Le Saviez-Vous ► Comment les poissons boivent-ils ?


Comment les poissons boivent ? À vrai dire, c’est une question qu’on ne pense pas vraiment surtout que les poissons vivent dans l’eau ! Et si l’eau est salée, peuvent-ils réussir a assouvir leur soif ?
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Comment les poissons boivent-ils ?

 

poissons sous l eau

Crédits : Pxhere

par Louison

Constamment immergés, les poissons vivent dans l’eau. Mais que boit un poisson de mer alors que l’eau est extrêmement salée ? De plus, il existe des dizaines d’espèces (si ce n’est plus) qui sont répertoriées comme étant des « poissons ». Cette diversité complique encore plus les choses comme nous allons le voir. Qu’est-ce qu’une carpe a de commun avec un hippocampe ? Que penser de l’axolotl qui peut sortir de l’eau et devenir un vrai lézard ?

Les poissons boivent bien !

De façon générale, les poissons ont le choix quand ils absorbent de l’eau. Ils peuvent par exemple la rediriger vers leurs ouïes pour respirer. C’est ce qu’ils font le plus souvent, les ouïes étant une partie du poisson qui est gorgée de micro-vaisseaux sanguins. Grâce à ce système, ils peuvent récupérer l’oxygène contenu dans l’eau. Mais les poissons ont aussi généralement le choix d’avaler l’eau et de la diriger vers leur vessie.

La différence entre poisson de mer et poisson d’eau douce

Connaissez-vous le phénomène d’osmose ? La définition en science est qu’il s’agit d’un acte de diffusion entre deux liquides par une membrane. Ce qui est dissout passe d’un liquide à l’autre, sans que ceux-ci ne se mélangent.

Ici, nos deux liquides sont l’eau et le sang du poisson, et la membrane est celle de ses ouïes. L’eau de mer est beaucoup plus salée que le sang du poisson, donc le sel passe naturellement de la mer à son sang. Pour éviter de finir complètement desséché, le poisson de mer doit donc boire beaucoup pour pouvoir évacuer. On considère que c’est 10 à 30 ml d’eau par jour par tranche de 100 g.

Par contre, le cas des poissons d’eau douce est différent. En effet, l’eau est beaucoup moins salée – elle est même moins salée que lui. Ainsi, le poisson d’eau douce ne doit pas boire autant qu’un poisson de mer. Sans cela, il finirait par exploser.

Les exceptions à la règle

Quand on pense avoir tout compris, la nature s’amuse à nous soumettre des exceptions. Et même dans ce cas, on en trouve au moins deux : le saumon et le requin. Le premier est un poisson qui vit à la fois en eau douce et en eau salée, selon la période de sa vie. Les scientifiques ont découvert qu’il adoptait son comportement à son milieu de vie.

Le cas du requin est différent, puisque cet animal fait partie de ceux qui n’ont pas de vessie. Le requin a la particularité de « transpirer » son acide urée, évacuant les déchets par cette voie.

Sources : Général Kulturele Figaro

https://lesavaistu.fr/

Produire de l’eau potable grâce au Soleil


Présentement, il existe deux méthodes pour rendre l’eau salée en eau potable, la distillation et l’osmose, mais ces deux techniques pour le rendre accessible à grande échelle coûte très cher. Alors qu’une nouvelle méthode moins cher grâce au Soleil serait possible par la technique d’hydrogel
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Produire de l’eau potable grâce au Soleil

 

Un océan vu du ciel

Le dessalement de l’eau de mer pourrait alimenter en eau potable plusieurs pays qui en manquent. Photo : iStock

 

Des chercheurs de l’Université du Texas ont trouvé une solution simple pour transformer l’eau de mer en eau potable. Leur technique, qui ne nécessiterait qu’un gel de polymère et du soleil, pourrait aider de nombreuses communautés sans accès à l’eau.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

L’eau potable est de plus en plus rare dans le monde. Selon les Nations unies, une personne sur neuf a présentement des difficultés à y accéder, et ce nombre passera à une sur quatre d’ici 2050.

Le dessalement de l’eau de mer est envisagé depuis longtemps comme source alternative d’eau potable, mais cette méthode a toujours coûté trop cher pour être répandue.

Des chercheurs de l’Université du Texas ont voulu régler ce problème en utilisant l’une des seules ressources gratuites en abondance sur Terre : la lumière du Soleil. Le détail de leur méthode a été publié dans la revue Nature Nanotechnology.

Un sel coûteux

Le dessalement de l’eau de mer n’est pas compliqué en soi. Il existe plusieurs méthodes pour y parvenir, mais seulement deux sont utilisées à grande échelle.

Il y a d’abord la distillation, qui consiste à faire bouillir l’eau avant d’en récolter la vapeur, ce qui permet d’obtenir de l’eau douce. Dans l’autre méthode, l’osmose inverse, un procédé à haute pression, permet le passage de l’eau à travers une membrane tout en empêchant le sel de s’y infiltrer.

Les installations requises pour dessaler l’eau de ces façons coûtent cependant très cher, tant en infrastructures qu’en énergie. Une seule centrale alimentant en eau une ville de 300 000 habitants peut coûter en moyenne 100 millions de dollars. Il faut en plus ajouter à ce montant des coûts de 4 à 5 $ par 1000 litres d’eau produits.

En appliquant ces coûts à la consommation moyenne d’eau d’un Canadien, soit 300 à 400 litres par jour, la facture finale peut rapidement s’avérer… salée.

Même si les prix baissent à mesure que la technologie devient plus courante, ce ne sont pas tous les pays qui auront accès à ces procédés ou aux installations électriques nécessaires pour les alimenter.

Chaque goutte compte

Plusieurs groupes de recherche travaillent donc sur des méthodes plus accessibles pour aider ces populations. Celle qui a été développée par l’équipe texane est étonnamment simple.

L’eau est produite à l’aide de l’énergie du Soleil et d’un hydrogel, une substance formée d’un réseau de chaînes moléculaires appelées polymères – un peu comme un filet – et qui est capable de contenir une grande quantité d’eau.

Leur hydrogel a deux propriétés. Étant composé de trous microscopiques, l’eau y pénètre facilement par capillarité, le même principe par lequel l’eau va progressivement être absorbée, en remontant, par un morceau de tissu dont on plonge l’une des extrémités dans le liquide.

Le gel est aussi capable d’accumuler et de conduire la chaleur du soleil sans la perdre. La température du gel peut être assez élevée pour produire de la vapeur d’eau, qui sera propre à la consommation une fois récupérée.

Les chercheurs ont montré qu’ils pouvaient ainsi générer quotidiennement jusqu’à 25 litres d’eau par mètre carré de gel de deux centimètres d’épaisseur. Ils ont testé leur système avec plusieurs échantillons d’eau salée, dont un contenant proportionnellement autant de sel que la mer Morte, soit dix fois plus que l’océan. Ils ont obtenu de l’eau potable propre à la consommation, quelle que soit la concentration initiale de sel.

Les chercheurs veulent maintenant commercialiser leur concept pour l’amener à un niveau industriel. Une telle méthode demanderait bien peu en infrastructures et en énergie et pourrait pallier un manque d’eau dans plusieurs communautés.

Toutefois, il reste difficile d’envisager le dessalement de l’eau de mer comme source principale d’eau potable. La recherche de nouvelles méthodes pour conserver et recycler celle qu’on a déjà demeure donc essentielle.

https://ici.radio-canada.ca/