Une « tornade particulière » a frappé Orléans dimanche, selon un météorologue


Hier en fin d’après-midi, il a plu puis soleil, encore pluie et grêle finalement soleil et nuages. La température était juste bien, pas trop chaud, ni trop froid. À 18 h, une alerte météorologique sur les smartphones et à la télé d’un risque de tornade sur Gatineau-Ottawa. En fin du compte, c’est un quartier d’Ottawa qui a été touché, avec une tornade de catégorie F1, donc juste quelques dégâts. Ce qui m’a surprise, le temps n’était pas extrêmement chaud et il n’était pas chargé d’humidité, comme l’an dernier. Il semble en effet que cette tornade n’a pas vraiment été dans les normes.
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Une « tornade particulière » a frappé Orléans dimanche, selon un météorologue


Alexandre Parent en entrevue à l'extérieur, devant un arbre brisé.

Alexandre Parent est météorologue à Environnement et Changement climatique Canada. Photo: Radio-Canada

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La tornade survenue dimanche dans la région de la capitale nationale a surpris le météorologue Alexandre Parent, d’Environnement et Changement climatique Canada, qui a qualifié le phénomène météorologique de « tornade particulière ».

On ne peut pas dire que les ingrédients étaient tous présents et tous assez intenses pour former une tornade, bien que les risques d’orage étaient réels dans la région, a-t-il déclaré en entrevue à l’émission Les matins d’ici, lundi matin.

Une dépression située au nord, dans le secteur de Mont-Laurier, en plus d’une zone de convergence des vents en surface et en altitude, est à l’origine de la rotation des vents, a expliqué M. Parent.

C’est ce qu’on appelle une super cellule, en termes de complexe orageux, à l’intérieur de laquelle s’est formée une tornade au-dessus du quartier Orléans, dans l’est d’Ottawa et observée à une dizaine de kilomètres au nord, à l’aéroport exécutif de Gatineau–Ottawa.

Avec les informations qu’on a actuellement et en consultant les images radar [la tornade] semble avoir suivi la rivière des Outaouais, mais [être] demeurée au sud, ce qui explique pourquoi les dommages semblent avoir été concentrés du côté ontarien de la rivière, a mentionné le météorologue.

Tornade « particulière »

On n’était pas dans du temps extrêmement chaud, le niveau d’humidité n’était pas très élevé et c’est ce qui a fait que c’est une tornade un peu particulière, a poursuivi M. Parent.

Cette tornade était différente de celles qui ont frappé la région en septembre dernier, dans la mesure où on pouvait distinguer sa forme très clairement dans le ciel. Les tornades de l’automne dernier étaient plus difficilement observables en raison de l’humidité dans l’air, notamment, selon l’expert.

Des citoyens observent la tornade.La tornade s’est produite en fin de journée le 2 juin 2019. Photo : Laura Weatherston

Quand lancer l’alerte et comment réagir?

Alexandre Parent a soutenu que le protocole du lancement d’une alerte dépend de la situation.

Parfois, on peut, avec les radars, voir une rotation. Donc, ça nous indique que les ingrédients sont présents pour la formation d’une tornade, a-t-il expliqué.

Il a affirmé qu’il est très, très difficile de prévoir ou de confirmer sans aucun doute l’existence d’une tornade.

En septembre dernier, les ingrédients pour avoir un épisode tornadique étaient beaucoup plus présents, donc il y avait eu un préavis, a fait valoir M. Parent.

Quand on a des orages qui montrent un potentiel pouvant former une tornade, on les suit de très près. Alexandre Parent, météorologue à Environnement et Changement climatique Canada

Lorsqu’une alerte est lancée, les gens ciblés devraient réagir, puisqu’elle est le résultat d’une observation confirmée sur le terrain ou le résultat de calculs qui font en sorte que les ingrédients pouvant former une tornade sont réunis.

Dès qu’on reçoit un avis sur nos cellulaires, il faut agir tout de suite. Le meilleur conseil, c’est de se rendre à l’intérieur. Alexandre Parent, météorologue à Environnement et Changement climatique Canada

Un « effet du hasard »

Selon le météorologue, la tornade de dimanche est un cas isolé et non pas le signe d’une augmentation de la fréquence de ces phénomènes météorologiques.

Si le système météo avait été quelques heures plus rapide ou quelques heures plus lent, fort probablement qu’on n’aurait pas eu de développement de tornade, ou elle pourrait s’être produite dans un autre secteur, a-t-il dit.

Il faut plus y voir un effet du hasard entre septembre et ce qu’on a connu [dimanche] et c’est très difficile de relier les changements climatiques avec les épisodes de tornades. Alexandre Parent, météorologue à Environnement et Changement climatique Canada

Par ailleurs, nombre d’études ont été faites au sujet des liens potentiels entre les tornades et les changements climatiques, mais les réponses ne sont pas encore claires, selon M. Parent, qui invite les gens de ne pas tirer de conclusions trop rapidement.

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Le Saviez-Vous ► Quand la grippe espagnole a eu raison de la Coupe Stanley


Je ne suis pas une fan du hockey, je ne suis donc les éliminations pour la Coupe Stanley, surtout pas avec les Canadiens qui depuis quelques années, ils ne sont pas comme autrefois. Je m’intéresse quand même à certains point de son histoire. Il y a eu deux fois que la Coupe Stanley n’a pas été décernée à cause d’un lock-out en 2004-2005, et à celle de 2019 et c’est elle qui est détaillée ici expliquant que c’est la grippe espagnole qui a eu raison du hockey
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Quand la grippe espagnole a eu raison de la Coupe Stanley

 

Il y a 100 ans, le monde était frappé par la terrible épidémie de grippe espagnole. Entre 1918 et 1920, on estime que la maladie a fait plus de morts que la Première Guerre mondiale. Le monde du sport n’est pas épargné. En 1919, pour la première fois, la coupe Stanley n’est pas attribuée, au grand dam du Canadien de Montréal.

Un texte de Robert Frosi

Retrouver une coupe Stanley qui n’a jamais pu être attribuée n’est pas une mission simple. Nous avons dû traverser un siècle d’histoire et, surtout, naviguer au cœur de l’une des plus terribles tragédies.

La grippe espagnole frappe le Québec à l’été 1918 et fera plus de 18 000 victimes dans la province. À l’époque, toutes les interprétations sur l’origine de la pandémie sont imaginées. À Montréal, par exemple, certains pensent que c’est un bateau en provenance de l’Inde qui a amené cette maladie qui fera plus de 3000 morts dans la métropole.

Pour en savoir plus, nous donnons rendez-vous à Magda Fahrni, professeure et directrice du département d’histoire à l’UQAM. Elle a longtemps étudié l’histoire de la grippe espagnole. C’est au Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal que nous allons la rencontrer. Comme nous, elle découvre pour la première fois ce lieu un peu méconnu. Quand on déambule dans le musée, on découvre l’histoire des infirmières du Québec. Devant le comptoir où l’on préparait les médicaments, la professeure commence à nous parler des origines de l’épidémie.

« On a longtemps cru que c’était les soldats canadiens qui revenaient du front qui l’avaient apportée avec eux, raconte Magda Fahrni. Aujourd’hui, on sait que la vague de 1918 a commencé en Angleterre et ensuite, elle a été transportée aux États-Unis par les soldats américains.

« Et ce sont les soldats américains et les civils qui l’ont répandue en Amérique du Nord et au Québec. L’éclosion a eu lieu à Victoriaville, puis à Montréal quelques semaines plus tard. La promiscuité dans laquelle vivaient les soldats sera une des causes de l’arrivée de la maladie au Canada. »

« Des collégiens venus des États-Unis nous auraient apporté le fléau de la grippe espagnole » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

« Des collégiens venus des États-Unis nous auraient apporté le fléau de la grippe espagnole » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Nous continuons notre visite au milieu des vitrines qui renferment d’énormes seringues, des stéthoscopes rudimentaires, et, en regardant des pots qui renfermaient toutes sortes de remèdes, Magda Fahrni rappelle :

« Le plus grand problème, c’est que la médecine était impuissante, car il n’y avait pas de médicaments, le vaccin n’existait pas. En plus, on faisait face à une pénurie de médecins et d’infirmières, qui étaient réquisitionnés sur le front. »

Un avertissement contre la grippe espagnole dans un journal montréalais de 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Un avertissement contre la grippe espagnole dans un journal montréalais de 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Devant un portrait des infirmières de l’époque, elle termine ses explications sur la rapidité avec laquelle la pandémie s’est répandue.

« On avait beaucoup d’institutions au Québec, des collèges, des orphelinats, des hôpitaux et donc, encore une fois, c’est la promiscuité qui a facilité la transmission. »

Finalement c’est comme ce qui s’est passé dans le vestiaire du Canadien de Montréal, lui demande-t-on.

« Sûrement, sûrement », répond-elle.

Avant de nous rencontrer, Mme Fahrni nous avait prévenus qu’elle ne connaissait pas vraiment l’épisode qui concernait la Coupe Stanley de 1919, mais nous tenions à ce qu’une spécialiste nous parle de l’ampleur de la tragédie.

Notre enquête nous mène ensuite dans les voûtes de Radio-Canada, où nous trouvons un document saisissant : un témoignage glaçant qui fait prendre conscience de l’immense gravité de la situation de l’époque.

Une publicité pour l'un des remèdes miracles contre la grippe espagnole qui s'affichait dans les journaux de l'époque Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Une publicité pour l’un des remèdes miracles contre la grippe espagnole qui s’affichait dans les journaux de l’époque Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

En 1918, le Dr Albert Cholette fait ses débuts en médecine. Il a décrit ce qu’il a vécu à l’émission radiophonique La vie quotidienne, animée par Lizette Gervais, en 1976.

« C’était une maladie terrible et nous n’avions rien pour la combattre. On n’avait pas d’antibiotiques, on n’avait pas de médicaments. On avait juste de l’aspirine et de l’huile de camphre. Il y aura même une pénurie de camphre, même si cette essence ne soignait pas vraiment la grippe espagnole. Ce qui compliquait notre travail, c’est que la maladie se transformait rapidement en une double pneumonie et les malades devenaient bleus. C’est pour cela qu’on l’avait surnommée « la maladie bleue ». »

« À l’époque, je pouvais voir 50 malades dans une journée. J’ai visité des familles où il y avait six malades, je revenais le lendemain, trois étaient morts. Il y avait une voiture qui ramassait les cadavres et on les enterrait à la hâte sans grande cérémonie. » – Albert Cholette

Un hôpital américain débordé en 1918 par l'épidémie de la grippe espagnole qui a fait 30 millions de morts partout sur la planète. Photo : Associated Press (archives)

Un hôpital américain débordé en 1918 par l’épidémie de la grippe espagnole qui a fait 30 millions de morts partout sur la planète. Photo : Associated Press (archives)

 

Les archives nationales

Nous nous dirigeons vers les archives nationales pour en savoir plus sur ce qui est arrivé aux joueurs du Canadien et sur cette fameuse Coupe Stanley de 1919.

Dans un immense bâtiment du quartier Rosemont-La Petite-Patrie nous attend, dans un silence de bibliothèque, l’une des archivistes des lieux. Nous espérions, alors, retrouver les traces du précieux trophée.

C’est avec une grande délicatesse que l’archiviste déplie chacun des journaux jaunis par le temps. Elle va tourner chaque page avec parcimonie. Les premiers articles sur la finale de la Coupe Stanley de 1919 apparaissent enfin. Quelques entrefilets à peine. La lutte, la boxe, la crosse sont les sports en vogue à l’époque.

Une archiviste déplie délicatement des journaux de 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Une archiviste déplie délicatement des journaux de 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Évidemment, les gros titres sont réservés à la fin de la guerre et, surtout, à l’épidémie de grippe espagnole. Au fil des pages, on découvre de nombreuses publicités vantant un sirop ou une crème miraculeuse. Certaines font même état d’une eau pure guérisseuse de la grippe espagnole.

Entre deux publicités, on découvre malgré tout que dans la Ligue de l’Est, il y avait trois équipes : Toronto, Ottawa et Montréal. La finale d’association commence entre Ottawa et Montréal en février 1919. Le Canadien remporte en cinq matchs sa série quatre de sept. L’attaquant vedette du CH, Newsy Lalonde, marquera à lui seul 11 buts dans la série.

Le Canadien à la conquête de la Coupe Stanley

La finale se joue contre les vainqueurs de l’Association du Pacifique, les Metropolitans de Seattle. Après six jours de voyage, les joueurs du Tricolore arrivent enfin dans la ville américaine. Le 19 mars 1919 commence le premier match de la finale de la Coupe Stanley. Sans doute fatigués par le voyage, les joueurs montréalais s’effondrent et les Metropolitans l’emportent 7-0.

Au deuxième match, le CH rebondit et gagne 4-2, grâce aux quatre buts de Newsy Lalonde. Mais Seattle, vainqueur de la Coupe en 1917, est tenace et remporte le troisième match 7-2. Dans le quatrième affrontement, les deux gardiens, Georges Vézina et Harry « Hap » Holmes, rivalisent de talent devant leur but. Et après les 20 minutes de prolongation, la partie est nulle. Devant les minces informations que nous recueillons dans les journaux, nous voulons en savoir plus et nous nous rendons au Centre Bell rencontrer l’archiviste du Canadien de Montréal, Carl Lavigne, un homme aussi volubile qu’élégant, costume et nœud de papillon assorti.

Nous entrons avec lui dans le salon des anciens, une sorte de temple de la renommée des joueurs du Canadien. Le gardien de la mémoire du Bleu-blanc-rouge commence alors son récit.

« Il faut rappeler que les joueurs à l’époque étaient de véritables guerriers, dit-il. On alignait 10 joueurs, mais seulement 6 jouaient les 60 minutes. Les joueurs étaient souvent blessés, mais refusaient l’infirmerie tant ils voulaient sauter sur la glace.

« Les matchs à l’époque étaient d’une rare violence et tous les coups étaient permis. L’équipement de l’époque était tellement rudimentaire qu’il n’était pas rare qu’un joueur finisse le match en se faisant recoudre sur plusieurs parties du corps. » – Carl Lavigne, archiviste du Canadien

Dans le salon des anciens, Carl Lavigne s’arrête devant la galerie des portraits des grands joueurs de l’histoire du Tricolore. Comme s’il nous présentait ses amis, il nous parle des grandes vedettes de 1918-1919. Et il commence par le capitaine Édouard Cyrille « Newsy » Lalonde, l’as compteur de l’époque.

« Lalonde venait du milieu de l’imprimerie, il travaillait pour un journal de Cornwall, d’où son sobriquet de Newsy. Il faut dire que le contrat de Lalonde avec le Canadien était de 2000 $ par année. Durant la série finale qui a été interrompue, il marquera 6 des 10 buts des siens.

« Lalonde, c’était la grande vedette de l’époque et, sans le savoir, il va contribuer aux grandes années du Canadien, car on va l’échanger aux Sheiks de Saskatoon en retour d’un jeune de 21 ans, Aurèle Joliat. L’arrivée de Joliat, qu’on va jumeler avec Howie Morenz, va contribuer à la victoire de trois Coupes Stanley. »

Puis il nous parle de l’étonnant Jack Laviolette.

« C’était une force de la nature. Imaginez qu’en 1918, il va avoir un grave accident de voiture et on va devoir lui amputer une partie de la jambe. Eh bien, il va revenir au jeu avec ce qu’on appelait à l’époque une jambe de bois! Il ne faut pas oublier que Laviolette était là depuis la naissance du club de hockey Canadien en 1909 déjà. »

La grippe gagne contre la Coupe Stanley

Intarissable, Carl Lavigne, qui voulait nous parler de Joe Malone et de Didier Pitre, reprend son récit sur la finale de la Coupe Stanley de 1919.

« Joe Hall atteint de pneumonie » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

« Joe Hall atteint de pneumonie » Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

« Avant le cinquième match, le dur à cuire du Canadien, Joe « Bad » Hall est transporté d’urgence à l’Hôpital de Seattle, victime de la grippe espagnole. « Bad » Hall était ce joueur qui se caractérisait par sa fougue, voire sa violence. Il faut dire que Joe Hall jouait tous les matchs durant 60 minutes avec une telle intensité qu’on peut de se demander si son système immunitaire n’a pas eu raison de lui. »

Pendant que Joe « Bad » Hall agonise à l’hôpital, son équipe décroche une victoire de 4-3 en prolongation. La série est égale 2-2, rappelle l’archiviste du CH.

Dans le vestiaire du CH, la maladie s’est installée. Il y a plusieurs joueurs qui ne sont plus en mesure de jouer. Cinq seront d’ailleurs hospitalisés, si bien que le propriétaire de l’équipe, Georges Kennedy, demande la permission à l’équipe de Seattle d’utiliser des joueurs de Vancouver.

Les Metropolitans ont peur de ne pas remporter la Coupe. Leurs dirigeants s’opposent à l’idée de faire venir de nouveaux joueurs, plus frais. Finalement, les instances de la ligue tranchent : il n’y aura pas de Coupe Stanley. Le 30 mars 1919, la finale est annulée.

Une page du Devoir du 2 avril 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Une page du Devoir du 2 avril 1919 Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Joe Hall décède après six jours d’agonie. Le propriétaire du Canadien meurt deux ans plus tard. Il ne se remet jamais des séquelles de la grippe espagnole.

La Presse annonce la mort de Joe Hall le 7 avril 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

La Presse annonce la mort de Joe Hall le 7 avril 1919. Photo : Radio-Canada/Martin Thibault

Sa mort va permettre à un trio d’hommes d’affaires, dont Léo Dandurand, qui deviendra également propriétaire des Alouettes et des Royaux, de racheter l’équipe pour la somme de 11 000 $.

C’est la seule fois dans l’histoire que la finale est interrompue. Ce sera la seule fois que la coupe ne sera pas remise jusqu’au lock-out qui a forcé l’annulation de la saison 2004-2005. Devant la vitrine qui renferme les 24 coupes Stanley du Canadien, Carl Lavigne s’exclame avec un brin de nostalgie :

« Et dire qu’on était si proche d’une 25e! »

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Un aîné qui a passé l’hiver dans sa maison enneigée a été secouru


Cette personne âgée n’a vraiment pas été prudente. Avec l’accumulation de neige qu’on a eu cet hiver, une maison qui n’a jamais été dégagée ou vivait une personne âgée. Malgré l’électricité, le téléphone et des victuailles, il a préféré attendre l’hiver que finisse de lui-même. Imaginez en cas d’incendie ou de malaise, comment il aurait pu être secouru à temps.
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Un aîné qui a passé l’hiver dans sa maison enneigée a été secouru

 

JUSTIN TANG/LA PRESSE CANADIENNE

Les policiers ont trouvé «l’équivalent d’un hiver» de neige dans son entrée, et il n’y avait aucune trace de pas.

OTTAWA — La police d’Ottawa a secouru jeudi un aîné qui a passé l’hiver dans sa maison complètement enneigée.

Les voisins de l’homme avaient contacté jeudi soir les policiers pour leur demander de s’assurer qu’il allait bien étant donné qu’ils ne l’avaient pas vu depuis quelque temps.

Les agents ont trouvé «l’équivalent d’un hiver» de neige dans son entrée, et il n’y avait aucune trace de pas.

Après avoir pelleté jusqu’à la porte d’entrée, l’homme a répondu lorsqu’ils ont cogné et leur a dit qu’il était resté pris dans sa maison en raison de la neige. Il a pu survivre avec ce qu’il avait dans la maison.

Il avait du chauffage, de l’électricité et un téléphone fonctionnel, mais l’homme a simplement décidé d’attendre la fin de l’hiver plutôt que de demander de l’aide, selon la police.

Les policiers ont dégagé son entrée et lui ont apporté des provisions. La Ville d’Ottawa a aussi aidé à briser des plaques de glace qui s’étaient formées dans son entrée

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Six boîtes de dons volées à Ottawa


Faut-tu être sans dessins de voler des bacs qui pèse 1000 livres (454 kg) au coût de 12 000 $ chacune avec les dons qui étaient dedans. Ces bacs sont destinés à des gens dans le besoin. Surtout, que les demandes d’aides sont de plus grandes, c’est vraiment pitoyable
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Six boîtes de dons volées à Ottawa

 

Une femme blonde devant des boîtes de dons mauves.

Susan Ingram, directrice générale de Grands Frères Grandes Soeurs d’Ottawa, devant des boîtes de dons de son organisme de charité   Photo : Matthew Kupfer/CBC

Environ un mois après le vol de sept boîtes de dons d’organismes de charité en Outaouais, c’est au tour de Grands Frères Grandes Soeurs d’Ottawa de s’en faire dérober six.

Jeudi, la directrice générale de l’organisme, Susan Ingram, a raconté que leur chauffeur l’a alertée de ces disparitions alors qu’il faisait une ronde pour ramasser les dons.

Ça fait mal au coeur. Il y a quelqu’un qui vole à des organismes de charité à ce temps-ci de l’année. Susan Ingram, directrice générale de Grands Frères Grandes Soeurs d’Ottawa

Les bacs ont été pris devant quatre écoles catholiques de Kanata et de Manotick ainsi que devant un immeuble de la Légion royale canadienne à Stittsville.

Étant donné la grosseur de ces boîtes de dons, Mme Ingram croit qu’un groupe organisé est derrière ce crime.

« Elles pèsent presque 1000 livres chacune. C’est en acier. Elles sont difficiles à déplacer », a-t-elle souligné.

Selon la directrice générale, les bacs coûtent environ 1200 $. L’organisme a aussi perdu les dons qui s’y trouvaient.

Mme Ingram collabore maintenant avec la police d’Ottawa dans l’espoir de retrouver ces biens. Elle demande à ceux qui ont aperçu des activités suspectes près des lieux de collecte de se manifester.

Il y a encore une vingtaine de boîtes de dons à la disposition des gens qui voudraient offrir des biens à l’organisme.

Inquiétude en Outaouais

Ce nouvel incident inquiète la directrice générale de Grands Frères Grandes Soeurs de l’Outaouais, qui s’est fait voler cinq bacs au début du mois de novembre.

Son organisme vient tout juste de récolter assez d’argent pour les remplacer.

« J’ai peur qu’ils disparaissent encore, parce que si ceux d’Ottawa sont partis, ça veut dire que ceux qui sont derrière ça sévissent toujours, a dit Yvonne Dubé. Que ce soit à Ottawa ou à Gatineau, on est si proche. »

Mme Dubé mentionne que son organisme placera maintenant les bacs de façon plus stratégique et qu’il installera un système de géolocalisation dessus afin de pouvoir les retrouver en cas de vol.

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Des détaillants abandonnent le paiement en argent comptant


Des commerçants à Toronto et à Ottawa ne veulent plus d’argent comptant, seulement avec une carte de débit, de crédit, et même avec le téléphone, et cela va augmenter de plus en plus Personnellement, c’est quelque chose que je n’aime pas vraiment …
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Des détaillants abandonnent le paiement en argent comptant

 

Les services de paiements électroniques sont de plus... (Photo Chris Ratcliffe, Bloomberg)

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Les services de paiements électroniques sont de plus en plus nombreux. Android Pay, de Google, a été lancé au Canada à la fin mai, et Apple Pay est déjà opérationnel depuis plus d’un an.

PHOTO CHRIS RATCLIFFE, BLOOMBERG

 

ALEKSANDRA SAGAN
La Presse Canadienne
Vancouver

Dans les 18 prochains mois, Alan Bekerman a l’intention de procéder à une expansion qui verra le nombre d’établissements de sa chaîne torontoise de restaurants iQ Food passer de cinq à onze, et aucun d’eux n’acceptera les paiements en argent comptant.

«Cela nous faisait une chose de moins à organiser, ce qui est un énorme avantage», se rappelle M. Bekerman, qui avait mis cette idée à l’épreuve dans ses deux premiers restaurants, lors de leur ouverture en février 2016.

Lorsqu’il a ouvert trois autres établissements plus tôt cette année, il a pris la même décision.

M. Bekerman fait partie d’une nouvelle vague de détaillants qui jugent que l’abandon des paiements en argent sonnant accélère le service et libère le personnel – lequel peut alors se concentrer sur des tâches moins ennuyantes.

Certains observateurs de l’industrie estiment que ce choix devrait être de plus en plus courant, avec l’avènement des cartes de type «tapez et payez» et des portefeuilles numériques en remplacement des billets et de la monnaie. Ces nouvelles options permettent aux marchands et aux consommateurs de gagner du temps lors du règlement d’un achat.

Le cofondateur des Thés DavidsTea, David Segal, mise là-dessus pour sa nouvelle entreprise de restauration Mad Radish. Ses deux établissements, situés à Ottawa, ont une politique excluant les paiements en espèces.

«On sent que les avantages sont énormes, alors pourquoi ne pas l’essayer»? fait valoir M. Segal, qui calcule qu’un service plus rapide se traduit par une meilleure expérience pour les consommateurs.

Il ajoute qu’il est encore trop tôt pour préciser jusqu’à quel point le service sera plus rapide, mais il croit que les méthodes de type «tapez et payez» seront toujours plus efficaces que les échanges d’argent sonnant.

Selon M. Bekerman, la transition aux transactions sans espèces a libéré ses gérants de restaurants de la tâche de compter l’argent et leur a permis de se consacrer davantage à des tâches plus productives, comme la formation du personnel.

«Les gens les mieux payés dans les restaurants peuvent finalement utiliser leur temps pour faire des choses que nous jugeons plus importantes», explique-t-il.

Tant pour Mad Radish que pour iQ, l’accueil réservé aux systèmes de paiements sans espèces a été généralement positif.

Certains pourraient s’attendre à ce que les clients les plus âgés soient plus réticents à s’ajuster à ce changement. Mais M. Segal note qu’en fait, les adolescents sont plus susceptibles d’être incommodés. Certains d’entre eux n’ont pas encore de comptes bancaires et lorsque leur seule source d’argent est de l’argent de poche obtenu auprès de leurs parents, cela peut représenter un défi. Mad Radish tente de trouver une solution à ce problème, notamment avec des cartes cadeaux rechargeables.

M. Bekerman dit ne s’être heurté à des problèmes semblables qu’à quelques reprises. Une des complaintes était celle d’un adjoint de direction à qui son patron avait remis de l’argent comptant pour régler son dîner. D’autres clients n’utilisent que de l’argent comptant ou des Bitcoins pour protéger leur vie privée.

Mais les clients, en partie, alimentent la tendance vers les paiements numériques.

«L’argent comptant est significativement en perte de popularité en tant qu’instrument préféré pour régler un paiement», explique Angela Brown, chef de la direction de Moneris Solutions.

Au deuxième trimestre de 2017, 39,5% des transactions étaient réglées à l’aide de méthode «tapez et payez», selon les données fournies par les entreprises de solutions de paiement par cartes de débit ou de crédit. Cela représente une hausse de 30,86% par rapport à l’année précédente.

Moneris s’attend à ce que cette croissance atteigne 50% d’ici la fin de l’année.

Les portefeuilles numériques sont de plus en plus courants sur les téléphones intelligents. Le service Android Pay, de Google, a été lancé au Canada à la fin mai, et Apple Pay est déjà opérationnel depuis plus d’un an.

L’an dernier, Moneris a prédit que les paiements en espèces ne représenteraient plus qu’un dixième de toutes les transactions au Canada d’ici 2030, et Mme Brown affirme que sa firme ne modifie pas sa prévision. La croissance de popularité des cartes «tapez et payez» et des portefeuilles numériques «cannibalise absolument les transactions en espèces», assure-t-elle.

http://www.lapresse.ca

Une trentaine d’oiseaux retrouvés morts à l’hôtel de ville d’Ottawa


Ce sont de très beaux oiseaux malheureusement des constructions fait les humains sont un danger pour eux.
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Une trentaine d’oiseaux retrouvés morts à l’hôtel de ville d’Ottawa

 

Une trentaine de jaseurs boréaux sont morts samedi après avoir heurté la passerelle de verre qui relie l’ancien hôtel de ville d’Ottawa à l’actuel bâtiment.

S’il est rare qu’un grand nombre d’oiseaux meurent de cette façon en si peu de temps, cette situation serait loin d’être exceptionnelle selon le Club des naturalistes d’Ottawa.

Anouk Hoedeman, la coordonnatrice du programme Ailes en sûreté, qui vise justement à réduire la mortalité des oiseaux qui se heurtent aux vitres, reproche du même coup à la Ville d’Ottawa de ne pas en faire assez.

« Les jaseurs boréaux volent entre les arbres pour manger les baies, mais ne voient pas la passerelle parce qu’elle est trop transparente. La Ville avait déjà mis des petits collants dans les vitres il y a deux ans, mais ce n’est pas assez et rien de plus n’a été fait », déplore-t-elle.

hotel de ville ottawa

Anouk Hoedeman précise que cinq oiseaux ont été secourus et qu’une dizaine d’autres blessés se trouvent encore dans le secteur.

Sur son site internet, Ailes en sûreté propose différentes solutions pour éviter que les volatiles n’entrent en collision avec les édifices de verres.

On suggère d’appliquer différentes pellicules qui permettent aux oiseaux de mieux détecter les surfaces vitrées ou encore de réduire l’éclairage nocturne qui leur nuirait également.

Le jaseur boréal se nourrit principalement de fruits et est très présent dans le sud du Québec et de l’Ontario en hiver. Les jaseurs boréaux peuvent se déplacer par dizaines à la fois.

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Un Franco-Ontarien guérit à la suite d’un traitement expérimental


Les cellules-souches pourraient être un précieux atout lors d’une infection grave comme le choc septique. Un traitement expérimental semble être très prometteur
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Un Franco-Ontarien guérit à la suite d’un traitement expérimental

Charles Berniqué et son épouse Maureen.

Charles Berniqué et son épouse Maureen.   PHOTO : HÔPITAL D’OTTAWA

Charles Berniqué peut dire merci à la science et à sa femme, Maureen. Il est passé à un cheveu de la mort, après une grave intoxication alimentaire, mais il a survécu grâce à un traitement expérimental offert à l’Hôpital d’Ottawa.

Le grand-père de 73 ans, résidant à Hawkesbury, a contracté une infection grave en juin 2015, à la suite d’un dîner dans un restaurant d’Ottawa. M. Berniqué se sentait très mal et a tenté de vomir, sans succès. La rupture de son oesophage a provoqué une infection grave, qui a déclenché un choc septique.

Qu’est-ce qu’un choc septique?

Un choc septique est une affection parfois mortelle causée par une infection non contrôlée, qui provoque la défaillance du système cardiovasculaire et des organes. Plus de 100 000 Canadiens subissent un choc septique chaque année et de 20 % à 40 % en meurent. Le coût de leur traitement est évalué à 4 milliards de dollars.

 

Transféré à Ottawa, Charles Berniqué a été opéré d’urgence, puis plongé dans un coma artificiel, placé sous respirateur, en plus de subir des traitements de dialyse pour faciliter sa récupération.

C’est à cette étape que sa femme Maureen a consenti à ce qu’il participe à un traitement expérimental à base de cellules souches.

Cellules mésenchymateuses

Pas n’importe quelles cellules souches

Charles Berniqué a reçu en 24 heures 30 millions de cellules mésenchymateuses. Ce type de cellules souches aurait la capacité de s’attaquer aux infections et d’agir pour les réduire. C’est du moins ce que des tests en laboratoire sur des souris ont montré.

Le rétablissement de Charles Berniqué a pris un long trois mois. Mais aujourd’hui, il est de retour chez lui et a repris ses activités.

Une première mondiale

Charles Berniqué est l’une des 21 personnes à avoir participé à l’essai clinique des cellules mésenchymateuses pour le traitement d’un choc septique.

Cette étude, la première au monde qui tente de déterminer si ces cellules sont efficaces dans le traitement d’infections graves, est menée par les docteurs Duncan Stewart et Lauralyn McIntyre.

Toutefois, les médecins de l’Hôpital d’Ottawa ne peuvent pas affirmer avec certitude que c’est ce traitement qui a guéri M. Berniqué. Le Dr McIntyre précise que des traitements du genre seront effectués sur neuf autres patients.

Les chercheurs ont bon espoir d’être en mesure de publier les résultats de la première phase de ces essais d’ici 2017.

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