Pourquoi le dégriffage des chats cause douleur au dos, agression et élimination hors de la litière


Ceux qui sont pour le dégriffage de chat, devraient savoir que cela peut entrainer plusieurs problèmes. Il ne peut se défendre, il risque d’être plus agressif, souffrir de boitement, avoir au dos, et changer de comportement face à la litière. Bien sûr, vos meubles seront sauf, mais votre chat paiera le prix fort
Nuage

 

Pourquoi le dégriffage des chats cause douleur au dos, agression et élimination hors de la litière

 

La chirurgie de dégriffage des chats (onychectomie) est illégale dans de nombreux pays, mais elle est encore courante dans certains pays. Elle est effectuée pour empêcher les chats d’endommager les meubles ou de griffer.

Des recherches précédentes ont porté sur les problèmes à court terme du dégriffage, comme la boiterie et l’infection, mais les effets sur la santé à long terme n’avaient pas encore été étudiés à ce jour.

Le dégriffage est lié à un risque de douleur à long terme, qui se manifeste par des comportements indésirables tels que l’élimination inappropriée (à l’extérieur de la litière) et l’agression (mordre), selon une étude publiée dans le Journal of Feline Medicine and Surgery (JFMS).

Nicole K Martell-Moran du Feline Medical Center à Houston et ses collègues ont mené cette étude 137 chats non dégriffés et 137 dégriffés, dont 33 sur les quatre pattes.

Les chats dégriffés étaient 4 fois plus susceptibles de mordre et 3 fois plus susceptibles d’avoir des comportements agressifs que ceux non dégriffés.

Ils étaient 3 fois plus susceptibles d’avoir un diagnostic de douleur au dos (potentiellement à cause du raccourcissement du membre dégriffé et de la démarche altérée ainsi que de la douleur chronique au site de la chirurgie entraînant un déplacement de poids compensatoire).

Selon les directives de l’American College of Veterinary Surgeons, la chirurgie de dégriffage consiste à éliminer la troisième phalange (P3), qui est l’os le plus distal du pied.

 Malgré cela, des fragments de P3 ont été trouvés chez 63 % des chats dégriffés, « reflétant une technique chirurgicale médiocre ou inappropriée ».

Alors que l’apparition de maux de dos et de comportements anormaux était plus importante chez ces chats, même une technique chirurgicale optimale n’éliminait pas les risques, soulignent les auteurs.

L’élimination des phalanges distales oblige le chat à mettre son poids sur les extrémités cartilagineuses molles des phalanges moyennes (P2) préalablement protégées dans les espaces articulaires. La douleur dans ces phalanges dégriffées incite les chats à choisir une surface douce, comme le tapis, de préférence au substrat de gravier de la litière.

Et, un chat dégriffé peut réagir au fait d’être touché en mordant, car il ne peut se défendre avec ses griffes.

http://www.psychomedia.qc.ca/

Les vétérinaires canadiens s’opposent au dégriffage des chats


Si on veut un chat, on doit l’accepter, et ce, avec ses griffes. Car le dégriffage peut causer des douleurs voir des douleurs chroniques. Si on a peur pour nos meubles et autre chose,  mieux vaut prendre d’autres moyens que de dégriffer son animal.
Nuage

 

Les vétérinaires canadiens s’opposent au dégriffage des chats

 

L’Association canadienne des médecins vétérinaires (ACMV) s’est positionnée fermement contre le dégriffage des chats, mercredi, afin d’envoyer un signal clair contre cette pratique, à la fois aux vétérinaires et aux propriétaires de félins.

Afin de mieux faire réaliser au grand public ce qu’implique l’onychectomie ou dégriffage, l’ACMV parle désormais d’«amputation partielle des doigts des félidés domestiques».

La dernière mise à jour de la position de l’Association sur ce sujet remontait à 2011.

«Une recherche importante a été effectuée depuis la dernière fois que nous avons examiné cet énoncé de position et il est évident que les félidés souffrent inutilement lorsqu’ils subissent cette chirurgie non urgente», a souligné le Dr Troy Bourque, président de l’ACMV, dans un communiqué.

D’un point de vue éthique, l’organisme estime que le dégriffage non thérapeutique «est inacceptable, car il n’offre aucun avantage aux félidés et l’absence de données scientifiques ne permet pas de prédire la probabilité d’effets secondaires négatifs à long terme sur le comportement et la physiologie.»

Dans la version détaillée de la prise de position, l’ACMV explique que l’amputation de la troisième phalange des chats entraîne une douleur aiguë à court terme et peut causer des douleurs chroniques.

L’Association souligne aussi qu’une étude menée récemment auprès de chats suivis six mois après l’opération n’a pas permis de déceler de différence significative entre les chats dégriffés et ceux qui n’ont pas subi cette chirurgie. L’ACMV remarque toutefois que l’étude a porté seulement sur des cas où l’opération a été réussie, sans complication.

Les vétérinaires recommandent aux propriétaires de chats de se tourner vers des mesures alternatives au dégriffage, comme des protecteurs artificiels, des répulsifs pour protéger les meubles et la coupe régulière des griffes.

Le dégriffage est interdit dans certains pays européens, ainsi qu’en Australie. Au Canada, aucune loi ne régit cette pratique, mais les vétérinaires peuvent refuser de pratiquer l’opération.

http://fr.canoe.ca/