Les labradors chocolat ont une santé plus fragile que les noirs et les jaunes


La couleur du poil du Labrador peut avoir une incidence sur sa santé. Il semble que les labradors couleur chocolat vivent en moyenne 2 ans de moins et éprouvent des problèmes aux oreilles et de peau.
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Les labradors chocolat ont une santé plus fragile que les noirs et les jaunes

 

labradors

Les labradors chocolat vivent en moyenne moins longtemps que les autres.

© ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Une étude menée au Royaume-Uni révèle que les labradors chocolat ont une espérance de vie réduite par rapport à leurs congénères de couleur noire ou jaune.

Comme la plupart des races de chiens, les labradors ont des prédispositions pour certaines maladies. 67 en tout dont certaines sont liées à l’obésité qui guette tout particulièrement ces animaux. Des chercheurs britanniques et australiens ont également découvert que les labradors chocolat sont malheureusement encore plus enclins que ceux de couleur noire ou jaune, à développer certaines pathologies. .

Une cohorte de 33.320 labradors

Les scientifiques ont utilisé le VetCompass, un programme qui permet de recueillir des données sur les chiens suivis par les vétérinaires au Royaume-Uni. Grâce à ces informations, les auteurs de l’étude parue le 22 octobre 2018 dans la revue spécialisée Canine Genetics and Epidemiology, se sont intéressés à 3 types de données : la démographie, la mortalité et les maladies qui affectent les labradors.

« Les analyses démographiques couvrent les 33.320 labradors de la base de données du VetCompass suivis par un vétérinaire en 2013 alors que les informations sur les problèmes de santé et sur la mortalité ont été extraites d’un échantillon aléatoire comprenant 2074 (6,2%) de ces chiens », précise l’étude.

Au Royaume-Uni, la plupart des labradors sont noirs (44,6%), 27,8% sont jaunes et 23,8% sont chocolat (les auteurs n’expliquent pas dans leur étude pourquoi l’ensemble n’atteint pas 100%).

Les labradors chocolat ont la peau et les oreilles fragiles

Selon les résultats obtenus, l’espérance de vie moyenne des labradors est de 12 ans…mais pas pour ceux qui possèdent une robe chocolat. En effet, ces derniers ont une vie raccourcie de pratiquement 2 ans (ils ont une espérance de vie moyenne de 10,7 ans exactement) selon l’étude.

« La prévalence de l’otite externe (inflammation du conduit auditif externe, NDLR) est de 12,8% chez les chiens noirs, de 17% chez les chiens jaunes mais chez les chiens chocolats, elle atteint les 23,4% », s’inquiètent les chercheurs. « De même, la prévalence de la dermatite pyotraumatique (inflammation cutanée, NDLR) chez les chiens noirs est de 1,1%, chez les jaunes de 1,6% mais chez les chiens chocolat elle atteint les 4% ».

Pour cette race, la pigmentation des poils est donc clairement liée à des problèmes auriculaires et dermatologiques. Comment est-ce possible ? Tout d’abord, il faut savoir que la couleur chocolat est récessive chez les labradors : elle ne peut se manifester que si l’animal a reçu de son père et de sa mère la portion ADN qui la confère.

« Donc si une couleur chocolat est désirée pour la portée, les éleveurs peuvent utiliser seulement certaines lignées ce qui peut involontairement augmenter la prédisposition des chiots à développer des maladies particulières », poursuivent les auteurs.

La lignée des labradors chocolat, de part sa population restreinte et donc son pool génique limité, serait plus encline à développer des problèmes dermatologiques ou auriculaires. Cette découverte pourrait permettre aux éleveurs et aux vétérinaires de cibler plus facilement les examens à faire sur ces animaux.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Gare aux pièges de l’été


Nous n’avons peut-être pas eu de printemps, mais l’été est moins pire et certaines journées sont très chaudes et humides.. Ce qui par contre est malheureux, c’est d’avoir des soucis de santé qui arriver souvent pendant la saison estivale, que ce soit l’intoxication alimentaire, les piqûres d’insecte, l’herbe à pouce et encore bien d’autres maux, savoir les symptômes et surtout comment les éviter les pièges de l’été permet de mieux passer les dernières  semaines de vacances
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Gare aux pièges de l’été

 

La chaleur peut être responsable d'une multitude de... (PHOTO MASTERFILE)

La chaleur peut être responsable d’une multitude de malaises et maladies. Il faut donc demeurer attentif aux différents symptômes.

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MÉLISSA PROULX

Collaboration spéciale

La Presse

Comment traiter et, surtout, comment prévenir les problèmes de santé qui nous font la vie dure durant la belle saison ? Le Dr Laurent Vanier, médecin d’urgence à l’hôpital Charles-LeMoyne et à la superclinique Azur, explique les bons gestes à faire pour passer un été en toute quiétude.

Intoxications alimentaires

« Le premier coupable de la hausse des intoxications alimentaires durant l’été, c’est le barbecue. Les gens ont tendance à laisser leurs viandes ou condiments trop longtemps à la température ambiante, et il y a de nombreuses contaminations croisées au contact d’instruments ayant servi à manipuler la viande crue. »

Comment les traiter ?? 

« Les désordres gastro-intestinaux peuvent durer d’un à dix jours. Il n’est généralement pas nécessaire de consulter un médecin, sauf si l’état général est trop affecté, s’il y a persistance des symptômes ou présence de sang dans les selles. Sinon, il s’agit simplement de se garder bien hydraté. »

Comment les prévenir ? 

« Garder les aliments au frais aussi longtemps que possible. S’assurer que la viande est bien décongelée avant de la faire cuire. Éviter la contamination croisée. »

Pour distinguer les différentes intoxications alimentaires: https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/intoxication-alimentaire.html

Otite externe (du baigneur)

« Cette infection de l’oreille est causée par l’eau qui stagne dans le canal auditif externe en raison des baignades. Après un certain moment, les bactéries prolifèrent et créent l’infection. On la reconnaît par la douleur causée par le déplacement de l’oreille et parfois par la présence de pus. »

Comment la traiter ? 

« Des gouttes conseillées par le pharmacien suffisent la majorité du temps. Or, lorsque l’infection est bien installée, il faut consulter un médecin pour obtenir des gouttes antibiotiques plus ajustées. Dans un endroit isolé, on peut mettre quelques gouttes de vinaigre quatre fois par jour pour dépanner. »

Comment la prévenir ? 

« Assécher le canal après chaque baignade à l’aide d’une serviette ou d’un séchoir à main pour les personnes susceptibles de faire des otites à répétition. »

Plus d’information sur l’otite externe aiguë: http://www.cps.ca/fr/documents/position/otite-externe-aigue

Réactions aux herbes

« Le pollen de l’herbe à poux affecte les personnes allergiques vers la fin de l’été avec des symptômes de rhinite, conjonctivite ou asthme allergique. Dans le cas de l’herbe à puce et de la berce du Caucase, le contact direct avec la plante cause des lésions douloureuses sur la peau qui s’apparentent à une brûlure au deuxième degré. »

Comment les traiter ? 

« Après un contact avec l’une de ces deux plantes, laver abondamment la région affectée avec un savon gras et laver ses vêtements. Sur les lésions, on peut appliquer un baume de crème hydratante ou antibiotique offert en vente libre. Si les symptômes sont importants, on consulte un médecin, car un traitement antibiotique peut être indiqué. »

Comment les prévenir ? « Savoir reconnaître les plantes et les éviter. »

Reconnaître et limiter l’herbe à poux: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/reconnaitre-et-limiter-l-herbe-a-poux/

Reconnaître et éliminer l’herbe à puce: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/reconnaitre-et-eliminer-l-herbe-a-la-puce/

Brûlures causées par la berce du Caucase: http://sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/brulures-causees-par-la-berce-du-caucase/

Maladies liées à la chaleur

« Il existe tout un spectre de maladies liées à la chaleur dont les atteintes peuvent aller de mineures à sévères. Les crampes de chaleur et l’oedème de chaleur se caractérisent respectivement par des douleurs ou de l’enflure dans les membres inférieurs. Il y a également la syncope de chaleur qui est une perte de conscience brève. Ensuite, l’épuisement par la chaleur entraîne des symptômes de fatigue, de maux de tête, de nausée et de douleurs musculaires. L’atteinte la plus sévère, l’AVC de chaleur (coup de chaleur), avec ses symptômes de confusion, de perte de conscience et de paralysie, nécessite l’hospitalisation, peut avoir des conséquences neurologiques et même causer la mort. »

Comment les traiter et les prévenir ? 

« Demeurer à l’affût des symptômes, savoir s’arrêter, se mettre au frais lorsque possible et s’hydrater. À noter que l’usage de certains médicaments comme des décongestionnants et des antihypertenseurs augmente les risques de réactions à la chaleur. »

Pour plus d’information sur la chaleur accablante et extrême: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/prevenir-les-effets-de-la-chaleur-accablante-et-extreme/

Réactions aux piqûres d’insectes

« La plupart des réactions aux piqûres d’insectes disparaissent au bout d’une à deux journées. Or, si une rougeur persiste, réapparaît ou se propage de façon significative, il peut s’agir d’une surinfection. »Comment les traiter ? « Lorsqu’il y a progression d’une infection, il faut consulter, car un traitement antibiotique oral peut être nécessaire. »

Comment les prévenir ? 

« Après une piqûre de guêpe ou d’abeille, il faut veiller à retirer le dard s’il est resté coincé. Ensuite, je conseille d’appliquer de la glace ou une crème antihistaminique pour soulager la douleur et éviter la propagation du venin. »

Pour plus d’information sur les piqûres de moustiques et de tiques: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/se-proteger-des-piqures-de-moustiques/

Maladie de Lyme

« Le premier symptôme de cette infection bactérienne transmise par une tique infectée est une lésion cutanée rouge circulaire (dans 80 % des cas). Ensuite, il peut y avoir des maux de tête, une raideur à la nuque, de la confusion, des douleurs musculaires. La maladie non traitée peut entraîner des complications neurologiques, articulaires ou cardiaques. »

Comment la traiter ? 

« La tique met 24 heures pour transmettre la maladie, alors si on la retire à temps, les risques de transmission sont presque nuls. En haut de cette période de 24 heures, il faut consulter un médecin pour recevoir une dose d’antibiotique prophylactique. Un traitement prolongé est indiqué dès l’apparition des symptômes de la maladie. »

Comment la prévenir ? 

« Il faut porter des vêtements longs si on s’aventure dans les herbes hautes ou les boisés. Surtout, il faut être en mesure de voir la tique qui s’est accrochée, alors on inspecte ses membres inférieurs lorsqu’on visite une zone à risque. »

Retrait d’une tique en cas de piqûre: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/retrait-de-la-tique-en-cas-de-piqure/

Carte et liste des municipalités à risque d’acquisition de la maladie de Lyme, 2017: https://www.inspq.qc.ca/zoonoses/maladie-de-lyme

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Enfants : souffler dans un ballon pour soigner l’otite moyenne avec effusion


  • Un traitement pour les otites qui n’est pas un médicament, ni une chirugie semble assez intéressant et facile a faire pour l’enfant
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  • Enfants : souffler dans un ballon pour soigner l’otite moyenne avec effusion

    Les enfants qui souffrent de problèmes d’audition liés à une otite sécrétoire peuvent soulager leurs symptômes à l’aide d’un simple ballon dans lequel on souffle avec les narines.

    Quand la trompe auditive, un conduit qui relie l’oreille à la partie de la gorge qui se situe à l’arrière du nez, ne fonctionne pas correctement chez l’enfant, des sécrétions pouvant entraîner des troubles de l’ouïe et de la parole peuvent se former. On appelle cette maladie l’otite moyenne sécrétoire, ou avec effusion.

    Jusqu’à présent, on a traité ce genre d’otite à l’aide d’antibiotiques, d’antihistaminiques ou de décongestionnants peu efficaces ou par une intervention chirurgicale pour insérer des tubes de drainages dans les oreilles des enfants touchés.

    Mais une recherche menée par des chercheurs britanniques parue dans le Journal de l’Association médicale canadienne propose un traitement plus simple et économique : souffler par les narines dans un ballon conçu spécialement pour combattre la formation de sécrétions dans l’oreille.

    Une technique qui mérite plus de considération

    Un essai mené sur 320 enfants âgés de 4 à 11 ans au Royaume-Uni a prouvé l’efficacité de cette méthode. En pratiquant des auto-insufflations trois fois par jour pendant un à trois mois, 50% des enfants ont réussi à retrouver une pression de l’oreille normale contre 30% des enfants du groupe de contrôle traité avec des médicaments.

    « L’auto-insufflation est une solution non médicamenteuse efficace peu représentée dans la recherche et dans la pratique clinique », notent les auteurs de l’étude.

    Une tendance qu’ils espèrent inverser grâce aux résultats de leurs travaux.

    Entrez la légende de la vidéo ici

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Les remèdes qui marchent


Nous connaissons tous des remèdes de grand-mère, certains sont efficaces, d’autres agit probablement de placebo et d’autres a faire attention car ils peuvent empirer le problème
Voici quelqu’un des plus connu
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Les remèdes qui marchent

 

Du ruban adhésif pour faire disparaître les verrues au gingembre pour soigner les nausées, voici 8 remèdes qui peuvent être efficaces

.Par Catherine Crépeau

Un clou dans la bouche

Placez un clou de girofle contre votre dent douloureuse, croquez, attendez quelques minutes qu’il ramollisse, puis recrachez. Votre gencive sera engourdie pendant environ une heure. Vous pouvez répéter l’exercice aussi souvent que vous le désirez, mais vous devrez certainement aller chez le dentiste, puisque les clous de girofle n’ont aucun pouvoir curatif.

Les propriétés antiseptiques et anesthésiques de cette épice sont attribuables à l’eugénol, le constituant principal de l’essence du clou de girofle, explique Georges-Émile Bourgault, pharmacien à Baie-Saint-Paul. Ce composé aromatique est utilisé en pharmacie pour atténuer la douleur, ainsi qu’en dentisterie. Mélangé à l’oxyde de zinc, il donne un ciment provisoire qui sert de pansement cicatrisant pour les cavités de carie avant l’obturation définitive. Attention cependant: des cas d’intoxication à l’huile de clou de girofle ont été rapportés chez des enfants dont on en avait enduit les gencives.

Une tasse d’eau chaude pour le mal de cœur

Nos grands-mères disaient d’y ajouter du bicarbonate de soude ou du sel, mais selon Olivier Bernard, auteur du blogue humoristique de vulgarisation scientifique Le Pharmachien, ce n’est pas nécessaire. La chaleur de l’eau suffit pour faire diminuer les dérangements de l’estomac qui causent la nausée.

«Le bicarbonate de soude neutralise les brûlures d’estomac, ce qui va vous soulager à court terme, mais son effet est tellement puissant qu’il risque de provoquer un rebond, donc de nouvelles brûlures que vous tenterez de calmer avec des doses à répétition, ce qui peut déstabiliser votre système. Quant au sel, il est recommandé de ne pas trop en consommer», explique Olivier Bernard.

Santé Canada considère qu’un adulte ne devrait pas prendre plus de 2 300 mg de sodium par jour, ce qui équivaut à une cuillère à thé de sel.

Souvenez-vous­ qu’il se cache déjà du sodium dans la majorité des aliments transformés que vous consommez.

Du gingembre pour calmer la nausée

Plusieurs études reconnues ont prouvé que le gingembre agit comme un antinauséeux dans les cas de maux de cœur attribuables à la grossesse ou à une intervention chirurgicale, indique le Dr François Croteau, médecin de famille à la retraite

.Mastiquez un petit morceau, soit environ 1 g, de gingembre cru et pelé pendant quelques minutes et recrachez-le. Vous pouvez aussi boire une infusion chaude que vous aurez préparée en faisant bouillir­ des morceaux de racine dans de l’eau pendant 5 à 10 minutes. Calculez l’équivalent d’une cuillère à thé de gingembre moulu par tasse d’eau (soit environ 2 g) et limitez-vous à 10 g de gingembre frais par jour, ou 2 g de gingembre séché, divisés en plusieurs doses.

Le gingembre peut aussi aider à calmer les crampes intestinales et les ballonnements. Son efficacité est cependant moins documentée en ce qui concerne le mal des transports, où les nausées sont provoquées par un dérèglement de l’oreille interne. Attention, le gingembre a des propriétés anticoagulantes. Il est donc contre-indiqué pour les personnes qui prennent des médicaments qui éclaircissent le sang, celles qui souffrent d’ulcère d’estomac et les femmes dont les menstruations sont abondantes.

Du ruban pour les verrues

Une étude publiée en 2002 dans la revue Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine a montré que le ruban adhésif en toile – le fameux duct tape gris vendu à la quincaillerie – est plus efficace que la cryothérapie (application d’azote liquide) pour faire disparaître les verrues. L’étude a été critiquée en raison de l’absence de groupe placebo, mais ses résultats n’ont pas été invalidés. On ignore toutefois si c’est l’occlusion de la plaie ou la toxicité de la colle qui rend le ruban efficace.Soyez patient, car le traitement peut prendre de six à huit semaines. Appliquez d’abord un morceau de ruban sur la verrue. Six jours plus tard, vous devrez retirer le ruban, faire tremper la zone affectée dans de l’eau chaude pendant dix minutes, puis la frotter avec une lime ou une pierre ponce. Laissez la verrue à l’air libre pendant une nuit et répétez tout le traitement jusqu’à sa disparition.

«Je n’hésite pas à recommander le duct tape parce que les traitements vendus en pharmacie sont souvent chers et peu efficaces. Quant à la cryothérapie, beaucoup de médecins n’en font plus, et obtenir un rendez-vous en dermatologie peut prendre des mois», indique Olivier Bernard.

Mais prudence, le traitement n’a pas été testé sur les verrues faciales ou génitales.

Du vinaigre pour les oreilles fragiles

Vous pouvez prévenir l’otite du baigneur en versant dans vos oreilles une solution composée à parts égales d’eau et de vinaigre blanc.

Normalement, quatre gouttes de cette préparation par oreille pour les enfants et huit pour les adultes suffisent pour acidifier le conduit auditif et diminuer le risque d’infection. À faire de quelques minutes à une heure avant la baignade.

«Les bactéries se développent mal en milieu acide, surtout celles qui s’attaquent à la peau et aux oreilles», explique Olivier­ Bernard.

Par contre, si l’infection est installée, ce traitement n’aura aucune efficacité. Vous devez alors consulter un médecin.

Du bicarbonate de soude quand ça pique

Pour soulager les démangeaisons dues aux piqûres de moustiques, d’insectes et de guêpes, mélangez un peu d’eau et de bicarbonate de soude pour faire une pâte que vous appliquerez sur les zones irritées.

En cas de piqûres multiples ou de varicelle, vous pouvez tout simplement verser 1/2 à 1 tasse (125 à 250 ml) de bicarbonate de soude dans l’eau du bain.

Le bicarbonate est un alcalinisant qui peut, dans certains cas, neutraliser des venins acides ou apaiser une irritation locale, explique Olivier Bernard. Vous en trouverez d’ailleurs dans certains traitements antipiqûres vendus en pharmacie.

De l’aloès sur une peau irritée

Vous faites pousser de l’aloès dans votre salon? Bien que les vertus curatives de cette plante ne soient pas prouvées hors de tout doute, de petites études lui confèrent des propriétés apaisantes et calmantes.

Faites le test la prochaine fois que vous souffrirez d’une irritation cutanée ou d’une brûlure légère, comme un coup de soleil: coupez une feuille d’aloès et étalez sur votre peau le gel qui s’en écoule. Si vous ressentez des bienfaits, vous pouvez répéter l’opération deux ou trois fois par jour.

Olivier Bernard conseille les crèmes hydratantes contenant de l’aloès, plutôt que les crèmes après-soleil.

«La plupart des crèmes après-soleil contiennent un anesthésique local qui gèle et empêche la douleur, ce qui peut masquer une infection», dit-il.

 

Du miel sur les brûlures

Votre mère appliquait du miel et un pansement sur les brûlures nettoyées à l’eau fraîche pour les aider à guérir plus rapidement et les protéger de l’infection? Avait-elle raison? Des études ont montré que le miel utilisé sur des pansements réduisait de quatre jours le temps de guérison de brûlures mineures et de certaines plaies chirurgicales.

C’est que le miel est très peu sensible à la contamination bactérienne, en raison, notamment, de sa composition et de sa densité en sucre. Pourtant, même s’il convient que le miel peut être efficace, Georges-Émile Bourgault suggère plutôt de laisser les brûlures légères guérir à l’air libre. Olivier Bernard hésite lui aussi à recommander ce type de traitement maison.

«Il faudrait que le miel soit pasteurisé et utilisé seulement pour des plaies superficielles», explique-t-il.

 Et surtout, n’appliquez jamais sur une brûlure de l’huile ou un corps gras, qui emprisonnent la chaleur et nuisent à la guérison.

http://www.protegez-vous.ca/

Prévenir les otites en toute simplicité


Pour diminuer les visites à l’hôpital et les antibiotiques lors d’otites il existe une méthode a le porté de tous et n’est heureusement pas onéreux. On le conseille aux bébés, mais aussi aux enfants. Je pense même qu’on devrait tous prendre cette habitude d’une bonne hygiène nasale
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Prévenir les otites en toute simplicité

 

La Dre Annie Lapointe, oto-rhino-laryngologue à Sainte-Justine et... (Photo Alain Roberge, La Presse)

La Dre Annie Lapointe, oto-rhino-laryngologue à Sainte-Justine et professeure adjointe de clinique à la faculté de médecine de l’Université de Montréal.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

MARIE ALLARD

La Presse

Voici un moyen simple et peu coûteux d’empêcher les abondantes sécrétions nasales de bébé de se rendre jusqu’à ses oreilles… et de dégénérer en otite !

Il existe un truc efficace, simple, peu coûteux, avec peu ou pas d’effets secondaires, pour prévenir les otites. Ce truc, c’est de laver tous les jours, été comme hiver, les cavités nasales des tout-petits à l’aide d’une solution saline.

Il faut dire que les enfants produisent un minimum d’un litre de sécrétions nasales par jour, selon le centre hospitalier mère-enfant Sainte-Justine – encore plus quand ils sont malades. Et que les sécrétions abondantes ont tendance à se rendre jusqu’aux oreilles, ce qui a tôt fait de dégénérer en otite.

« Nous avons fait un projet de recherche sur le Salinex utilisé régulièrement, dit la Dre Annie Lapointe, oto-rhino-laryngologue à Sainte-Justine et professeure adjointe de clinique à la faculté de médecine de l’Université de Montréal. Ça a vraiment montré une diminution de la quantité d’otites chez les enfants qui l’utilisaient. »

Essai clinique concluant

Vingt-neuf enfants âgés de 6 mois à 5 ans souffrant d’otites moyennes aiguës à répétition (soit au moins quatre otites en six mois ou six en un an) ont participé à cet essai clinique. La moitié s’est soumise au lavage des cavités nasales à l’aide de solution saline – deux compte-gouttes pleins étaient appliqués par narine, quatre fois par jour (avant chaque repas et au coucher), davantage lors de rhumes. L’autre moitié ne l’a pas fait.

Résultat : après trois mois, le taux mensuel d’otites par enfant n’était que de 0,35 chez ceux qui utilisaient la solution saline, contre 1,08 chez ceux qui ne l’employaient pas. En moyenne, les enfants qui ont effectué les irrigations nasales ont été assujettis à deux traitements antibiotiques de moins.

« Cette simple manoeuvre leur permet d’éviter les visites à l’urgence, les retraits de garderie, les coûts associés, l’absentéisme au travail des parents, etc. », lit-on dans le rapport de l’essai clinique déposé par Marie-France Stephenson, dans le cadre de sa maîtrise en sciences biomédicales sous la direction de la Dre Lapointe, en 2009.

Oubliez le «mouche-bébé»

Faut-il aspirer les sécrétions avec un mouche-bébé ou une poire, après avoir appliqué la solution de type Salinex ?

« Nous ne le recommandons pas, répond la Dre Lapointe. Comme ces objets rentrent dans le nez et que l’enfant peut bouger, on risque de traumatiser la muqueuse et de causer plus de problèmes. »

La bonne technique consiste simplement à placer l’enfant sur le dos, puis à verser deux compte-gouttes complets de solution dans chacune de ses narines.

« Ça pousse les sécrétions vers l’arrière, ce qui fait que l’enfant les avale, explique la Dre Lapointe. C’est comme tirer la chasse d’eau des toilettes, c’est mécanique. »

Sainte-Justine recommande d’effectuer cette hygiène nasale dès la naissance, quotidiennement. En été, l’irrigation doit être faite deux fois par jour, une fréquence qui monte à quatre fois par jour en hiver et à cinq ou six fois par jour en cas de rhume ou de congestion. Une technique différente est préconisée quand l’enfant sait se moucher, vers l’âge de 3 ans, au grand soulagement des petits et de leurs parents.

> Consultez la brochure « L’hygiène nasale, comment procéder » du CHU Sainte-Justine.

Recette maison de solution pour hygiène nasale

 

Dans une casserole, faire bouillir, pendant 10 minutes :

– 4 tasses d’eau du robinet ;

– 1/4 c. à thé (2 ml) de bicarbonate de soude ;

– 1 c. à thé (5 ml) de sel de table.

Agiter la solution, puis laisser refroidir.

Bien laver à l’eau chaude savonneuse ou au lave-vaisselle la petite bouteille et le compte-gouttes de solution (Salinex) avant de les réutiliser.

Garder les surplus de solution au réfrigérateur, pendant sept jours maximum.

Source : CHU Sainte-Justine

http://www.lapresse.ca

MAL À L’OREILLE… EST-CE QUE JE FAIS UNE OTITE ?


Un mal d’oreille peut être causé par divers causes que si la douleur persiste, mieux vaut référé a un médecin
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MAL À L’OREILLE… EST-CE QUE JE FAIS UNE OTITE ?

 

Mal à l’oreille… est-ce que je fais une otite ?

 

Ça tire, ça brûle dans votre oreille ? Souvenirs d’enfance aidant, vous pensez peut-être à une otite.

Mais attention, ce n’est pas la seule explication à une douleur d’oreille…

Qu’est-ce qui peut faire mal à l’oreille ?

Il y a effectivement les otites, que l’on définit comme des infections de l’oreille (nous y reviendrons). Mais pas seulement… D’autres choses peuvent entraîner des douleurs d’oreilles :

  • Un bouchon de cérumen.
    La plupart du temps, on ressent plutôt une gêne, qui s’ajoute au fait que l’on entend mal.
    Mais la douleur arrive aussi.
  • Des problèmes de mâchoire.
    Eh oui ! Quand notre mâchoire se ferme mal, cela entraîne des tensions qui peuvent faire mal jusque dans l’oreille.
    Pensez-y si vous présentez d’autres symptômes de problèmes de mâchoire :
    bruxisme (dents qui grincent), claquements quand vous bâillez, etc.
  • Des problèmes dentaires.
    Caries, aphtes, croissance des
    dents de sagesse, etc.
  • Une angine.
    Une gorge douloureuse peut entraîner des douleurs d’oreilles.

Tous les cancers des voies aéro-digestives supérieures (pharynx, larynx, œsophage, etc.) peuvent aussi se manifester par des douleurs d’oreille.

C’est pourquoi il est important de consulter en cas de douleur d’oreille, surtout si elle dure depuis longtemps et s’accompagne, notamment, d’une modification de la voix.

Et les otites, alors ?

Les otites restent bien sûr une cause fréquente des douleurs d’oreilles.

Il en existe deux types :

  • Les otites externes sont des infections de la peau du conduit qui va jusqu’au tympan. Bactéries ou champignons peuvent être en cause. En plus de la douleur, on observe souvent un écoulement de l’oreille.
  • Les otites moyennes affectent l’oreille moyenne, située juste après le tympan. Elles sont plus souvent virales, mais peuvent aussi être causées par une bactérie. Le problème, c’est que l’oreille moyenne se termine par le tympan, qui est une membrane imperméable.
    Conséquence : du pus s’accumule contre le tympan, et la pression entraîne de fortes douleurs. Dans ce cas, au bout d’un moment le tympan peut finir par crever. On est alors face à une otite moyenne aigüe perforée. En général la douleur diminue à ce stade, et un liquide s’écoule hors de l’oreille. La perforation du tympan entraîne une diminution de l’audition, mais elle est normalement sans gravité : la membrane se répare en quelques jours.

Comment traite-t-on une douleur d’oreille ?

Il vaut mieux ne pas utiliser de gouttes en cas de douleur d’oreille sans avis d’un médecin. En effet, certaines feront plus de mal que de bien si le tympan est percé.

S’il s’agit d’une otite, on prendra de toute façon un médicament pour lutter contre la douleur – paracétamol ou ibuprofène le plus souvent. Pour résoudre le problème lui-même, des gouttes peuvent être utilisées en cas d’otite externe, ou d’otite moyenne aigue perforée (si le tympan n’est pas percé, les gouttes ne parviendront pas jusqu’à l’infection et seront donc sans utilité). Enfin, des antibiotiques par voie orale pourront compléter le traitement.

Traiter les douleurs d’oreille quand il n’y a pas d’otite
Bien sûr, angines et problèmes dentaires ou de mâchoire méritent un traitement qui n’a rien à voir avec vos oreilles.

Les bouchons de cérumen peuvent être ramollis grâce à des gouttes, puis évacués en injectant de l’eau dans l’oreille – la pression délogera le bouchon. Si vous n’êtes pas sûr de parvenir à faire le geste vous-même, vous pouvez demander à votre médecin.

On le voit, selon la cause, des traitements très différents pourront être appliqués. C’est pourquoi une visite chez le médecin est toujours recommandée si la douleur d’oreille dure. Votre médecin généraliste est normalement compétent pour détecter une otite, mais le spécialiste de l’oreille, c’est l’ORL.

Mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé
Créé initialement par adapté par Dr Philippe Presles

Sources : Dr Aurélie Van de Voorde, ORL à l’hôpital Erasme

http://www.e-sante.fr

Hygiène de l’oreille : pas d’excès de zèle


Le nettoyage d’oreille ne doit pas devenir un acte excessif, mais bien fait avec parcimonie pour éviter des conséquences fâcheuses comme l’eczéma, otite voir même surdité
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Hygiène de l’oreille : pas d’excès de zèle

 

Alix Minde/PhotoAlto / Photononstop/Alix Minde/PhotoAlto / Photononstop

La meilleure technique reste incontestablement le recours à l’auriculaire, le bien nommé.

AVIS D’EXPERTS – L’élimination du cérumen doit rester modérée sous peine de se faire davantage de mal que de bien. Les conseils du docteur Jean-Marc Juvanon, oto-rhino-laryngologiste.

La question du nettoyage des oreilles est très fréquemment posée par les patients consultant un ORL. Elle est motivée par un souci d’hygiène, notamment pour les enfants. Et il est de bon ton de présenter à autrui des oreilles d’une propreté irréprochable. Or, le cérumen, sécrétion naturelle du conduit auditif, est considéré, à tort, comme indésirable.

Car il n’est pas sale. Il est produit par la peau du conduit, un peu comme la sueur, et se dépose harmonieusement sur les parois, réalisant un film protecteur, antiseptique et hydrophobe.

Le cérumen, improprement appelé parfois cire humaine, en a une composition similaire: il est, en effet, gras, chargé en lipides, épais, de consistance bien connue, «poisseux» (mais parfois trop sec), de couleur marron, allant du jaune clair au noir, en passant par toutes les nuances de brun, parfois rougeâtre, sans que cette couleur ait la moindre signification pathologique.

Il est transporté par la peau comme sur un tapis roulant, venant très lentement de la profondeur (2,5 cm en moyenne, et à la vitesse de la pousse d’un ongle), se charge en impuretés, pour s’échouer au pourtour de l’orifice du conduit. C’est cette accumulation «terminale» qui justifie pour beaucoup un nettoyage régulier. Celui-ci peut néanmoins devenir obsessionnel et entraîner des complications bien connues des médecins.

Eczéma chronique

L’erreur la plus courante est de nettoyer ses oreilles trop fréquemment et/ou trop profondément. La peau profonde du conduit n’étant plus protégée, elle devient irritée, douloureuse ou source de démangeaisons. L’eczéma chronique des oreilles n’a souvent pas d’autre explication. Après des baignades répétées, c’est carrément une infection cutanée qui s’installe, le conduit est boursoufflé voire obstrué, et atrocement douloureux.

Un faux mouvement, et c’est le drame: l’instrument de nettoyage peut s’enfoncer très profondément, faire saigner ou même perforer le tympan, ce qui occasionne douleur intense et baisse de l’audition. Le pire, c’est qu’en répétant les nettoyages intempestifs au fil des jours, des mois, on tasse consciencieusement le cérumen, formant ainsi un bouchon qui finit par entraîner une bien inconfortable surdité. Celle-ci peut survenir brutalement si de l’eau vient hydrater et faire gonfler le bouchon. L’ouïe revient dès l’extraction, mais laissera au patient (ou à ses parents) un sentiment de culpabilité voire de honte, proportionnel à la taille du bouchon (qui peut atteindre deux centimètres).

Les manœuvres d’extraction peuvent s’avérer techniquement laborieuses. Le lavage à l’eau tiède sous pression douce et à faire soi-même n’est pas toujours efficace et peut être dangereux si le tympan est altéré. Une préparation préalable à l’aide de différents produits ramollissant le cérumen est bienvenue.

Une production exagérée de cérumen

Le spécialiste ORL dispose de moyens modernes, comme un irrigateur ou un micro-aspirateur, permettant l’extraction sous contrôle de la vue grâce à un microscope binoculaire de consultation. Ce peut être le seul recours face à un bouchon récalcitrant, compact, adhérant au tympan ou à la peau du conduit, celle-ci étant très sensible et fragile.

Cet examen précis permet aussi de redresser certaines erreurs de diagnostic, le soi-disant bouchon étant en réalité une mycose (moisissures), de traitement spécifique, voire un corps étranger (surtout chez les enfants). Toute sensation d’oreille bouchée n’est d’ailleurs pas synonyme d’obstruction du conduit, et un lavage d’oreille sera d’une inefficacité confondante s’il s’agit en réalité d’une surdité d’oreille interne ou d’un épanchement liquidien tel qu’on le voit dans les otites chroniques.

Certains patients ont indiscutablement une production exagérée de cérumen, les obligeant à le faire extraire régulièrement. Le port régulier d’écouteurs, d’aides auditives ou de bouchon antibruit est un facteur favorisant bien connu. Mais dans la grande majorité des cas, le cérumen doit être respecté tant ses fonctions sont utiles.

Le Coton-Tige n’est pas interdit, mais il ne doit pas franchir les bords du conduit. Même remarque pour les cure-oreilles, à manier avec précaution. L’usage de clé de voiture, de stylo-bille, allumettes, etc., tient plus de l’addiction que d’un véritable souci d’hygiène. Les sprays ont souvent une composition proche de l’eau salée. Le lavage à la pomme de douche a ses adeptes, mais trop d’eau dans l’oreille et trop souvent peut aboutir à une otite externe. Le jet dentaire est formellement déconseillé, la pression est trop forte. Pour les plus maniaques, il existe des caméras sur fibre optique, permettant de voir l’intérieur de son conduit sur son écran TV.

Le meilleur moyen est à portée de main, il en fait même partie: c’est le bien nommé auriculaire, qu’on aura soin de recouvrir d’un fin mouchoir en papier, afin de «récolter» l’excèdent tant redouté.

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