Le Saviez-Vous ► Comment ne pas renverser son café en marchant ?


Une situation que vous avez sans doute vécue, amener son café en marchant, il y a un risque que du liquide tombe sur le sol.. La science, c’est intéressé à ce problème. Il semble que le meilleur moyen soit d’amener le café dans un sac de plastique, ce qui n’est pas vraiment aisé
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Comment ne pas renverser son café en marchant ?

 

Tout le monde l’a déjà vécu, pourtant personne n’avait cherché à en comprendre le pourquoi. Pourquoi le café se renverse quand on marche la tasse à la main ? Une histoire de fréquences, de jambes, de mouvements et de contenant. Voici les conseils pour rejoindre son bureau depuis la machine à café sans passer par la case serpillière !

La pause café relève de la tradition. S’aérer l’esprit, se changer les idées, souffler un peu et absorber un peu de caféine, ce stimulant cérébral. Mais voilà, bien souvent, le liquide déborde de sa tasse et on noircit le couloir, ou pire, la moquette. Heureusement, la science vient en aide à tous les maladroits qui sont condamnés à boire seulement la moitié de leur café.

Le contexte : peu importe le flacon, pourvu qu’on ait la caféine

Le café est l’une des denrées les plus échangées dans le commerce mondial. Cette substance psychoactive est consommée sur toute la surface de la Planète, mais surtout dans les pays développés. Ce qu’on recherche : la caféine (ou plutôt la 1,3,7-triméthylxanthine, pour les puristes), aux propriétés psychotropes. Les Scandinaves sont les champions de sa consommation, puisque chacun d’eux en ingurgite en moyenne une dizaine de kilogrammes chaque année.

Au fil du temps, le café a acquis des vertus sociales. La plupart des entreprises ne peuvent se passer de leur traditionnelle pause café, moment pendant lequel chacun se retrouve autour d’une boisson chaude, oublie quelques minutes la charge de travail qui l’attend en discutant de la pluie et du beau temps (ou d’autres choses) avec ses collègues.

Le café est extrait des graines du caféier, un arbuste qui pousse dans les régions tropicales. © public-domain-image.com

Le café est extrait des graines du caféier, un arbuste qui pousse dans les régions tropicales. © public-domain-image.com

Dans le lot, il y en a toujours un qui, se laissant emporter par son discours ou voulant perdre le moins de temps possible, déverse la moitié de sa tasse sur le sol. Chacun de nous doit s’y reconnaître plus ou moins… Pourquoi sommes-nous si maladroit ? Enfin la réponse nous est parvenue de l’université de Californie, à Santa Barbara plus précisément, quand deux spécialistes de la physique des fluides ont traité le problème. Leur solution est exposée dans la revue Physical Review E.

L’étude : des réservoirs des missiles aux tasses de café

Que les choses soient claires : il s’agit d’un complot international fomenté par nos jambes, nos mouvements, et surtout le contenant ! Les deux auteurs ont comparé la fréquence de nos foulées avec celle de l’oscillation du café dans sa tasse. Elles sont très proches, mais légèrement différentes. À chaque pas, le balancement du café s’amplifie. En moyenne, la catastrophe se produit entre la septième et la dixième de nos foulées.

En étudiant des récipients de formats différents et des démarches à vitesses variables, un modèle mathématique a pu être établi. Et pour celles et ceux qui en ont assez de renverser leur précieux liquide, l’étude fournit également son lot de conseils pratiques. Enfin, pratiques, cela reste à vérifier.

 

Espresso, cappuccino, au lait... le café se prépare de différentes façons. Mais la moins bonne d'entre toutes, c'est quand il est renversé. © Mark Prince, Wikipédia, DP

Espresso, cappuccino, au lait… le café se prépare de différentes façons. Mais la moins bonne d’entre toutes, c’est quand il est renversé. © Mark Prince, Wikipédia, DP

    Les erreurs à ne pas commettre :

  • marcher vite, car ceux qui croient que ce phénomène est dépendant du temps et qu’en raccourcissant la durée du parcours on se prémunira d’une chute de café, courent au devant de déconvenues certaines. Les oscillations dans la tasse sont amplifiées et quelques pas suffisent à perdre tout le contenu ;

  • regarder devant soi. Lorsqu’on focalise son attention sur sa tasse, on avance d’une part moins vite car on ne sait pas où on va (il faut tout de même veiller à éviter les chocs frontaux avec un collègue), mais nos poignets compensent automatiquement les balancements du café dans son bol ;

  • vouloir accélérer trop vite. Passer de 0 à 30 km/h en 2,6 s impressionne peut-être certains de vos collègues, mais n’est guère compatible avec un liquide chaud qui doit rester dans sa tasse. Une accélération progressive est cependant conseillée pour les plus pressés ;

  • ne pas faire ses lacets. Cela relève de l’évidence, mais lorsqu’on trébuche, on entraîne inéluctablement dans sa chute sa boisson chaude. NB : ce conseil pourrait ne pas valoir en apesanteur.

Enfin, pour limiter davantage les risques, nos deux auteurs, qui comptent probablement passer leur doctorat de serveur, préconisent des solutions nouvelles en s’inspirant des recherches de la mécanique des fluides menées pour mieux comprendre les mouvements des carburants dans les missiles. Selon eux, il faudrait probablement changer de contenant. Au lieu de tasses, de mugs ou de gobelets, un récipient souple absorberait bien mieux les oscillations. Un sac plastique devrait faire l’affaire… Reste à trouver la solution à un nouveau problème qui risque de se poser : comment boire sans en mettre la moitié sur sa chemise ? Mais ceci est une autre question !

L’œil extérieur : une étude qui tombe à l’eau ?

Effectivement, rares sont ceux qui ont échappé au supplice de la serpillière pour avoir renversé leur boisson par terre. Le bon sens et l’expérience ne suffisaient-ils pas à maîtriser les techniques de base pour éviter que ce genre de mésaventure ne se produise trop souvent ? Sûrement. Cela est ouvert au débat, mais ne peut-on pas considérer que tout savoir est bon à prendre ?

http://www.futura-sciences.com

L’ébrouement des animaux, un mécanisme impressionnant


Savez-vous ce qu’est l’ébrouement ? Donner un bain a un chien et vous aurez une démonstration assuré !!! De gauche a droite et de droite a gauche le chien et d’autres animaux se secoue pour enlever l’eau sur leur poils … et en même temps vous retrouvez tout mouillé !!!
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L’ébrouement des animaux, un mécanisme impressionnant

 

 

Impressionnant : quand un chien s’ébroue, il perd 70% de l’eau de sa fourrure en 4 secondes seulement ! De notre côté il nous faut bien plusieurs minutes pour nous sécher et ce à l’aide d’une serviette ! Les chiens nous épaterons toujours. A tel point que des chercheurs tentent de s’inspirer d’eux pour concevoir de nouveaux systèmes de…sèche-linge !

Des études scientifiques pour comprendre

Quand un chien sort de l’eau et qu’il souhaite se débarrasser de toute l’eau emprisonnée dans sa fourrure,il s’ébroue. C’est-à-dire qu’il se secoue en tous sens pour évacuer l’eau de ses poils. Ainsi, un chien éjecte une très grande quantité d’eau en très peu de temps, si bien que si l’on se trouve à ses côtés, on se fait littéralement tremper !

Pour comprendre ce mécanisme puissant dont est capable le chien, des chercheurs de Georgia Techont décidé d’étudier cette technique impressionnante. Utilisant la vidéographie à haute vitesse du mouvement oscillatoire, les scientifiques ont alors observé ce mouvement chez plusieurs races de chiens, ainsi que chez des rongeurs comme la souris ou encore chez les ours. Les résultats de cette étude ont été publiés dans le Royal Society Journal Interface.

Un séchage ultra-rapide et ultra-efficace

Grâce à ces recherches, il a été démontré que les fréquences d’oscillations sont inversement proportionnelles à la masse de l’animal. Ces fréquences varient d’une espèce à une autre, par exemple :

– Un Labrador: se secoue à une fréquence de 4 oscillations par seconde
– Un chat : 9 oscillations par seconde
– Un rat: 18 oscillations par seconde
– Une Souris: 30 oscillations par seconde

Rapides ces animaux ! Mais plus incroyable encore, tous, sans exception, maintiennent exactement la bonne fréquence d’oscillations selon leur espèce.

La masse corporelle de l’animal permet ainsi de déterminer la fréquence d’oscillation de l’animal, mais également l’élasticité de la peau qui multiplie la force des oscillations et facilite l’éjection de l’eau.

L’ébrouement, un mécanisme d’adaptation des animaux ?

 

D’après les chercheurs, ce mécanisme serait le résultat d’une adaptation des animaux à leur milieu naturel. Dans les contrées froides, durant l’ère glaciaire, si un animal tombait dans l’eau, il allait de sa survie de se sécher au plus vite.

De la même manière, les chercheurs font remarquer que les animaux vivant dans les régions chaudes du globe comme les éléphants d’Afrique ou les kangourous d’Australie, ne s’ébrouent pas pour se sécher. Le climat ne favorise pas le mécanisme qui demande de l’énergie.

http://wamiz.com