La faute de l’orthographe |


Ce sont deux Belges qui ont été professeur de français. Ne pensez pas qu’ils veulent simplifier la compréhension de la langue française, bien au contraire. Ils la rendent plus intéressante pour qu’on veuille s’y attarder et redonner le sens critique de l’orthographe.
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La faute de l’orthographe

Arnaud Hoedt Jérôme Piron

Des fautes d’orthographe sur plus de 45 millions de billets de 50 dollars australiens


Moi qui fais des fautes, c’est grave, mais pas cela n’implique ma méconnaissance de certaines règles de grammaire, d’accord de verbe et quelques fautes d’orthographe qui souvent elles sont souvent inconscientes. Cependant, quand c’est pour quelque chose que tout le monde se sert, c’est très fâcheux.
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Des fautes d’orthographe sur plus de 45 millions de billets de 50 dollars australiens

Une partie des 46 millions de nouveaux billets de banque de 50 dollars australiens circulent actuellement avec une même faute d’orthographe répétée à trois reprises, relèvent jeudi les médias locaux. A côté du visage de la première députée féminine Edith Cowan (1861-1932), on peut en effet y lire le mot « responsibilty » (responsabilité) au lieu de « responsibility ».

La faute a été débusquée par un auditeur attentif de Melbourne Radio. La chaîne a ensuite posté une photo du billet sur les réseaux sociaux.

La série de billets de 50 dollars comportant cette erreur est composée de 46 millions de billets, qui sont en circulation depuis le mois d’octobre. La Banque centrale australienne a annoncé que la coquille serait corrigée dans la prochaine série à être imprimée. Tous les billets actuels restent valables et conservent leur valeur faciale (

Capture d’écran. © Instagram.

Pour s’excuser, l’imprimeur a expliqué que le mot mal orthographié était écrit microscopiquement petit. Il provient d’une citation de la députée Edith Cowan, qui a déclaré:

« C’est une grande responsabilité d’être la seule femme ici. »

Le billet de 50 dollars est le plus utilisé en Australie. Il est aussi le plus retiré aux distributeurs dans les banques.

https://www.7sur7.be/

Ognon, nénufar et iglou: le Québec et la (pas si) nouvelle orthographe


Depuis quelques jours, on entend parler sur le web les modifications de l’orthographe. Pourtant, ce n’est pas une nouvelle fraîche. En fait, c’est en décembre 1990, mais qu’en 2008 qu’ils sont utilisés comme référence. Donc rien nouveau sous le soleil. Au Québec, l’ancienne et la nouvelle orthographe seront acceptés, mais pas nécessairement enseignés
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Ognon, nénufar et iglou: le Québec et la (pas si) nouvelle orthographe

 

par Vincent Destouches

 

En France, à partir de septembre, les manuels scolaires prendront pour référence une nouvelle orthographe, qui préconise notamment la suppression de l’accent circonflexe sur les lettres i et u lorsqu’il n’a pas pour fonction de distinguer des sens. «Adieu, accent circonflexe», a rapidement titré le site de la chaîne de télévision BFMTV.

Dans les médias et sur les réseaux sociaux, c’est avec colère, consternation et un brin de nostalgie que la francophonie a accueilli la mort annoncée de l’accent circonflexe, entre autres innovations de ce qu’il convient d’appeler l’orthographe rectifiée. Les internautes ont été prompts à créer le mot-clic #JeSuisCirconflexe pour partager leur peine, avec parfois un certain talent comique.

Rassurez-vous: nul besoin d’utiliser l’accent circonflexe en cachette à partir de maintenant. Il n’y aura pas non plus de marché noir pour la touche de clavier qui permet de l’utiliser. L’accent circonflexe n’est pas près de disparaitre disparaître, puisque l’orthographe actuelle reste d’usage. Pourtant, elle n’est plus enseignée qu’au bon vouloir des enseignants français et québécois depuis des années.

Surpris(e)? Rembobinons l’histoire.

Il y a 26 ans de cela, l’Académie française a approuvé les recommandations du Conseil supérieur de la langue française au sujet de la rectification orthographique d’environ 2 000 mots, dans le but de faciliter l’apprentissage du français et de suivre l’évolution de la langue. Les modifications ont été publiées le 6 décembre 1990 dans le Journal officiel de la République française, mais ce n’est qu’en juin 2008 que leBulletin officiel de l’Éducation nationale a fait de l’orthographe révisée «la référence».

Toutefois, rien n’a alors vraiment changé, puisque les enseignants n’étaient pas tenus d’inculquer la nouvelle orthographe de ces mots aux élèves. Jusqu’à ce jour funeste du 3 février 2016, où l’accent circonflexe a vu son sort scellé, du moins dans les manuels scolaires français.

«Visiblement, certains éditeurs dont la liberté est totale ont décidé de la suivre alors qu’ils ne l’avaient pas fait précédemment», a indiqué au Figaro une source au ministère de l’Éducation nationale.

Sylvie Marcé, présidente de l’éditeur Belin, a pour sa part expliqué à l’Agence France-Presse que les nouveaux manuels arboreront un macaron mentionnant l’utilisation d’une nouvelle orthographe car, a-t-elle dit, «on ne voulait pas qu’on pense qu’il y a des fautes». Cocasse! Pourtant, l’orthographe rectifiée est présente dans certains manuels du primaire «depuis au moins une dizaine d’années», a-t-elle précisé.

10 mots rectifiés

août → aout

céleri → cèleri

événement → évènement

igloo → iglou

micro-onde → microonde

oignon → ognon

renouvellement → renouvèlement

sécheresse → sècheresse

téléphérique → téléférique

va-nu-pieds → vanupied

Ces fameuses rectifications sont diverses; elles visent à simplifier des règles, à supprimer des exceptions voire à corriger des aberrations, et portent notamment sur le trait d’union, le tréma et les accents, les marques du nombre, les consonnes doubles, les mots empruntés ou encore le participe passé des verbes pronominaux (voir encadré plus bas).

Certaines tournures provoquent des haussements de sourcils, alors que d’autres sont déjà familières. Rien de plus normal: les deux graphies cohabitent depuis des années! En effet, si (vraiment) peu de gens utilisent l’orthographe rectifiée paélia au lieu de paëlla, ils sont nettement plus nombreux à avoir délaissé cuiller pour employer la formulation cuillère. Ce flottement dans l’emploi des graphies traditionnelle et nouvelle démontre, selon l’Office québécois de la langue française (OQLF), que «nous sommes dans une période de transition».

Dès 1991, l’OQLF s’est montré favorable à l’application de ces rectifications orthographiques, avant de jouer de prudence. Il a finalement emboîté le pas de l’Académie en française en affirmant, dans un communiqué publié le 3 mai 2004, que «ni les graphies traditionnelles ni les nouvelles graphies proposées ne doivent être considérées comme fautives».

Pendant ce temps, la confusion régnait au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). Comme l’a attesté Mathieu-Robert Sauvé dans L’actualité, en 2007, le ministère a longtemps refusé de prendre une position officielle sur le sujet, tout en tolérant l’utilisation de l’orthographe rectifiée dans les examens officiels, du primaire à l’université. C’est une note de service datée du 7 octobre 2009 qui a finalement rendu la chose officielle.

«Veuillez prendre note qu’à la suite d’une décision des autorités ministérielles, les élèves qui utilisent les graphies traditionnelles ou les nouvelles graphies ne seront pas pénalisés dans le contexte des corrections effectuées par le Ministère. Nous encourageons donc les directions d’écoles et de centres à prendre en considération cette orientation lors de l’approbation des normes et des modalités d’évaluation des apprentissages de l’élève.»

Aujourd’hui, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur n’impose toujours pas l’apprentissage de la nouvelle orthographe, pas plus qu’elle ne l’interdit.

«L’Université du Québec à Montréal enseigne l’orthographe rectifiée dans ses cours de grammaire du français écrit et l’Université de Montréal le fait, notamment, dans les cours s’adressant aux futurs enseignants», précise l’OQLF.

Quant aux maisons d’édition, elles peuvent décider de l’intégrer ou non dans le matériel pédagogique qu’elles produisent – certaines l’ont d’ailleurs fait. La décision des éditeurs de manuels scolaires français aura-t-elle des répercussions au Québec?

En attendant de le découvrir, l’accent circonflexe peut continuer à être utilisé, tout comme le i dans oignon. Ou pas. Le choix vous appartient.

Après tout, l’Académie française a elle-même écrit, dans son désormais fameux rapport de 1990, qu’«il ne peut être évidemment demandé aux générations antérieures de désapprendre ce qu’elles ont appris, et donc l’orthographe actuelle doit rester admise».

Tellement vrai que, 26 ans plus tard, l’orthographe rectifiée est apparue comme une nouveauté pour bon nombre de francophones. Il reste à voir quelles seront les conséquences de sa généralisation dès la rentrée prochaine, en France.

Si vous souhaitez vous entraîner/entrainer, participez à ce quiz réalisé par Libération,ou consultez la liste alphabétique des mots rectifiés.

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Les nouvelles règles orthographiques résumées par l’OQLF:

le trait d’union dans les numéraux formant un nombre complexe (lier par des traits d’union tous les éléments des nombres écrits en lettres : mille-trois-cent-vingt-et-un, par exemple);

le singulier et le pluriel des noms composés comportant un trait d’union (écrire un abat-jour, des abat-jours; un après-midi, des après-midis, par exemple);

le tréma et les accents grave et circonflexe (déplacer le tréma : aigüe; remplacer l’accent aigu par l’accent grave sur certains temps de certains verbes : je cèderai, je considèrerais, par exemple; supprimer l’accent circonflexe sur le i et leu lorsqu’il n’a pas pour fonction de distinguer des sens ou des temps de verbes : connaitre, voute, par exemple);

les verbes en -eler, -eter (pour qu’ils s’écrivent tous, sauf appeler et jeter, avec un accent grave et un seul l ou un seul t,sur le modèle de peler et acheter : j’étiquète, elle ruissèle, par exemple);

le participe passé du verbe laisser suivi d’un infinitif (qui devient invariable : je les ai laissé partir, par exemple);

le singulier et le pluriel des mots empruntés (auxquels on fait suivre la règle générale : un scénario, des scénarios; un graffiti, des graffitis, par exemple);

certaines graphies de mots composés (dont on soude les éléments : piquenique, hautparleur, chauvesouris, pingpong,par exemple);

certaines anomalies (qui se trouvent rectifiées : assoir, nénufar, charriot, exéma, ognon, joailler, par exemple).

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Source : OQLF

http://www.lactualite.com/

Les autorités russes enquêtent sur un réseau de nazis de la grammaire


En Russie,  on veut éliminer tout ce qui a un rapport de près ou de loin avec le Nazi, mais une organisation semble inquiéter les autorités. Il faut dire que la Russie aussi a perdu beaucoup avec la Deuxième Guerre Mondiale Une chose de sûr, je n’irais jamais écrire quelque chose pour eux, étant donné erreurs de grammaire que je fais probablement trop souvent …
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Les autorités russes enquêtent sur un réseau de nazis de la grammaire

 

«Grammatik macht frei», un des mèmes très utilisés par les «grammar nazis».

Repéré par Claire Levenson

«Grammatik macht frei», un des mèmes très utilisés par les «grammar nazis».

En Russie, les «nazis de la grammaire», ces puristes de l’orthographe qui font des dictées de haut niveau pour s’amuser, commencent à inquiéter les autorités.

A Rostov-sur-le-Don, Alexei Pavlovsky, le directeur d’une entreprise qui sponsorise «Dictée Totale», l’équivalent russe de la dictée de Bernard Pivot, a récemment été interrogé par des procureurs locaux, rapporte le Moscow Times.

Les autorités voulaient savoir si Pavlovsky avait des informations sur ce réseau informel des nazis de la grammaire russes. En effet, ces passionnés de la conjugaison se sont amusés à prendre l’expression «nazis de la grammaire» au premier degré: certains de leurs logos ont une lettre G (pour grammaire) qui ressemble à une croix gammée et ils utilisent le slogan «Grammatik Macht Frei» (la grammaire rend libre), en référence à l’inscription d’Auschwitz «Arbeit Macht Frei».

Dans un post sur Facebook, Alexei Pavlovsky a raconté son entretien avec les enquêteurs:

«Ils m’ont demandé ce que je pensais de ces images. Ils ont aussi voulu savoir quelle était mon attitude vis-à-vis des personnes qui font des erreurs[ grammaticales], et si j’avais envie de les éliminer.»

Ceci dit, plus que la peur de meurtres motivés par la défense de l’orthographe, ce sont ces symboles nazis, même utilisés au second degré, qui posent problème aux autorités russes. Alors que cette année, le pays célèbre les 70 ans de la victoire contre les nazis en 1945, le gouvernement a lancé une campagne spéciale pour se débarasser de tous les symboles visuels liés au nazisme. En mars, une blogueuse a  notamment dû payer une amende d’environ 17 euros pour avoir posté la blague de mauvais goût «Grammatik Macht Frei». Elle avait aussi écrit qu’elle voulait«défendre la pureté de langue russe.» Or, en Russie, le seul fait de publier de l’imagerie nazie, même détournée, est considéré comme de la propagande pro-nazie.

Le Daily Telegraph rapporte que des gérants de boutiques ont reçu un avertissement parce qu’ils vendaient des petits soldats nazis et que la bande dessinée sur la Shoah Maus d’Art Spiegelman, qui a une croix gammée sur la couverture, a été retirée d’une librairie. 

http://www.slate.fr/

La course aux prénoms originaux


Si vous allez voir la liste de noms sous liens vers le bas du billet, c’est à se dresser les cheveux. J’aime les prénoms originaux, mais il y a des limites ex : Smiley, Gabry-Aile, Innocent, et pire encore sans compter qu’un prénom connu maintenant, peut avoir des multiples variantes, à se demander si les certains parents savent écrire.
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La course aux prénoms originaux

 

Les (Z)imparfaites Nancy Coulombe et Nadine Descheneaux... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

Les (Z)imparfaites Nancy Coulombe et Nadine Descheneaux

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Marie-Michèle Sioui

Elles s’appellent Nadine et Nancy (« un nom de danseuse ! », selon la principale intéressée), et elles ont créé en 2008 une nouvelle tradition des Fêtes. Grâce à elles, les Québécois savent qu’il faudra désormais demander à toutes les « Victoria » de ce monde comment épeler leur prénom, car elles pourraient bien être des Victoriya ou des Vyktorya. Ou encore des Victhoria.

Nadine Descheneaux et Nancy Coulombe sont les fondatrices du blogue Les [Z]imparfaites. Tous les 31 décembre depuis sept ans, elles publient avec humour leur palmarès des prénoms de l’année. Ici, pas de William ni de Léa – les prénoms les plus populaires de 2013 -, mais bien des Korhyne, des Jay Son et des Clitorine. De quoi générer 252 000 pages vues en une année, sur un blogue où la moyenne est autrement de 50 000 pages vues par mois.

« En 2008, on s’est rendu compte qu’on parlait beaucoup des prénoms dans les forums de mamans. C’était un des sujets les plus controversés », se rappelle Nancy Coulombe. Inspirées, et tentées de faire un « clin d’oeil » à la fin de l’année, les copines ont lancé un palmarès de noms de bébés.

Et ça a fonctionné. « Les gens se sont mis à nous en envoyer vraiment beaucoup », souligne la mère de famille.

Depuis, environ une cinquantaine de membres du public – des enseignants ou des secrétaires médicales, par exemple – envoient des noms qu’ils ont glanés au cours de l’année.

«On ne vérifie pas tous les noms [auprès de la Régie des rentes du Québec (RRQ), qui compile les prénoms enregistrés dans la province]. Mais Shipisse et Esti, c’est vraiment à la RRQ.» Nancy Coulombe

Le but du palmarès n’a jamais été de se moquer des parents ou des enfants, insiste celle qui déteste son prénom. Quand les [Z]imparfaites reçoivent des plaintes, elles disent aux parents qu’ils auront à s’y faire. 

« Ils vont devoir l’expliquer toute leur vie. Aussi bien avoir un peu d’autodérision », propose Nancy Coulombe.

Dans cette course aux prénoms originaux, la blogueuse perçoit un besoin d’exprimer l’unicité de ses rejetons.

« Notre génération de parents est pas mal dans la compétition. On a nos enfants plus tard, on les met sur un piédestal : il y a peut-être un peu de ça », avance-t-elle. « Mais c’est aussi la désolation du français », nuance Nancy Coulombe. « On a beau dire qu’il n’y a pas de fautes dans un prénom, Kasandra avec un seul « s », ça se prononce Kazandra. Il y a des limites à ne pas franchir. »

UN LIVRE POUR 2015

Fortes du succès de leur palmarès, les amies publieront en 2015 Le guide des prénoms des [Z]imparfaites aux éditions Goélette. Au menu : des conseils aux futurs parents qui doivent choisir les prénoms de leur progéniture.

« Nous offrirons un recensement de 6000 prénoms classés par listes thématiques, par catégories. Il y aura des solutions de rechange à William et Léa et des tops 10 », détaille Nancy Coulombe. « Il en existe beaucoup des prénoms, on n’a pas nécessairement besoin d’en inventer ! »

Fait « avec humour », le guide permettra au public de partager la douce folie et l’expertise des blogueuses, qui ont vu passer tant de prénoms qu’elles en sont venues à être en mesure de dégager des tendances. Ainsi, si le temps des « Rose » est terminé (elles étaient nombreuses en 2012 et 2013, des Shar-Lee-Rose-Megane, Anna-Rose ou Satine Rose), l’époque des « Lou » bat son plein. « Quand un prénom devient super tendance, les parents y vont dans la variation », remarque Nancy Coulombe. Naissent donc les Laure-Loue, Bettylou, Laura-Lou et Anilou.

Autre tendance remarquée par les [Z]imparfaites, les « compromis de couple », ou les prénoms composés de la fusion de deux prénoms, notamment Clémentoine, Léophélix et Vaneloppe. Les traits d’union, si populaires chez les Jean-Philippe et autres Marie-Pier des années 80 (l’auteure de ces lignes le confirme), ont perdu du terrain au profit des apostrophes, telles que remarquées chez les D’ereck, Mikha’el ou Isa’Bell. S’ils sont utilisés, ils servent plutôt à séparer des prénoms qui n’en étaient autrefois qu’un seul : Rock’s-Ann, Ju-Lia et Za-Ak le démontrent.

Et pour 2015 ?

La nouvelle tendance est de donner des prénoms de garçons aux filles », prévoit Nancy Coulombe. Place aux Felixine, Kevine et Richarde.

Le palmarès des pires prénoms sur le blogue des [Z]imparfaites >>

VARIATIONS SUR LE THÈME DE LUCAS

Pour « illustrer l’originalité des parents », les [Z]imparfaites ont présenté à La Presse 10 versions du prénom « Lucas », telles qu’elles les ont extraites duGuide des prénoms des [Z]imparfaites, qui paraîtra en 2015.

Lewka

Looka

Lou-K

Lou-Kaa

Loukass

Loupka

Loup-Ka

Luck-As

Lu-K

Lukha

http://www.lapresse.ca

Déficience intellectuelle Un site internet adapté


Je suis aller voir la page en question et voici un exemple : on voit des informations … comme la collecte des déchets

Pour connaître les horaires de collecte des déchets
dans votre quartier
téléphonez au point de service de votre arrondissement ou
demandez à un voisin

Ortograf altêrnativ

Kolêkt   dê   déchê
Pour   konêtr   lê   z’orêr   de   kolêkt   dê   déchê
dan   votr   kartié

téléfoné   o   pouin  de   sêrvis   de   votr   arondiseman
ou
demandé   a   un   vouazin .

c’est sur que c’est pas toujours évident pour nous de lire comme eux entends mais cela leur permettras surement a s’intéressé un peu plus a la lecture et aux informations dont ils sont besoin

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Déficience intellectuelle Un site internet adapté

Un site internet adapté

Crédit photo : TVA Nouvelles

Par Mélanie Colleu | Agence QMI

cliquer sur l’image pour aller au site

Les visiteurs du site internet Accès simple, mis en ligne par la Ville de Montréal, ne cessent de se multiplier. Depuis six ans, il poursuit le même objectif: celui de rendre accessible un maximum d’informations aux personnes atteintes de déficience intellectuelle.

«Se sit s’adrês o pêrsone ki on dê z’inkapasité intélêktuêl».

Voilà le type de phrases que le lecteur rencontre lorsqu’il navigue sur le portail web de l’institution. Deux formes d’adaptation, le texte simplifié et l’«ortograf altêrnativ», permettent aux personnes ayant des capacités intellectuelles réduites de s’informer et de participer à la vie citoyenne montréalaise.

Depuis sa création, la Ville de Montréal et le Comité régional des associatifs pour la déficience intellectuelle (CRADI), qui ont travaillé de concert avec un module de recherche de l’Université de Montréal sur l’accessibilité pour offrir ce service, notent une croissance nette de la fréquentation.

«Pour les 12 derniers mois, nous enregistrons plus de 75 000 visiteurs avec une moyenne de 200 par jour», précise Renée Pageau aux communications de la Ville.

Au sein des associations, le site apporte aux membres un véritable sentiment d’autonomie et de fierté.

«Ils ont des opinions sur plein de choses et ont envie eux aussi de les exprimer, avance Julie Cadieux, chargée de projets au CRADI. C’est merveilleux de les voir naviguer sur le site et avoir accès aux informations sur les conseils municipaux ou les évènements culturels.»

L’adaptation, un vrai défi

Issu du module de recherche de l’UdM, l’organisme Simplicom est en charge de l’adaptation des documents de la Ville. Celle-ci s’effectue en deux étapes. Dans un premier temps, les phrases sont raccourcies et les idées clarifiées pour aboutir à un texte simplifié.

Puis l’« rtograf altêrnativ» est utilisée dans le cas de déficiences plus lourdes.

«Tout un défi!», s’exprime Marise Duquette, la présidente de Simplicom.

«Nous essayons également de repenser toute l’arborescence du site, pour faciliter au maximum la navigation», ajoute Julie Cadieux, qui espère adapter dans les prochaines années l’ensemble des informations diffusées par la Ville.

L’«ortograf altêrnativ»

L’«ortograf altêrnativ» dispose de 35 correspondances entre graphèmes et phonèmes alors qu’il en existe plus de 4000 dans la langue française. Si elle peut paraître choquante, Mme Duquette précise qu’il ne s’agit en aucun cas d’une nouvelle façon d’écrire.

«Elle est accompagnée d’une formation et les personnes qui la suivent n’ont plus d’autres options, après avoir essayé d’apprendre à lire pendant des années sans succès. Cette méthode change véritablement leur vie», explique-t-elle.

Montréal a été la première ville au monde à offrir un tel service. Des informations concernant la vie politique, culturelle et associative sont accessibles.

http://tvanouvelles.ca