L’indifférence


Si l’oppression existe, l’injustice sévit, qui souvent font parti d’une minorité ,… alors que la majorité disent que c’est affreux, inhumain mais reste les mains croisées
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L’indifférence

 

« Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants ; c’est l’indifférence des bons.  »

Martin Luther King

Dépression: 9 symptômes qui ne mentent pas


La dépression est une maladie et comme toute maladie elle peut être soignée. C’est au bout de quelques temps que les signes deviennent de plus en plus évident et qu’il est important de consulté pour avoir les outils pour surmonter cette maladie .. Ce n’est pas un déshonneur d’être dépressif tout comme tout autre maladie
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Dépression: 9 symptômes qui ne mentent pas

Dépression 9 symptômes qui ne mentent pas(© iStock)

La dépression ne vous tombera pas dessus du jour au lendemain. Elle entre en douce dans le quotidien des gens, et dans certains cas, en vient à prendre toute la place. Sauriez-vous reconnaître les signes avant-coureurs?

«Aucun symptôme pris tout seul n’est inquiétant en soi, précise la journaliste médicale Suzy Soumaille dans son livre J’ai envie de comprendre… la dépression. C’est bien l’association de plusieurs d’entre eux, ainsi que leur durée qui cause problème. »

Afin d’identifier les signes de dépression, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux s’avère fort utile. Il s’agit d’un outil mis au point par les associations de psychiatres américains. On y dresse neuf symptômes clés.

Quand un patient en présente cinq sur neuf, dont au moins un des deux premiers symptômes depuis au moins 15 jours, presque tous les jours, presque toute la journée, présentant une différence notable du comportement par rapport à auparavant, il y a lieu de dire qu’il y a dépression.

Déprimé, jour après jour (© iStock)

1. Déprimé, jour après jour

Vous êtes terrassé d’une humeur dépressive continuelle. Sans trop savoir pourquoi, vous souffrez d’une douleur morale, qui ne semble pas vouloir vous quitter. « Peine, chagrin, oppression, sentiment qu’il n’y a d’issue nulle part » serait l’un des premiers symptômes notables. On remarque aussi une incapacité à se projeter dans l’avenir.

Comme le décrivait Charles Beaudelaire dans le poème Spleen de son recueil Les fleurs du mal, êtes-vous atteint par cette douleur de vivre?

Lorsque le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis.
Et que l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits.

2. Quand le plaisir fout le camp (© iStock)

2. Quand le plaisir fout le camp

Vous n’avez plus le goût de rien. Vos passions, qui pourtant vous apportaient une vive satisfaction il n’y a pas si longtemps, ne vous stimulent plus.

« S’il reste une flamme de désir, ce n’est l’envie d’avoir envie, précise Lucien Tenenbaum dans son livre La dépression, une épreuve moderne. Les gens dépressifs délaissent leurs petits plaisirs : faire l’amour, se promener en vélo ou en moto, aller au cinéma, sortir voir des amis, etc. Toutes les sphères de la vie sont ainsi contaminées : sociales, sexuelles, amoureuses, esthétiques, intellectuelles, professionnelles. À quoi bon?, pensent plusieurs dépressifs.

3. Bonjour les troubles alimentaires! (© iStock)

3. Bonjour les troubles alimentaires!

Les troubles de l’appétit ne tardent pas à se manifester. Et ils sont facilement identifiables sur le pèse-personne. Habituellement, les déprimés ont un penchant pour l’anorexie. C’est comme s’ils en venaient à oublier de s’alimenter. Quoi manger ce soir? Aucune idée. Et on n’a pas envie d’y penser. On grignote, on saute un repas (puis un autre), on grille une cigarette pour faire passer la faim ou l’ennui.

« Au-delà du plaisir si humain de manger, le besoin tout animal de se nourrir se dénature », écrit Lucien Tenenbaum.

Chez d’autres personnes, fait plus rare cependant, elles auront tendance à manger leurs émotions, comme si cette action pouvait remplir le vide intérieur ressenti. Certains patients développent même un penchant pour le chocolat.

4. Des nuits agitées (© iStock)4. Des nuits agitées

« Il est plus simple de repérer que l’on dort mal que de réaliser que l’on prend moins de plaisir à la vie, souligne le psychiatre Gilles Bertschy, dans le livre J’ai envie de comprendre… la dépression. En présence d’insomnie, il est utile de porter un regard critique sur sa vie et d’en parler à son médecin. »

Surtout que bon nombre de maladies sont accompagnées de symptômes de dépression, que ce soit par exemple le Parkinson ou l’hypothyroïdie. Peut-être qu’un mal en cache un autre? Passer quelques tests sanguins pourraient être de mise.

« Un signe classique (de dépression) : le premier pied posé de la journée est souvent synonyme de fatigue, mais aussi d’angoisse pour nombre de déprimés », commente la journaliste médicale Suzy Soumaille dans le même ouvrage.

Si vous rencontrez des difficultés à vous endormir, des réveils fréquents, des réveils matinaux (caractéristique de la dépression) ou un sommeil peu réparateur -même si vous avez dormi un nombre d’heures suffisant- il y a peut-être lieu de tirer la sonnette d’alarme. Cas moins fréquent (chez 20% des dépressifs): un besoin incommensurable de se réfugier dans le sommeil.

5. Avoir les nerfs à vif (© iStock)

5. Avoir les nerfs à vif

« Des nuits désastreuses font de mauvaises journées : réveils anxieux, impression de fatigue permanente, diminution de l’efficacité intellectuelle et de la mémoire, irritabilité et susceptibilité dans les rapports avec les autres, » écrit Mme Soumaille.

Ce cinquième symptôme renvoie aux troubles psychomoteurs : tout semble être empreint de lourdeur pour le dépressif.

6. Une grande fatigue (© iStock)

6. Une grande fatigue

À force d’insomnie, la fatigue chronique s’installe.

« Il s’agit d’un cercle vicieux qui peut tourner à l’épuisement total, voire à la paralysie, ou le moindre mouvement devient impossible », explique la journaliste médicale.

Résultat? On a vite les batteries à plat. Fait étrange : la fatigue est à son comble en début de journée, puis s’estompe en après-midi. Or, il faut être particulièrement alerte vis-à-vis d’une fatigue qui ne veut partir, malgré le repos et le sommeil.

7. Culpabilité, quand tu nous tiens… (© iStock)

7. Culpabilité, quand tu nous tiens…

Bien des dépressifs finiront par se sentir coupable de manquer d’énergie et d’aplomb.

Des discours autodépréciatifs en viennent à rouler en boucle dans leur cerveau, une négativité qui finit par entacher leur estime de soi. Si vous remarquez une culpabilité et un autodénigrement chez vous ou quelqu’un de votre entourage, soyez attentifs aux autres symptômes de la dépression.

8. Avoir du mal à se concentrer (© iStock)

8. Avoir du mal à se concentrer

Les dépressifs ont du mal à accomplir leurs différentes tâches professionnelles, mais aussi leurs activités de loisirs : leur concentration est perturbée par leur démotivation, leur absence de plaisir, leur inertie et leur agitation intérieure. Ce ralentissement psychomoteur est intimement lié aux symptômes 2, 3, 4 et 6, soit la perte de plaisirs, les troubles alimentaires, l’insomnie et la fatigue.

9. Perte du goût de vivre (© iStock)

9. Perte du goût de vivre

Ultimement, les idées noires vont mener à des pensées suicidaires puis à des tentatives de suicide:

« 15% des personnes souffrant de dépression vont finir par passer à l’acte et se tuer, à un moment ou à un autre de leur vie, » avance la journaliste médicale Suzy Soumaille.

Bien que la dépression touche deux fois plus les femmes que les hommes, ces derniers se suicident deux à trois fois plus, surtout parce qu’ils ont recours à des moyens plus drastiques pour s’enlever la vie (arme à feu, pendaison, etc.). Et les aînés sont aussi concernés par ce fléau.

« La dépression des personnes âgées est une vraie spécialité des sociétés occidentales », conclut Lucien Tenenbaum à la fin de son chapitre sur les symptômes de la dépression.

Comme quoi, personne n’est à l’abri.

Photos crédit : © iStock

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