Juno nous fait entendre l’hypnotique chant de Jupiter


Qu’est qu’on peut entendre dans cet immense espace ?  La sonde Juno a capté des sons près de Jupiter, enfin, on s’entend que 9 et 8 millions de kilomètres est près de la planète gazeuse
Nuage

 

Juno nous fait entendre l’hypnotique chant de Jupiter

 

La NASA publie, sur son compte SoundCloud, les étranges sons enregistrés par la sonde Juno au voisinage de Jupiter, la plus grosse planète du système solaire.

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Mon ami Jack, met souvent des vidéos pour compléter mes billets, ce soir, il a mis cette vidéo  en commentaire que recopie ici, qui sont les sons que la sonde Juno a captés et transmit à la Nasa

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CHANT. « Dans l’espace, personne ne vous entend crier ». Cette maxime qui orne l’affiche du film Alien, le 8e passager est tout à fait exacte puisque rien ne peut y véhiculer les vibrations sonores. Néanmoins, il est possible « d’entendre » le chant de certains corps célestes. Ce « chant » se présente en réalité sous la forme d’ondes énergétiques (ondes radio, lumière, rayons gamma…) émises dans l’espace. Chacune de ces ondes est définie par une fréquence et une intensité que l’on peut transposer en ondes sonores audibles. Grâce à cette astuce technique, la NASA nous permet d’écouter les ondes que reçoit la sonde Juno, durant son périple autour de Jupiter. L’agence spatiale américaine a ainsi publié sur son compte Soundcloud deux de ces sons captés par la sonde. Le premier correspond au moment ou la sonde a franchi « l’arc de choc » de Jupiter. C’est à dire la zone située juste au dessus du bouclier magnétique de la géante gazeuse, dans laquelle le flot de particules émises par le soleil sont brutalement ralenties par la magnétosphère jovienne. Cela crée une forte zone de turbulences.

(Cliquer sur les liens pour entendre nldr)

https://soundcloud.com/nasa/juno-crossing-jupiters-bow-shock

Cet enregistrement montre le moment de franchissement de cet arc. Lorsqu’il s’est produit, Juno était alors à un peu moins de 9 millions de kilomètres de la géante gazeuse. L’autre enregistrement date du 25 juin 2016. Il a été mis en ligne 5 jours plus tard et correspond au moment où la sonde pénètre à travers le bouclier magnétique de Jupiter.

https://soundcloud.com/nasa/juno-entering-jupiters-magnetosphere

Le son que l’on y entend correspond à des ondes électromagnétiques à basse fréquence piégées dans les couches supérieures de la magnétosphère deJupiter. Ces sons ont été enregistrés à un peu moins de 8 millions de kilomètres de la surface de la géante gazeuse. La sonde de la NASA a commencé mardi 5 juillet 2016 une mission de vingt mois pour explorer l’intérieur jusque là inobservable de la plus grande planète du système solaire et mieux comprendre ses origines. Les astronomes espèrent parvenir à percer certains des mystères de la plus grosse planète de notre système solaire.

http://www.sciencesetavenir.fr/

 

Le signal venu de l’espace qui aurait pu changer la civilisation humaine


En 1977, le Wow signal s’est fait entendre quelque part dans le cosmos, un endroit qui n’aurait pas d’étoile. Est-ce une intelligence artificielle, une civilisation qui comme nous cherche la vie ailleurs où encore un signal terrestre qui s’est réfléchi dans l’espace ? Pour le moment, personne n’a de réponse. Mais je me demande, si le film Contact avec Jodie Foster, réalisé aussi en 1977 par Robert Zemeckis n’a pas trouvé sa muse dans ce signal détecté en Ohio aux États-Unis
Nuage

 

Le signal venu de l’espace qui aurait pu changer la civilisation humaine

 

Le Wow signal

par Eric Leser

Quinze août 1977, un radio télescope de l’Ohio appelé la grande oreille (Big Ear) enregistre une onde radio qui semble venir de quelque part dans la constellation du Sagittaire à 1420 MHz, la fréquence de vibration de l’hydrogène, la molécule la plus commune dans l’univers. C’est exactement le signal que tous les chercheurs d’un signe d’une vie intelligente extraterrestre attendait. Le signal est si fort qu’il dépasse les capacités du système d’enregistrement de Big Ear.

Cette incroyable histoire est racontée en détail comme jamais auparavant par Daily Galaxy. Trois nuits plus tard, le 18 août, l’astronome Jerry Ehman est assis devant sa table de cuisine parcourant une épaisse liasse de feuilles imprimées générées par ordinateur constituées de chiffres et d’espaces. Tout à coup, il repère au milieu d’une feuille une suite étrange qui se lit de haut en bas: «6EQUJ5» (voir la photo ci-dessus).

Ce petit morceau de papier mal imprimé avec la note «Wow» de Jerry Ehman «représente ce que plusieurs personnes estiment être la meilleure preuve de l’existence d’un signal artificiel, intentionnel et émanant d’une intelligence venant des profondeurs du cosmos» explique Caleb Scharf, directeur du Centre d’Astrobiologie de l’Université de Columbia.

Le signal occupe une seule gamme d’onde étroite. Tous les autres signaux contiennent du bruit et débordent sur d’autres gammes d’onde. Jusqu’à aujourd’hui, nous ne connaissons pas de phénomène cosmique qui puisse générer un tel signal.

L’équipe de Big Ear a exploré toutes les possibilités: transmissions militaires, réflexions terrestres de signaux venant de satellites, émissions naturelles d’étoiles. Mais rien ne correspond. Et plus étonnant encore, le signal provient d’une zone de l’espace où il n’y a pas d’étoiles. A croire que le signal provient d’un vaisseau traversant l’univers à la recherche de signes de vie intelligente.

«6EQUJ5 signifie sur le relevé de Big Ear une soudaine pulsation d’onde radio», écrit Caleb Scharf dans son dernier livre, The Copernicus Complex: Our Cosmic Significance in a Universe of Planets and Probabilities («Le complexe de Copernic: notre signification cosmique dans une univers de planètes et de probabilités»).

«D’habitude, le signal faible d’une onde naturelle se traduit par des blancs et des chiffres comme 1, 2 ou 3. Mais si le signal devient fort, l’ordinateur passe alors aux lettres et quand il atteint U cela signifie que l’émission est trente fois plus forte que le rayonnement cosmique habituel. Cette émission a été captée 72 secondes, c’est-à-dire tout simplement le temps pendant lequel Big Ear se focalise sur une région de l’espace. Elle est aussi exactement à la fréquence atomique de l’hydrogène. Elle n’est jamais réapparue…».

Les chercheurs de l’Université de l’Ohio se sont demandés s’il s’agissait du premier contact de l’homme avec une intelligence extraterrestre. Ils ont sans cesse pointé leur radio télescope vers la même région de l’espace dans les mois qui ont suivi et ont continué depuis. Rien. Et même si plusieurs faits troublants indiquent un signal provenant d’une intelligence extraterrestre, Jerry Ehman a fini par renoncer.

«Nous aurions dû le recevoir à nouveau quand nous l’avons cherché 50 fois. Cela laisse penser que c’est simplement un signal terrestre qui a été réfléchi par un débris dans l’espace»

 Nous ne le saurons peut-être, sans doute, jamais.

«Si ces civilisations extarterrestres sont là – et nous ne savons pas qu’elles y sont – celles qui se trouvent dans des systèmes solaires qui se trouvent proches du plan de l’orbite terrestre autour du soleil seront les plus incitées à tenter de nous envoyer des signaux de communication. Parce que ces civilisations ont surement détecté notre passage devant la surface du soleil ce qui leur permet de déduire que nous sommes dans une zone habitable où l’eau liquide est stable», explique Richard Conn Henry, de la Johns Hopkins University. «Avec une analyse spectroscopique de notre atmosphère, ils sauront qu’il y a de la vie sur terre.»

Richard Conn Henry estime que si des civilisations intelligentes existent dans notre galaxie, ce qui est en terme statistique est extrêmement probable:

«un des facteurs critiques est depuis combien de temps cette civilisation existe et combien de temps elle existera – et cela concerne aussi la notre. Si, comme nous l’espérons, la réponse est plusieurs millions d’années, même si elles sont assez rares, celles qui sont dans notre plan d’orbite auront découvert notre existence. Elles sauront que la vie existe sur la terre et auront la patience d’envoyer dans notre direction des signaux facilement détectables radios ou optiques dans notre direction… ». 

Et ce contact ne peut que se produire. Les recherches au cours des deux dernières décennies ont montré qu’il existe des milliards de planètes dans la Voie Lactée qui peuvent abriter des formes de vie, même très différentes et très extrêmes selon nos critères.

La vie doit donc être extrêmement répandue dans notre galaxie. Il faut juste être patient car même à la vitesse de la lumière les ondes radio peuvent mettre des millions d’années à nous parvenir.

«Mais où sont-ils?» s’interrogeait déjà il y 70 ans Enrico Fermi l’un des plus grands physiciens de l’histoire. Ils sont sans doute là, mais très loin…

http://www.slate.fr