En Afghanistan, le sourire d’Ahmad émeut le pays


Quand on dit que le bonheur est souvent dans les choses les plus simples. Un enfant afghan victime avec sa soeur alors qu’il n’avait que huit mois lors d’un conflit entre belligérants. Cet enfant est rendu à sa 4e prothèse par ce qu’il grandit. Il est plein de vie, et son bonheur à lui est de jouer et de danser. N’est-ce pas qu’il est très communicatif, malgré la situation difficile de son pays ?
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En Afghanistan, le sourire d’Ahmad émeut le pays


AMÉLIE HERENSTEIN
Agence France-Presse
Kaboul


Le petit garçon, sourire jusqu’aux oreilles, lève les bras en l’air et virevolte au son de la musique sous les applaudissements : une vidéo le montrant fêter la prothèse remplaçant sa jambe droite dans un centre médical de Kaboul émeut l’Afghanistan et au-delà.

Mis en ligne lundi sur Twitter, ce film d’une vingtaine de secondes avait été vu plus de 500 000 fois en 24 heures.

On y voit Ahmad Sayed Rahman, âgé de cinq ans, danser, très à l’aise et l’air épanoui, dans un centre orthopédique de la Croix-Rouge de la capitale afghane, sous les encouragements ravis du personnel médical et d’autres patients. 

« Il est toujours en train de danser et de montrer son bonheur d’avoir une prothèse pour sa jambe », amputée juste sous le genou, souligne la mère de l’enfant, Rayeesa, rencontrée mardi par l’AFP au même centre médical.

« Je suis très heureuse pour lui qu’il ait reçu cette jambe artificielle et qu’à présent il puisse être autonome », ajoute-t-elle alors que l’enfant se trémousse en cadence au son d’une mélodie locale s’élevant d’un téléphone portable.

Ahmad est un « patient de longue date », explique sa physiothérapeute, Semeen Sarwari, qui travaille depuis 18 ans dans ce centre fréquenté par de nombreux amputés de guerre. « Il est venu changer (de prothèse) parce qu’il a grandi ».

Celle qu’il vient de recevoir est sa quatrième. 

« Parce que c’est un enfant et qu’il veut jouer, il veut avoir une jambe et s’adapte donc plus vite » que les amputés adultes, sourit-elle. « Il ne veut pas juste rester assis à l’intérieur ».

Enthousiasme contagieux

Ahmad et ses parents, des ouvriers agricoles, sont originaires de la province de Logar, au sud de Kaboul, où les combats entre forces gouvernementales et insurgés talibans sont fréquents.

« Ma fille était dehors avec lui alors qu’il n’avait que huit mois et ils ont été atteints par des balles » dans des échanges de tirs entre belligérants, raconte la mère. 

Les deux enfants sont restés handicapés. Mais Ahmad, dès sa première prothèse reçue à l’âge d’un an, a appris à danser et s’est montré joyeux et démonstratif, poursuit sa mère.

L’enthousiasme du garçonnet est contagieux.

La vidéo a attiré des centaines de commentaires saluant son courage ou offrant de l’aide.

« Ceci est le sourire de la victoire sur toutes les difficultés de la vie », a réagi l’un des internautes. « Extrêmement surpris par le paradoxe entre joie et chagrin dans cette vidéo », souligne un autre.

Durant la seule année 2018, 3804 civils ont été tués, dont plus de 900 enfants, et plus de 7000 blessés en Afghanistan, selon l’ONU. Il s’agit de l’année la plus meurtrière jamais enregistrée pour les civils victimes du conflit afghan.

De tels chiffres sont « choquants », a récemment déclaré le chef de la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA), Tadamichi Yamamoto, qui appelle « toutes les parties (à) faire davantage pour protéger les civils ».

Des pourparlers de paix sont en cours depuis des mois entre Washington et les talibans mais ils semblent encore loin d’aboutir, ajoutant à l’angoisse des Afghans qui ignorent ce que l’avenir leur réserve.

Mulkara Rahimi, également physiothérapeute au centre de la Croix-Rouge, est l’auteure de la vidéo à succès. En dix ans d’activité professionnelle, elle dit avoir « vu beaucoup de patients » comme Ahmad.

« Mais parce qu’il était si heureux de sa nouvelle prothèse, (je voulais juste) avoir un souvenir de ce bonheur. C’est pour cela que j’ai posté cette vidéo », explique-t-elle.

De tels moments constituent une vraie récompense :

« J’adore mon métier », sourit-elle.

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Amputée de la cuisse, on lui greffe la jambe… à l’envers


Cette petite fille a 7 ans et elle très positive malgré le cancer qui la rongeait. Elle a subi une opération pour enlever une partie de la jambe au niveau de la cuisse, après il lui greffe le bas de la jambe a l’envers. Est-ce une erreur ?? Non, à son âge, ils peuvent faire une plastie de retournement pour être capable de mettre une prothèse comme un soulier qui lui permettra de faire du sport comme elle le veut plus tard
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Amputée de la cuisse, on lui greffe la jambe… à l’envers

 

Par Michaël Bouche

L’histoire de la petite Amelia est absolument bouleversante. Atteinte d’une tumeur à la cuisse, cette petite fille britannique de 7 ans, originaire de Birmingham, a subi une opération peu commune.

L’été dernier, la vie d’Amelia a basculé. Elle était revenue d’un camp de vacances avec la jambe très gonflée. Alors que les médecins ont d’abord cru à l’éclatement d’un vaisseau sanguin, une radiographie a révélé la présence d’une tumeur de 10 centimètres au fémur, qui après biopsie, s’est révélée être maligne. Ce cancer des os, appelé ostéosarcome, était tellement important et agressif qu’il avait déjà provoqué une fracture de l’os. Comme la chimiothérapie n’a pas fonctionné, les médecins ont décidé de lui amputer la partie de la jambe touchée par le cancer.

Plastie de retournement

Pour ne pas briser son rêve de devenir un jour danseuse, les médecins de l’Hôpital royal orthopédique de Birmingham ont alors décidé de pratiquer une « plastie de retournement ». Concrètement, cette intervention consiste à utiliser l’articulation de la cheville pour la mettre à la place du genou. Elle est également appelée l’opération de Borggreve ou de Van Ness.

En clair, on lui retire la partie supérieure de la jambe pour y greffer la partie inférieure… à l’envers. Une prothèse sera ensuite fixée à son pied pour lui permettre de marcher. Cette opération est réservée à de très jeunes enfants amputés de la jambe chez lesquels la pose d’une prothèse interne n’est pas envisageable. La prothèse s’enfile alors comme une chaussure.

Le courage d’Amelia

Dans environ trois mois, Amelia devrait recevoir sa prothèse. La fillette a toujours aimé le sport, notamment la natation, l’athlétisme et la danse.

« Les gens se demandent souvent comment on vit toute cette épreuve mais nous prenons exemple sur notre fille, qui malgré tout ce qu’il lui arrive, reste très positive. Avant d’entrer dans la salle d’opération, elle a dit Au revoir, tumeur, à jamais, loser », témoigne sa mère.

L’opération s’est déroulée sans complications et les médecins sont agréablement surpris par la faculté d’adaptation d’Amelia.

« Jusqu’à présent, tout le monde est admiratif de son courage et de son attitude positive. Elle ne cesse de dire que sa nouvelle jambe lui permettra de voyager aux quatre coins du monde et peut-être même d’un jour participer aux Jeux Paralympiques », conlut sa mère, particulièrement fière de sa fille.

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Le bioverre, un «crumble» pour régénérer les os


L’orthopédie risque de changer pour le mieux avec une technologie qui n’est pas nouvelle, mais la mise en marché est récente, le bioverre pour aider a régénérer des os. Sauf que sa composition est très chère. En attendant, les chercheurs en orthopédie recherchent d’autres applications avec ce matériau
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Le bioverre, un «crumble» pour régénérer les os

 

Des gens dans un laboratoire de la société Noraker... (PHOTO ROMAIN LAFABREGUE, AFP)

 

Des gens dans un laboratoire de la société Noraker fabrique du bioverre.

PHOTO ROMAIN LAFABREGUE, AFP

ETIENNE BALMER
Agence France-Presse
VILLEURBANNE

La patiente est au bloc depuis plus de trois heures. Après avoir posé vis et tiges en titane pour réparer sa colonne vertébrale usée, les chirurgiens mettent la touche finale : un bioverre spécial, pour stimuler la reconstruction naturelle des os.

« L’intérêt du bioverre c’est qu’il va stimuler les cellules responsables de la repousse osseuse », les ostéoblastes, « et qu’il se résorbe totalement » dans l’organisme au bout de 3 à 6 mois, explique le professeur Cédric Barrey, chirurgien du rachis à l’hôpital Pierre Wertheimer de Bron, dans la banlieue lyonnaise, qui l’utilise depuis 18 mois.

Avant de refermer la zone incisée, le chirurgien la tapisse d’une trentaine de grammes de ce biomatériau ressemblant à du gros sel, humidifié pour former une masse compacte et cohésive, puis mélangé à des bouts d’os de la patiente prélevés lors de l’intervention.

« C’est une sorte de pâte de crumble » sourit Céline Saint Olive Baque, directrice générale de la société Noraker, un des rares fabricants au monde du « 45S5 », le plus vertueux des verres bioactifs, composé à 45 % de silicium, 24,5 % de calcium, 24,5 % de sodium et 6 % de phosphore.

Un usage longtemps confidentiel

Le bioverre a été inventé aux États-Unis en 1969, alors que l’armée américaine, embourbée au Vietnam, cherchait des solutions pour limiter le nombre d’amputations parmi ses blessés. Mais il est resté longtemps confiné dans les milieux de la recherche.

À ce jour, environ un million de patients dans le monde ont déjà été traités avec du bioverre. Soit une part très limitée du marché global des greffes et substituts osseux, qui s’élève à quelque 2,3 milliards de dollars, dont 800 millions environ pour les substituts synthétiques, selon des chiffres du cabinet GlobalData.

« C’est un produit qui coûte cher, car le silicium provient du quartz », justifie Mme Saint Olive Baque.

En France, où il est remboursé par l’assurance-maladie, une boîte de 16 grammes coûte 230 euros. (335 $ cad)

Par ailleurs, « les chirurgiens ont besoin de temps pour être convaincus » de changer de méthode, et la fabrication du bioverre est « difficile à maîtriser », estime la directrice générale.

Dans son laboratoire de Villeurbanne, autre proche banlieue de Lyon, Noraker produit un kilo de bioverre par jour, par blocs de 500 grammes extraits de deux gros fours industriels après une cuisson à 1.400 degrés, 14 heures durant.

Au contact de l’eau froide dans laquelle il est plongé dès sa sortie du four, le bioverre passe instantanément d’un état de lave en fusion à celui de granules translucides, qui sont ensuite séchés, puis conditionnés.

D’autres applications en projet

Né en 2005 des travaux d’un chercheur de l’Institut national des sciences appliquées (Insa) de Lyon, Noraker a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires d’à peine 500 000 euros, pour moitié dans la chirurgie du rachis et l’autre dans le dentaire.

Mais Mme Saint Olive Baque est confiante pour l’avenir, tablant sur un doublement des ventes cette année, comme en 2015.

Les substituts osseux synthétiques affichent les plus forts taux de croissance du marché orthopédique et certains pays, notamment dans le monde musulman, « rejettent complètement » les substituts osseux d’origine humaine et animale, pour des raisons culturelles, souligne-t-elle.

La Turquie est ainsi le premier marché de Noraker, qui exporte 70 % de sa production. La société vend aussi en Égypte et en Iran, en Europe et en Amérique latine, et a enregistré en mai sa première commande en Asie, à Taïwan.

Quant aux États-Unis, marché clé de l’orthopédie, Noraker espère décrocher une autorisation de la FDA d’ici fin 2017.

La société vise aussi d’autres applications : depuis l’an dernier, elle commercialise une vis en bioverre associé à un polymère, un composé unique au monde destiné à favoriser la réparation des fractures des ligaments croisés du genou.

Une autre piste explorée est l’ajout direct de bioverre sur la surface de prothèses orthopédiques, pour qu’elles s’intègrent mieux aux os.

En partenariat avec l’Imperial College de Londres, Noraker travaille aussi sur un projet de cartilage artificiel à base de bioverre modifié, ce qui pourrait déboucher « d’ici 6-8 ans » sur des solutions concrètes contre l’arthrose, pronostique Mme Saint Olive Baque.

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Sitôt opéré, sitôt debout


Peut-être allons-nous aussi voir bientôt cette méthode danoise en orthopédie au Québec. Surtout si elle diminue les effets négatifs d’une chirurgie et que le patient se remet vraiment plus vite d’une opération comme ici une prothèse de la hanche. En plus, tout le monde y gagne ! Moins d’hospitalisation, donc moins cher et le patient vite remit sur pied
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Sitôt opéré, sitôt debout

 

Sitôt opéré, sitôt debout

La récupération rapide après chirurgie s’applique à des hospitalisations longues.Photo RelaxNews

PARIS – Deux heures à peine après son opération de prothèse totale de hanche, M. B. est debout, sans canne ni béquille. Il a bénéficié de la méthode danoise de récupération rapide après chirurgie (RRAC), encore balbutiante en France, mais «prometteuse» et probable source d’économies.

Le corps fonctionne, mais est encore un peu étourdi par l’anesthésie, avertit le Dr Moulay Méziane qui vient de l’opérer à la clinique Claude-Bernard d’Ermont, en région parisienne.

«Ca va?», lui demande le chirurgien. Après un blanc de quelques secondes, M. B. répond d’une voix assurée: «Oui, très bien. J’attends la visite du kiné pour rentrer chez moi». Satisfait, le médecin lui donne quelques petites tapes amicales dans le dos qui le font légèrement tanguer. «Prenez bien appui sur vos deux jambes», insiste-t-il.

Deux infirmiers, restés près du patient, sourient.

«Il y a encore quelques années, après une prothèse de hanche, le patient se levait au bout de dix jours, maintenant c’est deux heures», souligne l’un d’eux.

C’est tout l’enjeu de la récupération rapide: en position verticale, le patient devient «acteur de sa guérison», souligne le Dr Karem Slim, président de l’association GRACE (Groupe francophone de réhabilitation améliorée) et chirurgien au CHU de Clermont-Ferrand, qui applique la méthode depuis 2007.

La récupération rapide après chirurgie, mise au point par un médecin danois, le Dr Henrik Kehlet, à la fin des années 90 et répandue dans les pays scandinaves, consiste à diminuer le stress que représente toute intervention chirurgicale.

Moins «agressé »», donc «moins « immuno-déprimé », le patient se sent mieux, se remet plus vite, et fait moins de complications», assure le Dr Slim à l’AFP.

Fini le jeûne de 24 heures avant de «passer sur le billard». Dans le protocole de la récupération rapide, il peut manger six heures avant et boire deux heures avant. L’anesthésie est plus légère. Perfusions et sondes sont évitées au maximum. Le patient remange rapidement.

La RRAC s’applique à des hospitalisations longues comme à la chirurgie ambulatoire, et concerne des interventions lourdes: prothèse de hanche ou du genou, ablation partielle de la vessie ou du colon.

À la clinique Claude-Bernard, qui applique la RRAC depuis deux ans, la durée d’hospitalisation moyenne est passée de 7 jours fin 2013 à 4,5 jours fin 2014 pour une prothèse de hanche.

Aux Hospices civils de Lyon (HCL), où certains services recourent à la méthode depuis 2012, «la durée moyenne de séjour a baissé de deux jours en deux ans» dans ces unités, évalue Véronique Faujour, du département stratégie, auprès de l’AFP.

«Une fois que l’on a vu les résultats, on ne peut pas revenir en arrière», assure la gestionnaire.

D’autant que la réduction des durées de séjour et la diminution des complications entraînent des économies pour le système de santé. Aux HCL, 200 000 euros (287 000 $) d’économies par an ont été réalisées grâce à la RRAC, estime Mme Faujour.

Dans un récent rapport, l’assurance maladie juge que la méthode danoise «est une dynamique à encourager», car elle permet «la diminution de la durée de séjour, l’amélioration de la convalescence et de la qualité de vie du patient».

La Haute autorité de santé réalise actuellement un état des lieux de la réhabilitation rapide, en France et à l’étranger, attendu au printemps 2016. Dans sa note préparatoire, elle qualifie de «prometteurs» les résultats de cette méthode, tout en soulignant «l’hétérogénéité des pratiques, d’où la nécessité d’évaluation».

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Surmonter son handicap: Marco Dolfin a perdu l’usage de ses jambes, mais il reste chirurgien


Une belle leçon de vie. Ce médecin, un orthopédiste n’a pas accepter que sa vie arrête au jour de l’accident, ni quand il a compris qu’il ne pourra jamais marcher. Il a dû se battre contre toutes sortes d’obstacles pour retrouver sa vie d’avant en adaptant à ses conditions d’aujourd’hui.
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Surmonter son handicap: Marco Dolfin a perdu l’usage de ses jambes, mais il reste chirurgien

 

L’accident n’a pas réussi à briser sa rage de vivre et sa passion pour la médecine. Marco Dolfin, 34 ans, cloué à un fauteuil roulant depuis une collision frontale qui lui a coûté l’usage de ses jambes, garde une force hors du commun. Un an de rééducation intensive et l’homme a retrouvé sa blouse verte. Attaché à un mécanisme lui permettant de garder la position verticale, l’homme a remis les gants et repris son poste de chirurgien. Une histoire de force et de courage que rapporte le site italien Avvenire.it.

2011. Marco Dolfin est transporté au service de traumatologie, en tant que patient. Après avoir subi un violent choc frontal, il parvient encore à recenser les fractures qu’il sent tout le long de ses jambes, mais à peine réveillé de l’opération, le jeune chirurgien n’a plus la moindre sensation. La cause : un hématome qui comprime sa moelle épinière. À peine mariés au moment de l’accident, Marco et sa femme Samanta passent leur première année en tant qu’époux à l’unité spinale. Le chirurgien orthopédiste doit récupérer pleinement l’équilibre d’un corps qui lui permettra de remplir l’objectif qu’il s’est fixé dès son réveil: continuer à opérer, en dépit de l’avis de ses amis, et continuer à vivre.

« Chaque minute de la journée, tu te retrouves à devoir tisser une vie nouvelle et parfois tu as envie de jeter l’éponge, déclare Marco. Par chance moi et ma femme, la personne la plus importante du monde dans cette bataille, nous la jetions de manière alternée: quand l’un cède, l’autre prend le relais ».

Aujourd’hui Marco Dolfin est en mesure d’opérer comme avant, grâce à un dispositif adapté à ses besoins qui lui permet de travailler dans chaque posture intermédiaire entre les positions assise et couchée, lui offrant la stabilité nécessaire et lui permettant d’utiliser en toute sécurité les outils dont il a besoin, scies, marteaux et scalpels. Il peut aussi faire usage de toute sa force, comme le requiert la chirurgie orthopédique. À nouveau sûr de lui-même, il a pu ensuite rassurer les patients.

« Quant aux collègues, j’ai apaisé leurs doutes en les mettant devant le fait accompli: je peux à nouveau tout faire, jusqu’aux prothèses de hanches et de genoux, qui étaient les plus grosses incertitudes ».

Par ailleurs, grâce à la physiothérapie, Marco Dolfin a à nouveau la possibilité de pratiquer son sport préféré, la natation. Il collectionne les médailles dans presque toutes les catégories et se prépare pour les Jeux paralympiques de Rio 2016. Il reste bien sûr quelques problèmes d’ordre pratique et des moments de découragement, mais Marco ne perd pas la foi:

« je ne remercie pas l’accident, mais il m’a permis d’encaisser les difficultés bien mieux qu’avant ».

Le chirurgien a accepté sa nouvelle vie, adaptant ses activités de jadis à sa condition actuelle. C’est ainsi qu’il est parvenu à ne pas se laisser submerger par la peine, comme tant d’autres, en préservant son univers, avec le soutien permanent de sa famille et la passion de son métier.

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Pieds : 8 douleurs qui doivent vous inquiéter


Les pieds supportent notre poids et nous permettent d’aller ou bon nous semble. Quand une partie du pied a mal, c’est tout le corps qui souffre
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Pieds : 8 douleurs qui doivent vous inquiéter

 

Avec 26 os, 16 articulations, 20 muscles et 107 ligaments, les pieds peuvent être le siège de diverses douleurs. En voici huit qui doivent tout particulièrement attirer votre attention, et leurs causes.

Douleurs avec déformation des orteils : un oignon ?

Les orteils (plutôt les 2e et 3e) peuvent se recroqueviller « en griffe » ou « en marteau » occasionnant des douleurs.

Mais, comme le rappelle le Dr Jean-Pierre Mortier, orthopédiste « la déformation la plus fréquente est l’Hallux Valgus ou « oignon » (80% des motifs de consultation). Le gros orteil se dévie vers les autres orteils ce qui forme une bosse sur le bord interne de l’avant-pied. La personne ressent des douleurs à la marche et a du mal à enfiler ses chaussures. »

Quels examens ? Radiographie.

Quels traitements ? Semelles (ou orthèse).

« La chirurgie en dernier recours lorsque tous les autres traitements ont échoué, mais jamais pour des raisons esthétiques. »

Douleur dans le gros orteil : arthrose ou goutte ?

« Lorsque le gros orteil devient douloureux et raide, il peut s’agir d’un Hallux rigidus, une arthrose touchant l’articulation entre la première phalange et le métatarse (avant pied) », explique le Dr Jean-Pierre Mortier.

« Il ne doit pas être confondu avec la goutte qui est plus rare (1 cas sur 100), apparaît brutalement, rend l’articulatin rouge, gonflée très douloureuse. La goutte, due à un excès d’acide urique dans le sang, est héréditaire. »

Quels examens ? Radiographie.

Quels traitements ? Semelles et kinésithérapie, dans le cas de l’Hallus rigidus. Dans le cas de gouttes : régime alimentaire et traitement médicamenteux.

Douleur de la plante des pieds : l’aponévrosite plantaire

« Egalement appelée « fascite », c’est une inflammation de la membrane élastique qui sous-tend la voûte plantaire et garantit son élasticité à la marche. Elle est due à un excès de poids, une hyperactivité ou le port de chaussures inadaptées. Elle peut entraîner un arrachement de petits fragments osseux au niveau de l’os du talon, voire la formation d’une épine calcanéenne (on parle alors d’Epine de Lenoir) », décrit le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? IRM.

Quels traitements ? Massages, ultrasons et chocs électriques pour détendre la zone et ôter les adhérences.

Douleur du talon : la tendinite achilléenne

« Signalée par une douleur remontant dans le mollet, la tendinite du tendon d’Achille peut avoir plusieurs causes : hyper sollicitation par une pratique sportive intensive surtout sans échauffement, ce qui peut même occasionner une rupture, calcifications intraendineuses ou prise de certains médicaments notamment antibiotiques », souligne le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? IRM.

Quels traitements ? Repos, kinésithérapie. Les infiltrations sont à éviter car elles peuvent fragiliser le tendon et entraîner une rupture.

 Douleur de l’arrière pied : déformation de la voûte plantaire

« Les déformations du pied comme le pied creux, plat ou valgus, parfois liées à un tendon d’Achille trop court, peuvent entraîner une surcharge sur tout l’arrière pied et, donc un phénomène douloureux d’usure des articulations astragaleocalcanéennes, sous la cheville », explique le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? Scanner.

Quels traitements ? Semelles et kiné avec élongations.

Douleur en dessous des orteils : la métatarsalgie

Cette douleur du métatarse (partie charnue à la base des orteils, au dessous du pied) se révèle à l’appui.

« C’est une douleur mécanique dûe à une mauvaise répartition des appuis à la suite d’un hallux valgus ou hallux rigidus. En effet, à la marche, le gros orteil supporte 2/5 du poids du corps. En cas de douleur importante, la charge se transfère sur les autres orteils, déséquilibrant tous les appuis du pied. Des fractures de fatigues peuvent même survenir », constate le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? Radiologie.

Quels traitements ? Port de chaussures et semelle adaptées, orthèse et rééducation.

Douleur des pieds avec gonflement : la phlébite et l’arthérite

« Certaines douleurs peuvent être liées à des maladies veineuses ou artérielles. Si les deux pieds sont gonflées, il peut s’agir de stases lymphatiques, si seulement l’un des deux pieds est gonflé ainsi que cheville et la jambe, une phlébite peut en être la cause. Si des douleurs dans les pieds et les jambes obligent à s’arrêter à la marche, il peut s’agir d’une artérite » liste le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? Doppler.

Quels traitements ? Médicamenteux.

Douleurs de l’avant pied : le névrome de Morton

Ce gonflement des fibres nerveuses provoque « des douleurs brutales et invalidantes au niveau des 2e et 3e espaces entre les orteils pouvant irradier tout l’avant du pied, obligeant parfois à se déchausser » remarque le Dr Jean-Pierre Mortier.

Quels examens ? L’échographie ou l’IRM.

Quels traitements ?  Anti-inflammatoires, port de semelles, kinésithérapie et, dans les cas extrêmes infiltration. 

http://www.medisite.fr/

Les textos ennemis de notre dos ?


Les ordinateurs, téléphones intelligents ont changé notre posture et malheureusement, des maux de dos sont apparus qui auraient pu être évitée
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Les textos ennemis de notre dos ?

 

Ceux qui passent de nombreuses heures à envoyer et lire des SMS vont peut-être faire un peu plus attention en lisant les résultats des recherches d’un médecin orthopédiste américain. Apparemment, le texto ferait mal au dos !

Nos maux de dos pourraient-ils venir de notre utilisation de nos smartphones ? Possible répond le Dr Kenneth Hansraj, chirurgien orthopédiste de New York, qui a publié une étude dans laquelle il pointe du doigt la position que l’on adopte pour écrire ou regarder nos textos et qui serait mauvaise pour notre dos.

Le poids 3 pack d’eau sur le cou avec une mauvaise position

Publiées dans la revue Surgical Technology International, ces recherches indiquent en effet que l’inclinaison de la tête au moment de la lecture d’un SMS augmenterait la force gravitationnelle et donc le poids de la tête.

Pour mesurer tout cela, le Dr Hansraj a utilisé un logiciel qui lui a permis de simuler une colonne vertébrale humaine. Résultat : quand un adulte inclinerait sa tête de plus de 60 degrés, cela équivaudrait à avoir un poids de 22 kg sur le cou, soit l’équivalent 4 ou 5 boules de bowling ou trois pack de 6 bouteilles d’eau.

Avec la répétition de cette position sur le long terme, on risquerait une déformation de la colonne vertébrale entraînant diverses déchirures et nécessitant une intervention chirurgicale. Mais que faut-il faire pour éviter de finir avec des cervicales tordues ? Le Dr Hansraj préconise de ne pas rester scotché à son téléphone et de garder la tête droite quand on le consulte.

Attention aussi à sa posture au bureau

Mais les smartophones ne seraient pas les seuls avec lesquels nous adoptons une mauvaise posture. Le chirurgien attire aussi l’attention sur les employés assis de longues heures derrière un bureau, souvent avachis. Là encore, on ferait peser un lourd poids sur notre cou. Pour éviter de souffrir, il conseille de faire des pauses régulières et d’aller marcher, de s’étirer et de faire attention à la position de son écran d’ordinateur (le mieux étant d’avoir la tête la plus droite possible).

http://www.aufeminin.com