En Chine, des capteurs cérébraux pour surveiller les émotions des employés


Ce n’est pas si bête que cela ce capteur pour mesurer les ondes cérébrales et voir si une personne est trop stress. qu’il s’endort ou encore qu’il est en colère. Si on prend par exemple un métier qu’il faut beaucoup de concentration comme un chauffer de train, de métro ou d’avion, ils sont alertés si cette personne s’endort
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En Chine, des capteurs cérébraux pour surveiller les émotions des employés

 

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Une usine à Dongguan en Chine en 2017. NICOLAS ASFOURI / AFP

Repéré par Claire Levenson

Plusieurs entreprises utilisent des capteurs qui analysent les ondes cérébrales de leurs employés afin de détecter le stress, la colère ou l’endormissement.

Repéré sur South China Morning Post

A l’usine Hangzhou Zhongheng Electric en Chine, les employés portent des casques ou des casquettes dans lesquels sont cachés des capteurs qui analysent leurs ondes cérébrales pendant qu’ils travaillent. Les données sont ensuite envoyées vers des ordinateurs qui permettent de surveiller les changements émotionnels des travailleurs, tels que le stress, la colère, l’anxiété ou la fatigue.

Le management explique que le but est de mesurer le stress des ouvriers pour mieux adapter le rythme de travail et augmenter l’efficacité de l’usine.

Interviewée par le South China Morning Post, une professeure impliquée dans ce programme explique qu’un employé trop émotif dans un poste clé peut affecter toute une chaîne de production. Grâce aux capteurs, le manager est prévenu et peut ainsi demander à l’employé de faire une pause, de changer de poste ou de partir pour la journée.

Elle explique que les ouvriers n’étaient au départ pas très enthousiastes à l’idée de porter ces capteurs:

«Ils pensaient que l’on voulait lire leurs pensées. Certains étaient mal à l’aise et il y a eu de la résistance au début».

Ce genre de dispositif est utilisé dans une douzaine d’entreprises, ainsi que dans l’armée et des compagnies de transports.

A Shanghai, des conducteurs de train à haute vitesse portent aussi régulièrement ces capteurs qui mesurent leur activité cérebrale. Ainsi, si un conducteur est particulièrement fatigué, incapable de se concentrer ou en train de s’endormir, les données envoyées peuvent déclencher un système d’alerte.

Les autorités réfléchissent aussi à appliquer ce système pour les pilotes d’avion. Selon Zheng Xingwu, un professeur de l’université d’aviation civile, la Chine pourrait être le premier pays au monde à faire porter des capteurs aux pilotes afin de déterminer s’ils sont en état de travailler.

«Cela veut dire que les pilotes devront probablement sacrifier un peu de leur vie privée dans l’intérêt de la sécurité publique», explique-t-il au South China Morning Post.

La technologie utilisée dans ces entreprises chinoises est disponible ailleurs dans le monde mais n’est pas utilisée à cette échelle. Aux Etats-Unis, ce genre de capteurs n’a pour l’instant été utilisé que par des tireurs à l’arc qui voulaient améliorer leurs performances.

http://www.slate.fr/

Conduire sa voiture par la pensée grâce aux ondes cérébrales


Est-ce mieux une voiture autonome, c’est à dire sans conducteur, ou bien, une voiture contrôler par la pensée ? Dure de choisir ! Surtout, si une personne est anxieuse qui a tendance a peser trop souvent sur le frein,
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Conduire sa voiture par la pensée grâce aux ondes cérébrales

 

Les ondes cérébrales ont déjà été utilisées pour contrôler des prothèses de membres et même des fauteuils roulants. L’application de cette technique à la conduite d’une voiture n’est finalement pas si surprenante… © Allan Ajifo, Flickr, CC by 2.0

Les ondes cérébrales ont déjà été utilisées pour contrôler des prothèses de membres et même des fauteuils roulants. L’application de cette technique à la conduite d’une voiture n’est finalement pas si surprenante… © Allan Ajifo, Flickr, CC by 2.0

Des chercheurs chinois ont mis au point un système de contrôle d’une automobile via un casque EEG (pour électroencéphalogramme). Il transforme l’activité électrique du cerveau en commandes pour faire avancer, reculer et s’arrêter le véhicule. Au-delà de la faisabilité, l’intérêt d’une telle technique soulève des doutes à l’heure où l’avenir de l’automobile semble placé sous le signe des systèmes autonomes.

Vous trouvez que la voiture autonome n’est pas suffisamment futuriste ? Attendez de voir ce que des chercheurs chinois de l’université de la ville de Tianjin ont mis au point : une voiture qui se contrôle par l’esprit. Plus exactement, les scientifiques ont relié un casque qui capte l’activité du cerveau à une voiture, ce qui permet au conducteur qui se concentre de donner des instructions au véhicule sans lever la main.

L’expérience a été concluante dans la mesure où le conducteur a pu faire avancer, reculer et s’arrêter le véhicule ou encore verrouiller et déverrouiller les portières. Zhang Zhao, qui a travaillé sur le projet, a confié à l’agence Reuters que l’équipement se basait sur 16 capteurs électroencéphalographiques mesurant l’activité électrique du cerveau. Il s’agit d’un logiciel développé par son équipe qui permet de trier ces informations et de les traduire en ordres donnés à la voiture.

On peut légitimement se demander à quoi cela peut servir alors que l’innovation dans industrie automobile se tourne massivement vers la voiture autonome, qui n’aurait pas besoin d’un pilote. Un Elon Musk est allé jusqu’à dire qu’une voiture était un engin de mort, une balle de plusieurs tonnes projetée à plus de 100 km/h et conduite par des humains dont les réflexes sont loin d’être efficaces.Google, de son côté, a abandonné l’idée de faire des voitures semi-autonomes très vite, en voyant à quel point la déconcentration au volant était un problème et souhaite foncer vers une autonomie totale.

Zhang Zhao, étudiant de l’université de Tianjin, en Chine, a travaillé sur ce projet de conduite via une interface neuronale. Il pose ici avec son casque, devant la voiture équipée du dispositif. © Kim Kyung, Reuters
Zhang Zhao, étudiant de l’université de Tianjin, en Chine, a travaillé sur ce projet de conduite via une interface neuronale. Il pose ici avec son casque, devant la voiture équipée du dispositif. © Kim Kyung, Reuters

« Humaniser » le comportement des voitures autonomes

Du coup, cette technologie chinoise, qui remet l’humain au poste de conduite, semble à première vue complètement anachronique. Pourtant, le professeur Duan Feng qui a dirigé le projet ne l’entend pas de cette manière. Pour lui, l’idée, à terme, serait de combiner le contrôle par le cerveau et la voiture autonome, pour fluidifier toujours plus les interactions entre le véhicule et le passager. Par exemple, sur une Tesla Model S, il faut aujourd’hui activer le clignotant dans la direction souhaitée pour que la voiture fasse un dépassement. Avec cette technologie, le conducteur pourrait simplement penser qu’il est temps de dépasser ou de se rabattre et la voiture suivrait l’ordre dans la limite de la faisabilité.

« Les voitures, qu’elles soient autonomes ou non, sont des machines qui doivent servir les humains. Ainsi, nos intentions doivent être clairement perçues », affirme Duan Feng.

On peut imaginer assez facilement comment une telle technologie pourrait être utilisée pour humaniser le comportement des voitures autonomes. Dans une Model S lancée seule sur l’autoroute par exemple, il est possible d’avoir quelques petites frayeurs quand elle se rabat trop près d’un camion. Si cette voiture pouvait lire la poussée d’inquiétude des passagers, elle pourrait alors ajuster sa course

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