willi Gabler, son patron, l’assure:

« En 15 ans nous avons réuni une grande quantité de matériel où l’on voit vraiment des fantômes ».

Gabriele Lukacs, une guide spécialisée dans les attractions macabres à Vienne, le 19 octobre 2016  © JOE KLAMAR AFPGabriele Lukacs, une guide spécialisée dans les attractions macabres à Vienne, le 19 octobre 2016 © JOE KLAMAR AFP

Selon lui, des Viennois font régulièrement appel à son association pour débusquer des esprits.

« Certains de nos clients se sentent seuls et ont besoin de parler. Mais il y a aussi des gens qui entendent des bruits de pas et qui voient des ombres, et qui nous demandent d’intervenir ».

Pour les amateurs, le fin du fin du macabre viennois se trouve cependant dans le très officiel Musée des malformations anatomiques, hébergé dans un ancien asile.

Parmi les milliers de bocaux exposés, on y trouve le corps d’un enfant surnommé « Le Diable » ainsi que les intestins d’un pensionnaire décédé en essayant de manger le contenu de sa cellule, à commencer par sa paillasse en crin de cheval.

« Les Viennois craignent la mort comme tout le monde », note Peter Hohenhaus, créateur d’un site consacré au tourisme macabre.

Selon lui, le fait de jongler avec le funèbre est pour eux simplement « une façon de conjurer cette peur ».

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Les «oubliettes de Dracula» découvertes en Turquie?


L »histoire qui a longtemps hanté la Turquie se réveille encore pour révéler les noirs tunnels du château de Vlad III . Un bien sinistre personnage qui par sa cruauté s’est mérité le titre de Dracula
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Les «oubliettes de Dracula» découvertes en Turquie?

 

Les «oubliettes de Dracula» découvertes en Turquie?

Vlad III a une réputation de monstre encore aujourd’hui.Peinture Wikimedia Commons

Des archéologues affirment avoir découvert des oubliettes, des tunnels et un abri militaire en Turquie qui auraient servi à emprisonner le futur souverain Vlad III l’Empaleur, qui a inspiré le personnage de Dracula.

La découverte a eu lieu pendant des travaux de restauration du château de Tokat, situé dans le nord de la Turquie, qui avaient cours depuis 2009. C’est pendant la récente phase de restauration des remparts que les tunnels et les oubliettes ont été découverts.

«Le château est complètement entouré de tunnels secrets», a expliqué Ibrahim Çetin, archéologue sur le chantier, au journal turc Hurriyet Daily News.

L’un de ces tunnels menait à des oubliettes où Vlad aurait selon toute vraisemblance été gardé captif avec son frère Radu alors qu’ils étaient adolescents, selon Elizabeth Miller, une spécialiste canadienne de Dracula interrogée par NBC News.

Cette prise d’otages aurait été orchestrée par les Turcs ottomans afin de s’assurer la loyauté de leur père, Vlad II Dracul (le Dragon), qui régnait sur la Valachie, une région située près de la Transylvanie.

Après la mort de leur père en 1447, les deux otages ont été libérés et portés au pouvoir avec l’aide des Turcs. De nombreux conflits successifs éclatèrent alors entre des clans rivaux, Vlad et les Turcs, avant que Dracula n’assoie son pouvoir sur la Valachie.

Son règne fut marqué par l’empalement ordonné par Vlad de personnes de haut rang dans son entourage, ce qui lui valut son surnom. Il mourut en 1476 dans des circonstances qui ne sont pas confirmées. Sa tête aurait été envoyée au sultan Ottoman qui l’aurait alors empalée sur un pieu.

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