Une jeune militante autochtone canadienne défend la protection de l’eau à l’ONU


Maintenant que la grève mondiale pour la terre est passé, il est toujours actuelle chercher les moyens de préserver les écosystèmes. Une amérindienne Canadienne a elle aussi énoncé un discours pour la protection de l’eau potable. Comme elle le dit si bien : l’argent ne se mange pas et le pétrole ne se boit pas.
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Une jeune militante autochtone canadienne défend la protection de l’eau à l’ONU

PHOTO MANUEL ELIAS, LA PRESSE CANADIENNE

Autumn Peltier

(New York) Une autre jeune militante écologiste a pris la parole samedi devant plusieurs centaines de personnalités au siège social de l’Organisation des Nations unies pour défendre des idées environnementales.

LA PRESSE CANADIENNE

Autumn Peltier, une adolescente âgée de 15 ans de la Première Nation Wiiwemkooh, dans le nord de l’Ontario, qui milite pour la préservation des sources d’eau, a exhorté la communauté internationale à respecter le caractère sacré de l’eau et à défendre l’accès à l’eau potable.

« Comme je l’ai déjà dit, et comme je le répéterai, nous ne pouvons pas manger de l’argent, on ne peut pas boire du pétrole », a-t-elle déclaré.

Mme Peltier a prononcé un discours lors du Global Landscapes Forum un organisme fondé par l’ONU environnement et la Banque mondiale. Le sujet du présent forum est la restauration des écosystèmes.

Elle a également attiré l’attention de son auditoire sur le manque d’eau potable chez plusieurs communautés autochtones. L’adolescente a dit que ces pénuries ont déclenché son militantisme.

« Nous connaissons tous quelqu’un qui habite un de ces territoires où on ne peut pas boire de l’eau. Pourquoi autant de personnes [n’ont pas accès à l’eau potable] et pourquoi en sont-elles été privées depuis si longtemps ? »

Elle a rappelé qu’on lui avait enseigné le caractère sacré de l’eau dès son jeune âge. Selon la militante, plusieurs devraient tirer des leçons de ces traditions.

« Il faut peut-être qu’il y ait plus d’anciens et plus de jeunes assis à la table de décision lorsque les autorités adoptent des politiques sur nos territoires et notre eau. »

Mme Peltier a réclamé la fin de l’utilisation du plastique afin de mieux protéger l’environnement.

Son discours a été prononcé dans la foulée de grandes manifestations contre les changements climatiques qui se sont déroulées dans plusieurs villes canadiennes. À Montréal, seulement, quelques centaines de milliers de personnes avaient répondu à l’appel de divers groupes écologistes pour réclamer des actions de la part des gouvernements.

Il s’agissait de son deuxième discours prononcé à l’ONU. L’an dernier, elle avait exhorté l’Assemblée générale à « être sur le pied de guerre » et à prendre position pour la planète.

La militante a aussi diffusé son message lors de centaines d’événements à travers le monde. En 2015, elle a assisté à la conférence des jeunes sur le climat, en Suède, et un an plus tard, elle a apostrophé le premier ministre Justin Trudeau sur ses « promesses non tenues », lors d’une réunion de l’Assemblée des Premières Nations.

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Greta Thunberg à l’ONU: "Comment osez-vous? Vous avez volé mes rêves et mon enfance!"


J’ai été horripilée encore une fois de voir des critiques sur les actions de cette jeune adolescente. On doute de sa véracité, de son but, de ses défis. Si les adultes n’ont pas agi, ils faut bien quelqu’un qui se lève debout. Elle est autiste oui et après. Elle n’est pas de retard mental, bien au contraire. Le fait qu’elle soit jeune, interpelle d’autres jeunes à agir, et des jeunes dans d’autres pays ont aussi relevé ce défi. À nous en temps qu’adulte de réagir, bouger et exiger des changements, pas dans 10 ans, mais maintenant.
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Greta Thunberg à l’ONU: « Comment osez-vous? Vous avez volé mes rêves et mon enfance! »


Greta Thunberg à l'ONU: "Comment osez-vous? Vous avez volé mes rêves et mon enfance!"Greta Thunberg s’exprime à la tribune de l’ONU le 23 septembre 2019 à New York© AFP/Johannes EISELE

Nations unies (Etats-Unis) (AFP)

Dans un discours furieux à l’ONU, la jeune Suédoise Greta Thunberg a réprimandé les dirigeants de la planète pour leur inaction contre le changement climatique, au début d’un sommet à New York.

« Je ne devrais pas être là, je devrais être à l’école, de l’autre côté de l’océan », a lancé Greta Thunberg, la voix tremblante mais forte, lisant un texte depuis sa chaise. « Comment osez-vous? Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses ».

« Je fais pourtant partie de ceux qui ont de la chance. Les gens souffrent, ils meurent. Des écosystèmes entiers s’effondrent, nous sommes au début d’une extinction de masse, et tout ce dont vous parlez, c’est d’argent, et des contes de fées de croissance économique éternelle? Comment osez-vous! »

Ce court discours est l’un des plus percutants que l’adolescente de 16 ans ait prononcés depuis son arrivée aux Etats-Unis fin août.

Elle a, comme auparavant, répété les faits scientifiques confirmant le réchauffement accéléré de la planète, puis s’en est pris aux chefs d’Etats et de gouvernements présents au même sommet, auquel le secrétaire général de l’ONU l’avait invitée.

« Vous nous avez laissés tomber. Mais les jeunes commencent à comprendre votre trahison », a dit Greta Thunberg. « Si vous décidez de nous laisser tomber, je vous le dis: nous ne vous pardonnerons jamais. Nous ne vous laisserons pas vous en sortir comme ça ».

« Le monde se réveille, et le changement arrive, que cela vous plaise ou non. Merci », a-t-elle conclu, très applaudie dans la grande salle de l’Assemblée générale.

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Séparer des enfants de leurs parents est "inadmissible" et "cruel", s’indigne l’ONU


Je trouve aussi que c’est cruelle de séparer les enfants de leurs parents. Personnellement, si j’étais une petite fille migrante, j’aimerais mieux être en prison avec mes parents qu’être séparée d’eux. Surtout, que les enfants sont placés et s’ils ne savent pas ou les mettre ils sont dans des enclos qui à mon avis, c’est comme une prison
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Séparer des enfants de leurs parents est « inadmissible » et « cruel », s’indigne l’ONU

 

Manifestation contre la politique américaine en matière d’immigration à New York, le 1er juin 2018. © afp.

Par: rédaction
  Source: Belga

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a appelé lundi le gouvernement américain à ne plus séparer les enfants des migrants illégaux à la frontière avec le Mexique, une politique qualifiée d' »inadmissible » et « cruelle ».

« Penser qu’un Etat puisse chercher à dissuader des parents en infligeant de tels abus sur des enfants est inadmissible », a affirmé Zeid Ra’ad Al Hussein, en ouvrant une session du Conseil des droits de l’homme à Genève.

2.000 enfants séparés de leurs parents depuis la mi-avril

L’administration américaine a révélé vendredi que sa nouvelle politique de tolérance zéro à la frontière avec le Mexique avait conduit depuis mi-avril 2.000 enfants à être séparés de leurs parents, arrêtés pour être entrés illégalement aux Etats-Unis.

Ces révélations ont déclenché une vive polémique aux Etats-Unis et conduit la Première dame américaine Melania Trump à plaider en faveur d’un accord rapide au Congrès pour adopter une réforme de l’immigration, en confiant « détester voir des enfants séparés de leur famille ».

« Je suis profondément inquiet par les politiques adoptées récemment qui punissent des enfants pour les agissements de leurs parents », a dit M. Zeid dans son discours au Palais des Nations, siège de l’ONU à Genève, en dénonçant des « pratiques cruelles ».

Convention sur les droits des enfants

« J’appelle les Etats-Unis à stopper immédiatement la séparation forcée de ces enfants, et j’encourage le gouvernement à ratifier enfin la Convention sur les droits des enfants », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis sont le seul pays à ne pas avoir ratifié ce texte qui protège les droits fondamentaux des enfants.

Le rythme des séparations s’est nettement accéléré aux Etats-Unis depuis début mai, lorsque le ministre américain de la Justice Jeff Sessions a annoncé que tous les migrants passant illégalement la frontière avec le Mexique seraient arrêtés, qu’ils soient accompagnés de mineurs ou pas. Or les enfants ne peuvent être envoyés dans la prison où sont détenus leurs proches, ce qui conduit aux séparations.

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Le cactus, un aliment d’avenir selon l’ONU


Le cactus, plus spécialement le figuier de Barbarie est une plante extraordinaire autant pour le fruit qui est très bon, mais aussi la plante en elle-même qui est une source d’eau qui peut sauver quand une sécheresse sévit les animaux et les êtres humains sans compter qu’ils peuvent aussi servir de fourrage.
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Le cactus, un aliment d’avenir selon l’ONU

 

Les cactus du type sous-espèces Opuntia ficus-indica (figuier de... (REUTERS)

Les cactus du type sous-espèces Opuntia ficus-indica (figuier de barbarie) ont beaucoup à offrir, pour l’alimentation, le fourrage et l’eau. Sur cette photo, on aperçoit un cactus avec des robinets installé au Brésil par l’artiste et activiste brésilien Mundano lors d’une sécheresse dans son pays.

REUTERS

 

Agence France-Presse
Rome

L’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié jeudi un plaidoyer pour le cactus, et plus précisément le figuier de barbarie, une plante d’avenir précieuse pour l’alimentation et le fourrage.

« Alors que la plupart des cactus ne sont pas comestibles, les espèces Opuntia ont beaucoup à offrir, surtout si elles sont traitées comme une culture et non comme une mauvaise herbe », a expliqué la FAO dans un communiqué à l’issue de recherches menées par de nombreux experts.

L’accent est mis en particulier sur les sous-espèces Opuntia ficus-indica (figuier de barbarie), dont l’endurance peut être salvatrice.

Ainsi, lors de la sécheresse qui a frappé le sud de Madagascar en 2015, « le cactus s’est révélé être une source essentielle de nourriture, de fourrage et d’eau pour les populations locales et leurs animaux ».

Pour appuyer son propos, l’agence de l’ONU a publié un livre d’information sur le figuier de barbarie, accompagné d’astuces « sur la meilleure manière d’exploiter les qualités culinaires de la plante », déjà cuisinée au Mexique, mais aussi en Sicile.

Face aux sécheresses, à la hausse des températures et à la dégradation des sols, la culture des figuiers de barbaries gagne peu à peu du terrain.

Au Mexique, où il est né, sa consommation atteint 6,4 kg par an et par habitant. Mais le Brésil compte aussi plus de 500 000 hectares de plantations de cactus, principalement pour le fourrage, et la plante est également cultivée en Afrique du Nord et en Éthiopie.

En plus de fournir une source de nourriture, le figuier de barbarie stocke de l’eau dans ses branches, ce qui en fait, selon la FAO, « un puits botanique capable de fournir jusqu’à 180 tonnes d’eau par hectare, soit assez pour abreuver cinq vaches adultes » en cas de sécheresse.

Et les avantages ne s’arrêtent pas là : le cactus améliore la qualité des sols, favorise les plantations d’orge et pourrait même, selon des recherches préliminaires, aider à limiter les émissions de gaz à effet de serre en réduisant la méthanogénèse des ruminants lorsqu’il est intégré à leur alimentation.

La plante a quand même quelques limites. Elle ne supporte pas le gel, qui peut provoquer des dégâts irréversibles, et n’aime pas non plus les trop fortes chaleurs : à partir de 30 degrés, sa croissance commence à ralentir.

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« Le mépris des droits de l’homme est une maladie qui se propage », s’alarme l’ONU


    Depuis que Donald Trump a accédé à la présidence, il semble clair que les droits de l’homme sont maintenant bafoués dans ce pays et on sent bien les répercussions dans le monde d’une effervescence à l’extrémiste de tout genre et un profond racisme qui malheureusement s’installe
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« Le mépris des droits de l’homme est une maladie qui se propage », s’alarme l’ONU

 

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres Photo : Getty Images/Drew Angerer

À l’occasion de l’ouverture de la 34e session du Conseil des droits de l’homme, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, y est allé d’une charge à fond de train contre les politiciens populistes, les extrémistes, les partisans du repli sur soi et autres politiques qui s’en prennent aux minorités.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

L’avertissement de M. Gueterres survient alors que les États-Unis prendront la parole mercredi au Conseil, une première depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche.

On voit prospérer le phénomène pervers du populisme et de l’extrémisme, qui se nourrissent l’un l’autre sur fond de déferlante raciste, xénophobe, antisémite et islamophobe, entre autres formes d’intolérance. Antonio Guterres

« Le mépris des droits de l’homme est une maladie, une maladie qui se propage partout, au nord, au sud, à l’est, à l’ouest. Une maladie que le Conseil des droits de l’homme doit contribuer à éradiquer », a-t-il ajouté.

Le chef de l’ONU n’a jamais mentionné de pays ou de chef de gouvernement, mais il a critiqué ceux qui s’en prennent aux migrants, aux musulmans, aux LGBT, aux journalistes et aux minorités en général, tous des groupes ou des communautés qui ont été visés à un moment ou à un autre par l’administration Trump.

Un nuage plane au-dessus de l’avenir des États-Unis au sein du Conseil. Le pays est redevenu membre du Conseil cette année. Cependant, certains médias américains affirment que les États-Unis songent à s’en retirer.

Donald Trump n’a pas nommé de nouvel ambassadeur au Conseil des droits de l’homme, dont 47 États sont membres – élus par l’Assemblée générale de l’ONU pour un mandat de deux ans.

Le mouvement de repli et de retrait donnerait un « feu vert » aux pays qui bafouent « régulièrement les droits de l’homme, comme la Chine et l’Arabie saoudite pour faire obstruction et empêcher le principal organisme des droits de l’homme d’exposer les atrocités commises par les pires contrevenants du monde », a déploré Louis Charbonneau, membre de la direction de Human Rights Watch.

Même si les déclarations de Donald Trump sur les droits de l’homme restent « limitées », il a « souligné la nécessité pour les États-Unis d’être considérés comme des gagnants sur la scène internationale » dans ce domaine, a récemment rappelé le Council on Foreign Relations.

Une présence active au sein du Conseil, dont les États-Unis sont membres jusqu’en 2019, « peut faire avancer ces objectifs », fait valoir ce groupe de réflexion américain.

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L’ONU coupe les rations alimentaires d’un million de Zimbabwéens


Pendant que nos poubelles sont lourdes et pleines du a notre gaspillage. Alors que la NASA sélectionne les futurs colonisateurs de la planète Mars a coup de milliards de dollars. Des organismes qui aident les pays les plus pauvres sont a bout de ressources …
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L’ONU coupe les rations alimentaires d’un million de Zimbabwéens

 

Au moins 2,2 millions de personnes – un quart de la population rurale du Zimbabwe – auront besoin d’aide alimentaire jusqu’à la prochaine moisson, en mai, selon les estimations des agences humanitaires et des services gouvernementaux.

PHOTO ALEXANDER JOE, AFP

Agence France-Presse
HARARE, Zimbabwe

Environ un million de Zimbabwéens déjà très démunis sont menacés de souffrir de la faim, le Programme alimentaire mondial (PAM) ayant annoncé mardi qu’il supprimait des rations de nourriture par manque de crédits.

«Nous avions espéré augmenter nos aides saisonnières (…) ces prochains mois avec des distributions de nourriture et, dans quelques endroits, d’argent liquide», a déclaré Tomson Phiri, porte-parole du PAM – agence de l’ONU – au Zimbabwe, alors que le pays entre dans une période critique appelée la «saison de la faim».

«Mais nous avons dû supprimer les rations pour un million de bénéficiaires ces récents mois, et nous sommes sur le point de faire des coupes encore plus fortes ces prochains mois», a dit M. Phiri dans un communiqué.

Au moins 2,2 millions de personnes – un quart de la population rurale du Zimbabwe – auront besoin d’aide alimentaire jusqu’à la prochaine moisson, en mai, selon les estimations des agences humanitaires et des services gouvernementaux.

Les prix de la nourriture ont doublé depuis l’année dernière, ce qui a poussé beaucoup plus de Zimbabwéens dans l’adversité, selon le PAM.

L’Agence de l’ONU a besoin de 80 millions de dollars pour nourrir les Zimbabwéens souffrant de malnutrition ces six prochains mois.

Jusqu’ici, cette agence a disposé seulement de 20 millions de dollars, et s’attache à trouver les 60 millions restants, a dit à l’AFP à Johannesburg le porte-parole régional du PAM, David Orr.

Les régions les plus touchées se situent dans l’ouest, le centre et le sud du pays, a dit M. Phiri.

«Nous sommes très inquiets pour la sécurité alimentaire dans les régions rurales, maintenant», a-t-il dit.

La semaine dernière, le gouvernement, à court de liquidités, du président Robert Mugabe a dit qu’il importerait 150 000 tonnes de céréales des pays voisins pour prévenir des pénuries de nourriture.

La production agricole a diminué ces dernières années au Zimbabwe, le gouvernement invoquant les bas rendements dus à une météo imprévisible.

Mais des critiques se sont élevées selon lesquelles les pénuries sont causées par les réformes agraires du président Robert Mugabe, consistant à saisir les terres des fermiers blancs pour les redistribuer à des fermiers noirs.

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Perturbateurs endocriniens: l’ONU sonne l’alarme


Ce n’est pas vraiment une surprise, sauf qu’il semble que cela fait longtemps que certains groupes de personnes alertent la population. Maintenant nous en subissons les conséquences
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Perturbateurs endocriniens: l’ONU sonne l’alarme

 

Les perturbateurs endocriniens peuvent contribuer à plusieurs types... (PHOTO  DAMIAN DOVARGANES, AP/PC)

Les perturbateurs endocriniens peuvent contribuer à plusieurs types de pathologies, comme «la cryptorchidie (absence d’un ou des deux testicules dans le scrotum) chez le jeune garçon, du cancer du sein chez la femme, du cancer de la prostate, de troubles du développement du système nerveux (…) chez l’enfant, ainsi que du cancer de la thyroïde».

PHOTO DAMIAN DOVARGANES, AP/PC

Agence France-Presse
Nairobi

De nombreuses substances chimiques, dont les effets perturbateurs sur le système endocrinien pourraient favoriser l’émergence de cancers ou de troubles du système nerveux, doivent faire l’objet de recherches approfondies, plaident deux agences de l’ONU dans un rapport publié mardi.

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) mettent en évidence les risques que représentent ces substances, appelées perturbateurs endocriniens, quand elles pénètrent dans l’environnement.

Certains perturbateurs endocriniens sont naturels alors que d’autres, présents dans les pesticides, les appareils électroniques, les produits d’hygiène personnelle et les cosmétiques, sont synthétiques, souligne l’étude.

«Près de 800 substances chimiques sont reconnues ou suspectées d’interférer avec les récepteurs hormonaux et avec la synthèse ou la conversion des hormones», soulignent les agences.

«Toutefois, seule une petite fraction de ces substances ont été étudiées par des tests à même d’identifier leurs effets perturbateurs», ajoutent-elles.

Ces perturbateurs chimiques entrent dans l’environnement «principalement par le biais des effluents industriels et urbains, le ruissellement des terres agricoles et l’incinération et le rejet des déchets» et l’être humain y est exposé via la nourriture, la poussière, l’eau ou quand il inhale du gaz ou des particules présents dans l’air.

Ils peuvent contribuer à plusieurs types de pathologies, comme «la cryptorchidie (absence d’un ou des deux testicules dans le scrotum) chez le jeune garçon, du cancer du sein chez la femme, du cancer de la prostate, de troubles du développement du système nerveux (…) chez l’enfant, ainsi que du cancer de la thyroïde», selon les agences de l’ONU.

Dans certains pays, jusqu’à 40% des jeunes hommes ont un sperme de mauvaise qualité, ce qui altère leur capacité à concevoir un enfant, souligne par exemple le rapport, qui rappelle aussi que «le taux global de cancers liés au système endocrinien a augmenté sur les 40 à 50 dernières années».

Pour autant, soulignent l’OMS et le PNUE, les connaissances encore «très lacunaires» ne permettent pas de connaître précisément le rôle des perturbateurs chimiques dans l’augmentation de ce type de pathologies, d’autres facteurs environnementaux ou «non génétiques», comme l’âge et la nutrition, pouvant aussi jouer.

«Nous devons mener d’urgence davantage de recherches», conclut dans un communiqué le Dr María Neira, directeur du département santé publique et environnement de l’OMS.

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